gastronomie

  • Brinz'l, le nouveau restaurant ucclois dont on va parler...

    Magnifique dîner hier soir au Brinz'l (Aubergine en créole, dites Brinzel), le tout nouveau restaurant de Laure Genonceaux, une Mauricienne ayant notamment fait ses armes pendant 4 ans chez Bon Bon.

    Dans un cadre clair, lumineux et chaud, nous avons eu le privilège d'être ses premiers clients, pour sa première soirée d'ouverture.

    Nous avons opté pour le menu dégustation à 55 euros, le plus cher de la carte. Et c'est un festival de dégustations et d'entrées qui se sont succédées, ravissant nos palais et émerveillant nos papilles, à chaque fois.

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    Il faut avouer qu'elle cuisine fort bien, que les accords sont justes et les cuissons parfaites. Tout est maîtrisé, tout est là. Il ne manque rien.

    Puis vinrent les plats, la plie aux poireaux, épaisse et goûtue, cuite à l'arrête, parfaite. Et des Gamberini rosso en remplacement du chevreuil, pour moi qui ne mange pas de viande. Avec une petite émulsion bisquée de derrière les fagots, comme seul, un grand Chef peut le faire.

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    Comme il restait du vin, on opta pour une assiette de fromages affinés, au lait cru comme il se doit.

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    Puis vinrent les desserts. Un premier dessert de Chef à la mangue, suivi d'une somptueuse crème brûlée et de mignardises.

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    Côté vins, un grand choix à tous les prix, reprenant le fond de cave du restaurant précédent, et ses premières, et déjà nombreuses, références de la future carte. Nos deux bouteilles étaient parfaites et servies à la bonne température. On acheva le repas d'une fort belle manière, avec un magnifique rhum parfumé à l'extrême. En hommage au pays natal de Laure, cette jeune Chef, qui vient de loin et qui ira loin.

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    Je vous recommande vivement ce nouveau restaurant bruxellois.

    BRINZ'L, Rue des Carmélites 93 1180 Uccle Tel : 02 218 23 32.

     

  • La fin de la vraie pâtisserie...

    Article intéressant d'un grand Pâtissier-Chocolatier dans La Libre de ce samedi au sujet des recettes actuelles et des contraintes incroyables imposées par l'AFSCA (encore elle) au niveau des ingrédients.

    Ce passionné des bons produits (il faut voir comment ses yeux pétillent quand il vous raconte comment il est encore parvenu à améliorer sa recette de la Madeleine pour qu'elle soit vraiment parfaite) déplore qu'aujourd'hui, on prône le n'importe quoi en cuisine : n'importe quels ingrédients assemblés n'importe comment pour sortir un plat ou un dessert, sans aucune connaissance des véritables recettes historiques et de la magnifique chimie qui les accompagne (d'abord tel ingrédient, puis tel autre, etc...).

    Et lui, qui a grandi dans la très célèbre Pâtisserie bruxelloise tenue par son grand-père et par son père, déplore également qu'il va très bientôt devoir abandonner les succulentes recettes traditionnelles qui ont fait la réputation de la maison, en raison des normes sanitaires incroyablement strictes imposées par L'AFSCA (l'Agence fédérale de sécurité alimentaire).

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    Un éclair, cela se fait avec une pâte à choux, une bonne crème pâtissière et un glaçage au chocolat. La plupart des éclairs commercialisés aujourd'hui ne sont pas des éclairs. Rien à voir.

    Pour faire une crème pâtissière, il faut mélanger du lait et du beurre de vache et des oeufs de poule. Et cela, pour l'AFSCA, cela ne va pas : on ne peut mélanger des graisses d'animaux différents et des produits frais ! L'AFSCA oblige les pâtissiers d'acheter des oeufs qui sont stérilisés (finis les oeufs frais), les blancs d'un côté et les jaunes de l'autre et seulement des graisses végétales. Le lait de vache entier est interdit, notamment pour faire des glaces. Où allons-nous ?

    C'est la fin de la vraie pâtisserie telle que nous l'avons toujours connue et des délicieux gâteaux d'antan qui ont fait le bonheur gustatif de générations de clients heureux.

    Place aux mousses artificielles, aux oeufs industriels stérilisés, aux biscuits et croquantines industrielles, aux crèmes stérilisées, au sirop de glucose et au chocolat aromatisé, aux colorants et conservants. Ce n'est plus de la pâtisserie, c'est de la malbouffe. Car, comme vous le savez, avec de mauvais ingrédients, impossible de faire quelque chose de bon !

    C'est, à nouveau, un pan de notre renommée gastronomique internationale qui fout le camp, après nos fromages au lait cru... Merci l'AFSCA.

    Je me demande, mais cela reste entre nous, si l'AFSCA ne vise pas, sous prétexte de sécurité alimentaire, d'uniformiser le goût des aliments afin qu'un fromage américain (si on peut appeler cela du fromage) goûte la même chose qu'un fromage belge, et idem pour la Madeleine (qui n'en sera plus une) ou le Javanais. Ce qui permettrait de signer le fameux Traité Transatlantique (dont personne ne veut) avec les USA puisque tout serait pareil. Mais cela, c'est juste entre nous. A moins que tout cela ne soit dicté par le Codex Alimentarus..., c'est-à-dire par les multinationales agro-alimentaires mondiales qui rêvent de nourrir la terre entière.

    Mais avant de m'attaquer aux oeufs de poules et au lait frais, à la place de l'AFSCA, je m'inquièterais quand même beaucoup plus de toutes les saloperies qu'on trouve dans l'eau potable, dans les aliments et boissons emballés dans du plastique ou de l'aluminium, dans les poissons et le bétail d'élevage industriel, dans les fruits et légumes non bio, dans toute la malbouffe industrielle commercialisée, et j'en passe. Car là, on ne parle pas que d'une simple intoxication alimentaire, mais de cancer, de diabète, d'obésité et de maladies cardio-vasculaires. C'est quand même beaucoup plus grave.

    Et dépêchons-nous de goûter une dernière fois ces pâtisseries traditionnelles de Christian Nihoul avant que ce ne soit plus possible...

     

  • Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à bisquer leurs croquettes de crevettes ?

    Je trouve que tester la croquette de crevettes maison quand vous découvrez un nouveau restaurant est un bon indicateur de la qualité et de la finesse de ce qui suivra.

    La véritable croquette de crevettes est assez difficile à réaliser : la farce doit être quasi coulante, chaude et onctueuse et doit goûter la crevette grise. Non seulement par le nombre de crevettes par croquette, mais aussi par le fin fumet de crevettes réalisé à partir des carcasses et des têtes de crevettes et qu'on lie à la farce.

    Elle ne doit pas être farineuse (il faut bien cuire la farine pour supprimer ce goût), ni bisquée, ce qui gâcherait la finesse délicate du goût de la crevette grise. Ce n'est pas une croquette de homard (sans homard) qu'on a commandé !

    Quant à la croûte, elle se doit d'être fine et croustillante (elle est souvent molle et épaisse), sans être trop cuite, ou pire, carbonisée. Et les croquettes de crevettes doivent être idéalement accompagnées de persil frit et d'un quartier de citron.

    Force est de constater que la vraie croquette de crevettes, celle qui goûte vraiment la crevette grise (et pas les crustacés, la farine ou le fromage, ou les 3 ensemble ) est en train de disparaître. Rares sont encore les commerces ou les restaurants où l'on peut en trouver. Les dernières dont j'ai pu me régaler provenaient du rayon poissonnerie chez Rob, au restaurant l'Ecailler du Palais Royal, ou de l'ISPC (les croquettes artisanales).

