goût

  • Bientôt du boeuf irradié canadien dans nos supermarchés européens ?

    Mercredi, le gouvernement fédéral canadien a autorisé la vente de bœuf haché traité par un procédé d'irradiation. Il s'agit d'exposer la viande à des rayons ionisants (rayons gamma, X et faisceaux d'électrons) dans le but de détruire les bactéries, les moisissures, les parasites et les insectes, peut-on lire sur le site Internet de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Cette même agence affirme que l'irradiation des aliments est "reconnue comme un procédé sécuritaire et efficace pour réduire les charges de germes néfastes dans les produits alimentaires. Les aliments irradiés peuvent être consommés sans danger". Les produits traités doivent porter le symbole caractéristique et international de l'irradiation.

     

    Le Canada autorisait déjà ce procédé pour traiter les pommes de terre, les oignons, le blé, la farine, la farine de blé entier, les épices entières et moulues et les assaisonnements déshydratés. La viande de bœuf hachée est donc désormais ajoutée à cette liste, afin, principalement, de lutter contre la bactérie E. coli et les salmonelles mais aussi de prolonger sa durée de conservation. Cette décision satisfait l'Association canadienne des éleveurs qui plaidait en ce sens depuis près de 20 ans.


    L'Union européenne et le Canada ont récemment validé l'accord de libre-échange Ceta, qui englobe les produits agricoles dont le bœuf. Les consommateurs européens vont-ils à l'avenir trouver du bœuf canadien irradié dans les rayons des supermarchés ou leurs assiettes ? C'est la question que se pose l'eurodéputé socialiste Marc Tarabella. "A ce stade, je n'ai rien contre la viande irradiée mais il faudra apporter des garanties via une étude scientifique européenne. Il faudra que le consommateur européen sache s'il achète du boeuf irradié, le symbole de l'irradiation n'étant peut-être pas clair ou connu chez nous", souligne-t-il. Marc Tarabella a donc demandé vendredi, en urgence, des précisions sur l'aspect sanitaire et l'étiquetage à la Commission européenne. La réponse pourrait arriver dans quinze jours. "La Commission doit se prononcer sur ce sujet. Dans le cadre des discussions sur le Ceta, elle s'était focalisée sur la problématique des hormones et des OGM. L'irradiation est-elle sur son radar ?", indique l'eurodéputé belge. Marc Tarabella veut ouvrir le débat, qui pourrait "ne faire que commencer car les réponses de la Commission pourraient ne pas nous satisfaire". Source : La Libre de ce week-end.

    Voilà ce qui arrive quand des traités intercontinentaux sont négociés, en secret, par la commission européenne, et en ne privilégiant que les multinationales internationales et leur puissant système de lobbying. Et pas le consommateur européen que nous sommes.

    L'irradiation de ces aliments est nécessaire car les normes d'hygiène dans ces énormes élevages industriels étrangers sont bien moins strictes qu'en Europe. Ce qui signifie moins de frais, donc moins cher.

    Or, nos éleveurs belges et français souffrent déjà énormément du prix bas de la viande. Ils ne s'en sortent pas. Certains se suicident. Et voilà que l'on va importer en Europe une viande "fraîche" de moins bonne qualité (animaux mal élevés, mal nourris et sans doute maltraités) qui sera moins chere (malgré le traitement d'irradiation et le transport). C'est de l'aberration. 

    Achetez votre viande chez votre boucher de quartier qui en connaît l'origine exacte et les conditions d'élevage et d'alimentation, et évitez la malbouffe des multinationales agro-alimentaires qui inondent les rayons des grandes surfaces, et dont on ne connaîtra jamais les conditions d'élevage et les traitements chimiques de conservation. Et par conséquent la qualité nutritive de la viande traitée.

     

  • CETA et le petit village gaulois...

    L'Europe entière était prête à signer très prochainement ce grand traité commercial entre le Canada et l'Europe. Toute l'Europe sauf un petit village gaulois : la Wallonie.

    La majorité des européens et des canadiens ne savent même pas où se situe la Wallonie. C'est marrant. Et une très bonne chose.

    Il serait peut-être temps que les pouvoirs publics, nationaux et européens, expliquent clairement ce qu'est ce CETA avant d'engager toute la population européenne dans des accords négociés secrètement avec les multinationales (et leur puissant lobbying) et les pouvoirs publics canadiens.

    Il faudrait dresser une longue liste des avantages (il doit y en avoir) et des inconvénients (il y en a certainement), et de la soumettre à la population, avant de décider et de signer.

    Personnellement, sur ce blog, je m'intéresse au goût des aliments, à la protection des terroirs, à une alimentation de qualité locale et de saison, et évidemment Bio. Je lutte contre la malbouffe, l'uniformisation du goût imposé par les multinationales agro-alimentaires, et aussi contre les aliments "morts" (ne contenant plus les nutriments nécessaires et essentiels à la bonne santé du consommateur) de l'agriculture et de l'élevage intensifs.

    Qu'adviendra-t-il du dernier producteur de fromage de Herve au lait cru pourchassé par l'AFSCA (dont la bible est le Codex Alimentarus, rédigé par les multinationales agro-alimentaires) et protégé par SLOW FOOD?

    C'est juste cela que je souhaite savoir. Si quelqu'un peut me répondre...

    L'autre point qui m'interpelle, c'est le fait qu'une entreprise puisse attaquer l'état belge pour entrave au libre échange (ou commerce) et que ce soit des juges qui n'en sont pas qui arbitrent les litiges... 

    Si ce traité était bien ficelé, les litiges ne devraient pas exister.

    Pour rappel, le Canada qui a signé un traité avec les Etats-Unis, semblable au traité transatlantique (qui a heureusement du plomb dans l'aile) a perdu 98% des litiges avec les multinationales américaines, et a dû payer des amendes énormes et adapter sa législation (en moins bien).

    Est-ce cela qui attend l'Europe et les différents pays qui la constituent ? si quelqu'un peut me répondre...

    Bref, beaucoup plus de clarté et de transparence et moins d'accords secrets et de négociations opaques sont aujourd'hui essentiels avant d'engager les générations européennes futures à vie. Et un traité rendu public, en français et en néerlandais, Belgique oblige...

  • Une heure suffit...

    Quel délice les crevettes grises ! Mais comme pour tout, pas n'importe lesquelles ! Celles emballées en raviers plastiques (en vente dans toutes les grandes surfaces) ont été envoyées en Afrique du Nord pour être décortiquées à la main (super pour la fraîcheur), puis traitées chimiquement pour qu'elles paraissent fraîches, aient une belle couleur et conservent longtemps...

    Rien à voir, ni au niveau goût, ni au niveau aspect, avec des crevettes non décortiquées, pêchées et cuites sur le bateau le jour même. Elles doivent être sèches, non luisantes et craquer sous le doigt. Il suffit d'une heure pour décortiquer un kilo de crevettes grises (les professionnels vont certainement plus vite). Et là, quel plaisir gustatif !

    IMG_9235.jpg

    Que ce soit au petit déjeuner, dans un pistolet tout frais, au déjeuner en salade avec des tomates ou dans une sauce accompagnant un filet de poisson : la mer et l'iode dans votre assiette !

    Regardez bien la photo et à quoi ressemblent de vraies crevettes grises juste épluchées. On ne devrait rien consommer d'autre que cela. Bon appétit !

  • La saison des Bergamotes...

    C'est maintenant ou jamais pour déguster cet agrume méconnu en Belgique et au goût si typique. On est en pleine saison jusqu'à la fin du mois.

    C'est en Grèce que j'ai découvert cet agrume au goût si particulier, servi confit dans son sirop en dessert, accompagné d'un peu de fromage blanc et de confiture de roses : un délice !

    Je viens donc de confire 6 bergamotes - jamais fait auparavant et ultra facile - et les dégusterai dès demain. 

