industrie agroalimentaire

  • Ne consommez pas de fructose ajouté...

    Les sucres ajoutés aux aliments et boissons, en tout premier lieu le fructose, font le lit du diabète de type 2. Une analyse des données existantes effectuée par des chercheurs américains est catégorique : « Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences. »

    L’étude rappelle que la littérature scientifique montre que « l’ajout de fructose – que ce soit sous forme de saccharose ou de sirop de maïs (ou Corn Sirup)  à haute teneur en fructose – est associé à une série d’effets biologiques indésirables chez l’homme comme chez l’animal ».

    images-3.jpeg

    Ces données pourraient surprendre s’agissant d’un sucre que l’on trouve naturellement dans les fruits, d’où son nom. Mais le problème vient du fait que dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose, ce dernier représente près de 50 % du poids de l’additif sucré, alors qu’il ne constitue qu’1 % du poids d’une pêche mûre, soulignent James DiNicolantonio, du Saint Luke’s Mid America Heart Institute (Kansas City, Missouri), et ses collègues. Outre cette faible concentration, la consommation d’un fruit ou d’un légume entiers apporte également de l’eau, des fibres, des antioxydants, qui sont bénéfiques pour l’organisme.

    Au cours de l’évolution de l’humanité et surtout dans la période contemporaine les industriels de l’alimentation ont largement eu recours à l’ajout de fructose sous différentes formes : d’abord avec le saccharose, sucre associant une molécule de glucose et une de fructose que nous connaissons sous forme de poudre ou de carrés, puis de plus en plus avec le sirop de maïs à haute teneur en fructose, qui peut contenir jusqu’à 65 % de fructose.

    En 2012, une étude de chercheurs américains et britanniques montrait déjà du doigt le rôle de l’ajout de sirop de maïs à haute teneur en fructose dans le développement d’un diabète de type 2 et donnait des chiffres marquants : les Etats-Unis – où environ les trois quarts de l’ensemble des boissons et aliments préemballés contiennent du sucre ajouté – consomment annuellement 25 kg de fructose par habitant. Le Canada, le Mexique, la Belgique ou le Japon figurent également au rang des gros consommateurs. Loin devant la France, l’Australie, l’Inde, la Chine, la Suède ou le Royaume-Uni, qui plafonnent en dessous de 0,5 kg par habitant et par an.

    images-2.jpeg

    Particulièrement inquiets de la situation dans leur pays, les chercheurs américains affirment : « Aux niveaux actuels, la consommation de sucre et celle de fructose en particulier – à des concentrations et dans des contextes que l’on ne rencontre pas avec les aliments entiers naturels – alimente une épidémie de plus en plus grave de diabète de type 2. » Ils s’inquiètent des recommandations en vigueur aux Etats-Unis : les lignes directrices émises en 2010 estimaient acceptable de consommer jusqu’à 19 % des calories sous forme de sucres ajoutés et l’Institut de médecine américain admet même le plafond de 25 %.

    A l’issue d’une consultation publique qui a eu lieu en mars 2014, l’Organisation mondiale de la santé a publié début 2015 des recommandations beaucoup moins laxistes : réduire à moins de 10 % la part des sucres libres (glucides simples comme le fructose) ajoutés dans l’apport calorique total et suggère même de descendre en dessous de 5 %. Source : Article de Paul-Benkimoun dans Le Monde de ce samedi.

     

    images.jpeg

     

    On sait que le sucre est mauvais pour la santé. Je n'en ai plus chez moi et j'utilise du miel bio si je dois sucrer une boisson ou un plat. Je savais également depuis des années que le mais n'est pas bon et m'inquiète de voir tous ces enfants dévorer leurs céréales tous les matins, bourrées de fructose de mais...

     

    images-1.jpeg

     

    Arrêtons de consommer des produits nocifs pour la santé préparés et plébiscités par l'industrie agroalimentaire. Raz le bol de ces produits dénaturés, raffinés, à la composition chimique douteuse. Revenons aux choses simples et naturelles ! Terriens, il est temps d'agir...

    images-4.jpeg

     

     

     

     

     

  • De 1,23 à 500 dollars par semaine pour nourrir sa famille...

    03.jpg

    05.jpg

    10.jpg

    Magnifiques photos que celles de ces 30 familles, photographiées dans leur environnement local, autour de ce dont elles ont besoin pour nourrir toute leur famille pendant une semaine.