    Donc, avant d'en commander, assurez-vous qu'elles sont faites maison, puis demandez si elles sont bisquées. Si c'est le cas, n'en prenez pas : vous seriez déçu, une fois de plus. Et, peut-être, qu'à force de ne plus en vendre, les Chefs reviendront à la recette originelle...

    Eplucher à la main les crevettes pêchées le matin comme cela se faisait Aux Armes de Bruxelles, qui en vendait des centaines par jour, est évidemment moins facile et plus cher, mais le goût n'a pas de prix... Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • L'écailler du Palais Royal...

    Excellent déjeuner ce midi dans cette institution qu'est l'Ecailler du Palais Royal, un restaurant classique autrefois étoilé. J'y étais allé à l'époque avec mes parents et en avais gardé un tout grand souvenir.

    Le décor n'a quasi pas changé et les habitués non plus. A la carte, le banc d'écailler et les mêmes spécialités classiques de la maison, plus d'autres propositions plus contemporaines, ainsi que des suggestions du jour, de saison. Pas de viande, que du poisson : ce qui m'arrange !

    Alors que nos voisins dégustaient les derniers soufflés d'oursins, nous avons opté pour un tartare de Daurade Royale, Yaourt parfumé au Pastis vraiment délicieux, et un chaud-froid de Saint Jacques aux lentilles vertes du Puy, mariné aux truffes, tout aussi incroyable de saveurs et d'équilibre. Suivirent de fort bonnes croquettes de crevettes maison (ce qui devient rare) et un délice de saumon d'Ecosse et de King Crabe.

    On termina ce déjeuner avec une sole glacée aux morilles, sauce au champagne de haut vol, et d'un blanc de Turbot en croûte de parmesan et lard séché vraiment parfait. Le Puligny Montrachet 2010 de Morey et le Domaine de Tempier 2011 en Bandol furent également parfaits.

    Bref, un déjeuner gastronomique mémorable dans un lieu classique non affecté par le temps qui passe, ni par les modes culinaires qui défilent. A conseiller vivement.

     

  • Week-end à Lyon...

    Voilà bien un ville française qui mériterait d'être plus connue. Il n'y a pas que la Fête de la Lumière : c'est une ville tranquille, magnifique, culturelle et gastronomique.

    J'ai passé 2 nuits dans la vieille ville entre la Place des Jacobins que voici : 

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    et la Place des Terreaux, dont voici également la fontaine, tout aussi magnifique.

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    Puis, cette presqu'île, cernée par le Rhône et la Saône, nous offre des rives superbes :

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    Avec, dans l'ordre, le bâtiment des impôts (on aurait peur d'y être convoqué...), une façade en trompe-l'oeil faisant apparaître au balcon les personnalités lyonnaises dont Paul Bocuse, et enfin l'Ile Barbe.

    En parlant de Bocuse, on évoque évidemment la gastronomie lyonnaise, avec les fameux bouchons (trop axés sur la cochonnaille à mon goût) et autres brasseries et restaurants présents dans tous les quartiers. 

    J'ai fort apprécié le Comptoir des Marronniers, dans la rue du même nom, pour son ambiance rétro qui a traversé les années, mais surtout pour l'assiette et la carte des vins. Une magnifique quenelle de brochet artisanale (qui goûte vraiment le brochet, ce qui devient très rare) et sa sauce homardine, accompagnée d'une superbe Côte Rôtie de Clusel-Roch. Un grand moment. Quenelle Sibilia à acheter aux Halles.

     

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    L'Omble Chevalier était délicieux aussi, tout comme la tarte au citron déstructurée. Grand moment.

    J'ai trouvé Pléthore et Balthazar (Rue Mercière) assez moyen, mais sans doute en raison du peu de choix de poissons à la carte. Magnifique Trévallon 2004 néanmoins.

    L'Institution, plus classique, m'a bien plus également au niveau de l'assiette. Par contre, le Saint Joseph Le Berceau de Bernard Gripa présentait trop de notes d'élevage, pour un vin vanté sur le fruit par le sommelier. Mais bon moment quand même, dont une magnifique sole meunière de 600 grammes...

    Enfin, hier soir, Le Sud (Place Antonin Poncet), énorme, avec des salles et arrières-salles à n'en plus finir, mais très correct et avec un rapport qualité/prix qui explique pourquoi l'endroit est bondé. La Provence, pas fort éloignée est dans l'assiette : soupe du pêcheur, rouille et croûtons, et magnifique bar grillé au fenouil, accompagné d'un superbe Château Rasque Pièce Noble 2011 en Côtes de Provence.

    Pour achever la soirée, l'Eden Rock Café m'a semblé parfait, tant au niveau ambiance, cocktails et concert à l'étage. Hier soir, c'était le groupe Sheraf que j'ai vraiment apprécié. Cela déménageait pas mal, sur des titres que j'adore.

    Quitter Lyon sans s'être rendu aux Halles de Lyon est un crime. Toutes les spécialités lyonnaises vous y attendent et c'est un véritable plaisir ! Quant aux quenelles de brochet, je préfère celles de Sibilia à celles de Giraudet, au niveau du goût. Et j'ai pourtant acheté celles qui contenaient le plus de brochet...

    Bref, si vous avez l'occasion d'y faire un saut, ou une étape lors de vos voyages estivaux, Lyon est une ville à découvrir.

     

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  • Bon Bon et son menu 16 services...

    Cela faisait pas mal de temps que je n'y étais plus allé. Et je dois bien avouer que Le Chef Christophe Hardiquest s'est encore amélioré : il approche la perfection absolue (qui n'est pas de ce monde) avec un talent et une maîtrise hors du commun.

    Ce fût, hier soir, une soirée mémorable et incroyable sur des saveurs, des contrastes, des accords, des cuissons et le goût, bien sûr. Pour une fois qu'on y était, on a opté pour le tout nouveau menu 16 services qui fait découvrir le talent immense de ce chef et de sa brigade. Tout est juste, orchestré sans fausse note, dans la simplicité et la bonne humeur. Un régal.

    A la fin du repas, je lui ai dit qu'il manquait peut-être juste quelques produits nobles. Ni homard, ni langoustine, ni turbot ou daurade royale... Et en rentrant et en y repensant, je me disais avoir commis une erreur : j'ai divinement bien mangé et ce n'était que des produits simples : maquereau, plie, légumes et un peu de truffes quand même. Il ne faut rien de plus car ces produits sont tellement magnifiés, mis en valeur et servis juste comme il faut que cela suffit amplement.

    Pour accompagner ce repas royal, j'avais amené un Moulin des Costes Charriage 2001 du Domaine Bunan à Bandol. Ce superbe flacon a surpassé les 6 autres bouteilles consommées ce soir-là : puissance, rondeur, longueur incroyable, un fruit encore présent avec des notes de garrigue et de la fraîcheur, tannins enrobés. Il avait tout pour lui, pour notre plus grand bonheur. Un tout grand moment, cumulé à l'autre.

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    Suivent ici quelques photos des plats servis qui résument, à elles seules, cette ballade gastronomique de haut vol. Le tartare de légumes et sa tuile de géranium, si simple et préparé devant vous, est un pur délice.

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    Je vous laisse deviner l'intitulé et la composition des plats suivants. 

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    Et à 2 heures du matin, au moment du départ, la cuisine est à nouveau propre. Car dans quelques heures, tout recommence pour la brigade et Le Chef. Chapeau bien bas. Et une troisième étoile pour Bon Bon qui se profile à l'horizon.

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  • Des nouvelles du Guy Savoy...

