grands crus classes

  • Dégustation du lundi (66)

    Fort belle dégustation à 5, ce soir, après avoir travaillé dans le vignoble. Thème de la dégustation à l'aveugle : le millésime 1996. On débuta par le piège de la soirée (un 1995) : un beau nez frais sur des fruits mûrs, suivi d'une bouche élégante avec une belle fraîcheur, malgré certaines notes de Cognac, indiquant la maturité du millésime : Rauzan-Ségla 1995, Grand Cru Classé de Margaux. Le second vin, avec son nez magnifique de fruits rouges, présenta à la bouche un très beau cabernet franc bien mûr : des fruits bien mûrs, sur une belle acidité et un beau boisé, le tout très harmonieux et sur une belle longueur : Léoville Barton 1996, Grand Cru Classé en Saint Julien. Le troisième vin offrit un nez de poivrons et de gibier faisandé. Cette verdeur animale indiquant une rive gauche. On retrouva la chaleur du cabernet franc bien mûr (typique du millésime), mais avec un vin plus dissocié que le précédent : Calon-Ségur 1996 en Grand Cru Classé en St Estèphe. Le quatrième nous embauma : un fort beau nez concentré, sur des fruits mûrs compotés, et une robe noire. La bouche, soyeuse à souhait, et d'une élégance extraordinaire, était plus puissante, plus ronde et plus longue que les précédents, mais sans aucun excès : Château Lafite Rothschild 1996, en Pauillac. La classe. Le cinquième nous parût différent des autres, tant au nez qu'en bouche. Il semblait plus sain, sans artifices, s'affirmant tout seul, sans avoir été body-buildé . Moins concentré que le précédent, sur des petits fruits assez vifs, il présenta une belle finesse malgré un petit côté asséchant en finale : Château L'Evangile 1996 en Pomerol. Bref, une fort belle dégustation de vins de terroir, quelques jours après le décès de Robert Mondavi, décédé à 94 ans. Lundi prochain, Australie et Nouvelle -Zélande. Avec terroirs ? J'ai un doute... Un énorme doute....

  • Grands Crus de Bordeaux 2005...

    J'ai eu l'immense privilège de me fondre dans la masse des négociants et importateurs de pinard, et d'assister à la présentation du millésime 2005 par l'Union des Grands Crus de Bordeaux à Autoworld. Excepté Cheval Blanc, Mouton-Rothschild et Yquem, membres d'honneur absents, la plupart des propriétaires étaient bien là. J'ai donc goûté le Domaine de Chevalier et le Château Pape Clément, en Pessac-Léognan, Château Gazin en Pomerol, Château Figeac en Saint-Emilion, Château d'Armailhac, Château Lynch-Bages et Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande en Pauillac, pour terminer sur le Château La Tour Blanche et le Château de Fargues en Sauternes. Et je n'ai plus eu le courage de goûter Gruaud Larose, Léoville Barton et Léoville Poyferré en Saint Julien. Trois remarques : il est très difficile de déguster des vins aussi jeunes, qui sortent à peine de barrique, et doivent encore se faire : ils sont tous très bons et fort semblables. Par contre, il est très agréable, et amusant de voir en chair et en os ces propriétaires, passionnés et désormais richissimes. Enfin, il faut bien se dire qu'avec les prix pratiqués, départ Château, ces Grands Crus de Bordeaux sont de moins en moins accessibles aux amateurs que nous sommes. Il y a une limite au-delà de laquelle une bouteille de pinard (car c'est cela, en fait) ne vaut plus le prix exorbitant demandé, quelque soit le plaisir qu'on éprouve en la dégustant. Mais rassurez-vous : il y a des Bordeaux moins chers, et il n'y a pas que Bordeaux !