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  • Un OGM illégal dans nos aliments...

    Greenpeace a fait tester 18 produits contenant des graines de lin et un produit s'est avéré contenir des traces d'OGM illégal : la farine All-In Mix Pain foncé 9 Céréales de Soubry, acheté en décembre dernier chez Delhaize. Ce cas de contamination démontre une fois de plus que l'unique manière de garantir une alimentation sans-OGM, est l'interdiction mondiale des cultures OGM.

    Les graines de lin entrent dans la composition de nombreux produits de consommation courante : pains multi-grains, muesli, biscuits mais aussi vinaigrette ou préparations pour bébés... Elles sont appréciées pour leur apport en Oméga 3 et leur action bénéfique sur la digestion. Elles sont donc synonymes de bien-être et d'alimentation de qualité. Pour de nombreux consommateurs, un aliment de qualité suppose une production non-OGM. Or, cette garantie ne semble plus exister pour les graines de lin.

    Comme beaucoup d'autres plantes transgéniques, le lin a été génétiquement modifié pour résister à un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques. Cet OGM, développé par une université canadienne, est connu sous la dénomination de Triffid. Son histoire est un parfait exemple de l'impossible co-existence entre les filières conventionnelles, bio et transgéniques.

    Cet OGM a été autorisé au Canada en 1998 pour ensuite être retiré trois ans plus tard, toujours par le Canada. Pourquoi ce retrait ? Les agriculteurs canadiens - qui sont les plus gros producteurs de graines de lin au monde - redoutaient de perdre le marché européen peu favorable aux OGM...

    C'est l'Allemagne qui a signalé pour la première fois la présence de graines de lin contaminées en utilisant le système prévu à cet effet par l'Union européenne. De nombreux pays ont alors réalisé des tests et les exemples de produits contaminés se sont multipliés. On a trouvé des traces de Triffid dans une vingtaine de pays européens et quelques pays asiatiques comme la Thaïlande.

    Strictement parlant, la présence de cet OGM est parfaitement illégale en Europe. Aucune autorisation n'a jamais été demandée. Au delà de cela, la contamination des graines de lin par un OGM officiellement retiré du marché depuis près de dix ans illustre ce que peuvent être les « dégâts collatéraux » des cultures transgéniques. Si la contamination persiste, la grande distribution risque ne pas pouvoir satisfaire les exigences de ses clients et les fabricants seront forcés de tester leurs produits avant commercialisation. Les cultures transgéniques ne profitent qu'aux multinationales qui les imposent à tous.

    En Belgique, des tests ont également été réalisés mais aucune information quant à la contamination n'a filtré. Pour Greenpeace, le consommateur a le droit de savoir. C'est pourquoi 18 produits ont été achetés dans des grandes surfaces belges et envoyés dans un laboratoire spécialisé en Allemagne. Une fois les résultats connus, Greenpeace a averti Soubry et Delhaize. Fabricant et distributeurs sont dans ce dossier plus « victimes » qu'autre chose. Comme les consommateurs, ils ont été mis devant un fait accompli.

    L'attention de Greenpeace se porte dès à présent sur la réaction des autorités compétentes. Les produits incriminés doivent être retirés des rayons, plus d'analyses doivent être effectuées et dans un cadre plus large, la Belgique doit s'opposer à toute nouvelle autorisation d'OGM en Europe.

  • Et ta mer, t'y penses ?

