gaz a effet de serre

  • Voiture verte...

    Bon pour l'environnement et pour le portefeuille, on n'attendait plus que le biocarburant soit autorisé à la commercialisation. C'est chose faite depuis ce 1er janvier, en France. Tout en réduisant de 70% les émissions de gaz à effet de serre, le bioéthanol (composé de 15% de super et de 85% d'éthanol issu de betterave ou de céréales) est 30% moins cher que l'essence classique et même plus compétitif que le gazole. Un carburant à moins de 0,85 euro : c'est donc désormais possible, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis, au Brésil, en Suède, en Allemagne et en Pologne. Car, pour l'encourager, le gouvernement a annulé "toutes les taxes sur la partie verte (85% maximum) du produit". La fiscalité du superéthanol est ainsi fixée à 33,43 euros/hl. "Conformément à leurs engagements, les distributeurs de carburants signataires de la charte vont progressivement installer les nouvelles pompes pour atteindre l'objectif de 500 à 600 points de ventes avant la fin de l'année 2007", a expliqué le ministère de l'Economie. Restent les automobiles vertes. Aujourd'hui, seuls deux constructeurs en vendent. Mais trois autres se sont déjà engagés à proposer au moins un modèle adapté dès cette année. Le gouvernement souhaite ainsi porter la part des biocarburants dans la consommation totale de carburant à 5,75% en 2008 et à 7% en 2010, tandis que, selon un sondage, 9 Français sur 10 se disent disposés à acheter un véhicule roulant au biocarburant et 7 sur 10 sont prêts à payer plus cher à la pompe pour "rouler propre". Il serait grand temps que tout le monde s'y mette, et vite... Soyez relax, roulez en voiture verte !

  • Devenir végétarien...

    L'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture souligne, dans le rapport récent qu’elle vient de publier, les nuisances générées par le secteur de l’élevage sur l’environnement : émissions de gaz à effet de serre, mais aussi dégradation des terres et des eaux. Le prix fort à payer pour une production mondiale de viande annuelle, passée en trente ans de 99 à 244 millions de tonnes ! Première mauvaise surprise, l’élevage de bovins génère davantage de gaz à effet de serre que les véhicules automobiles. Le système digestif des ruminants, à lui tout seul, est à l’origine de 37 % de tout le méthane dû aux activités humaines. 65 % des émissions d’hémioxyde d’azote, qui ont un potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que le CO², sont quant à elles essentiellement imputables au fumier. Deuxième point noir, l’eau, essentiellement destinée à l’irrigation des cultures fourragères. 15 m3 d’eau sont en moyenne nécessaire pour produire 1 kg de viande soit dix fois plus que pour obtenir 1 kg de céréales. La production animale constitue la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau (antibiotiques, hormones, produits chimiques des tanneries, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères...). On estime ainsi qu’aux Etats-Unis, l’élevage et l’agriculture fourragère sont responsables de 37 % de l’utilisation de pesticides, de 50 % de celle d’antibiotiques, et d’un tiers des charges d’azote et de phosphore dans les ressources en eau douce. Le secteur engendre aussi près des deux tiers de l’ammoniac d’origine anthropique, qui contribue sensiblement aux pluies acides et à l’acidification des écosystèmes. Troisième point négatif : le péril pour la biodiversité de la Terre. Les animaux d’élevage constituent environ 20 % de la biomasse animale terrestre totale, et la superficie qu’ils occupent aujourd’hui, 30 % de toute la surface émergée de la Terre, était autrefois l’habitat de la faune sauvage. Or, les forêts disparaissent, sont défrichées, pour créer de nouveaux pâturages. L’Amérique latine illustre ce phénomène avec près de 70 % des anciennes forêts d’Amazonie converties en pâturages. Parallèlement, les troupeaux par le surpâturage, la compaction et l’érosion sont à l’origine d’une détérioration des terres à grande échelle et contribuent à la désertification en zone aride. Voilà donc 3 bonnes raisons de limiter fortement notre consommation de viande, ou mieux, de devenir végétarien ! Et consommer bio, évidemment... Pour le bien de soi et celui de la planète.

  • Nicolas Hulot, Président de la République...