    Vous plongez 6 à 8 bergamotes (Bio) dans l'eau bouillante pendant une heure, puis vous les laissez refroidir. Vous préparez un sirop avec un litre d'eau et 500 gr de sucre et vous plongez les bergamotes dedans pendant 30 minutes (bergamotes que vous aurez coupé en 4 et dont vous aurez ôté les pépins). Vous laissez refroidir le tout pendant 12 heures, avant de reporter à ébullition pendant 30 minutes. Laissez à nouveau refroidir et c'est prêt !

    Ensuite, soit vous les égouttez et les conservez secs, soit vous les laissez dans le sirop, au frais. Un vrai régal, de saison !

    IMG_1690.jpg

     

  • Brinz'l, le nouveau restaurant ucclois dont on va parler...

    Magnifique dîner hier soir au Brinz'l (Aubergine en créole, dites Brinzel), le tout nouveau restaurant de Laure Genonceaux, une Mauricienne ayant notamment fait ses armes pendant 4 ans chez Bon Bon.

    Dans un cadre clair, lumineux et chaud, nous avons eu le privilège d'être ses premiers clients, pour sa première soirée d'ouverture.

    Nous avons opté pour le menu dégustation à 55 euros, le plus cher de la carte. Et c'est un festival de dégustations et d'entrées qui se sont succédées, ravissant nos palais et émerveillant nos papilles, à chaque fois.

    IMG_1391.jpg

    IMG_1392.jpg

    IMG_1395.jpg

    IMG_1393.jpg

    IMG_1396.jpg

    Il faut avouer qu'elle cuisine fort bien, que les accords sont justes et les cuissons parfaites. Tout est maîtrisé, tout est là. Il ne manque rien.

    Puis vinrent les plats, la plie aux poireaux, épaisse et goûtue, cuite à l'arrête, parfaite. Et des Gamberini rosso en remplacement du chevreuil, pour moi qui ne mange pas de viande. Avec une petite émulsion bisquée de derrière les fagots, comme seul, un grand Chef peut le faire.

    IMG_1397.jpg

    IMG_1398.jpg

    IMG_1399.jpg

    Comme il restait du vin, on opta pour une assiette de fromages affinés, au lait cru comme il se doit.

    IMG_1400.jpg

    Puis vinrent les desserts. Un premier dessert de Chef à la mangue, suivi d'une somptueuse crème brûlée et de mignardises.

    IMG_1401.jpg

    IMG_1402.jpg

    Côté vins, un grand choix à tous les prix, reprenant le fond de cave du restaurant précédent, et ses premières, et déjà nombreuses, références de la future carte. Nos deux bouteilles étaient parfaites et servies à la bonne température. On acheva le repas d'une fort belle manière, avec un magnifique rhum parfumé à l'extrême. En hommage au pays natal de Laure, cette jeune Chef, qui vient de loin et qui ira loin.

    IMG_1403.jpg

    IMG_1404.jpg

    Je vous recommande vivement ce nouveau restaurant bruxellois.

    BRINZ'L, Rue des Carmélites 93 1180 Uccle Tel : 02 218 23 32.

     

  • Le saumon AquaAdvantage autorisé à la vente, après 20 ans de lobbying...

    On lui a donné le surnom de Frankenfish et, comme d’autres animaux mutants, ou animaux OGM, il attendait d’être mis sur le marché depuis une vingtaine d’années. Le projet vient des Etats-Unis où l’idée d’un saumon grossissant très vite a fait du chemin. Le saumon AquAdvantage est transgénique : il s’agit d’un saumon atlantique, issu du Massachusetts, auquel on ajoute deux gènes d’un saumon chinook, la plus grosse espèce de saumon du Pacifique. On ajoute également des gènes de loquette d’Amérique, une sorte d’anguille.
    La manipulation agit sur la croissance du poisson, qui grossirait deux à quatre fois plus vite que son homologue non modifié génétiquement. 

    Depuis le 19 novembre 2015, il est autorisé de vendre ledit poisson sur le marché américain, une première mondiale pour un animal génétiquement modifié. L’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la FDA, a annoncé cette autorisation, déclarant qu’ « après une analyse scientifique exhaustive et rigoureuse », elle considère que le « Le saumon Aqua est aussi sûr à manger que n’importe quel saumon atlantique non génétiquement modifié ».
    Il sera disponible d’ici deux ans sur les étals. D’un point de vue nutritif, il n’y aurait selon l’agence américaine, pas de différence.

    Des points de vue du bien-être animal et environnemental, les associations s’insurgent, repris par certaines personnes du ministère canadien des Pêches et des Océans. Le saumon OGM souffrirait de problèmes respiratoires et d’une plus grande sensibilité à la bactérie Aeromonas salmonicida. Il y aurait également un risque non négligeable que le poisson s’échappe dans la nature, l’entreprise arguant que les poissons élevés pour la consommation seront tous femelles et stériles. Les poissons sont pour l’instant élevés dans des fermes au Canada et au Panama. D’autres rappellent aussi que les produits contenant des OGM ne sont pas clairement étiquetés dans le pays, ce qui inquiète les associations de consommateurs.
    L’entreprise AquaBounty pourrait maintenant demander des autorisations pour d’autres animaux génétiquement modifiés comme des truites, des tilapias et de l’omble arctique. Une raison de plus de rappeler l’importance de lutter contre TAFTA (le dossier controversé d’un accord commercial transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis). Source Conso-Globe.

    Déjà que le saumon actuel n'en est plus (rien à voir avec le saumon commercialisé dans les années 70 et 80, tant au niveau du goût que de la texture), ce saumon Aqua-advantage va permettre aux industriels de nourrir de crasses leur poisson pendant 2 ans au lieu de 4. Fameux gain économique ! Mais pour quel résultat ? Encore pire qu'aujourd'hui, c'est sûr (si cela existe) !

    La malbouffe a encore de beaux jours devant elle et les lobbies de l'industrie agro-alimentaire aussi. Bien triste réalité, tant qu'il y aura des Cons-sommateurs qui achèteront de tels produits...

     

  • Après tout ce que l'on vient de vivre, faut bien se remonter le moral...

    Après tous les évènements démoralisants de la nuit passée et les tristes nouvelles de la journée, grande envie de me remonter le moral.

    Suis donc sorti aller chercher, chez mon épicier du coin, un beau bar moucheté de ligne d'un kilo sept cents grammes à l'oeil frais comme un gardon, un beau cep de 125 grammes qui me faisait de l'oeil, 160 grammes de girolles, qui me suppliaient d'accompagner le cep, et 5 oeilletons d'artichauts violets, pour faire comme dans le Midi. Les réjouissances s'annonçaient bien :

    IMG_0691.jpg

    D'abord une belle fricassée de cèpes, girolles, coeurs d'artichauts violets, ail violet de Provence et tomates, à l'huile d'olive première pression à froid.

    IMG_0693.jpg

    Puis, le bar de Ligne moucheté au four, à 180°, avec juste un peu d'huile et de la fleur de sel.

    IMG_0697.jpg

    Une petite envie de crème fraîche (Bio, fermière et entière) de dernière minute, et voilà mon plat diététique transformé en bombe calorique ! Et, tant qu'on y est, un petit filet d'huile d'olive sur le poisson.  Qu'est-ce que c'était divinement bon ! Le tout accompagné d'un bon Bandol rouge, ce qui n'arrange pas les choses au niveau calories, mais bon, il paraît qu'on ne vit qu'une fois...

    IMG_0700.jpg

    Je ne connaissais pas le Bar moucheté. Je peux vous dire que c'est très proche du Bar de ligne commun, c'est à dire délicieux quand il est hyper frais, ce qui était assurément le cas.

    Le Bar moucheté est plus méridional que le Bar commun, il vit au nord du golfe de Gascogne et dans la mer Méditerranée, le plus fréquemment le long des côtes du Sud, et sur la côte ouest de l'Afrique, du Maroc au Sénégal. Il est commun tout le long de la côte italienne, à l'exception, du nord de l'Adriatique.

