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  • L’hydrogène fait rêver...

    "Son utilisation à grande échelle permettrait de résoudre bien des problèmes liés à la crise énergétique, à la pollution et au réchauffement climatique, mais un obstacle demeure : son stockage. Gaz comprimé ou liquéfié, nanotubes de carbone ou alliages métalliques, de nombreux candidats sont en lice dans les laboratoires du monde entier. Au Japon, l'un des concurrents, l'hydrure d'aluminium, déjà connu, vient de faire une belle échappée... Le nouveau procédé qui vient d’être mis au point par le professeur Shin-ichi Orimo, de l'Institute for Materials Research (IMR) de l'université de Tohoku (Japon), fait appel à l’aluminium et apparaît plutôt prometteur. L’hydrogène est ici stocké sous la forme de particules d’hydrure d'aluminium. L'aluminium a pour lui l'avantage de la légèreté et, de plus, la densité d'hydrogène atteinte par le LMR est bien plus grande : l'équipe de l'IMR a stocké 9,3 litres d'hydrogène dans un petit volume de 4 par 6 centimètres et de 5,5 mm d'épaisseur, soit 13,2 centimètres cubes ! Pour extraire l'hydrogène, sous forme gazeuse, il suffit de chauffer cette poudre à 80 °C. Les travaux se poursuivent, et l’équipe estime pouvoir réduire la température nécessaire à la dissociation du gaz jusqu’à 60 °C. Shin-ichi Orimo envisage une application de sa découverte d’ici trois ans. La Japan Steel Works fonde aussi beaucoup d’espoir dans cette technologie pour alimenter les piles à combustible de véhicules. Par rapport aux actuels réservoirs sous pression à 350 bars, la technique de l’IMR permettrait de concentrer 3,6 fois plus d’hydrogène pour une masse moitié moindre. Mais ces réservoirs en aluminium seraient à usage unique. En effet, la réaction qui dégage l'hydrogène n'est pas réversible. L’ensemble devrait donc être interchangeable, à la manière d’une pile. L'inconvénient n'est peut-être pas rédhibitoire car, une fois le réservoir vidé de son hydrogène, il ne reste à l'intérieur que de l'aluminium pur, donc facilement recyclable." Article lu sur Futura-sciences. Voilà encore une bonne nouvelle : la recherche avance à grand pas et dans très peu de temps, nous roulerons tous à l'hydrogène, en ne rejetant que de la vapeur d'eau ! Le rêve ! Mais qu'est-ce qu'il va pleuvoir...

  • C'est vraiment la voiture de demain...

