h1n1

  • Mutation inquiétante...

    Un virus, cela mute. Tout le temps, et c'est normal. Il s'adapte aux traitements et devient résistant, ou il se combine avec un autre virus pour en former un nouveau, plus dangereux.

    C'est ce qui est en train de se passer avec le virus H1N1 un peu partout dans le monde, et notamment en Norvège et en Ukraine : quelques cas de personnes infectées plus lourdement, par un nouveau type de virus, résistant au Tamiflu et autres traitements anti-viraux, pourtant efficaces jusqu'à ce jour.

    Si cette mutation devait se confirmer dans les jours à venir, la situation deviendrait inquiétante. Le pire serait une combinaison du H1N1 avec celui de la grippe aviaire, et cette fois, transmissible aux êtres humains. Les traitements et vaccins actuels ne seraient plus efficaces. Cela pourrait nous conduire à une pandémie proche de celle de 1918...

    Il restera la prévention : éviter les rassemblements et les contacts, se laver les mains très fréquemment, éventuellement porter un masque. Mais aussi manger sainement pour avoir assez de vitamines, d'oligo-éléments et de nutriments pour permettre à notre corps de faire face et de se défendre.

    Suivons l'évolution du H1N1 sur le net et soyons vigilants. Ce salopard de virus aime le froid : les températures clémentes que nous connaissons actuellement ne doivent pas lui plaire ! Mais l'hiver arrive...

  • H1N1 de 1918 pour étudier le H5N1 de 2007...

    Ils sont fous, mais ils l'ont fait ! Des chercheurs ont recréé le H1N1, le fameux virus de la grippe espagnole de 1918, à partir de gènes identifiés dans des échantillons prélevés sur des victimes de la pandémie ! Fallait oser ! Ce petit virus a quand même tué 50 millions de personnes, juste après la guerre de 14/18... Après avoir infecté des souris, ce sont maintenant des singes macaques qui ont eu le triste privilège d’être contaminés avec le virus de la grippe espagnole de 1918, afin de mieux comprendre la spécificité de ce virus.La vitesse avec laquelle l’infection s’est développée chez les singes et la gravité des symptômes confirment ce qui avait été observé chez les souris : la souche H1N1 de 1918 déclenche une réaction démesurée du système immunitaire qui attaque et détruit les poumons en quelques jours. Ils ont dû être euthanasiés au bout de quelques jours, tant leurs souffrances étaient grandes. Ce virus se réplique très vite et envahit rapidement l’ensemble du système respiratoire de l’animal. L’analyse de leurs tissus pulmonaires a révélé de gros dégâts : hémorragies et infiltrations de cellules du système immunitaire.En effet, comme on le soupçonnait, le virus H1N1 de la grippe de 1918 déclenche une réponse excessive et incontrôlée de l’immunité innée. Il s’agit de la première ligne de défense du système immunitaire, qui comprend entre autres les cytokines, impliquées dans l’inflammation. Chez les singes infectés avec le virus de 1918, cette réponse innée prend des proportions démesurées. Cela serait dû à la capacité du virus de réduire la production d’agents qui contrôlent la réponse immunitaire innée, comme les interférons. Cela laisse le champ libre aux molécules inflammatoires et finalement la réponse immunitaire se retourne contre l’organisme, en l’occurrence contre les poumons qui se remplissent de liquide. Les malades sont littéralement «noyés», précisent les chercheurs.Cela explique pourquoi la grippe espagnole a davantage tué de jeunes adultes que des personnes âgées, contrairement à la grippe saisonnière. Plus le système immunitaire est robuste, plus la tempête que le virus déclenche est forte. Depuis que le H5N1 laisse planer la menace d’une nouvelle pandémie mondiale de grippe, les travaux sur la grippe espagnole se multiplient. L’étude du virus de 1918 – dont la reconstitution ne fait pas l’unanimité- a montré qu’il s’agissait probablement d’un virus passé directement des oiseaux à l’homme, sans passer par l‘étape de recombinaison chez un animal intermédiaire, comme le font les virus saisonniers de la grippe. L’agent pathogène est conservé dans deux laboratoires publics de très haute sécurité, l’un aux Etats-Unis l’autre au Canada. Espérons seulement qu'un seul de ces petits virus ne s'échappe pas d'un de ces 2 labos... Cela fait froid dans le dos... Mais c'est peut-être parce que le froid arrive enfin ! L'hiver arrive, et la grippe aussi....