    Guy Savoy est quelqu'un que j'apprécie. Depuis que j'ai eu la chance de dîner à 2 reprises, ces dernières années, dans son fabuleux restaurant parisien.

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    L'année 2015 sera importante pour Guy Savoy, dont le restaurant 3 étoiles de la Rue Troyon va déménager à La Monnaie de Paris, 11 quai de Conti, face au Louvre. Ce sera lors du second trimestre 2015.

    Dans le même temps, l'Huîtriade, situé en face du restaurant actuel, traversera la rue pour ouvrir l'Etoile de Mer, un restaurant de poissons.

    Et, à propos de l'Huîtriade, JP Géné vante, dans Le Monde de ce week-end, la qualité des huîtres qui y sont servies, en provenance de la crème des ostréiculteurs et des meilleurs parcs du territoire français : La Ronce de David Hervé, La Perle de Joël Dupuch, La Spéciale Prat-ar-Coum d'Yvon Madec, La Spéciale Gillardeau, La Secrète de David Hervé, La Spéciale de Florent Tarbouriech, et La Plate d'Yvon Madec.

    Bref, avis aux amateurs de mollusques marins bivalves qui passeraient dans le coin.

  • Eclairs & Gourmandises à Woluwé...

    Une nouvelle petite boutique a ouvert début du mois Rue de l'Eglise à Woluwé Saint Pierre. La vitrine attire le passant par ses créations colorées et originales, toutes sous forme d'éclair.

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    Il y en a pour tous les goûts : Chocolat Grand Cru, Pistaches Griottes, Façon tarte Citron Meringuée, Vanille Mandarine, Fruits Exotiques, Marrons Cassis, Poire Belle Hélène, Café, Caramel au Beurre Salé, Spéculoos Framboises, Façon Paris-Brest, Façon Cheesecake aux Fruits Rouges, Façon Saint-Honoré, Façon Profiteroles ou Forêt Noire, et bien d'autres encore, sans parler des éclairs salés.

    Toutes des recettes originales, mises au point par des Champions du Monde en Pâtisserie. Rien que cela... Bonjour les calories, mais quel délice ! 

    Moi qui ne suis plus très dessert pour des questions de calories inutiles et de limitation de consommation de sucre, j'ai été obligé, contraint et forcé d'en goûter quelques-uns avant de rédiger cet article... Mon préféré, jusqu'à présent, est sans conteste l'éclair Pistache Griottes.

     

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    Une Chantilly au chocolat blanc et pistaches, avec une pointe de confit de griottes. Et des griottes et Amarena. A tomber raide mort. J'ai aussi goûté le Poire Belle Hélène : Compotine de poires, pointe de liqueur de poires, confit de poires. Ganache légère au chocolat noir 70%. Plaquette de chocolat noir, billes de confit de poires et chocolat. Damned, que c'était bon !

    Je retournerai un jour, juste pour goûter celui au citron, avec sa crème citron allégée à la crème montée, meringue italienne onctueuse et crème acidulée au citron. Une oeuvre d'art !

     

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    Tout est fabriqué "Maison" à Uccle, frais du jour et à base de produits locaux (sauf les fruits exotiques, je suppose Langue tirée). Une belle initiative, une belle idée et des produits irrésistiblement bons : chapeau bien bas !

     

     

  • Arnolfo, le meilleur restaurant d'Italie ?

    Je ne peux m'empêcher de partager avec vous les dernières créations d'Arnolfo **, mon restaurant préféré en Italie. L'Arnolfo B&B occupe une maison de campagne rénovée dans le centre historique de Colle Val D'Elsa, en Toscane. Un endroit incroyable et une table fabuleuse de créativité, de saveurs, de justesse, d'équilibre et de perfection. J'en rêve encore...

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  • La Vague d'Or...

    Et on achève cette série de photos de plats français de haut vol, avec le meilleur de tous. Le restaurant 3 étoiles de l'Hôtel de la Pinède à Saint-Tropez, La Vague d'Or. Malheureusement, la qualité des photos est médiocre car nous avons dîné dehors, à nouveau au bord de la grande bleue, et la lumière ambiante était insuffisante... Mais cela reste le meilleur souvenir gastronomique de 2014.

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  • Plats belges de haut vol...

    Je ne peux m'empêcher de partager avec vous quelques photos de plats de haut vol, dégustés cet été :

    Commençons par le Bouchery, à Uccle. Vraiment très bien.

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    On poursuit avec le Bartholomeus à Knokke-Heist, magnifique également :

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  • Restaurant le Bouchéry à Bruxelles...

    Magnifique soirée au Bouchéry à Uccle.

    Ce que nous avons eu dans l'assiette mérite amplement une étoile Michelin (qu'il n'a pas) : ce fût un véritable régal, débordant de créativité, du début à la fin, qui débuta par 3 ou 4 mises en bouche originales à souhait, avant d'entamer un menu 8 services de haut vol, concocté par un Chef passionné, qui en veut.

    Cadre épuré et sympathique, carte des vins variée et abordable, avec un sommelier qui conseille bien, pain tiède et croquant, beurres maniés délicieux, service avenant et souriant : tout était là pour passer un excellent moment gastronomique, dans une ambiance cool et non guindée. 

    La phrase de Paul Bocuse "Il n'y a pas de bonne cuisine si au départ elle n'est pas faite par amitié pour celui ou celle à qui elle est destinée" s'applique vraiment à ce lieu dédié à la bonne chair et aux bons vins.

    Précipitez-vous : c'est vraiment bien, et abordable.

  • Et Arnolfo ?

    Très bien, ce nouveau classement des 100 meilleurs restaurants européens. Mais où est donc Arnolfo ?

    Arnolfo, c'est un incroyable restaurant, en Toscane (Via XX Settembre, 5053034 Colle di Val d'Elsa), qui mériterait amplement d'apparaître dans les 50 premiers, au minimum. Il semble avoir été totalement oublié...

    Pourtant, j'y ai vécu un de mes meilleurs repas : une exigence folle, de la créativité, des produits incroyables, une maîtrise des cuissons, un équilibre des saveurs et des textures. C'était magique ! Sans fausse note.

    Voici quelques photos de ce moment mémorable, et quelques autres :

     

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    Je vous conseille vivement d'y réserver une table, à midi ou le soir, si vous êtes dans la région cet été. Car Arnolfo, c'est magique.

     

  • Les bons restaurants de Sainte-Maxime...

    Lors d'un court séjour de 6 jours à Sainte-Maxime, j'ai eu l'occasion de tester quelques tables. Voici mon analyse et mes appréciations.

    La Belle Aurore, un restaurant d'hôtel, présente une cuisine soignée, mais pas assez provençale à mon goût. De plus, pourquoi proposer une salade de homard à la truffe, quand la saison de la truffe est finie depuis longtemps ? Cadre feutré, belle vue.

    L'Hermitage, que je considérais comme le restaurant de Sainte-Maxime qui avait repris le flambeau de feu l'Esquinade, m'a déçu a 2 reprises. Bien que la fameuse soupe de poissons soit toujours à la hauteur, il faut bien constater que ce n'est plus ce que c'était, ni au niveau du service (oublis), ni au niveau de la fraîcheur de certains poissons grillés, ni au niveau de leur cuisson. Dommage.

    D'autant plus que La Gruppi, mon second bon souvenir, est tombé en-dessous de tout. Langoustines rôties qui ne le sont pas (le Chef ferait bien de lire la définition du mot rôtir), et qui, en plus, présentent une queue atrophiée de la taille d'une petite crevette... Quant à l'assiette du pêcheur (façon bouillabaisse), elle est décevante elle aussi. Bref, toute grosse déception.