    Le Bar moucheté se nourrit de crustacés, de mollusques et même de petits poissons. A essayer, si vous parvenez à en trouver. Et n'oubliez pas de ne plus en consommer un seul gramme de fin décembre à fin février :  période de reproduction ! Ridicule de consommer un bar de ligne avec une laitance contenant des millions d'oeufs : les océans en ont besoin !

  • Au revoir Bee Green, bonjour La Ferme du Peuplier...

    Petit émoi samedi passé au marché de Woluwé Saint Lambert : mon producteur de fruits et légumes Bio n'était pas là ! Cela fait un fameux vide.

    Heureusement, ce samedi, Guillaume Le Hardy (Bee Green) était bien là et discutait avec des clients. Je remarque que les étals ont changé; la disposition est autre, c'est plus ordonné et de belles étiquettes de prix ont fait leur apparition. L'absence du week-end passé s'explique peut-être par ce changement qui a dû être mis au point.

     

    922396_649241668426167_1455439028_o.jpg

     

    Et bien non. Guillaume Le Hardy arrête provisoirement pour raisons personnelles, et cède son emplacement à Gwenael Du Bus, de la Ferme des Peupliers, un gars qui a la même philosophie et avec qui il a souvent travaillé et échangé des produits. Et il était là, ce samedi matin, pour expliquer son départ à ses nombreux anciens clients.

    Les fruits et légumes Bio de la Ferme des Peupliers sont parfaits, ultra frais, bien présentés, et le plaisir de se rendre au Marché le samedi matin va donc se poursuivre avec ce nouveau maraîcher, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives et de notre santé. Et bonne route à Guillaume.

     

    1412450_756077161075950_324009117_o.jpg

    1264830_706258509391149_2076168228_o.jpg

     

    Marché : le samedi matin à Woluwé-St-Lambert sur la Place Saint Lambert (08h à 13h).

  • Où en est ce fameux traité transatlantique de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis ?

    Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, la Commission Européenne est bel et bien en train de revoir à la baisse une série de normes environnementales et alimentaires en vue de la signature de ce fameux traité de libre-échange qui devrait être censé doper le commerce entre les USA et l'Europe, et dont personne ne veut en Europe.

    Un article paru dans "Courrier International" le 29 mai prouve que le lobbying des multinationales américaines et canadiennes, ainsi que le lobbying politique de ces 2 états font plier la Commission.

    On a ainsi pu remarquer, ces derniers temps, que plusieurs projets de réglementation européenne en matière d'environnement, de santé ou de sécurité alimentaire ont été abandonnés ou modifiés à la baisse pour pouvoir correspondre aux demandes américaines.

    Adieu la réglementation sur la viande clonée, abandon de l'interdiction de  traiter les carcasses de viande à l'acide lactique, abandon de la distinction entre pétrole et sables bitumeux (beaucoup plus polluants et néfastes pour le climat), sans parler de l'interdiction de plusieurs perturbateurs endocriniens postposée at vitam aeternam.

    Ces négociations qui se tiennent derrière des portes closes ne laissent filtrer que très peu d'informations. Ce qui est sûr, c'est que s'il est signé malgré que les citoyens européens y soient opposés, le coût de ce traité de libre échange sera élevé pour nous, tant au niveau environnemental qu'au niveau santé.

    Comme nous le redoutions depuis le début, c'est l'Europe qui va baisser ses normes de sécurité et de pollution pour permettre aux multinationales américaines d'inonder le continent européen de produits bas de gamme et douteux et, en plus, sans devoir l'indiquer sur l'étiquette ! 

    De plus, ces firmes auront le droit d'attaquer en justice l'état européen qui s'opposerait à la commercialisation d'un de ces produits sur son territoire. C'est de la folie ! Pensez à la France qui vient d'interdire, enfin (!) le round-Up de Monsanto. Le traité une fois signé, ce sera impossible.

    Le Canada qui a signé un tel traité avec les USA a perdu 97% des procès intentés par les multinationales américaines, et a dû leur payer des millions de dollars de dédommagement. il a dû ensuite changer ses lois pour permettre la commercialisation de ces produits. C'est cela le libre échange, vu du côté américain...

    J'espère vivement que nous, le peuple européen, seront consultés pour donner notre accord en connaissance de cause sur ce fameux traité avant qu'il ne soit signé en notre nom.

     

  • Comprendre les différences entre fromages au lait cru et fromages morts (pasteurisés)...

    Quelle est la différence entre un fromage au lait cru et un fromage industriel pasteurisé, thermisé, ionisé ou filtré ?

    Avant, il y avait des fermiers qui avaient des troupeaux de vaches de races locales selon les régions, et qui produisaient leur fromage local juste après la traite, avec un lait hyper frais. Ces vaches avaient une alimentation différente des autres selon les régions et selon les saisons. Ceci est important au niveau du goût et de la typicité des fromages.

     

    IMGP4275-vaches.jpg

    fromages au lait cru,terroir,saison,typicité,goût,santé

     

    Après la seconde guerre mondiale, il fût politiquement décidé de remplacer toutes ces espèces différentes et ancestrales par une seule : la vache Holstein qui produisait plus de lait. Heureusement, quelques cheptels originaux furent conservés, ce qui permet aujourd'hui de ré-introduire ces espèces de vaches adaptées à leur milieu selon les régions. 

     

    images-1.jpeg

    fromages au lait cru,terroir,saison,typicité,goût,santé

     

    Puis arrivèrent les industriels, avec leurs grands besoins de lait pour la production de masse. Comme le lait était moins frais car il venait de loin, ils décidèrent de pasteuriser le lait et d'y ajouter des conservants. Et inventèrent de nouveaux fromages pour inonder les rayons des magasins de pseudo-fromages.

     

    000000.jpg

    timthumb.php.jpeg

    visuel-produits-08081547-fiche-MAESTRELLA-47mgRAPE-2.gif

    Remarquez les slogans publicitaires trompeurs: Meule de campagne, Variez les saveurs, Pâturages, etc... 

     

    Lors de la production d'un fromage au lait cru, le lait ne subit aucun traitement thermique La flore bactérienne du lait est conservée. On parle de laits frais locaux qui sont mis en œuvre au maximum quelques heures après la traite des animaux. C’est généralement le cas des fromages fermiers ou artisanaux. En conservant cette flore bactérienne naturelle et sauvage, on favorise la production de goûts d’odeurs, d’arômes et de saveurs particuliers dans des fromages qui sont plus subtils et élaborés ! Avec, en plus, des variations gustatives et qualitatives sur le produit fini, qui dépendent de la saison, du producteur et de l'affinage. C'est un vrai fromage, qui vit, qui évolue, qui s'affine, qui se donne et qui s'auto-protège (les bonnes bactéries empêchant les mauvaises de proliférer).

     

    plateau-de-5-fromages1.jpg

     

    Lors de la production d'un fromage pasteurisé, on chauffe le lait pour éliminer tout germe pathogène (mauvais microbe) qui serait présent dans ce lait, issu de mélanges de provenances diverses et parfois lointaines. Comme toute la flore bactérienne est détruite, il faut rajouter beaucoup de ferments lactiques, ce qui donnera des fromages  standardisés avec des goûts et des saveurs uniformes et moins atypiques . La pasteurisation confère au produit un goût neutre, une texture molle qui ne garantit pas une totale transformation de la matière crayeuse en crème. Et comme les bonnes bactéries qui auto-protègent le fromage sont détruites, on comble ce manque d’immunité naturelle par l’utilisation de conservateurs.

     

    images-6.jpeg

    images-4.jpeg

    images-3.jpeg

     

    Pour les laits thermisés ou micro-filtrés, on arrive quasi au même résultat : uniformisation des goûts, absence de typicité, manque de caractère. Et surtout, une matière morte bourrée de conservants.