    De 500 dollars pour les allemands et 350 pour les américains, à 5 dollars au Bhoutan et 1,23 dollars pour la famille tchadienne, les photos sont éloquentes quant à l'emprise de la malbouffe industrielle coûteuse et malsaine dans les civilisations dites "développées"...

    Les familles dépensant le moins sont celles qui se nourrissent de céréales et de fruits et légumes de saison, sauf au Tchad, où ce ne sont que des céréales et des légumineuses. Ce sont certainement ceux et celles qui mangent le plus sainement ! Et peut-être ne savent-ils même pas ce qu'est un Coca-Cola, un chips au paprika ou un Snickers, et tant mieux pour eux.

    "30 Families, 24 countries, 600 meals", un livre de Peter Menzel.

     

  • GEO Savoir n°4 consacré à l'Alimentation...

    alimentation,industrie agroalimentaire,additifs,arômes,santé,goûtPas mal du tout, ce numéro de GEO hors série (n°4 septembre-octobre 2012) consacré à l'alimentation.

    On y aborde d'abord l'évolution alimentaire de l'homme et l'évolution des comportements. 

    Puis, le monde de l'Agroalimentaire industriel qui occupe une grande partie du numéro avec les thèmes suivants : l'élevage intensif, les subterfuges alimentaires, soja et palmiers à huile à l'assaut de la forêt tropicale, les additifs alimentaires, les changements climatiques et les multinationales, des géants au bras long.

    Ensuite, au niveau physiologie, un article fort intéressant sur le pouvoir du gras, et un autre sur le fabuleux destin d'une bouchée de pizza, qui décrit, étape par étape, les processus de la digestion.

    Enfin, au niveau nutrition, 3 thèmes encore abordés : bien manger s'apprend jeune, quelques chiffres concernant l'alimentation, et pour finir en beauté, l'analyse de 28 régimes (promesses/résultats/atouts/inconvénients).

    J'ignorais l'existence du fromage analogue, un ersatz de fromage sans lait, un produit industriel utilisé pour les garnitures de pizzas industrielles, qui coûte 40% moins cher que le fromage, qui résiste à 400 degrés (ce qui permet de cuire les pizzas à haute température, et donc plus vite, sans brûler "le fromage" qui n'en est pas). Il sont fous, ces industriels. Et ils sont fous, ces consommateurs, d'acheter et consommer de tels produits bourrés d'additifs, d'arômes artificiels, de colorants et d'exhausteurs de goût !

    En Europe, chaque année, 170.000 tonnes d'arômes sont utilisées par l'industrie agro-alimentaire pour produire des yaourts aux fruits sans fruits, des soupes au poulet sans poulet, des desserts à la vanille sans vanille, des bâtonnets de crabe sans crabe et des pizzas au fromage sans fromage !

    La lecture de ce numéro renforce simplement mon intime conviction d'éviter d'acheter des produits non qualitatifs , d'éviter les plats industriels préparés, et de me tourner vers les produits de saisons bio à cuisiner soi-même, en se laissant guider par son instinct et les besoins physiologiques de son corps.

  • Retour à la matière première...

    Au début, l'homme cueillait, chassait et pêchait pour survivre, avec les produits bruts que la nature lui offrait près de sa grotte. Ensuite, il les a cultivés, élevés et accommodés à son goût. L'agriculture et la cuisine étaient nées. Séchage et salage étaient les principaux modes de conservation, et le mangeur était toujours en contact avec la matière fraîche : c'est lui qui la transformait pour la digérer.

    Nicolas Appert a tout changé en inventant la conserve. La pasteurisation, la modernisation des transports et les progrès technologiques ont fait le reste. L'industrie agroalimentaire s'est alors chargée de nourrir le genre humain, trop accablé de travail et de loisirs que pour s'occuper de ses casseroles...

    Les intermédiaires se sont multipliés, éloignant un peu plus à chaque étape, le consommateur final du produit d'origine, devenu, par la magie du savoir-faire artisanal ou de la technique industrielle, une glace au caramel salé, un cassoulet des familles ou un panaché de poissons et sa fondue de poireaux... 

    La majeure partie de notre alimentation sort aujourd'hui des usines de l'industrie agroalimentaire via les circuits de grande distribution, avec, pour seul papier d'identité, une étiquette, dont la lecture devrait permettre de savoir ce que l'on mange exactement, et ce qu'on achète. Ce qui n'est pas le cas...