    Les Flambeaux, par contre, restent équivalents à ce qu'ils étaient : une cuisine simple et régionale mais goûtue et composée d'ingrédients frais et de qualité. La cuisson est parfaite et la présentation soignée. Un excellent menu à 35 euros et une bouteille de Bandol rouge ont fait mon bonheur.

    Côté Jardin m'a énervé. Soi-disant le premier restaurant de Sainte-Maxime... Peut-on appeler restaurant un lieu où vous pouvez déguster soit des toasts avec de la salade, soit de la salade avec des toasts? Ce n'est pas de la cuisine. Certes il y a un plat du jour, mais il faut l'aimer. Quant au vin, quoique vous aimiez, le patron vous servira son fameux Château Verez, inconnu au bataillon, et, à mes yeux, pas terrible du tout. Alors qu'il y a tellement de merveilles dans cette magnifique région... Bref, énorme déception aussi. Dommage, car le cadre est sympa.

    Le Bistrot de Louis est sympa et joue la carte de la Bistronomie. Petites entrées innovantes (fleurs de courgettes farcies de brandade, hélas manquant de goût, ou petits beignets de légumes et crustacés, appétissants) et des plats basés sur le produit frais (petits pageots grillés, ou Saint Pierre en suggestion du marché). C'est simple mais frais et soigné.

    La Trattoria Mamma Mia, est le véritable restaurant italien de Sainte-Maxime, aux portions généreuses. Mais on ne parle pas ici de gastronomie : Parmagiana di Melanzane très copieuse, mais sans finesse, et grande et bonne pizza pour suivre. On ne joue pas dans le même registre, mais c'est honnête. Service sympa et attentionné.

    La Badiane et l'Amiral devraient être 2 tables à la hauteur de vos espérances. Je n'y suis pas allé car les plats proposés à la carte ne répondaient pas à mes envies du moment. Mais j'y ai chaque fois bien déjeuné ou dîné dans le passé.

    Pour vraiment bien manger, à Sainte-Maxime, il faut se rendre à Maxim Plage sur la Grande Croisette. Le service est impeccable et jovial, les produits de très bonne qualité et le Chef vraiment doué. La Parmagiana di Melanzane est un délicat millefeuille d'aubergines dressé à la minute et passé au four avec des tomates goûtues et de la mozzarella fondante. Certaines aubergines sont croquantes, d'autres moelleuses et fondantes : c'est magnifique comme équilibre. Quant aux poissons grillés, ici on ne triche pas. Une fraîcheur extrême, une cuisson vraiment parfaite et les accompagnements que vous souhaitez. Vraiment parfait. Beaucoup de plaisir et rien à dire. Sans parler du cadre, phénoménal. C'est Le Bon Restaurant de Sainte-Maxime.

    Sinon, il suffit de prendre la navette et d'aller au Girelier sur le Port de Saint-Tropez : impeccable également. Ou de prendre la voiture et d'aller au Plan de la Tour à La Tour du Plan. Là, comme à Maxim Plage, vous ne serez pas déçu. Jamais.

  • Be Slow Food, c'est ce week-end ! Goûtez Bruxelles...

    Slow Food, un mouvement international qui ne cesse de s'amplifier.

    Face à une offre alimentaire uniformisée, industrialisée, à l'origine et aux saveurs souvent incertaines, Slow Food, mouvement international, propose de mettre dans nos assiettes une nourriture dont les maîtres mots sont : goût, traçabilité, proximité et éthique. Désormais, tant les producteurs, les éleveurs, les artisans, les chefs, les distributeurs que les consommateurs font partie d'une même révolution qui place l'humain au centre de l'agroalimentaire !

    Ce week-end, Slow Food organise un grand événement à Bruxelles :

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    Allez sur le site de Slow Food (slowfoodbrussels.be) découvrir l'incroyable programme de ce week-end, et surtout, allez-y, découvrez et participez à ce grand mouvement mondial qui refuse l'alimentation des industries agro-alimentaires (la malbouffe), qui préserve la biodiversité à l'échelle mondiale, qui protège les produits de terroir et le goût (le vrai) des aliments, et qui prône une alimentation locale, Bio et de saison. Même les plus grands Chefs étoilés s'y mettent, y compris Christophe Hardiquest (Bon Bon **).

     

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  • Bartholomeus **

    Nous avons eu la chance de pouvoir déjeuner au Bartholomeus ce midi, restaurant doublement étoilé à Knokke-Heist. J'y étais déjà allé il y a une dizaine d'année, et c'était très bon. Inutile de vous dire qu'en dix ans, le gaillard s'est encore bien amélioré... et frise désormais la perfection absolue. Bref, un tout grand moment, avec toujours Bart en cuisine et Sandra en salle.

    Après les apéros et délicieuses mises en bouche magnifiquement équilibrées au niveau goût et textures, nous passâmes aux choses sérieuses.

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    Avec, d'une part, un Bar de Mer, Saké, Sésame et Hibiscus d'une finesse de goût incroyable.

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    Chaque cuillère étant un véritable régal et une explosion de saveurs fraîches en bouche...

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    Et, d'autre part, un tartare de Wagyu, huîtres Gillardeau, citron vert et soja, à la présentation incroyable : le tartare de boeuf encapsulé dans une sphère sucrée reposant sur une poudre de citron vert endessous de laquelle reposent les huîtres et le soja. Phénoménal et équilibre magistral des saveurs.

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    Suivirent un Homard "Mer du Nord", épinards, coco et combava à tomber par terre...

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    Et des Jets de Houblon, sole, pourpier et jaune d'oeuf frit, tout aussi extraordinaires.

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    Défilèrent ensuite la sole, tomates et purée des Polders, d'une simplicité déconcertante et d'une cuisson impeccable...

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    Et l'Agneau de Lait "Pyrénées", pois chiches, poivrons et m'hamsa... tout aussi délicieux.

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    Un assortiment de fromages, tous meilleurs les uns que les autres, accompagné d'une salade truffée fût nécessaire pour achever les 2 bouteilles de vin qui accompagnèrent magistralement ce repas d'exception : un Silex 2007 de Didier Dagueneau incroyable, et un Châteauneuf-du Pape rouge du même millésime, parfait à boire aujourd'hui.

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    Pas de desserts, mais quelques mignardises maison servies avec le café, sonnèrent la fin de cet incroyable déjeuner.

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    Notre seul regret : ne pas avoir pu goûter les fameuses babeluttes maison. Mais il n'y en avait plus. Il faudra donc retourner... Car moi, les babeluttes, j'aime bien. Et surtout celles du Bartholomeus...

  • Envolée culinaire de haut vol...

    On dit que je cuisine fort bien. C'est possible.

    Mais je ne pense pas arriver à la cheville de Christophe Hardiquest, le Chef de Bon Bon, à Bruxelles.

    A ma décharge, je n'ai ni une brigade de 20 personnes derrière moi, ni une cuisine professionnelle ! 

    Juste pour le plaisir des yeux, ces dernières créations : Céléri, Crevettes, Jets de Houblon, Harengs, Sole, et Pigeon... Du grand art !

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  • Envies non assouvies...

    Ce week-end, j'avais quelque chose de personnel à fêter. Plutôt que d'aller au restaurant (on n'est jamais mieux servi que par soi-même), j'ai jeté mon dévolu sur quelques langoustines de Guilvinec fraîchement pêchées, des bestioles de 200 grammes... Une vieille envie non assouvie...