    "Nous ne pouvons plus attendre pour que les enjeux écologiques et climatiques soient enfin considérés comme une priorité, a indiqué Nicolas Hulot lors d'une conférence de presse à Paris. Ou nous décidons d'opérer la mutation écologique ou nous allons subir de force cette mutation". Il lance aujourd'hui aux Français un appel à la mobilisation écologique à soutenir le Pacte écologique, disponible à partir de mercredi sur le site www.pacte-ecologique-2007.org. Et interpelle les candidats pour leur demander de s'engager sur ce pacte dont l'objectif est de placer les enjeux écologiques et climatiques au cœur des débats politiques à venir. Il vise à interpeller tous les candidats à l'élection présidentielle, au-delà des clivages politiques, à mobiliser les citoyens et à ouvrir le débat public en proposant aux candidats 10 objectifs et 5 propositions concrètes pour alimenter leurs programmes. On y retrouve la création d'un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable, l'instauration d'une nouvelle taxe carbone qui croîtrait de manière progressive jusqu'à ce que la division par quatre des émissions soit atteinte, une réorientation des subventions agricoles vers une agriculture de qualité, la systématisation des procédures de démocratie participative et enfin la mise en place d'une politique d'éducation et de sensibilisation. Et si les candidats à l'élection présidentielle ne s'engagent pas maintenant sur cette voie, il soumettra alors sa propre candidature...: 43% des Français seraient déjà prêts à le soutenir dans cette démarche ! Coluche l'avait fait pour blaguer, Nicolas Hulot le fera pour quelque chose de beaucoup plus sérieux : notre futur !

  • Kyoto : on n'y est pas encore...

    Un rapport récent de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) et de son centre thématique européen «Air et changements climatiques» (CTE/ACC) montre que l'UE des 15 ne réduira ses émissions d'ici 2010 que de 0,6% si elle s'en tient aux seules mesures déjà mises en œuvre. Rappelons que l’objectif de Kyoto vise à réduire de 8 %, d’ici à 2012, les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990 ! La seule option possible pour atteindre l’objectif de l’UE-15 reste donc de mettre en œuvre toutes les mesures gouvernementales existantes et prévues, et de recourir aux mécanismes de Kyoto et aux puits de carbone. Le rapport estime en effet qu'en tenant compte des mesures et politiques nationales qui sont prévues mais pas encore mises en œuvre, l’UE-15 pourrait réduire les émissions de 4% supplémentaires. Mais à condition qu'elles soient mises en œuvre à temps, juge la commission. En outre, dix des quinze États membres prévoient d'obtenir des crédits de réduction des émissions venant de projets de pays tiers, mis en œuvre dans le cadre des mécanismes de Kyoto fondés sur le marché. Ce recours prévu aux mécanismes de Kyoto pourrait contribuer lui aussi à réduire les émissions de 2,6 % de plus. Ainsi, si ces prévisions se réalisent pleinement, les émissions pourront être réduites, d'ici 2010, de 7,2% par rapport à celles de l'année de référence. L’utilisation de puits de carbone, comme la plantation de forêts destinées à absorber du CO2, pourrait également réduire encore les émissions de 0,8% complémentaires. La réduction totale pourrait donc atteindre 8% tout juste, c'est-à-dire l'objectif de Kyoto. Par ailleurs, alors que dans l’UE-15, entre 1990 et 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué dans la majorité des secteurs, les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports restent en augmentation. Elles ont augmenté de près de 26 % et cette augmentation devrait atteindre 35 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2010, si les pays se contentent des politiques existantes. Ces projections montrent qu'il n'y a de place ni pour l'autosatisfaction, ni pour l'erreur. Il est indispensable que tous les États membres fournissent leur part d'efforts afin de garantir l'aboutissement de l’engagement collectif. Les retardataires doivent intensifier sans délai leur effort afin d'atteindre leurs objectifs, le cas échéant en adoptant de nouvelles mesures nationales de réduction des émissions. Le commissaire à l'environnement, a prévenu le 23 octobre dernier les ministres du Conseil Environnement que les pays européens qui prévoyaient de dépasser largement leurs émissions de dioxyde de carbone verront leurs plans nationaux d'allocation rejetés pour la prochaine période. Bref, de sérieuses menaces pour ceux qui prendraient leurs engagements signés à Kyoto à la légère...