     

    Unknown.jpeg

     

    Les industriels tentent maintenant de faire croire que les fromages au lait cru sont dangereux pour la santé, ce qui leur permettraient de produire en masse des fromages AOC (Origine d'Appellation Contrôlée). Certaines AOC exigent que le fromage soit issu de telle race de vaches ou de chèvres dans telle région, afin de conserver la typicité d'un fromage élaboré depuis la nuit des temps. C'est le cas du camembert fermier moulé à la louche, du reblochon fermier, du fromage de Herve dont on a beaucoup parlé ces derniers temps, et de ces centaines de variétés de fromages fermiers ou artisanaux qui font le plaisir de nos papilles gustatives.

     

    shutterstock_192675965_920.jpg

     

    Rien à voir avec les pseudo-fromages des grandes multinationales agro-alimentaires, issus de laits lointains ou même étrangers, morts, et bourrés d'additifs chimiques pour leur donner un semblant de goût, un semblant de texture, un semblant de couleur, un semblant d'onctuosité. Il en existe même en boîtes de conserves. Si cela vous dit...

     

    IMG_7121-720x480.jpg

     

    Une dernière chose à savoir : la plupart des intoxications alimentaires dues au fromage sont le fait de la consommation de fromages pasteurisés et non de fromages au lait cru, comme on pourrait le penser. Quand une bactérie se développe dans un fromage pasteurisé, elle prolifère car les bactéries sensées la combattre ont été tuées lors du chauffage du lait. Ce qui n'est pas le cas d'un fromage au lait cru, qui s'auto-protège. La nature est bien faite, on n'arrête pas de vous le dire...

     

  • Magnifique week-end et bientôt l'été...

    Quel superbe week-end ! On sent l'été qui pointe le bout de son nez et les vacances qui approchent à grands pas.

    Quel bonheur au marché Bio hier matin : fruits rouges parfumés à profusion, melons de Cavaillon mûrs à souhait et à la chair sucrée, premières tomates goûtues de pleine terre (variété précoce, il faut encore attendre fin juillet pour les autres), salade Rougette lourde et croquante au goût délicieux et frais, les premiers artichauts, et toujours les asperges, blanches ou vertes. On se serait cru dans le sud de la France.

    Une petite envie de se faire du bien et de manger léger et frais avec une salade de Baby homards hier midi (salade Rougette, échalote ciselée, persil et mayonnaise maison), avec une baguette à l'ancienne encore tiède, un pur délice. Et une petite salade de fruits rouges pour terminer en beauté.

     

    FullSizeRender.jpg

    Hier soir, une tomate de crevettes grises épluchées main (pendant une demi-heure) : le bonheur gastronomique et la fraîcheur des produits est à ce prix. Bref, mes premières tomates fraîches cette année, et j'ai bien fait d'attendre : quel parfum et quel goût ! Et la saison ne fait que commencer...

    FullSizeRender.jpg

    Ce midi, 4 magnifiques fonds d'artichauts m'attendent, mais j'ignore encore comment je vais les préparer. Simplement avec une vinaigrette maison, ou poêlés à l'huile d'olives, avec des poivrons rouges allongés Bio eux aussi, achetés hier, du fenouil, quelques pointes d'asperges vertes et de l'ail violet ? Ou farcis de dés de saumon fumé et d'une sauce Mornay, puis gratinés ? On verra bien.

    Et puis il y a encore ce melon charentais qui embaume tout l'appartement : ce sera pour ce soir. 

    Bref, la saison des plats odorants, parfumés et colorés a débuté et il faut en profiter autant que possible pendant l'été qui arrive. Pour le plus grand plaisir gustatif de chacun. Avec des produits Bio uniquement, bien entendu. Car seuls ceux-là ont vraiment du goût.

     

     

  • Le Herve au lait cru menacé par l'Afsca...

    Communiqué officiel de Slow Food International :

    Les petits producteurs locaux se trouvent très souvent confrontés à des mesures rigides nécessitant des investissements disproportionnés et davantage applicables aux grandes productions industrielles.

    L'Agence Fédérale pour la Sécurité Alimentaire en Belgique (AFSCA) a dressé un Procès Verbal préventif interdisant à José Munnix, un des deux derniers producteurs de Herve au lait cru et Sentinelle Slow Food, de produire et de vendre son fromage, bien qu'aucune notification écrite n'ait à ce jour été rédigée. 

    L'AFSCA a également informé samedi dernier de sa volonté de détruire la totalité de la production de l'entreprise et de fermer la cave d'affinage.

    À ce jour, la décision définitive de l'AFSCA n'est pas encore arrêtée.

    Si Slow Food reconnaît que le respect des normes imposées incombe à tous les producteurs (qui doivent suivre les bonnes pratiques en matière d'hygiène), l'association invite les autorités compétentes au niveau national, régional et local à utiliser les marges de manœuvre prévues par la directive européenne en matière d'hygiène alimentaire.

    253_0.jpg

    Le Convivium Slow Food de Liège organise un moment de rencontre et d'échange entre les producteurs et les crémiers fromagers, ce jeudi dans le cadre du  Salon du Fromage et des Produits laitiers de Ciney,  pour préparer une rencontre avec l'AFSCA.

    Pour plus d’infos, merci de contacter le bureau de presse internationale de Slow Food :Paola Nano, +39 329 8321285 p.nano@slowfood.it

    http://www.fondazioneslowfood.com/en/raw-milk-herve-threatened-by-fasfc/

    Slow Food implique des millions d’individus dédiés et passionnés par une nourriture bonne, propre et juste. Cela comprend des chefs, jeunes, militants, paysans, pêcheurs, experts et universitaires de plus de 158 pays ; un réseau d’environ 100 000 membres Slow Food répartis sur 1 500 antennes locales (Conviviums) qui contribuent au mouvement par leurs cotisations et les évènements et campagnes qu’ils organisent ; et plus de 2 500 communautés de la nourriture Terra Madre qui produisent à petite échelle et de manière durable des aliments de qualité dans le monde entier.

    - See more at: http://slowfoodmetropolitan.be/fr/news/le-herve-au-lait-cru-menace-par-lafsca#sthash.eR11mXn3.dpuf

  • Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à bisquer leurs croquettes de crevettes ?

    Je trouve que tester la croquette de crevettes maison quand vous découvrez un nouveau restaurant est un bon indicateur de la qualité et de la finesse de ce qui suivra.

    La véritable croquette de crevettes est assez difficile à réaliser : la farce doit être quasi coulante, chaude et onctueuse et doit goûter la crevette grise. Non seulement par le nombre de crevettes par croquette, mais aussi par le fin fumet de crevettes réalisé à partir des carcasses et des têtes de crevettes et qu'on lie à la farce.

    Elle ne doit pas être farineuse (il faut bien cuire la farine pour supprimer ce goût), ni bisquée, ce qui gâcherait la finesse délicate du goût de la crevette grise. Ce n'est pas une croquette de homard (sans homard) qu'on a commandé !

    Quant à la croûte, elle se doit d'être fine et croustillante (elle est souvent molle et épaisse), sans être trop cuite, ou pire, carbonisée. Et les croquettes de crevettes doivent être idéalement accompagnées de persil frit et d'un quartier de citron.

    Force est de constater que la vraie croquette de crevettes, celle qui goûte vraiment la crevette grise (et pas les crustacés, la farine ou le fromage, ou les 3 ensemble ) est en train de disparaître. Rares sont encore les commerces ou les restaurants où l'on peut en trouver. Les dernières dont j'ai pu me régaler provenaient du rayon poissonnerie chez Rob, au restaurant l'Ecailler du Palais Royal, ou de l'ISPC (les croquettes artisanales).

    Donc, avant d'en commander, assurez-vous qu'elles sont faites maison, puis demandez si elles sont bisquées. Si c'est le cas, n'en prenez pas : vous seriez déçu, une fois de plus. Et, peut-être, qu'à force de ne plus en vendre, les Chefs reviendront à la recette originelle...

    Eplucher à la main les crevettes pêchées le matin comme cela se faisait Aux Armes de Bruxelles, qui en vendait des centaines par jour, est évidemment moins facile et plus cher, mais le goût n'a pas de prix... Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • Les premières asperge de Provence sont là...