    Les océans, habitats en péril : ils recouvrent les deux tiers de notre planète. Du plancton microscopique à la plus imposante des baleines, ils contiennent 80 % de la biodiversité. Pourtant, ces richesses sont menacées par différentes activités humaines particulièrement destructrices et clairement identifiées, comme la pollution, l’extraction minière et pétrolière et la surpêche. En 2003,les trois quarts des réserves halieutiques mondiales évaluées par la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), étaient à 52 % complètement exploitées, à 16 % surexploitées et à 8 % épuisées.La prisede conscience doit donc être collective et immédiate. En tant que consommateur, vous avez un rôle important à jouer puisque certains produits de la mer que vous achetez proviennent directement de pratiques destructrices de l’environnement marin. L’urgence : arrêtez d’acheter les espèces de la liste rouge (voir lien Greenpeace) qui proviennent toutes de méthodes de pêche causant de graves dommages à l'environnement. Consommez du poisson pêché en dehors des périodes de reproduction (voir lien Greenpeace). En utilisant la réglette et le tableau ,soyez sûr(e)s que les tailles minimales imposées par la réglementation européenne sont respectées. Malheureusement, ces taillesne correspondent pas systèmatiquement à celles requises pour que les poissons atteignent leur maturité sexuelle. En achetant uniquement des poissons adultes, vous contribuezdonc directement à la préservation de la ressource. Évitez de consommer des bâtonnets de poisson. Les poissons utilisés pour la fabrication de ces produits peuvent provenir de flottes de pêche industrielles pirates. Achetez des produits de la mer pêchés localement.En plus de soutenir les pêcheurs locaux, vous contribuerez à lutter contre les émissions de CO2 qui aggravent les changements climatiques : 1 kg de poisson pêché par la flotte française « consomme »en moyenne 1,5 l de gasoil. La plupart des poissons d'élevage sont carnivores : les nourrir nécessite de grandes quantités de poissons sauvages : pour 1kg de saumon,de bar ou de daurade d'élevage, il faut 4kg de farine de poissons sauvages (hareng, sardine ou maquereau). Ce chiffre passe à 15 ou 20 kg pour 1kg de thon rouge d’élevage. l'élevage de poissons produit une quantité énorme de déchets de façon concentrée :l’ensemble des fermes d’élevage de saumon en Ecosse rejettent par jour autant de déjection que les 600 000 habitants d’Edimbourg, les élevages industriels nécessitent pour éviter la transmission des maladies l'utilisation massive d'antibiotiques. Les poissons qui "bénéficient" de ces traitements se retrouvent porteurs de germes extrêmement contaminants pour les poissons sauvages. Il n'est plus possible de citer aujourd'hui des espèces à consommer sans modération car plusieurs paramètresentrent en ligne de compte (état des stocks,méthodes de pêche utilisées, pollutions diverses,...). Consommez des espèces herbivores d'élevage comme le Tilapia ou lePangasius ou des espèces comme le bar de ligne (attention à bien retrouver l'étiquette au niveau de l'ouïe).Ce dernier est vendu généralement à un prix plus élevé que celui dubar de chalut ou d'élevage,mais en l'achetant vous favorisez une méthode de pêche plus respectueuse de l'environnement,moins consommatrice en énergie (pêche de proximité), qui constitue un important moteur de développement local. Plus d'infos sur le lien vers le guide à l'usage du consommateur responsable édité par Greenpeace. Terriens, il est temps d'agir...

  • Electriciens européens et CO2...

    Depuis 2001, le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) réalise une étude annuelle sur les 23 principaux électriciens européens au regard de leur production d'électricité et de leurs émissions de CO2. La cinquième édition de cette étude révèle que ces derniers n'ont toujours pas réduit leurs émissions de CO2 en 2005. Le total des émissions s'élève à 787 millions de tonnes pour une production de 2,16 TWh représentant 70% de la production totale d'électricité de l'Europe (3,093 TWh). En attendant, l'économie des pays émergents continue de croître. Si rien n'est fait, les émissions de gaz à effet de serre du G7 pourraient croître de 30 % entre 2004 et 2050 et celles du E7 (Chine, Inde, Brésil, Russie, Mexique, Indonésie, Turquie) de 225 % sur la même période, induisant une croissance mondiale des émissions de 112 % sur la période. Mais une autre voie est possible :les émissions de CO2 peuvent être limitées sans compromettre la croissance économique. Dans un scénario basé sur un taux de croissance annuel mondial de 3.2 %, un taux de croissance annuel de l'énergie primaire de 0.6 % et de celui de l'énergie non fossile de 2.5 %, PricewaterhouseCoopers prévoit une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre du G7 et une augmentation de 30 % de celles du E7 sur la même période, permettant une décroissance mondiale des émissions de 17 %. Selon le cabinet, ce scénario parvient à stabiliser la concentration en CO2 dans l'atmosphère aux environs de 460 ppm, ce qui réduirait très sérieusement les risques de perturbation climatique mondiale. Pour y parvenir, PwC estime qu'il faudra dépenser environ 2 à 3 % du PNB mondial en 2050 car, selon lui, les mesures à mettre en place sont faisables technologiquement et relativement peu onéreuses. Elles porteraient sur l'amélioration de l'efficacité énergétique, la diminution de la part des combustibles fossiles en faveur d'énergies renouvelables et de l'énergie nucléaire et la séquestration du carbone dans le sous-sol. Seul bémol, elles requièrent une action concertée des gouvernements, des industriels et des particuliers, ce qui n'est pas pour demain... En attendant, changeons tous de fournisseur d'électricité (adieu Sibelga, Electrabel et consorts) et optons pour des fournisseurs d'énergie verte. Ce sera déjà ça de fait !

  • Electricité verte...