    Cuites juste comme il faut, au court bouillon, et servies tièdes avec une petite mayonnaise maison minute et une baguette à l'ancienne encore tiède, l'affaire était dans le sac : un repas magistral et le bonheur absolu ! Beaucoup trop copieux, mais qu'est-ce que c'était bon ! Impossible de se voir servir ce plat au restaurant, la matière première étant trop chère.

    Ne supportant pas et n'appréciant pas les vins blancs, et plutôt tourné vers les vins rouges puissants et tanniques, j'ai décidé de me faire plaisir et de goûter, ce week-end, 3 bouteilles du Domaine du Gros Noré en Bandol : 2004, 2007 et un 2010 en Cuvée Antoinette.

    Je m'étais toujours demandé si le propriétaire du Domaine du Gros Noré était gros et bon vivant ? Et bien non : après l'avoir rencontré lors du dîner des Vignerons et à la Fête du Millésime à Bandol en décembre dernier, je peux vous dire qu'Alain Pascal n'est pas gros. Par contre, son frère, très très sympathique, l'est. Et pas un peu...SourireMais le nom du Domaine date d'Honoré, leur père, bon vivant et surnommé ainsi pour son imposante stature et son calme. 

    2004 et 2007 sont 2 très grands millésimes à Bandol, 2010 est un cran en-dessous, si pas 2 à en croire Pascal Périer dans son dernier livre "Patrimoine du vin" dédié au vin de Bandol. Mais cela ne signifie pas que les vins sont mauvais : ils sont différents, c'est tout. Plus légers, moins de matière, moins d'alcool aussi, et moins de garde.

    Mais dans le cas présent, les 3 bouteilles affichent 15% d'alcool... Moi, en tout cas, j'ai adoré les 3 flacons, bien que certainement bus trop jeunes. Il faut encore patienter. Le 2004 est encore fermé, avec l'alcool qui marque la finale. Pour le 2007, avec plein de lies dans la bouteille, c'est moins perceptible, et encore moins le lendemain. Il faut carafer les Bandols : ils doivent s'oxygéner et sont souvent encore meilleurs le lendemain. Quant au 2010 : impeccable, la fraîcheur du fruit et l'acidité prenant le dessus. La finale est encore un peu tannique mais déjà fondue. Il faut lui laisser du temps. J'ai adoré !

    Et je les achève ce soir, vu le forfait de 3 de mes comparses du Clos pour ce soir. La prochaine dégustation du lundi aura donc lieu lundi prochain...

  • Un pâtissier gastronomique...

    C'est l'histoire d'un gars qui a ouvert, il y a déjà un petit temps, une boutique, ou plutôt une Pâtisserie gastronomique.

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    C'est paraît-il, le roi du macaron à Bruxelles, avec 8 saveurs sucrées : Vanille, Chocolat noir, Pistache, Caramel au Beurre salé, Chocolat au Lait & Noix de Coco, Mangue, Pain d’Epices, et 2 saveurs salées : Foie Gras & Truffe Noire..., sans parler du macaron Collignon - Ruinart Rosé, crée pour la Saint Valentin...

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    Il y a aussi les pralines maison, qui valent assurément le détour, sans parler des pâtisseries, à tomber par terre. Un petit détour vers la Chaussée de Waterloo s'impose... Et tant pis pour la ligne : on ne vit qu'une fois !

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    Fabrice Collignon, Chaussée de Waterloo, 587 à 1050 Bruxelles

    Tél. : 02/344.26.06, Fax : 02/344.42.22 www.fabricecollignon.be

    Heures d'ouverture : Ouvert de 7h30 à 18h30 du mardi au samedi, de 8h à 15h le dimanche et fermé le lundi.

  • Si un financier bruxellois pouvait faire la même chose...

    Cédric Naudon, la quarantaine, financier de retour à Paris fortune faite aux Etats-Unis, passionné de design et de gastronomie, pour qui "le bon est naturel, le beau est accessible et le goût est unique" a racheté le restaurant de l'île Saint-Louis voici deux ans et l'a lancé avec succès avec le chef Antonin Bonnet. Ils cherchaient un autre endroit et sont tombés amoureux de l'angle Volta - Vertbois. L'affaire conclue, le propriétaire avait d'autres locaux voisins disponibles et ainsi de suite. Il a fallu à peine un an pour conquérir plus d'une trentaine de pas-de-porte et démarrer la Jeune Rue, une opération éthico-gastronomico-esthético-immobilière. Une idée de bobo pur jus, qui doit redonner vie au quartier et mettre en relation directe les producteurs des meilleurs produits et la clientèle citadine. Avec style et éthique.

    Dans les prochains mois ouvriront une boucherie de viandes de races anciennes, une fromagerie au lait cru, une boulangerie-pâtisserie qui plante, récolte et moud son blé, une poissonnerie de petits pêcheurs, une épicerie quincaillerie, un minimarché couvert de fruits et légumes en permaculture (encore mieux que le bio pour les rendements et la biodiversité) auxquels s'ajouteront bars à tapas et à huîtres (fermé l'été en période de reproduction), restaurant italien, street food coréen, bistrot, speakeasy, galerie d'art et bien d'autres lieux dont un cinéma MK2 vers 2015 si les pourparlers aboutissent.

    Des sourceurs sillonnent la France à la recherche des meilleurs produits de bouche qui aboutiront sur une plateforme privée de 1 000 m2 à Bercy où les ateliers de découpe et de préparation fourniront la Jeune Rue en direct et en exclusivité. Une trentaine de personnes travaillent déjà à Behind the Scene, "éditeur de lieux à vivre et à manger", la société fondée par Idéalbobo qui espère créer entre 200 et 250 emplois.

    Une vingtaine de designers renommés (Jaime Hayón, Michele De Lucchi, Tom Dixon, José Lévy, Jasper Morrison, Paola Navone et d'autres) sont chargés chacun d'aménager et de dessiner une enseigne. Energie, émotion, famille, éthique, cercle vertueux ont scandé les propos d'Idéalbobo lors de sa présentation en présence d'un nombreux public et de Pierre Aidenbaum, le maire du 3e arrondissement. Tout a été pensé, décidé, financé pour faire bien, beau et bon. Avec, à terme, l'idée d'une fondation destinée à préserver l'agriculture de qualité.

    En découvrant la Jeune Rue on ne peut cependant s'empêcher de penser à la rue du Nil voisine, devenue en un an un rendez-vous gourmand autour de Frenchie et de Terroirs d'avenir, lequel propose également des produits de qualité en direct de la ferme. C'est la même idée pour une version artisanat de luxe, avec les moyens d'un financier qui vous monte un pool bancaire en un tour de main. Nul doute que la qualité, obtenue dans le respect de la nature, des bêtes et des gens, sera présente dans la Jeune Rue où ses promoteurs assurent que la baguette ou la volaille seront vendues à "juste" prix. Rendez-vous au premier marché. (Article de JP Géné dans M, le Magazine du Monde).

    Si un financier bruxellois pouvait entreprendre la même démarche à Bruxelles, ce serait quand même top. Avec, en plus, un petit marché provençal hebdomadaire, avec des produits tout frais de là-bas. C'est un vieux rêve, mais, parfois, les rêves se réalisent...

  • Le grand sport du moment...

    Il paraîtrait que le grand sport du moment est de réserver pour le même jour et la même heure 3 tables dans 3 restaurants étoilés. Après l'apéro, vous permettez à vos invités de choisir le restaurant dans lequel ils désirent dîner... Le luxe suprême aux yeux de ces gens sans scrupules.