    Un délice, ces premières asperges de Provence ramenées de Lyon et choisies une par une sur le marché installé le long de la Saône.

    FullSizeRender 7.jpg

    Simplement servies avec un beurre salé, c'est un pur régal ! Les autres, consommées froides avec une vinaigrette maison, ou ajoutées à une poêlée de légumes verts (brocoli, fèves des Marais, haricots fins, échalotes, cébette, ail violet, courgette et poivron vert) sont l'accompagnement idéal d'un plat qui sent bon la Provence et qui annonce l'été.

    Un goût incroyable, des couleurs magnifiques (base blanche, queue verte et tête mauve), et un produit de saison, bon pour la santé.

    Ces asperges en provenance du Pertuis viennent d'arriver : ne les loupez pas ! Surtout par le temps ensoleillé qui règne pour le moment sur notre Royaume !

  • Zéro pour cent, c'est nul et dangereux...

    Vous êtes en surpoids et aimez bien ce qui est gras ou sucré. Vous adorez le beurre, les fromages et les boissons sucrées comme le coca.

    Ne vous inquiétez pas, l'industrie agro-alimentaire a pensé à vous et vous propose des produits 0% de matières grasses, ou 0% de sucre pour vous permettre de continuer à vous empiffrer, mais sans remords.

    Grave erreur. Il faut fuir tous ces produits 0% ou allégés comme la peste car ils sont nocifs pour votre santé. J'avais déjà écrit sur ce blog un article sur les margarines et leur composition d'huiles de mauvaises qualités, hydrogénées et bourrées d'acides gras trans cancérigènes : un scandale !

    zero-pour-cent_3205.jpg

     

    "Aujourd'hui, ils sont tout simplement interdits à la vente. Mais pour les remplacer, nous avons les produits à « 0 % de matière grasse ». 

    Tous les produits contenant de la graisse sont aujourd'hui proposés dans les supermarché en version « allégée », voire « zéro pour cent ». Le problème est que c'est la graisse qui donne une texture onctueuse. Si vous l'enlevez d'un produit, il vous reste une sorte de carton… Mais il existe une ruse : remplacer la matière grasse par des farines ou de l'amidon (maïzena par exemple) pour servir d'épaississant. 

    produits-alleges-L-1.jpeg

     

    Or l'amidon est un sucre qui se transforme aussi vite, et même plus vite, en glucose dans votre estomac que si vous mangez des sucres en morceaux. En effet, l'amidon, bien qu'il n'ait pas le goût sucré, n'est qu'une simple chaîne d'atomes de glucose. Il commence à être décomposé dès le contact avec la salive par une enzyme, l'amylase salivaire. 

    Les sucres en morceaux sont faits en saccharose, c'est-à-dire la combinaison de fructose et de glucose. Ils font donc monter le sucre sanguin (glycémie) moins vite que l'amidon. 

     

    Si vous cherchez à maigrir, il faut à tout prix éviter les aliments à haute charge glycémique, et donc tous les produits « allégés en matière grasse » mais enrichis en farine ou amidon qui sont des sucres à index glycémique élevé." (Extrait d'un article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation).

    Vous n'avez qu'un corps : prenez-en soin ! Ne croyez jamais aux slogans publicitaires de l'industrie agro-alimentaire et ne consommez pas leurs produits. Nourrissez votre corps d'aliments naturels, de saison, bio si possible, et sans faire d'excès (sauf occasionnellement bien entendu) : c'est le seul moyen, aujourd'hui, de rester en bonne santé.

     

    butter-vs-margarine-720x340.jpeg

     

    Vous pensez vraiment que les centenaires qui meurent aujourd'hui allaient, dans leur jeunesse, au supermarché acheter toutes les crasses qu'on y trouve aujourd'hui ? Réfléchissez un peu... Yoplait, Danone, Activia, Flora, Becel, Pro-Activ, Elle & Vire, Coca-Cola, Pepsi et Fanta n'existaient pas... Tout comme les supermarchés, d'ailleurs...

  • Il est grand temps de semer ses pépins de tomates...

    Profitons de ce magnifique week-end ensoleillé et étonnamment doux (17° ! ) pour réaliser les semis de tomates, à l'intérieur, bien entendu.

    Car début mai, dans quelques semaines, pour pourrez sortir vos jeunes plants de +- 15 cm et les planter dehors, en pleine terre ou en pot, sur votre terrasse. Plein soleil, évidemment.

    Cette année, outre ma collection personnelle de semences Bio provenant des meilleures tomates que j"ai dégusté ces dernières années, Je me suis ré-approvisionné chez Kokopelli (via le net) après une étude minutieuse des centaines de variétés qu'ils proposent. Le choix est difficile.

    images.jpeg

    Comme on est dans le nord, il faut éviter les variétés tardives qui mettent plus de temps à pousser. Il faut donc acheter des variétés précoces ou de mi-saison. Et ensuite, c'est à vous de jouer, en fonction de vos critères.

    images-2.jpeg

    En précoces, j'ai opté pour la Marmande et les tomates cerises Matt's Wild Cherry. En mi-saison, la rose de Berne, la Cornue des Andes, la Livingston's Favourite, la Santa Clara Canner, la Thessaloniki, et la Roma Paste. Une exception en tardives, la Miel du Mexique, que j'adore...

    images-1.jpeg

    Bref, tous ces petits pépins vont se retrouver aujourd'hui dans des petits pots de terreau Bio pour semis et boutures, le long d'une fenêtre. Pour nous offrir des tomates mûres, incroyablement parfumées et goûtues à souhait durant tout l'été, et même plus tard.

     

    images-3.jpeg

     

    Ce qui vous changera des tomates OGM, qui ne sentent rien, qui goûtent la farine et qui se conservent des semaines, vendues toutes l'année dans vos grandes surfaces préférées...

  • Les bienfaits de la Grenade...

    La grenade, et notamment son jus, sont riches en antioxydants (ellagitanins et anthocyanines), d’excellents éléments qui contribuent à lutter contre le vieillissement cellulaire. Des études menées chez l’Homme démontrent que le jus de grenade pourrait ainsi ralentir la progression de certains cancers comme celui de la prostate, de côlon et du sein.

    grenade.jpg

     

    L’une d’entre elles a montré que la consommation de jus de grenade, associée avec du brocoli, du curcuma et du thé vert fait chuter de 63% les niveaux de PSA (Prostate Specific Antigen – marqueur permettant d’évaluer la vitesse de récidive) en six mois chez des patients atteints du cancer de la prostate. Le Pr David Khayat, chef de service de cancérologie à la Pitié-Salpêtrière, expliquait à Sciences et Avenir que, "même s'il n'existe pas de régime anticancer valable pour tous, certains aliments ont prouvé au travers d'études spécifiques qu'ils possédaient des propriétés protectrices". La grenade fait partie de son "top 7".

    Il a également été démontré que la consommation régulière de jus de grenade était un atout dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. En effet, les antioxydants de ce fruit amélioreraient la circulation sanguine, diminueraient l’hypercholestérolémie ainsi que la pression sanguine, et auraient un effet bénéfique sur les lésions athéromateuses. Article de Nathalie Hutter-Lardeau sur Sciences et Avenir.

    Il faut en boire sous forme de jus, ou encore mieux, vous forme d'élixir, et il faut en manger : dans les desserts, dans les salades, sur des carpaccio de poissons ou de Saint-Jacques, comme ici, avec un peu de fruit de la passion : un pur délice.

     

    74994203.jpg

     

  • Slow Food et la restauration rapide dans les écoles...

    Lorsque Alice Waters vint explorer la France (comme toute jeune américaine) au début des années 70, elle a été fascinée par les marchés et la typicité des produits alimentaires qui s'offraient à elle, de région en région. Lorsqu'elle est rentrée en Caliornie, elle a décidé de mettre en valeur dans son restaurant les produits de sa vallée.

    Et depuis tout jeune, Jamie Oliver, originaire de l'Essex en Angleterre, né et élevé dans un pub, connait l'importance de l'apprentissage du goût auprès des jeunes, il en a fait un de ses combats.

