h5n1

  • H1N1 de 1918 pour étudier le H5N1 de 2007...

    Ils sont fous, mais ils l'ont fait ! Des chercheurs ont recréé le H1N1, le fameux virus de la grippe espagnole de 1918, à partir de gènes identifiés dans des échantillons prélevés sur des victimes de la pandémie ! Fallait oser ! Ce petit virus a quand même tué 50 millions de personnes, juste après la guerre de 14/18... Après avoir infecté des souris, ce sont maintenant des singes macaques qui ont eu le triste privilège d’être contaminés avec le virus de la grippe espagnole de 1918, afin de mieux comprendre la spécificité de ce virus.La vitesse avec laquelle l’infection s’est développée chez les singes et la gravité des symptômes confirment ce qui avait été observé chez les souris : la souche H1N1 de 1918 déclenche une réaction démesurée du système immunitaire qui attaque et détruit les poumons en quelques jours. Ils ont dû être euthanasiés au bout de quelques jours, tant leurs souffrances étaient grandes. Ce virus se réplique très vite et envahit rapidement l’ensemble du système respiratoire de l’animal. L’analyse de leurs tissus pulmonaires a révélé de gros dégâts : hémorragies et infiltrations de cellules du système immunitaire.En effet, comme on le soupçonnait, le virus H1N1 de la grippe de 1918 déclenche une réponse excessive et incontrôlée de l’immunité innée. Il s’agit de la première ligne de défense du système immunitaire, qui comprend entre autres les cytokines, impliquées dans l’inflammation. Chez les singes infectés avec le virus de 1918, cette réponse innée prend des proportions démesurées. Cela serait dû à la capacité du virus de réduire la production d’agents qui contrôlent la réponse immunitaire innée, comme les interférons. Cela laisse le champ libre aux molécules inflammatoires et finalement la réponse immunitaire se retourne contre l’organisme, en l’occurrence contre les poumons qui se remplissent de liquide. Les malades sont littéralement «noyés», précisent les chercheurs.Cela explique pourquoi la grippe espagnole a davantage tué de jeunes adultes que des personnes âgées, contrairement à la grippe saisonnière. Plus le système immunitaire est robuste, plus la tempête que le virus déclenche est forte. Depuis que le H5N1 laisse planer la menace d’une nouvelle pandémie mondiale de grippe, les travaux sur la grippe espagnole se multiplient. L’étude du virus de 1918 – dont la reconstitution ne fait pas l’unanimité- a montré qu’il s’agissait probablement d’un virus passé directement des oiseaux à l’homme, sans passer par l‘étape de recombinaison chez un animal intermédiaire, comme le font les virus saisonniers de la grippe. L’agent pathogène est conservé dans deux laboratoires publics de très haute sécurité, l’un aux Etats-Unis l’autre au Canada. Espérons seulement qu'un seul de ces petits virus ne s'échappe pas d'un de ces 2 labos... Cela fait froid dans le dos... Mais c'est peut-être parce que le froid arrive enfin ! L'hiver arrive, et la grippe aussi....

  • Alerte 4 en Asie : le H5N1 revient...