    La Honda FCX Concept avait fait sensation au dernier salon de Tokyo, et à peine 3 mois plus tard, elle faisait encore plus grande impression lors de son exposition au salon de Detroit, suite au discours de Takeo Fukui, l'homme à la tête d'Honda, qui a profité du salon américain pour indiquer les développements à venir de ce modèle, et ils ne sont pas minces ! On avait cru en effet que cette auto ne serait qu'un concept sans lendemain, comme le Kiwami du salon de Tokyo en 2003, mais non. Cette auto préfigure la prochaine génération de voiture à pile à combustible (PAC) d'Honda. Elle est attendue pour l'année prochaine, et elle roule depuis fin 2006. Rappellons qu'Honda a déjà à son actif la FCX, une auto présentée en 2002, et dont une famille américaine, des heureux pionniers, jouit déjà d'un exemplaire. Avec le premier ministre nippon, ces particuliers américains prouvent que la voiture à hydrogène by Honda, zéro pollution à l'utilisation, est suffisament fiable pour un usage quotidien standard. Il suffit d'avoir de l'hydrogène ! Mais faire encore mieux, voilà la finalité du FCX Concept, qui est une sorte de FCX 2 : tout a été miniaturisé. Les ingénieurs d'Honda sont parvenus à tout caser dans le seul espace de la console centrale (là où se trouve la boite de vitesses dans une voiture traditionnelle à propulsion), et en dessous de la banquette arrière (là où dans les voitures traditionnelles, on met souvent le réservoir d'essence) ! Autre différence,les réservoirs d'hydrogènes sont plus petits sur la nouvelle génération. Mais ils contiennent pourtant plus d'hydrogène. La pression est toujours de 350 bars, mais c'est la structure du réservoir qui est nouvelle : elle absorbe de l'hydrogène. Honda a fait ce choix pour des raisons de poids. Car si cela aurait été possible de parvenir au même résultat avec un réservoir à la pression de 700 bars, la rigidité énorme que demande la résistance à cette pression aurait exigé beaucoup de matière, donc de la masse. La solution d'Honda, où la matière interne du réservoir est un peu comme celle d'une éponge, serait donc plus avantageuse, mais on précisera qu'elle est encore expérimentale, et en attente d'homologation (alors que des réservoirs d'hydrogène à 700 bars ont déjà été dûment testés et réceptionnés). La puissance est de 80 kW à l'avant, et de 2 x 25 kW à l'arrière, soit une puissance totale de 130 kW (environ 177 ch). Ce qui devrait suffire pour assurer à l'auto des performances satisfaisantes, tout en donnant à Honda une très grande liberté pour définir le comportement de l'auto. Nous en venons au problème du ravitaillement, le problème crucial, puisqu'avec à peine une centaine de stations d'hydrogène dans le monde, peu de gens en ont une dans leur voisinage. Et comme l'ouverture de nouvelles stations est une question assez politique, la réflexion d'Honda est vite allée vers une solution où le particulier serait autonome. En clair, le client achète sa voiture, et on lui vend en même temps un outil pour qu'il puisse se fabriquer lui-même son carburant ! Cela aurait été possible de parvenir à ce but avec la technique de l'électrolyse, qui aurait fonctionné avec une alimentation en eau et en électricité, mais pour des raisons de coût, Honda a retenu la solution du gaz naturel pour son Home Energy Station (HES). Une fois installé, cela marche tout seul, et cela sert à tout. On peut même résilier l'abonnement au fournisseur d'électricité, puisqu'en plus de cracker le gaz naturel pour produire de l'hydrogène, le HES inclut une petite PAC qui délivre un courant de 5 kW. Mieux : le processus de fabrication de l'hydrogène produit de la chaleur, qu'il est prévu de récupérer pour chauffer de l'eau... Le particulier comprend vite que s'il s'équipe d'un HES, il va faire des économies... L'appareil a été dimensionné par Honda avec la capacité de produire l'hydrogène nécessaire à un plein en 20 heures, qui permet à l'auto de parcourir 560 km sans émettre le plus petit gramme d'oxyde d'azote, ni de monoxyde de carbone ou de quelque composé organique volatil. Du vrai zéro-pollution ! La seule pollution est à la maison, les émissions de CO2 lors du crackage du gaz naturel, et elles sont 40 % inférieures à celles que la voiture aurait émises sur la route (et encore moins si l'on compte l'électricité produite et le chauffage de l'eau sanitaire). Et qui ne rêve pas de voitures toutes silencieuses, avec juste un petit filet de vapeur qui sort de l'échappement ? Les constructeurs automobiles bougent enfin : il était temps...

  • Véhicules d'avenir...

    Quand les premières hybrides – une création japonaise — sont apparues sur le marché, on les présentait comme les voitures écologiques. C’était la voiture de l’avenir. On nous promettait des véhicules ne consommant que 4 litres/100km. Toyota a lancé la Prius en 1997, et Honda a suivi, peu après, avec la Insight. Chez Honda, la puissance du moteur à essence est renforcée par le moteur électrique, ce qui améliore les performances et réduit la consommation. Chez Toyota, la Prius est une voiture à base électrique assistée d’un moteur à essence. Dans les conditions optimales, cette voiture peut rouler jusqu’à 50 km/h en mode exclusivement électrique, donc, sans consommer d’essence et sans polluer. « Il y a de 800 à 850 millions d'automobiles en circulation dans le monde. D’ici 2025, ce chiffre aura doublé. On doit absolument diminuer de moitié, le plus tôt possible, ne serait-ce que pour faire de la place, en terme de réserves pétrolières, à la motorisation de la Chine. Et dans 10 ou 15 ans, il va falloir passer à une autre technologie encore plus pointue que celle de l'hybride, où on va tendre vers la consommation pétrolière 0 », dixit Richard Bergeron qui a publié "Le livre noir de l’automobile" chez Hypothèse. Où est passée la voiture écologique qu’on nous promettait, il y a quelques années? La voiture hybride est de plus en plus chère. Est-on en train de dénaturer ce qu’on croyait être une solution à la pollution et à l’augmentation des prix du pétrole? Le privilège d’économiser de l’essence sera-t-il réservé aux riches? L’industrie automobile saisira-t-elle cette opportunité de rendre la planète moins polluée ou, au contraire, continuera-t-elle à ne viser que ses propres intérêts? L'étape suivante, mais qui ne sera industrialisable que vers 2015, c'est la pile à combustible. Il existe dix-neuf voitures de ce type qui roulent aux Etats-Unis et au Japon. Le combustible en question est de l'hydrogène ce qui fait de ces véhicules l'étape la plus proche de la voiture écologique absolue. Dans son cycle d'utilisation, une voiture de ce type ne rejette que de l'eau qui est le résidu de la réaction chimique entre l'hydrogène et l'oxygène. Vous verrez, on va y arriver ! Il faut juste laisser le temps aux gouvernements de trouver un moyen de taxer l'air !