    En 2003, la Commission européenne avait imposé des caractères d'une taille minimale de 3 millimètres pour la liste des ingrédients. Les lobbyistes de l'industrie agroalimentaire s'activent depuis plusieurs mois auprès des représentants des 27 pays de l'UE pour en rester à 1,2 millimètres ! Vous ajoutez à cela un emplacement ingrat, des couleurs sombres et une impression médiocre, concoctés par les artistes du packaging, et le tour est joué : ingrédients illisibles !

    Auraient-ils tellement de choses à cacher, ces industriels de l'agroalimentaire ? Prenez une loupe et une lampe de poche, et vous verrez que oui !

    Conclusion : arrêtons cette confiance aveugle envers ces industriels et ces multinationales qui souhaiteraient nourrir la terre entière avec leurs produits suspects et sans goût, et revenons-en à la matière première via des petits artisans locaux, les paniers bio, les marchés et les petits commerces de proximité. Cela a plus de goût, et c'est bien meilleur pour la santé ! Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Alimentation responsable...

    A 73 ans, Jane Goodall engage un nouveau combat. Dans "Nous sommes ce que nous mangeons" (Actes sud), elle dénonce les aberrations de l'industrie agroalimentaire et lance un plaidoyer pour une alimentation responsable. Rencontre avec une vieille dame indignée.1,2 milliard de bœufs, vaches, veaux et moutons destinés à l’abattage vivent sur terre : 100 000 bovins sont abattus par jour aux Etats-Unis, 3 000 000 par an en France. Ce véritable continent d’animaux de boucherie, et la monoculture céréalière qui l’accompagne, occupent 25 % des terres cultivées planétaires. Un tiers des céréales mondiales nourrit le bétail que dévorent un demi-milliard d’Occidentaux trop gras. Au Brésil, 23 % des terres arables vont à l’alimentation du bœuf exporté, au détriment du maïs et des haricots noirs, nourriture de base des paysans. 90 % du bœuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis. 50 000 tonnes de bœuf passent chaque année de l’Amérique latine aux Etats-Unis. Les conséquences ? L’obésité : 6,7 milliards de hamburgers sont vendus aux Etats-Unis chaque année dans les fast-foods. En moyenne, un Américain entre 7 et 13 ans mange 6,2 hamburgers par semaine, presque un par jour. L’eau gaspillée : 50 % de l’eau consommée aux Etats-Unis sert à l’élevage. Et le réchauffement planétaire : les déjections et pets des ruminants libèrent chaque année dans l’atmosphère 60 millions de tonnes de méthane, dont la molécule accumule vingt-cinq fois plus de chaleur solaire qu’une molécule de CO2… Derrière la critique de la nourriture industrielle, les animaux demeurent toujours au cœur des préoccupations. Aux Etats-Unis, les produits chimiques agricoles tuent à peu près 67 millions d’oiseaux chaque année. En Iowa, on ne les entend plus saluer le printemps sur les terres cultivées. Silent spring, “le printemps silencieux”, la prophétie de Rachel Carson, une des initiatrices du mouvement écologique des années 1960, semble en passe de se réaliser. C’est affreux… Quand on oppose à Jane Goodall qu’il faut bien développer une agriculture intensive pour nourrir une population de six milliards d’humains, elle se fâche. “Je crois à l’avenir de la culture biologique. Les jeunes générations comprennent, je le vois dans toutes mes conférences. Elles vont boycotter la nourriture industrielle, elles vont changer leur manière de se nourrir, et cela va gagner le monde… En 1990, aux Etats-Unis, les consommateurs ont acheté pour 1 milliard de dollars d’aliments et de boissons issus de l’agriculture biologique. En 2002, ce chiffre atteignait 11 milliards. Que se passera-t-il en 2020 ? Résultat immédiat, de plus en plus de fermiers américains choisissent de se convertir aux méthodes biologiques. On comptait en 1997 485 000 hectares bio . Ils avaient doublé en 2004. C’est très encourageant. Il faut aussi voir les rendements. Pendant la sécheresse de 1998, les exploitations bio américaines ont donné des récoltes beaucoup plus abondantes que les fermes industrielles. Cela commence à se savoir… Même si notre vieux monde industriel, voué au profit rapide, ne change pas par préoccupation éthique ou par compassion pour les animaux, il devra bien évoluer ne serait-ce que pour survivre. Cela me rend optimiste ! Je suis végétarienne, regardez comme je suis en forme. Nous pouvons tout à fait nous passer de viande, vous savez !" Un livre à acheter pour adopter une alimentation plus responsable...