    Il était naturel qu'un jour ces deux passionnés de "vraies nourritures" se rencontrent. Hughes Belin a assisté à cet évènement, lors du dernier Salone Del Gusto de Slow Food et vous le raconte : "Les visiteurs du Salone del Gusto à Turin fin octobre 2014 ne s’y sont pas trompés : l’événement le plus intéressant de cette petite semaine consacrée au slow food tous les deux ans, était sans conteste une conférence réunissant Carlo Petrini, Président-fondateur de Slow Food, Alice Waters, chef du Restaurant réputé Chez Panisse et Vice-Présidente de Slow Food International et Jamie Oliver, star anglaise de la cuisine saine.

     

    slow food,alimentation,terroirs,saison,local,goût,nature,santé

     

     

    Curieusement, c’était son premier passage au Salone. Ils étaient réunis pour la première fois devant une salle archi-comble pour nous aider à changer le monde et nous dire comment eux, ils ont fait leur part. Et bien vite, la restauration collective, dont celle des écoles, s’est imposée comme une cible de choix, car on prend plus de la moitié de nos repas à l’extérieur de nos foyers. Mais les écoles ont ceci de plus qu’elles « créent les citoyens du futur », comme le dit Carlo. Non seulement on garantit une bonne santé actuelle et future aux enfants, mais on les éduque à la nourriture bonne, propre et juste.

     

    slow food,alimentation,terroirs,saison,local,goût,nature,santé

     

     

    En d’autres termes, « c’est un investissement pour un changement de paradigme, ce n’est pas un coût », explique-t-il. « Il faut apprendre [la nourriture saine] aux enfants, tant qu’ils sont jeunes et ouverts »,  ajoute Alice. Mais « l’ennemi est très riche, très stratégique et très bien implanté, ce n’est pas une simple empoignade, mais un véritable combat », avertit Jamie.

    Alors, comment faire ? Jamie a tourné un documentaire « Jamie’s School Dinners » sur la nourriture dans les écoles du Royaume-Uni. Sorti au moment des élections de 2005, il a créé un choc et permis l’adoption d’une loi nationale garantissant pour la première fois des normes minimales pour la nourriture dans les écoles – il y en a depuis longtemps pour la nourriture pour chiens. « L’action auprès des gouvernements est essentielle, car l’effet de levier d’une loi est énorme », reconnaît Alice. Carlo cite l’exemple de l’interdiction de vendre des sucreries et des sodas dans les écoles italiennes décidée récemment. « Quand la politique se met au slow, les choses arrivent », s’amuse-t-il.

     

    slow food,alimentation,terroirs,saison,local,goût,nature,santé

     

    Mais on ne peut pas toujours compter sur l’Etat pour tout régler. Alice, elle, a agi en créant des jardins, depuis 20 ans. Dans les écoles, puis les prisons, les hôpitaux. Le jardin est non seulement un outil éducatif, mais il enseigne le partage, lorsqu’on donne les légumes. Il enseigne l’humilité face à la nature, les saisons, qui n’existent plus dans les supermarchés d’aujourd’hui. « C’est plus difficile de convaincre les enseignants que les enfants », constate-t-elle. Elle est toutefois convaincue que « la culture du fast food n’a pas détruit notre amour de la nature ». « Plus la population est ignorante, plus le système de la malbouffe triomphe », explique Carlo. Le travail est énorme mais il faut persister à informer et éduquer sur comment se transforment les produits.

    A travers la convivialité, les choses se passent plus simplement : « quand on cuisine et qu’on mange ensemble, il se passe de belles choses : faire à manger résout tous les problèmes », raconte Jamie. « Faire pousser des choses ensemble, c’est un moyen d’avancer ensemble », ajoute Alice.  Les gens changent quand l’effort pour changer vaut le coup. Dans les cantines scolaires britanniques, le repas de midi est souvent le repas le plus important de la journée rappelle Jamie. Le mot slow prend tout son sens lorsqu’on voit que la nourriture emballée qui sert aux déjeuners de nos chères têtes blondes est le plus souvent inappropriée. Si un enfant ne peut pas manger à la cantine, il devrait avoir un déjeuner « fait maison » - qui nécessite, certes, plus de temps à préparer.

    « L’éducation au goût des enfants commence dès la grossesse », concluent-ils, parce que l’accès à une nourriture saine « est un droit fondamental de l’enfant ». Bon, on fait quoi, nous ?"

    Oui, au fond, que savons nous de la cantine de vos enfants ? Comment faisons-nous pour leur apprendre d'où viennent les pommes de nos régions et qui les cultive, pourquoi il est important  de le savoir ?

    Alice Waters a expliqué pourquoi et comment une simple pêche pourrait convertir  le président Obama à Slow Food et changer profondément l'agro-business américain. (Texte publié par l'équipe du Convivium Slow Food Brussels).

    Il est important d'éduquer les enfants dès le plus jeune âge aux aliments naturels de saison, ceux qui ont du goût. Ils doivent cueillir des framboises, de vraies pommes et poires, cultiver des salades, des radis, du persil, des fraises et des potirons. Ils seront tellement émerveillés par le goût des aliments naturels qu'ils ne seront jamais, toute leur vie durant, des accros des fast food, de la malbouffe industrielle et de tous ces mauvais aliments bourrés d'additifs de toutes sortes vendus par les multinationales alimentaires.

     

    slow food,alimentation,terroirs,saison,local,goût,nature,santé

     

    Prenez le temps de cuisiner tous les jours des produits frais et locaux : ils garderont en mémoire ces recettes, le goût de ces plats familiaux, et les cuisineront plus tard à leurs enfants. C'est le meilleur bagage qu'on puisse leur offrir pour l'avenir : le goût des choses et la santé grâce des produits sains, saisonniers, variés et locaux.

     

  • Osteria Il Gusto Italiano à Bruxelles...

    Somptueux dîner, hier soir, à l'Osteria Il  Gusto Italiano, (Enoteca con cucina) située Avenue des Cerisiers à Woluwé Saint Lambert. Un restaurant ouvert il y a un an et dont j'ignorais l'existence... Une grave erreur !

    Des pâtes faites maison le jour même, des suggestions alléchantes, des produits qui ont du goût et une magnifique carte des vins italiens, à prix doux. Un patron sympathique, amoureux des bons produits et connaisseur en bons vins également. Et, en plus, branché Slow Food !

    Je vous invite à découvrir ce lieu : http://www.ilgustoitaliano.pro/fr/

    Ce fût un régal. Repas que nous avons terminé avec une magnifique assiette de fromages. Et pas n'importe lesquels : d'incroyables fromages italiens majoritairement au lait cru, dont certains font partie du Presidio Slow Food, et on comprend pourquoi.

     

    FullSizeRender.jpg

     

    En discutant de la qualité des produits avec le patron, celui-ci m'a remis le catalogue Valsana 2014-15, une entreprise qui recherche, sélectionne et distribue des produits italiens d'exception et authentiques depuis 25 ans. 500 fromages italiens et 400 produits de charcuterie composent ce magnifique catalogue... Il y a moyen d'acheter certains de ces produits au restaurant. A découvrir absolument !

    Voici 4 des fromages dégustés hier soir :

     

    31235_45.jpg

    CASTELMAGNO DOP - ALPAGE

    Country: Italy
    Region: Piedmont
    Type of milk: Cow's milk  

    A typical Castelmagno, one of the greatest cheeses on earth  Castelmagno DOP - Alpage

     

     

     

    30657_24.jpg

    GOATS CHEESE BIO TREATED WITH PROSECCO

    Country: Italy
    Region: Veneto
    Type of milk: Goat's milk  

    Organic goat cheese, matured with Prosecco wine marc  Goats cheese Bio Treated with Prosecco

     

     

     

    30650_28.jpg

    CASTEL - MEDIEVAL CHEESE

    Country: Italy
    Region: Veneto
    Type of milk: Cow's milk  

    Raw milk cheese, a compact paste with an unmistakable aroma  Castel - Medieval cheese

     

     

     

    30957_22.jpg

    TUMA PERSA - COW'S MILK CHEESE

    Country: Italy
    Region: Sicily
    Type of milk: Cow's milk  

    A unique cheese from Sicily, very rare, slightly spicy  Tuma Persa - Cow's milk cheese

  • Philippe Olivier, fromager à Lille...