    Le résultat de cette pratique malhonnête est que 2 des 3 établissements restent désespérément vides, ce qui met en danger la rentabilité de ces lieux d'exception, où la marge bénéficiaire est déjà fort serrée, vu les investissements et les coûts salariaux de la brigade et du nombreux personnel.

    Cela empêche également d'autres clients, amateurs de bonne chair et d'émotions culinaires, de venir déjeuner ou dîner, le restaurant étant complet de nombreuses semaines à l'avance.

    Les restaurants étoilés étant connectés entre eux, le rapport est vite fait et ces clients identifiés. Ceci n'empêche qu'aucune sanction ne peut être appliquée. Allons-nous peut-être, nous diriger vers une procédure déjà appliquée aux Etats-Unis ? Lors de votre réservation, votre carte de crédit est automatiquement débitée de 500 dollars. Cela devrait en refroidir certains...

  • Moi, Nicole, je l'aime bien...

    Quand on lit les critiques du restaurant La Petite Maison, à Nice, beaucoup de touristes évoquent le caractère épouvantable de la maîtresse des lieux, qui ne leur adresse pas le moindre regard, ni la moindre attention. Elle ne s'occupe que des habitués et les chouchoute...

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    Touriste moi-même, et ayant eu la chance de fréquenter ce haut lieu de la gastronomie niçoise une dizaine de fois au cours de ces 10 dernières années, je peux comprendre certaines réactions de clients de passage.

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    Mais quand on observe bien Nicole, on se rend compte de tout autre chose. C'est une femme passionnée, qui veille à ce que tout soit parfait et qui dirige l'endroit à sa façon. Elle n'hésite pas à goûter, dans l'assiette, des plats qui sortent de cuisine, et à les remballer aussitôt, pour une raison ou une autre.

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    Elle n'hésite pas à venir, à votre table, asperger votre filet de poisson d'un généreux trait d'huile d'olive, même si vous ne le voulez pas, en affirmant haut et fort que c'est comme cela qu'il faut le manger. Du caractère, elle en a Nicole !

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    J'y suis passé début décembre, en rentrant d'un week-end à Bandol, pour déjeuner. Une salade d'herbes et truffes généreusement servie, suivie de langoustines rôties d'une fraîcheur incroyable et à la cuisson parfaite. Le tout, accompagné d'une bouteille de 50cl de Moulin de la Roque 2007 en Bandol rouge (26 euros) qui était tout simplement parfait. Et, j'ai achevé le tout par un dessert aux cerises confites, admirable. Un magnifique déjeuner, juste avant de décoller pour Bruxelles. Les photos sont celles d'un précédent déjeuner.

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    Le service fût impeccable, malgré l'affluence. Le pain tiède est un délice, tout comme la tapenade maison. Tout est soigné et parfait. C'est une grande maison. Et même si Nicole ne m'a pas adressé un seul regard ce jour là, toute affairée qu'elle était avec ses clients habitués, je ne lui en veux vraiment pas : moi, je l'aime bien Nicole ! Et j'apprécie sa façon de faire et son côté direct.

    La Petite Maison, 3 Rue de l'Opéra à Nice. Tel : 04 93 92 59 59.

  • J'ai craqué...

    Je suis tombé ce soir, nez à nez, avec un magnifique bar de ligne de 4,212 kg, et, comme il m'a fait de l'oeil, je n'ai pas pu résister : je l'ai acheté... Bon d'accord, ce n'est vraiment pas donné. Mais quand on veut de la qualité...

    Le poissonnier l'a gratté, vidé et mis en filet. Deux superbes filets, bien épais, mais qui ne pesaient plus que 1,700 kg ! Cela signifie 60% de pertes... et un prix au kilo qui grimpe astronomiquement ! Mais, quand on veut de la qualité...

    Arrivé chez moi, second nettoyage, en enlevant les flancs sans chair (encore 100 grammes en moins !) et un filet au four, l'autre, portionné, au surgélateur. J'ai donc dégusté ce soir un magnifique morceau de bar de ligne, arrosé, après cuisson, d'une huile d'olive extra-vierge première pression à froid, et assaisonné de fleur de sel et de poivre noir. Sans rien d'autre. Un pur délice... Le nirvana.

    Inutile de vous dire que je n'ai mangé ni la peau, ni les parties brunes (la graisse du poisson qui contient tous les métaux lourds). Encore 50 grammes en moins... J'estime donc le poids final consommable à 1,500 kg, soit 65% de pertes. C'est énorme! Mais quand on veut de la qualité...

    Demain midi, je dégusterai une seconde portion, froid, avec une mayonnaise maison et un petit taboulé maison lui aussi : ce sera aussi magique qu'un déjeuner estival au Club 55. Souvenirs, souvenirs...

    Quand au reste, je le réchaufferai avec une sauce tomate préparée cet été et surgelée. De vieilles variétés de tomates odorantes et pleines de goût, cultivées sur ma terrasse. Cela humera bon l'été et je m'en réjouis déjà.

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    Conclusion de l'histoire : un magnifique poisson de 4,212 kg donne 8 portions de 180 grammes, ou 6 portions de 250 grammes. On comprend mieux le prix des filets de poissons sauvages chez le poissonnier! Mais comme je le disais, quand on veut de la qualité...

    Seul point noir au tableau, c'est que cette magnifique femelle portait des oeufs, et que je m'en veux. Les bars se reproduisent après une période de frai où ils se rassemblent en banc et sont particulièrement vulnérables. Il est recommandé, ce que j'ignorais, de ne pas consommer de bar de ligne du 1er février au 15 mars.

    J'en prends note et retiendrai la leçon. Mais pourquoi, diable, n'interdisons-nous pas la pêche pendant cette période de frai ? Certains  ligneurs respectent cette période dite de repos biologique, et ne pêchent pas. Les autres feraient bien de suivre l'exemple : il en va des ressources marines et de la reconstitution des stocks des espèces surpêchées. Et si les poissonniers n'en proposaient pas, pendant cette courte période, il n'y aurait plus de demande, et donc plus de pêche. Ce n'est quand même pas compliqué...

     

     

     

  • L'inculture culinaire notoire de Masterchef rappelée à l'ordre par le Label cuisine nissarde...

    "Merci à Amandine Chaignot, Yves Candeborde, Frédéric Anton, Sébastien Demorand et à toute l'équipe de Masterchef d'avoir prouvé l'utilité de notre Label Cuisine Nissarde par leur inculture culinaire notoire en matière de salade niçoise.... Et pour rétablir la vérité, le Label officiel "Cuisine NIssarde" vous offre la recette tirée du guide de labellisation. Merci à toutes celles et ceux qui nous ont contacté et soutenu, nous veillerons à protéger tout cela". 

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    La Salade Niçoise. Ingrédients pour 8 personnes :

    > 150 g de mesclun,

    > 500 g de tomates,

    > 100 g de cébettes, 

    > 100 g de petit coeur de céleri branche, 

    > 400 g de petits artichauts violets, 

    > 160 g de petits poivrons verts pour la salade,

    > 250 g de radis longs dit 18 jours, 

    > 50 g d’olives noires de Nice,

    > 200 g de thon à l’huile d’olive,

    > 8 anchois au sel (soit 16 filets),

    > 20 g d’ail,

    > 100 ml d’huile d’olive,

    > 4 œufs, 

    > de 8 à 12 feuilles de basilic (selon goût),

    > sel fin & poivre du moulin.

