hygiene

  • Vin nature : les jeunes bobos aiment çà...

    Petite chronique intéressante d'Eric Boschman dans Le Soir de ce samedi concernant les vins Nature. Il évoque ces places bruxelloises, qui lors des marchés deviennent des lieux de rendez-vous "incontournable" pour une population déterminée : Au Châtelain, les stagiaires eurocrates, à Boisfort, les bobos joyeux tendance écolo quadra quinqua et à saint gilles, les mêmes, mais version trentenaire.

    Le but étant d'y aller pour boire un coup entre potes. Et comme le vin Nature est tendance, c'est donc cela qu'ils boivent et qu'ils aiment. D'ailleurs, ils ne connaissent rien d'autre.

    Eric a pu observer ces bobos s'extasier devant un Pinot Noir d'Alsace Nature, à la robe rubis grenat terne et qui présentait une turbidité importante. Servi dans des gobelets en verre épais, le nez est difficile à déceler, si ce n'est une note de yaourt aux fruits rouges en limite de dépassement de DLC.

    La bouche pétille, avec une bulle alternative, qui n'assume pas son rôle. Manque d'hygiène lié à un manque de sulfites. On est loin des bons vins Nature de Marcel Lapierre et quelques autres. Des vins qui goûtent et sentent le vin, le vrai.

    Les vins Nature d'aujourd'hui sont franchement hétérogènes. On est dans le sectarisme le plus pur. Si çà sent l'étable et le cheval en rut, alors c'est que c'est bon. Ajoutez-y une franche turbidité, et vous aurez une idée de la majorité de la production de vins Nature actuelle. Heureusement, qu'à côté de cela, subsistent quelques vins Nature superbes.

    Le plus triste dans l'affaire, c'est que les jeunes bobos de la Place Van Meenen connaissent à peine le vin, et qu'ils goûtent ces trucs-là comme seule référence, et sont donc persuadés que c'est çà la norme. Vendre des vins qui refermentent comme s'ils étaient normaux, c'est un peu se moquer du monde. Tant que nos jeunes bobos aiment çà, pourquoi pas ? Mais comment goûteront-ils les vins qui ne refermentent pas, le jour où cela se produira ?

  • Bruxelles : tri des poubelles surveillé...

    Il paraîtrait que Bruxelles Propreté vérifie le contenu de 600 poubelles par semaine dans les 19 communes, histoire de voir qui ne respecte pas l'obligation de trier les déchets (sacs blancs, bleus, jaunes et verts). Et, je suppose, de pénaliser le contrevenant, si une infraction est constatée.

    Je suis évidemment à 100% pour le tri et le recyclage de nos ordures ménagères, mais... 

    Est-ce que nos responsables de Bruxelles Propreté, qui ramassent les sacs blancs 2 fois par semaine, et les sacs bleus et jaunes 1 fois tous les 15 jours seulement, ont-ils une seule seconde pensé à tous ces gens qui vivent dans de minuscules appartements, équipés d'une kitchenette symbolique, dans laquelle chaque cm2 est utilisé ?

    Là où ils n'ont déjà pas la place de stocker 2 bouteilles de lait, comment voulez-vous qu'ils stockent 3 énormes sacs poubelles ? Et qu'en plus, ils les laissent traîner là jusqu'au prochain ramassage? C'est aberrant, et cela ne fonctionne pas. 

    Il ne faut pas oublier qu'avant, une seule famille, ou un seul couple, occupait toute la maison, alors qu'aujourd'hui, chaque maison, généralement aménagée en appartements et studios abrite 3 à 7 couples ou familles ! La véritable solution serait de collecter les poubelles chaque jour : cela permettrait d'évacuer au fur et à mesure, et surtout d'éviter ces problèmes d'odeurs nauséabondes dans certaines parties communes de l'immeuble... sans parler des problèmes d'hygiène.

