incinerateur

  • Incinérateur et cancers...

    Selon une étude nationale financée dans le cadre du Plan Cancer, il existe bien un lien significatif entre le niveau d’exposition aux incinérateurs dans les années 70-80 et l’augmentation de la fréquence de certains cancers au cours des années 90-99. Même si la tentation est grande de transposer ce lien à la situation actuelle, l’INVS se veut prudent et précise que cette étude porte sur une situation passée, ces résultats ne peuvent pas être transposés aux situations actuellement générées par les incinérateurs, moins polluants et mieux contrôlés qu’auparavant. Il est vrai que les normes d’émissions ont été réduites notamment depuis le 28 décembre 2005 ( c'était hier...), mais le Centre national d'information indépendante sur les déchets (CNIDD) rappelle que seuls 20 composés pour les rejets atmosphériques ont été retenus dans les normes, notamment 12 métaux lourds comme le mercure ou le plomb, mais la liste des polluants non assujettis à des normes est encore plus longue. Beaucoup de composés organiques sont produits par l’incinération et ne sont pas mesurés alors qu'ils sont également persistants, toxiques et bioaccumulables, comme les dioxines (Et ça, c'est aujourd'hui...). L’étude a confirmé que la contamination en dioxine se fait principalement par ingestion d’aliments imprégnés de polluants et notamment les aliments riches en graisse puisque les dioxines sont lipophiles : produits laitiers, œufs et les lipides animaux. À l’heure où l'OMS qualifie l'augmentation du nombre de cancers de véritable épidémie, il paraît aberrant que l’incinération soit aujourd’hui un système de traitement encore largement utilisé, développé et soutenu en France, et ailleurs, sachant que ce procédé produit des milliers de polluants différents et empêche le développement de filières alternatives de traitement des déchets ! Ces études confortent une action engagée dans le domaine de la gestion des déchets et basée sur la réduction des volumes de déchets à la source, l’augmentation de la quantité de déchets valorisés par réemploi, recyclage, compostage ou méthanisation et le respect des nouvelles normes environnementales en vigueur, plus strictes. Bref, si vous achetez une maison, repérez d'abord les incinérateurs avoisinants (Drogenbos), et vérifiez d'où viennent les vents dominants : c'est la zone où l'on vit moins longtemps... Mais, plus sérieusement, évitons d'acheter des produits sur-emballés, trions nos déchets et pensons recyclage : ce sera déjà ça en moins à incinérer...