    Variantes : 

    > Vinaigre de vin rouge 

    > 200 g de concombre * 

    > 400 g de févettes (poids des févettes non écossées) *

    Laver les légumes. Nettoyer les radis en les gardant entiers avec leurs feuilles tendres. Garnir le tour d’un saladier, préalablement frotté à l’ail (à partir d’une gousse épluchée), avec le mesclun. 

    Couper les tomates en quartiers, les disposer sur les feuilles de mesclun, saler. 

    Emincer les concombres* (éventuellement, les faire dégorger au sel), le blanc de céleri et la partie tendre (cœur) des artichauts, les poivrons verts et les cébettes. Ecosser les févettes * (en saison). 

    Disposer tous ces légumes sur les tomates en soignant la présentation, saler. Ajouter le thon en laissant les morceaux assez gros, le basilic ciselé et décorer avec les œufs durs coupés en quartiers, les filets d’anchois et les olives noires. 

    Verser l’huile d’olive au dernier moment, le poivre moulu, et mélanger la salade devant les convives. Au moment de servir, veiller à bien répartir tous les ingrédients dans chaque assiette.

    https://www.facebook.com/pages/Label-Cuisine-Nissarde/164336347110451

    Tous les Niçois vous le diront, la salade niçoise ne contient pas de légumes cuits. Dehors les pommes de terre bouillies et autres haricots verts. Des crudités, que des crudités. Seuls les œufs durs ont cuit. 

    La vérité est qu’elle varie au cours des saisons et les févettes n’y seront présentes qu’au printemps quand elles sont jeunes et craquantes, de même pour les petits artichauts violets qui seront consommés avant que ne leur poussent la barbe. 

    La salade niçoise est un plat complet, riche en vitamines qui s’accompagne volontiers d’une baguette croustillante. Mais attention, choisissez bien vos tomates, de préférence des Saint Pierre mûries sur le plant et non de pâles succédanés bataves stockés dans une quelconque chambre froide 

    Dites-le vous, et pensez-y ! Et que la saison Top Chef qui démarre en prenne de la graine aussi. Non, mais...

     

     

     

     

     
  • Foie gras : un dilemme...

    Avec les libations de Noël et de Nouvel-An, la fin d’année constitue traditionnellement l’âge d’or du foie gras. Depuis des années, cette spécialité gastronomique fait l’objet d’une polémique enflammée entre "pro" et "anti", ces derniers dépassant largement, il importe de le signaler, le cercle des végétariens.

    En manger ou pas, c’est le choix de chacun(e). Mais pour que ce choix s’opère en toute connaissance de causes, voici un rappel de ce qui motive les opposants à ce bastion de la tradition culinaire française.

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    Le foie gras, une maladie

    Le foie gras est obtenu par l’ingestion forcée de quantités considérables de bouillie de maïs, jusqu’à l’apparition d’un état pathologique du foie : la stéatose hépatique. Les palmipèdes sont rendus incapables d’éliminer les graisses qui s’accumulent dans le foie. Ils peinent alors à se déplacer, et halètent pour réguler leur température corporelle perturbée. Le volume de leur foie peut atteindre jusqu’à 10 fois sa taille normale.

    Pompe pneumatique et gavage en cage

    Les hangars de gavage peuvent détenir plusieurs milliers d’oiseaux, et le gavage est pratiqué à la pompe hydraulique ou pneumatique. Les oiseaux y vivent maintenus dans de petites cages individuelles, et ne peuvent ni se retourner, ni échapper à l’embuc qui propulse la pâtée de maïs dans leur oesophage. Les oiseaux parqués en cages collectives ne bénéficient que de la moitié d’une feuille A4 supplémentaire, comparé aux cages individuelles.

    Mortalité décuplée

    Les canards sont gavés pendant 15 jours, les oies pendant une semaine de plus. Les halètements, diahrées et vomissements témoignent du mal-être de ces oiseaux. Un rapport du Comité scientifique de la Commission européenne sur la santé et le bien-être des animaux indique qu’en période de gavage, la mortalité de ces oiseaux est multipliée par 10, voire par 20 – soit 2 à 4% de mortalité sur 12 jours (en élevage sans gavage, on compte 0,2% de mortalité sur la même période).

    A savoir encore

    La Belgique compte parmi les quelques pays européens producteurs de foie gras. Entre 100 000 et 200 000 canards sont gavés chaque année, ainsi que quelques milliers d’oies. En France (1er producteur mondial), l’alimentation forcée s’exerce sur près de 40 millions de palmipèdes, en majorité des canards. L’Argentine, Israël, la Norvège, la Suisse et la Californie (États-Unis) interdisent le gavage. En Europe, l’interdiction est stipulée par un traité qui accorde toutefois une exception aux pays où il s’agit d’une « pratique actuelle ». Article de Pierre Titeux, La Fédération Inter environnement Wallonie.

  • Bon Bon ** à Bruxelles...

    Grand moment pour Le Clos, hier soir, réuni chez Bon Bon pour fêter cette deuxième étoile attribuée le jour même par le vénérable guide Michelin.

    Les mises en bouche défilèrent, précises, justes et créatives. Comme cette gaufre de Bruxelles à l'anguille fumée, extraordinaire, ou encore celle-ci...

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    Langoustine bretonne et caviar Per Sé, en carpaccio, crème de ciboulette et purée d'avocat. D'une fraîcheur époustouflante et d'une finesse de goût incroyable.

     

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    Truffe blanche d'Alba, Raviole de jaune d'oeuf, topinambour. Des parfums enivrants et une association parfaite.

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    Sandre de Hollande, vin rouge, pommes de terre fumée et cannelloni d'ail des ours.

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    Saint Pierre de St Guénolé, à la bière blanche du Hainaut, risotto, chicon. Un énorme et magnifique Saint Pierre, présenté cuit par le chef lui-même à table, un risotto à la blanche succulent et des tranches de chicons caramélisés : un régal.

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    Chevreuil de nos Ardennes, Poivrade, poire, salsifis et frégola. Que je n'ai pas goûté. Pas végétarien pour rien...

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    Chariot de fromages au lait cru pour certains, préparation de parmesan au whisky pour les autres.

    Chocolat Jivara en déclinaison. Un savoureux régal.

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    Mignardises : à choisir selon vos envies parmi des dizaines, faites maison pour la plupart. Du grand art.

    Bref un grand moment de gastronomie, de plaisir, de cuisine de haut vol, aux associations subtiles et maîtrisées, avec des produits de saison d'une qualité et d'une fraîcheur inouies, à la cuisson parfaite et juste : que du bonheur ! Nous souhaitons beaucoup de persévérance à Christophe et son équipe, qui ont bien mérité cette deuxième étoile, et qui devront maintenant oeuvrer à accéder au rang suprême de triple étoilé, en se surpassant.

    J'aborderai les vins dégustés dès réception de la liste.

     

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  • On peut rêver...

    Alors qu'il fait froid, venteux et pluvieux chez nous, s'imaginer ce soir,  sur la terrasse du Mas du Langoustier, en plein été, pour savourer un somptueux repas, accompagné d'un magnifique Bandol, ou plus simplement d'un Côtes de Provence de l'île, iodé et solaire.

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    Avec comme premier dilemme, le choix parmi les entrées, qui chantent la Provence :

    SOUPE DE POISSONS DE ROCHE, ROUILLE ET CROÛTONS   

    FILETS DE ROUGET POÊLÉS SUR UN FIN FEUILLETTÉ AU THYM, FONDUE DE TOMATES, CAVIAR D’AIL NOIR   

    RAVIOLI VAPEUR DE LANGOUSTINES ET DE FIGUES FRAÎCHES EN FEUILLE DE RIZ, VINAIGRETTE À LA FIGUE CONFITE 

    BEIGNET DE COURGETTE FLEUR, PURÉE DE CITRON CONFIT. 

