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  • Aliments à éviter en cas de cholestérol...

    Trop de cholestérol est dangereux pour la santé. Mangeons donc plus sainement, comme le propose e-santé.be, en évitant certains aliments :

    1.) Les aliments renfermant le plus de cholestérol :

    jaune d'oeuf

    abats

    matières grasses d'origine animale: beurre, saindoux, crème fraîche, graisse d'oie, de canard, lard

    charcuterie

    crustacés: crevette, crabe, langouste, homard, langoustine

    lait entier et ses dérivés comme les fromages, tous riches en graisses saturées.

    viandes.

    2.) Les aliments renfermant des acides gras saturés :

    viandes grasses: entrecôte et côtes, mouton, charcuteries

    produits laitiers: beurre, fromage, crème, pâtisseries à base de produits laitiers

    certains végétaux: huile de palme, de coco, beurre de cacao.

    3.) Les huiles de friture. Les hautes températures altèrent les acides gras, lesquels forment des dérivés hautement cancérigènes et néfastes pour les artères. 

    4.) Les acides gras hydrogénés. L'hydrogénation est un procédé industriel qui permet de solidifier les huiles au contact de l'hydrogène, ce qui rend leur manipulation plus facile. On transforme ainsi des acides gras insaturés naturellement fluides et aux propriétés cardiovasculaires bénéfiques en acides gras saturés néfastes pour la santé. 

    5.) Les acides gras issus du shortening. Les huiles végétales sont additionnées d'huiles animales saturées puis hydrogénées en gras solide. Ce procédé améliore la préparation et la consistance des pâtisseries et des gâteaux industriels. 

    6.) Les acides gras Trans : Ces acides gras apparaissent lorsque des huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés sont hydrogénées. Ce procédé modifie la forme de ces acides gras et augmente leur rigidité. Ils deviennent ainsi solides à température ambiante, comme les acides gras suturés. Mais une fois ainsi transformés, ces acides gras, alors dénommés "acides gras trans", changent de propriétés: ils augmentent le "mauvais" cholestérol, diminuent le "bon" et aggravent le risque de formation de caillots à l'intérieur des artères. 

    Attention, les graisses trans ne figurent pas obligatoirement sur l'étiquetage. Tout aussi dangereux, elles sont comptabilisées comme graisses insaturées, alors qu'elles ont perdu leurs propriétés et inversement acquis celles des acides gras saturés. 

    7.) Les aliments refermant de mauvais acides gras transformés (haute température, hydrogénation ou isomérisation) :

    Margarines

    Fritures: frites, beignets, aliments panés

    Biscuits de pâtisserie ou apéritif

    Pâtisseries industrielles (cookies, muffins, crèmes pâtissières...)

    Viennoiseries industrielles (croissant, pain au chocolat...)

    Viandes grasses (mouton, porc, certaines pièces de boeuf)

    Préparations à base de graisses industrielles.

    Et voilà, c'est tout ! Tout le reste, vous pouvez le manger ! Tous les poissons, tous les légumes et céréales, tous les fruits (frais et secs), de l'huile d'olive, toutes les herbes et épices : il y a moyen de se faire plaisir ! Ce n'est pas un régime, c'est manger sainement et éviter les produits industriels et les plats cuisinés tout prêts. Et, en plus, si vous mangez Bio, alors là, c'est le top du top ! Non seulement au niveau du goût et de la qualité des aliments, mais aussi au niveau des nutriments indispensables à notre corps. Nutriments qu'on ne trouve plus, ou en très faibles quantités, dans les aliments produits en agriculture intensive (c'est-à-dire traditionnelle).

    Le monde change. Changez aussi.

     

  • Taxation de la malbouffe...

    « Nos systèmes alimentaires rendent les gens malades, » a mis en garde mardi Olivier De Schutter, le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation. « Un septième de la population mondiale est sous-alimentée, et bien plus encore souffrent de la ‘faim cachée’ provoquée par une carence en micronutriments, tandis que 1,3 milliards de personnes sont en surpoids ou obèses. »

    « Face à cette crise sanitaire publique, nous continuons à prescrire des remèdes médicaux : pilules nutritives et stratégies de nutrition précoces pour les personnes en manque de calories ; pilules amincissantes, conseils de style de vie et calcul des calories pour les personnes en surpoids. Mais nous devons nous attaquer aux problèmes systémiques qui génèrent la mauvaise nutrition sous toutes ses formes, » a déclaré l’expert indépendant lors de la présentation de son rapport sur la nutrition au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

    « Le droit à l’alimentation n’implique pas seulement l’accès à une quantité adaptée de nourriture, mais aussi la possibilité d’avoir un régime alimentaire équilibré et nutritif, » a souligné M. De Schutter. « Les gouvernements ne peuvent se soustraire à leur responsabilité d’assurer ce droit. »

    M. De Schutter a identifié cinq actions prioritaires pour mettre la nutrition au centre des systèmes alimentaires du monde développé et en développement :

    taxer les produits préjudiciables à la santé;

    réglementer les aliments riches en graisses saturées, en sel et en sucre;

    mettre un frein à la publicité pour la malbouffe;

    réviser les subventions agricoles peu judicieuses qui rendent certains ingrédients moins chers que d’autres; et

    soutenir la production alimentaire locale pour que les consommateurs aient accès à des aliments sains, frais et nutritifs.

    « L’urbanisation, la ‘supermarchéisation’ et la diffusion mondiale de styles de vie modernes ont ébranlé les habitudes alimentaires traditionnelles, avec pour conséquence un désastre sanitaire public, » a déclaré le Rapporteur spécial. « Les gouvernements se sont concentrés sur la disponibilité accrue des calories, mais se sont souvent montrés indifférents au type de calories proposées, à quel prix, à qui elles sont accessibles et comment elles sont commercialisées. »

    Le Rapporteur spécial a par exemple souligné qu’en 2010, les entreprises américaines ont dépensé $8,5 milliards en publicité pour de la nourriture, des confiseries et des boissons non alcoolisées, alors que $44 millions avaient été budgétisés pour le principal programme d’alimentation saine du gouvernement américain.

    Le Rapporteur spécial a également identifié l’abondance des aliments transformés comme une menace majeure à l’amélioration de la nutrition. « Les transformations lourdes prospèrent dans notre système alimentaire mondial et représentent un win-win pour les multinationales agroalimentaires. Les articles transformés peuvent être produits et distribués à très grande échelle, grâce à des ingrédients subventionnés bon marché et à leur plus longue durée de conservation. »

    « Pour les consommateurs par contre, c’est un lose-lose, » a-t-il souligné. « Les aliments fortement transformés mènent à des régimes plus riches en acides gras saturés et trans, en sel et en sucres. Les enfants deviennent accros à la malbouffe qui les cible. Dans les pays plus aisés, ce sont les groupes de population les plus pauvres qui sont les plus touchés parce que les aliments riches en graisses, en sucre et en sel sont souvent moins chers que les régimes alimentaires sains à cause de subventions peu judicieuses dont les impacts sanitaires ont été totalement ignorés. »

    L’expert de l’ONU a fait remarquer que l’Occident exporte aujourd’hui le diabète et les maladies cardiaques dans les pays en développement via les aliments transformés qui remplissent les rayons des supermarchés mondiaux. D’ici 2030, plus de 5 millions de personnes mourront chaque année avant l’âge de 60 ans suite à des maladies non transmissibles liées aux régimes alimentaires.

    Rapport complet : http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20120306_nutrition_fr.pdf