    Depuis le 1er octobre, il est enfin permis, en Région bruxelloise, de changer de fournisseur d'électricité ! Ce n'est pas trop tôt ! C'est déjà le cas en Flandre depuis 2003 et en Wallonie depuis 2004 ! Allumer sa télévision ou son ordinateur est un geste quotidien, à la limite un réflexe. On en oublierait presque que derrière ce geste se cache une électricité polluante. Produite au départ d’énergie nucléaire et de combustibles fossiles (le charbon), celle-ci nuit gravement à notre environnement et à notre climat. Une fatalité? Non. Nous avons aujourd’hui tous le pouvoir d’en limiter l’impact, en renonçant aux producteurs d’électricité polluante et en faisant appel à un nouveau fournisseur. Un fournisseur de courant ‘vert’, produit au départ d’énergies renouvelables: le vent, le soleil, la biomasse verte et l’énergie hydraulique. Greenpeace vous donne, sur son site belge, la démarche à suivre (ultra simple) pour changer de fournisseur, et Test-achat vient de faire paraître un tableau comparatif des différentes offres des fournisseurs alternatifs d'énergie propre. Et ce n'est pas plus cher ! Si on change tous, on verra peut-être fleurir des éoliennes, mais on verra aussi disparaître les grosses cheminées des centrales de feu Electrabel...Alors, vous changez ?

  • Le Rainbow Warrior de Greenpeace

    En 1987, le Rainbow Warrior, bateau de Greenpeace, fût coulé dans un port de Nouvelle Zélande par une bombe. Le photographe de Greenpeace, père d'une fille de 2 ans, fût tué dans l'explosion. L'enquête qui suivi prouva que les services secrets français étaient les coupables ! Ils avaient opérés loin du territoire français, pour éviter les soupçons ! C'était raté ! S'ensuivit un procès, où des peines sans commune mesure avec les faits furent prononcées. Je vous raconte cela parce qu'il est amusant de constater que le Premier Ministre Français de l'époque était Laurent Fabius, et que le gars de la DGSE qui posa la bombe était le frère de Ségolène Royal, tout deux se présentant aujourd'hui à l'investiture pour les élections Présidentielles Françaises de 2007 ! Aujourd'hui, une jeune fille de 22 ans pleure toujours son père, tandis que ses assassins, jamais condamnés, et ceux qui ont donné leur accord à l'opération présideront peut-être la république Française demain ! Je trouve cela incroyable, et cela me conforte dans l'idée que le politique prend le dessus du judiciaire, et que tous ces politiciens sont des pourris ! Il s'agit quand même d'un attentat !

  • La pêche au thon...

    Un arrêté du Ministère français de la Pêche et de l'Agriculture, paru hier, interdit la pêche au thon rouge dans la Méditerranée et l'Atlantique. Greenpeace, qui avait mené une campagne de sensibilisation sur ce sujet, avait violemment affronté les thoniers marseillais fin août.Les organisations écologistes comme Greenpeace et le Fonds mondial pour la nature (WWF) mais aussi les scientifiques estiment que l'espèce est en danger en Méditerranée en raison de la surpêche, ce que contestent les pêcheurs. En dépit de la baisse des captures officiellement déclarées depuis 1996, les prises continuent d'avoisiner 53.000 tonnes par an dans l'Atlantique Nord et la Méditerranée, selon les experts. Or la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique a imposé des quotas de 32.000 tonnes.Ce sont les japonais qui vont rire jaune : ce sont eux qui achètent la plupart des thons rouges en vente à Rungis, et sur les autres criées. Mais ne nous inquiétons pas trop pour eux : ils parviendront bien à acheter leur poisson favori dans une autre région du monde, où le pognon passe avant les quotas, et où les pêcheurs se foutent éperdument de la disparition des espèces... Pauvre petite planète, que vas-tu devenir ?

  • Journée mondiale de la biodiversité...

    La journée mondiale de la biodiversité a été l’occasion de rappeler l’indispensable préservation des écosystèmes et des ressources naturelles. L'Union mondiale pour la conservation de la nature estime qu’au moins 16 000 espèces sont menacées d'extinction. Par ailleurs, le réchauffement climatique a entraîné la disparition de 30% des récifs coraliens, déjà fortement touchés par la surpêche et la pollution, tandis que la diversité des espèces de poissons a diminué de 50% dans les zones les plus durement touchées. La Liste rouge des espèces menacées 2006 met clairement en lumière le déclin permanent de la biodiversité mondiale et l'impact de l'humanité sur toutes les formes de vie de la planète. Et les échéances s’apprécient désormais à court terme, puisque les experts entrevoient des conséquences directes sur la vie humaine d’ici 35 à 40 ans. Les anthropologues, écologues, biologistes et économistes qui ont travaillé pour cette vaste étude observent que les 50 dernières années ont été les plus consommatrices de ressources naturelles pour répondre aux besoins humains en nourriture, en eau douce, en bois, en fibres et en combustibles. 60 % de l'augmentation de la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère s'est produit depuis 1959, et plus de terres ont été mises en culture depuis 1945 que pendant les 18ème et le 19ème siècles réunis.On s'émeut de l'épuisement des ressources énergétiques, mais on néglige la destruction des écosystèmes. Terriens, je vous le répète : il est temps d'agir... Et consultez le site Novethic.fr, on y apprend plein de choses...