    "D'un côté, les près de l'Adret. Le soleil frappe si fort que seules des petites herbacées, des thyms sauvages, des marjolaines, des sarriettes chétives poussent entre les cailloux. Parfumées par le sol, le minéral, le soleil, ces herbes maigres s'offrent aux chèvres et aux brebis qui, à leur tour, nous donnent un lait parfumé, dense, puissant.

    De l'autre côté, les prairies de l'Ubac. Plus à l'ombre, plus exposée à la pluie bienfaisante, c'est une herbe grasse, aux mille fleurs colorées de boutons d'or, gentianes, coquelicots où les vaches originaires du pays produisent là aussi le meilleur lait pour des fromages différents.

    Ce produit unique, le lait cru, par le travail des paysans-producteurs locaux, se transforme en plus de 300 fromages "Grands Crus Classés" que Philippe Olivier affine en ses caves pour leur donner maturité, texture et personnalité."

    C'est après avoir lu ce très beau texte imprimé sur l'emballage d'un délicieux fromage au lait cru acheté à Lille cette semaine, que j'ai décidé de le publier sur ce blog. Mais qui est Philippe Olivier ?

    Issu d'une famille de collecteurs, affineurs et marchands de fromages depuis 1907, Philippe Olivier n’a cessé de cultiver et de perfectionner les techniques et les secrets de cet art qu'est l'affinage ! Ernest, Marcel, Philippe et Romain : 4 générations au service des vrais fromages !

    08c09e6e8a.jpg

    C'est un dénicheur impénitent de fromages oubliés auxquels il redonne vie. Avec lui, ce sont aussi des paysans qui continuent à valoriser le patrimoine fromager français, le plus important au monde. Bref, c'est tout une culture de la cause fromagère, de la défense du fromage au lait cru, de la qualité plutôt que de la quantité.

    Ecologiste sans le savoir et avant l'heure, Philippe Olivier a toujours privilégié les petits producteurs situés dans un environnement naturel encore intact. Le fromage est sa passion et ce qu'il aime, c'est "proposer du bon, tout simplement et tout naturellement".

    Voilà un fort beau plaidoyer pour les fromages au lait cru. Le seul vrai fromage, qui s'affine doucement sur claies en bois ou sur paillons, et nous donne alors ces saveurs si particulières et différentes selon les saisons. Un régal gastronomique, bien loin des ersatz de fromages et autres poudres de fromages garnissant vos pizzas industrielles préférées et ne contenant pas une seule molécule de lait...

     

    6c1e302117.jpg

    31ffce6a50.jpg

     

     

  • Des nouvelles du Guy Savoy...

    Guy Savoy est quelqu'un que j'apprécie. Depuis que j'ai eu la chance de dîner à 2 reprises, ces dernières années, dans son fabuleux restaurant parisien.

    Guy Savoy,restaurant étoilé,gastronomie,produit,terroir,goût,recette,

    L'année 2015 sera importante pour Guy Savoy, dont le restaurant 3 étoiles de la Rue Troyon va déménager à La Monnaie de Paris, 11 quai de Conti, face au Louvre. Ce sera lors du second trimestre 2015.

    Dans le même temps, l'Huîtriade, situé en face du restaurant actuel, traversera la rue pour ouvrir l'Etoile de Mer, un restaurant de poissons.

    Et, à propos de l'Huîtriade, JP Géné vante, dans Le Monde de ce week-end, la qualité des huîtres qui y sont servies, en provenance de la crème des ostréiculteurs et des meilleurs parcs du territoire français : La Ronce de David Hervé, La Perle de Joël Dupuch, La Spéciale Prat-ar-Coum d'Yvon Madec, La Spéciale Gillardeau, La Secrète de David Hervé, La Spéciale de Florent Tarbouriech, et La Plate d'Yvon Madec.

    Bref, avis aux amateurs de mollusques marins bivalves qui passeraient dans le coin.

  • Petits feuilletés originaux pour l'apéro...

    En recherchant des idées originales, voilà ce que j'ai trouvé sur la toile, et ce n'est pas mal !

    recette-de-feuilletés-pour-lapéro-originales.jpg

    hmmm.jpg

    164614.jpg

    feuilletes-rapides-saumon-et-boursin.640x480.jpg

    images-croissants-apero-saumon-big.jpg

    Bref, il y a moyen d'être créatif, de s'amuser et, en même temps, de surprendre ses invités ! Il faut évidemment travailler avec de bons ingrédients et être soigneux dans le détail...

    Et comment on fait cette tête de cochon ? C'est tout simple ! Bon amusement !

    3-badijeonnage-des-feuilletés-originaux-en-forme-de-cochons.jpg

  • Eclairs & Gourmandises à Woluwé...

    Une nouvelle petite boutique a ouvert début du mois Rue de l'Eglise à Woluwé Saint Pierre. La vitrine attire le passant par ses créations colorées et originales, toutes sous forme d'éclair.

    2 SEDAJA-6.jpg

    Il y en a pour tous les goûts : Chocolat Grand Cru, Pistaches Griottes, Façon tarte Citron Meringuée, Vanille Mandarine, Fruits Exotiques, Marrons Cassis, Poire Belle Hélène, Café, Caramel au Beurre Salé, Spéculoos Framboises, Façon Paris-Brest, Façon Cheesecake aux Fruits Rouges, Façon Saint-Honoré, Façon Profiteroles ou Forêt Noire, et bien d'autres encore, sans parler des éclairs salés.

    Toutes des recettes originales, mises au point par des Champions du Monde en Pâtisserie. Rien que cela... Bonjour les calories, mais quel délice ! 

    Moi qui ne suis plus très dessert pour des questions de calories inutiles et de limitation de consommation de sucre, j'ai été obligé, contraint et forcé d'en goûter quelques-uns avant de rédiger cet article... Mon préféré, jusqu'à présent, est sans conteste l'éclair Pistache Griottes.

     

    SEDAJA-2.jpg

    Une Chantilly au chocolat blanc et pistaches, avec une pointe de confit de griottes. Et des griottes et Amarena. A tomber raide mort. J'ai aussi goûté le Poire Belle Hélène : Compotine de poires, pointe de liqueur de poires, confit de poires. Ganache légère au chocolat noir 70%. Plaquette de chocolat noir, billes de confit de poires et chocolat. Damned, que c'était bon !

    Je retournerai un jour, juste pour goûter celui au citron, avec sa crème citron allégée à la crème montée, meringue italienne onctueuse et crème acidulée au citron. Une oeuvre d'art !

     

    SEDAJA-3.jpg

    Tout est fabriqué "Maison" à Uccle, frais du jour et à base de produits locaux (sauf les fruits exotiques, je suppose Langue tirée). Une belle initiative, une belle idée et des produits irrésistiblement bons : chapeau bien bas !

     

     

  • Homard économique...

    En cette période de mauvaise conjoncture économique, de salaires bas, d'impôts et taxes en hausse, il faut être créatif pour les repas de fin d'année...

    Pièce jointe sans titre 00004.jpg

    Si ce sont des carottes bio toutes fraîches et goûtues, avec une bonne sauce maison, pourquoi pas ? A l'apéro, évidemment...

  • Restaurant Beaufort à Duinbergen...

    Cela faisait longtemps que je devais décrire mes mésaventures au Beaufort à Duinbergen en août. Faute de temps, c'est aujourd'hui que je le fais.

    Il y a quelques années, ce sympathique restaurant rivalisait encore avec le Rubens et quelques autres bons restaurants du coin : croquettes de crevettes maison savoureuses et soles meunières croustillantes et rosées à l'arête, la cuisson parfaite.