    Une autre solution serait d'installer des containers blancs, bleus et jaunes dans chaque quartier, pour permettre aux habitants de liquider leurs sacs au fur et à mesure. Et au niveau personnel, il y a aussi moyen d'acheter mieux (moins d'emballages) et de réduire les volumes. Le Bio en vrac, par exemple. Langue tirée

    Et, en attendant une solution viable pour celles et ceux qui sont dans la réelle impossibilité technique de trier leurs déchets, évitez de laisser des traces qui permettraient de revenir à vous dans votre sac blanc (enveloppes, courrier, tickets de caisse, etc...). Car je sens, avec le retour du beau temps,  que les amendes vont commencer à pleuvoir...

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  • 22, v'là les poulets...

    Test Achats a acheté 70 produits à base de poulet (filets, cuisses, burgers, ailes, saucisses) dans 14 grandes surfaces de distribution et 15 boucheries. 42 produits étaient préemballés. Les analyses en laboratoires ont été effectuées sur de la viande crue. La température maximum de conservation n’a été respectée seulement que dans la moitié des cas. Dans 23 points de vente sur 29, il n’y a pas de thermomètre présent. Soit il n’est pas visible, soit il n’est pas lisible pour le consommateur en dépit de l’obligation légale. C’est encore plus grave en ce qui concerne l'hygiène. 45 échantillons sur 70 sont de mauvaise qualité hygiénique : presque un tiers des produits à base de poulet n’étaient plus suffisamment frais pour être vendus. Ceci peut être dû soit à une conservation trop longue soit à une conservation à des températures trop élevées. 25 échantillons sur 70 renfermaient trop d’Escherichia coli, un indicateur de l’hygiène lors de l’abattage et du traitement de la viande. Dans 4 échantillons, Test Achats a détecté la présence de Salmonelles et, dans 8 cas, celle de Campylobacters. Au total, 45 produits sur les 70 examinés sont de mauvaise qualité hygiénique et seuls 4 ont obtenu une très bonne appréciation pour les microbiologiques ! Bon appétit...


  • Un milliard d'obèses et 800 millions qui ont faim...

    Plus d’un milliard d’adultes dans le monde et 10% des enfants sont obèses ou en surpoids, a indiqué Paul Zimmet, spécialiste du diabète, lors de son discours inaugural du XXe congrès de l’ICO (Congrès international de l’obésité) à Sydney. C’est beaucoup plus que les 800 millions de personnes victimes de la faim sur la planète. Pour mener une vie active en bonne santé, un être humain a besoin de 2400 calories par jour. La production mondiale agricole permettrait d’offrir à tous les habitants de la planète 2700 calories par jour. C’est plus qu’il n’en faut... Pourtant, si depuis trente ans le nombre de personnes souffrant de la faim a diminué dans le monde, la situation s’aggrave dans certains pays. Les nations riches sont des nations gavées. Par exemple, l’Australie, réputée sportive, a l’un des taux les plus rapides de croissance de l’obésité. Mais le phénomène touche aussi les pays en voie de développement (selon la FAO, en Egypte, il y a plus d’enfants présentant une surcharge pondérale qu’un déficit). On a donc affaire à une pandémie, qui pose la question de la répartition et de la qualité de la nourriture. Dans les pays industrialisés, le coût économique de l’obésité et des maladies associées représente 2,4 à 8% des dépenses de santé. Cité par Le Monde - AFP, Philip James, président de l’Equipe internationale de lutte contre l’obésité et ancien conseiller du premier ministre britannique, Tony Blair, a estimé, au congrès de l’ICO que pour lutter contre le problème, c’est l’ensemble des politiques agricoles qu’il faut repenser. "Nous nous sommes concentrés sur l’utilisation de l’argent des contribuables pour surprotéger tous ces éléments de la chaîne alimentaire qui provoquent aujourd’hui l’épidémie d’obésité. La surproduction d’huile, de graisse et de sucre, largement due aux subventions publiques visant à protéger les revenus agricoles, contribue depuis des décennies à la crise sanitaire que nous connaissons aujourd’hui". Mais les congressistes ont aussi insisté sur la nécessité de faire du sport, de bouger, de varier son alimentation. Victimes de la malbouffe, certes, nous sommes ! Mais paresseux aussi : voiture, ascenseurs, télévision... Mieux vaudrait prendre son vélo, escalader les marches, aller faire un tour à pied. C’est donc toute notre hygiène de la vie qu’il faut repenser ! Alors, on s'y met ?