    Quatre morts en quatre jours en Indonésie, nouveau cas humain en Chine, foyers découverts au Vietnam et au Japon: en Asie, la grippe aviaire refait parler d'elle en ce début d'hiver, réveillant le spectre d'une résurgence aux dimensions planétaires. "Les inquiétudes persistent... Les foyers de contamination avicoles au Vietnam mais également les cas humains en Chine et en Indonésie, nous les percevons comme une indication que le virus est toujours présent", avertit Hans Troedsson, responsable au Vietnam de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Et cela a encore la potentialité de se modifier, et de se modifier selon le pire scénario où une souche du virus pourrait provoquer une pandémie en étant facilement transmissible entre humains", ajoute l'expert. L'Indonésie a annoncé samedi deux nouvelles morts, portant à 61 le bilan humain dans l'archipel, le plus élevé au monde. La Corée du Sud et la Chine ont confirmé des nouveaux cas humains, qui sont aujourd'hui sains et saufs. Le Vietnam, un des pays les plus touchés lors de la dernière vague de grippe aviaire, a annoncé la contamination d'une sixième province. Et le Japon a confirmé la découverte d'un nouveau foyer. Il y a de quoi être surpris par cette résurgence de la maladie alors qu'on l'avait déjà oubliée depuis plusieurs mois voire plus d'un an dans certains pays. Mais M. Troedsson explique que le virus étant "plus actif quand il fait plus froid", l'épizootie est nécessairement plus médiatisée l'hiver. D'autant plus que les migrations des oiseaux sauvages vont reprendre, vers février. La position géographique du Maroc en fait un point de passage privilégié pour les oiseaux migrateurs rentrant d'Afrique vers l'Europe. Une situation qu'il convient de mettre en corrélation avec la situation de l'épizootie : en janvier-février 2006, plus de 50.000 volailles ont succombé au Nord du Nigeria. Le virus se trouvant désormais sur le sol africain, il ne serait donc pas surprenant que le Maroc soit touché. En effet 500.000 oiseaux vont faire escale au Maroc entre février et avril. "Nous escomptons une répétition de ce qui s'est passé l'an dernier quand le virus est soudainement devenu très actif", averti Peter Cordingley, porte-parole du bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental. "Espérons que les gouvernements qui n'étaient pas prêts la dernière fois seront cette fois-ci plus préparés", a-t-il ajouté. A Hong Kong, le secrétaire à la Santé York Chow, n'est pas moins rassurant: "Le monde entier fait face à un risque réel", a-t-il averti samedi après la confirmation de la réapparition de la grippe aviaire dans le territoire d'un oiseau retrouvé mort. Depuis son apparition fin 2003 en Asie, la grippe aviaire a fait 161 morts mais la transmission de la maladie reste encore largement limitée à des contacts entre volailles et humains. La contamination interhumaine, très redoutée car pouvant être synonyme de pandémie, reste marginale. Mais "nous savons que ça arrivera, un jour ou l'autre", avertit M. Troedsson. Profitons donc de ces dernières poules faisanes à la brabançonne, chapons de Bresse aux morilles, et autres petits poulets de Bruxelles tant qu'il est encore temps. Car cela recommence sérieusement à sentir le roussi !

  • H5N1 : c'est pas fini...

    Suite à l'accroissement important en 2006 des cas de grippe aviaire chez les oiseaux en Afrique et en Asie, mais aussi de l´accélération du nombre de cas humains, y compris en Russie du Sud, la Finlande se prépare sérieusement à une possible arrivée du virus dans le pays au printemps prochain, et met la dernière main à son dispositif de préparation. En Belgique, on attend de voir, et on s'organisera après, comme d'habitude...Liste des pays ayant déclaré des cas de grippes aviaires (oiseaux migrateurs ou élevage de volailles) : Afghanistan, Albania, Austria, Azerbaijan, Bosnia and Herzegovina, Bulgaria, Burkina Faso, Cambodia, Cameroon, China, Côte d'Ivoire, Croatia, Czech Republic, Denmark, Djibouti, Egypt, France, Georgia, Germany, Greece, Hong Kong, Hungary, Kazakhstan, India, Indonesia, Iraq, Iran, Israel, Italy, Japan, Jordan, Laos, Malaysia, Mongolia, Myanmar, Niger, Nigeria, Palestine, Pakistan, Poland, Republic of Korea, Romania, Russia, Serbia and Montenegro, Slovakia, Slovenia, Spain, Sudan, Sweden, Switzerland, Thailand, Turkey, Ukraine, United Kingdom, Vietnam (Total: 55).La lutte contre le H5N1 se révèle difficile, tant le virus mute. Il y a un mois, le journal scientifique PNAS annonçait qu'une souche résistante au vaccin envahissait la Chine. Si cette souche se généralise, la composition du vaccin humain en cours devra être modifiée.L'OMS conseille d'ailleurs la production d'un vaccin humain basé sur cette nouvelle souche, et craint, d'autre part, qu'une pandémie globale ne se déclare en Indonésie, où la moitié des cas d'infections humains par le H5N1 a été reportée. Bref, on n'a pas fini de rigoler ... Et j'ose à peine imaginer la pagaille dans notre beau Royaume, à l'annonce du premier cas humain de grippe aviaire... Le gouvernement compte sur les médecins généralistes ! Cela promet !