    Quelle ne fût pas ma déception totale de goûter cet été des croquettes de crevettes insipides et farineuses et de me démoraliser encore un peu plus avec une sole meunière molle, trop cuite et surgelée. Si au moins elle avait été surgelée toute fraîche, cela aurait encore été. Mais celle-là avait dû passer plusieurs jours dans le frigo avant d'être surgelée. Cela se voit, cela se sent et cela se goûte...

    N'en revenant pas, et me disant que ce était pas possible, j'ai pris mon courage à 2 mains et y suis retourné 15 jours plus tard. Le soleil ayant enfin fait son apparition fin août, la terrasse était bondée. Quatre ou cinq garçons originaires de l'Europe de l'est et ne parlant ni néerlandais, ni français, ni anglais avaient pour mission de sortir les plats de la cuisine, de traverser le restaurant, de sortir, de traverser la digue, et de déposer les assiettes sur des tables de service bordant la terrasse.

    Inutile de leur commander quelque chose : ils ne comprennent rien et se contentent de vous indiquer du doigt le vrai personnel, celui qui est capable de prendre une commande et de prendre soin de vous. Je ne vous raconte pas le manège, pour savoir à quelle table il fallait servir les assiettes juste arrivées. Epique...

    Et c'est donc bien là, Au Beaufort, que j'ai mangé pour la seconde fois en 15 jours, les moins bonnes croquettes aux crevettes de la Côte, et quasi la pire sole meunière de ma vie... La pire, c'était dans un tout petit resto en Hollande, et elle était avariée...

    Une sole à la chair gris/beige (au lieu du blanc immaculé), à la ligne de sang brune (au lieu du rouge vif), à la peau molle (au lieu d'être croustillante) et au goût douteux du poisson pas frais. Et qu'on ne me dise pas que je ne sais pas ce que je raconte, car en poissons, je m'y connais !

    Bref, encore un restaurant (une usine) qui tombe dans la malbouffe avec des CONSommateurs qui n'ont aucune culture gustative ou gastronomique et qui se font berner comme dans un bois. Heureusement, il y a encore certains établissements sur la Côte pour qui qualité, fraîcheur des produits et cuisson exacte signifie encore quelques chose... Et tant que ceux-là existeront, j'irai encore à la mer.

     

  • Arnolfo, le meilleur restaurant d'Italie ?

    Je ne peux m'empêcher de partager avec vous les dernières créations d'Arnolfo **, mon restaurant préféré en Italie. L'Arnolfo B&B occupe une maison de campagne rénovée dans le centre historique de Colle Val D'Elsa, en Toscane. Un endroit incroyable et une table fabuleuse de créativité, de saveurs, de justesse, d'équilibre et de perfection. J'en rêve encore...

    arnolfo-natale-20141.jpg

    arnolfo-ristorante-carta.jpg

    arnolfo-ristorante-cromatismi-vegetali.jpg

    getano-trovato-chef-2michelin-star-483x300.jpg

    arnolfo-ristorante-essenza1.jpg

    arnolfo-ristorante-territorio-e-ricerca.jpg

    fine-anno-arnolfo2014.jpg

    dolci-arnolfo.jpg

  • Une poulette m'a fait de l'oeil...

    Rentrant du bureau après une semaine fort chargée, et faisant quelques courses pour ce week-end, j'ai immédiatement remarqué cette magnifique poulette qui me faisait de l'oeil. 

    Je l'ai donc ramenée chez moi, sans la brusquer. Il me semblait important de la ménager tout en douceur. Je l'ai donc retournée avec soin et respect pendant plus de 2 heures, jusqu'à ce que ses cuisses se détachent. Seule, la basse température convenait à cette poulette, que j'ai traité avec le plus grand soin et le plus grand respect.

    Pendant tout ce temps, j'ai pu en apprendre un peu plus sur ses origines : elle venait de Patis, à Coulée sur Gée en France. Pascal et Marie-Agnès Cosnet l'ont élevée et affinée, bien qu'elle soit bien dodue. Et ce sont Chris et Hugo Desnoyer qui l'ont découverte et sélectionnée. D'où sa présence, ici, à Bruxelles, chez mon ami Robert.

    Ce très beau pédigrée se ressent au palais, avec une chair goûtue toute en finesse et légèreté, digne des plus beaux spécimens de gallinacés. A déguster simplement, sans artifices ni ingrédients qui effaceraient le goût, la finesse et la texture de cette chair blanche et délicate, sous la peau dorée. Un très bon choix.

    J'ai donc poursuivi mon enquête, pour apprendre (sur le blog http://www.toutnestquelitresetratures.com, que je vous recommande de consulter) que ce serait peut-être la meilleure volaille du monde... C’est dans la Sarthe, que Marie-Agnès et Pascal Cosnet sont de grands adeptes de volaille rustique. De celle qui est élevée dans un poulailler soumis aux écarts de températures (pour favoriser l’emplumement), gambade dès l’âge de six semaines sur une prairie naturelle de plus de six hectares et est alimentée avec du blé et du maïs du domaine, aplatis et non broyés, pour faire travailler le gosier de la volaille et même, depuis peu, est en phytothérapie les deux derniers mois avec une base de bouillie de lait de vache entier et un assemblage d’une trentaine de plantes sauvages (racine de pissenlit, radis noir, etc) assurant une chair savoureuse, tendre et pas filandreuse. Et, bien entendu, aucun traitement chimique ne vient perturber l’élevage de ces poulardes de haute qualité. 

    Voilà, on comprend mieux maintenant la raison de la qualité de cette chair, et pourquoi cette fameuse poulette se retrouve, notamment, sur les tables d' Alain Passard, à L’Arpège, de Pascal Barbot à L’Astrance  ou encore de Christophe Saintagne au Plaza Athénée.

    Rien à voir, donc, avec le poulet de batterie que vous achetez dans votre grande surface préférée, ou à la rôtissoire du marché. C'est un autre monde, et il mérite d'être redécouvert.

     

    goût,qualité,élevage,respect,origine,terroir

     

  • La Vague d'Or...

    Et on achève cette série de photos de plats français de haut vol, avec le meilleur de tous. Le restaurant 3 étoiles de l'Hôtel de la Pinède à Saint-Tropez, La Vague d'Or. Malheureusement, la qualité des photos est médiocre car nous avons dîné dehors, à nouveau au bord de la grande bleue, et la lumière ambiante était insuffisante... Mais cela reste le meilleur souvenir gastronomique de 2014.

    1271.jpg

    1272.jpg

    1273.jpg

    1275.jpg

    1276.jpg

    1278.jpg

    1279.jpg

    1284.jpg

    1283.jpg

    1285.jpg

    1286.jpg

    1288.jpg

    1290.jpg

  • Le Petit Nice, à Marseille...

    On poursuit la série de photos alléchantes, avec le Petit Nice, à Marseille. Incroyable de technicité et de goût : la mer dans l'assiette.

    1209.jpg

    1211.jpg

    1213.jpg

    1214.jpg

    1215.jpg

    1217.jpg

    1218.jpg

    1220.jpg

    1225.jpg

    1226.jpg

    1227.jpg

    1228.jpg

    1233.jpg

    1234.jpg

    1236.jpg

    Je vous laisse deviner où se cachent La Pélamide, La Langouste, Le Loup Lucie Passédat, Le Denti, Le rouget de Roche, Le Homard Abyssal, Les Anémones de Mer, et le poisson entier (pas servi entier). Extraordinaire...

  • Plats belges de haut vol...

    Je ne peux m'empêcher de partager avec vous quelques photos de plats de haut vol, dégustés cet été :

    Commençons par le Bouchery, à Uccle. Vraiment très bien.

    720.jpg

    723.jpg

    729.jpg

    732.jpg

    737.jpg

    On poursuit avec le Bartholomeus à Knokke-Heist, magnifique également :

    116.jpg

    117.jpg

    118.jpg

    119.jpg

    121.jpg

    122.jpg

    123.jpg

    126.jpg