    RAVIOLIS DE TOMATE CONFITES À LA PÂTE DE MOZZARELLA, CRÈME GLACÉE BASILIC, SALADE D’HERBES 

    Au niveau des plats (de poissons pour ma part), même dilemme :

    FILET DE LOUP RÔTI, PISTOU DE PISTACHE SOUS LA PEAU, CANNELONI D’AUBERGINE, ÉCUME DE PISTACHE 

    FILET DE SAINT PIERRE RÔTI, PAIN PERDU AU JUS DE BOUILLABAISSE, TOMATES CONFITES, ÉMULSION BOURRIDE   

    TOURNEDOS DE HOMARD, BEURRE DE ROUGAÏL FAÇON MAÎTRE D’HÔTEL, CÉBETTES GRILLÉES, ÉMULSION DE JUS DE CARAPACE 

    FILET DE TURBOT RÔTI, GRATINÉ DE JUS DE COQUILLAGE PERSILLÉ, MINI POIREAUX 

    Et on achève tout cela par un magnifique Plateau de fromages frais et affinés, au lait cru, évidemment. Avec la seconde bouteille de vin, juste avant d'aller faire une petite sieste bien méritée, à l'ombre d'un olivier, avec le clapotis de la mer toute proche...

    On peut rêver, non ? Bon, là-dessus, j'éteins le feu et vais me coucher sous une grosse couette d'hiver...

     

  • Dégustation du lundi 208

    Une toute belle dégustation du lundi, en honneur à l'anniversaire (et pas un petit) de l'un des nôtres. Et un délicieux dîner 6 services, hors mises en bouches, pour accompagner les divins flacons. Grande soirée.

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    Substance Brut de Selosse Champagne Grand Cru en Blancs de Blancs

    Chablis Grand Cru Les Clos 1997 de René et Vincent Dauvissat

    Clos de Rouge Cloître 2009 Audergem

    Saint Romain Chassorney Clos du Cerisier 2010

    Hermitage Chave 2007 et 1996

    Schloss Johannisberger Riesling 2007

    Hermitage Boutin Arena Mica 2007

    Malvasia Barbeito 1963 Madeira

    Jasnière Briseau Kharaktër 2011

    Lafran Veyrolles Cuvée Spéciale 2006 en Bandol

  • Avis aux amateurs de tomates anciennes et Bio...

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    Avis à ceux qui ont la main verte : ce week-end, sur nos marchés bruxellois, Bee Green vendra ses excédents de plants de tomates anciennes. Cette année, Bee Green cultivera plus de 200 variétés de tomates anciennes! Il y aura donc du choix et chaque plant vous sera proposé au prix de 2,50 euros. Même si vous ne possédez pas de jardin, un gros pot, une terrasse ensoleillée protégée par un mur, de l'amour et beaucoup d'eau suffisent pour voir s'épanouir un plant de tomate.

     

    Bee Green sera ce samedi matin Place Saint Lambert à Woluwé-St-Lambert et ce dimanche matin Place Jourdan (sur la chaussée de Wavre) à Etterbeek. Ces plants seront aussi en vente au magasin sur le lieu de production (à Lens-St-Servais, en Hesbaye) pendant 3 jours (vendredi, samedi et dimanche prochains) de 15h à 19h.

     

    Une aubaine pour les amateurs de tomates goûtues, que les magasins ne commercialisent plus aujourd'hui. La Cornue des Andes, la Miel du Mexique, la Rose de Berne sont de purs délices auxquels nos palais de bouffe industrialisée ne sont plus habitués. Retrouvez le vrai goût de la tomate en la cultivant chez vous, ou en l'achetant à un producteur Bio lors de la saison.

     

    Et si une tomate vous paraît vraiment extraordinaire, n'oubliez pas d'en prélever quelques pépins que vous sécherez quelques jours avant de les emballer à l'abri de la lumière et au sec. Vous pourrez les replanter dans un an ou dans 5 ans et retrouverez alors des plants chargés de la même tomate. Un pur bonheur.


  • Qui a tué la diversité alimentaire ?

    Sur la question bovine par exemple, la variété a été tuée par un certain nombre de lois et de programmes de modernisation de l’agriculture à la fin des années 1950. Il existait à l’époque plus de trois cents races bovines dans notre pays et, pour des questions de rentabilité financière, on les a éradiquées pour en inventer d’autres comme la blonde d’Aquitaine, qui est une invention pure, la Limousine ou la Charolaise que nous avons même internationalisée. Ce sont des races avec de grosses carcasses qui permettent de produire plus efficacement de grandes quantités de viande, ce sont des races à rendement. On a fait en quelques sortes des bébés éprouvette pour remplacer les vaches locales par des usines à viande. 

    Nous avons également compartimenté les vaches laitières et les vaches à viande alors qu’historiquement, une vache passait par les deux phases dans sa vie, d’abord le lait puis la viande. Nous sommes donc dans un système productiviste. Là-dessus, la boucherie de proximité a été tuée par la grande distribution qui est ravie d’acheter de grandes quantités pour pas cher et qui nous a donc poussé à être encore plus inventifs sur le plan de la productivité. Nous n’avons finalement aujourd’hui que trois ou quatre races à viande.

    La question du gibier est toute autre, car celui-ci est conditionné par sa dimension sauvage. Un faisan d’élevage n’aura jamais le même goût que son homologue chassé dans la nature. Cela rend donc ces viandes naturellement rares puisque lorsqu'on élève les animaux, elle a beaucoup moins d’intérêt. Pourtant, la vraie cause de la disparition du gibier est sociologique : nous ne cuisinons plus. Or, ces produits nécessitent une importante préparation, au même titre que tout ce qui demande un petit peu de temps et de travail.

    Est-ce le même phénomène que celui qui fait également disparaître les ris de veau et autres parties des animaux qui ont fait la richesse de notre gastronomie ?

    Cela est surtout dû à la crise de la vache folle, car ces abats sont le plus souvent les parties endocriniennes de l’animal, qui sont donc plus sujettes à la contamination. Ils avaient donc en grande partie été retirés des magasins. Il faut dire qu’il n’en restait déjà que très peu dans les étals et que les triperies se faisaient déjà rares. C’est là que l’on rejoint effectivement la problématique du gibier, car les abats avaient commencé à disparaître à cause de la diminution du temps accordé à la préparation du repas. Pour faire un ris de veau il ne suffit pas de le passer au feu cinq minutes ! On en trouve toujours dans certains restaurants, qui les préparent par tradition et par amour de ces produits, mais dans la consommation courante la triperie a presque totalement disparue. Il existe cependant un syndicat qui essaie en ce moment de la relancer.

    La redécouverte des « légumes anciens » est très à la mode. Les Français cherchent-ils à élargir leurs perspectives alimentaires ?

    Une partie de l’agriculture bio s’est remis au maraîchage à l’ancienne et a drainé derrière elle cette tendance à un retour aux anciens produits. On recommence donc à cultiver des légumes qui avait été abandonnés faute de rentabilité ou de succès à grande échelle, tout comme on réintroduit de plus en plus d’anciennes races animales dans plusieurs endroits en France. La Bretagne est particulièrement orientée dans cette logique du retour à des produits originaux et traditionnels. Bien que cela ne corresponde pas pour l’instant à une logique généraliste, il y a une véritable attente du public vis à vis de ces produits et je pense qu’une vraie dynamique est en train de se mettre en place. Les choses vont probablement évoluer très vite dans ce domaine et en bien.

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