grand cru

  • Dégustation du lundi (61)

    Belle dégustation à 5, ce lundi, sur le thème du "Grand Cru" noté sur l'étiquette. Le premier vin dégusté, avec sa robe rubis évoluée, présenta un nez noble de vieux pinot. La bouche, fluide, manquait de fondu et de finesse, sur un fruit trop discret : Clos Vougeot 1998, Grand Cru, du Domaine Amiot Servelle. Le second, malgré sa fort belle robe, était bouchonné : La Romanée Grand Cru 1986 de Bouchard Père & Fils (bouteille n° 02407), du Monopole du Domaine du Château de Vosne Romanée. Dommage. La troisième, avec sa robe noire et son nez vanillé et fruité, offrit une bonne bouche sur un fort beau fruit, mais avec un manque d'acidité. On lui reprocha également de zigzaguer avant de revenir, en finale, sur quelque chose de plus structuré : Château Duhart-Milon 2005, Grand Cru Classé en Pauillac, des Domaines Barons de Rothschild (Lafite). Le quatrième, avec un nez plus boisé que le précédent, s'annonçait comme un bordeaux plus classique. De la matière, avec une belle acidité, et une belle longueur assez vive, sur des fruits mûrs et de la complexité : Château Beau-Séjour Bécot 2003, en Saint Emilion Grand Cru Classé. Le cinquième et dernier flacon de la soirée présenta un nez ouvert sur des fruits très mûrs, mais avec un petit défaut (liégeux ou cabernet franc vert ou poivron vert flapi ou nuage de poussières selon les 4 dégustateurs ayant du nez ce soir). La bouche, croquante sur des fruits, s'avéra naturelle et fort belle : Château Cheval blanc 1999, 1er Grand Cru classé en Saint Emilion. Notons que le défaut décelé du nez est peut-être dû aux vendanges précipitées et anticipées suite au passage d'une mini-tornade de grêle, qui endommagea les grappes cette année-là... Lundi prochain, relâche de Pâques. Rendez-vous, pour la prochaine dégustation, le lundi 31 pour fêter naturellement un anniversaire sans CO2.

  • Dégustation du lundi (43)

    Très beau lundi à 5 (dont un invité surprise), après avoir négligé ce blog pour diverses raisons pendant près d'un mois (dégustation annulée suite aux vendanges, seconde dégustation, consacrée aux blancs, non suivie pour cause de voyage, et 3ème dégustation annulée sous X). On commença en force avec une bouteille cotée 97-99/100 par Monseigneur Parker, mais dont le nez discret, et la bouche Pinot/alcool à la forte acidité en déçu plus d'un. Un Musigny Grand Cru, Cuvée vieilles vignes 96 du Domaine Comte Georges De Vogüe (bouteille n° 01664). Décevant au regard du prix du flacon... On poursuivit sur la même lignée, avec une bouteille cotée 100/100 par le même Parker, avec un nez d'une très belle expression sur des notes de cuir et d'animal,et sur une belle bouche de fruits et de tannins fins, mais avec une finale un peu trop mordante : Grand vin de Léoville du Marquis de Las Cases 96 en Saint Julien. Beau flacon. Suivi un 3ème vin, coté 93+ par le même prêtre, lui aussi sur un très beau nez animal et une superbe bouche, avec du fruit, et tout en longueur : Château Ausone 96, 1er Grand Cru classé en Saint Emilion Grand Cru. Magnifique. Pour terminer les rouges, on ouvrit un Château Haut Bailly 1990 en Pessac Léognan, Grand Cru Classé de Graves, qui s'avéra hélas bouchonné... Certains d'entre nous achevèrent cette dégustation par un vin blanc très particulier, au nez de chèvre et de levure qui remonte à plein poil, et à la bouche jamais bue et qui fini sur des noisettes : un Arbois Pupillin 2004, de la Maison Overnoy, cédée depuis peu à Emmanuel Houillon. Mercredi, à 18h30, on vendange le reste, et on presse le pinot qui aura terminé sa fermentation alcoolique. Et lundi, on verra.