gaspillage

  • Vous n'auriez pas un peu d'eau...?

    L'infographie est parlante. Il faut imaginer qu'un puissant sorcier a, grâce à un maléfice habile, siphonné toute l'eau présente sur Terre et l'a réunie dans une sphère, un petit satellite liquide posé sur notre globe soudain asséché. D'un coup d'un seul, notre planète bleue est devenue brune et il y a comme une surprise à voir les océans, mers, lacs, calottes polaires, rivières et glaciers, qui recouvrent en temps normal plus de 70 % des 510 millions de km2 que compte la Terre, se résumer à un cochonnet de seulement 1 385 km de diamètre, soit à peu près la distance qui sépare Paris d'Alger à vol d'oiseau.

    L'eau sur Terre est un peu comme une feuille de papier cadeau recouvrant une boule de bowling. Depuis l'espace on ne voit presque qu'elle, elle donne sa couleur à notre planète mais ne représente qu'une minuscule fraction (0,023 %) de sa masse. Combien y en a-t-il exactement ? Si l'on revient à notre image, cette bulle contient 1,386 milliard de km3 d'H20. Comment se répartit-elle ? Les plus gros fournisseurs, et de loin, sont évidemment les océans et les mers, avec 1,338 milliard de km3. Ils arrivent loin devant deux quasi ex-aequo (environ 24 millions de km3 chacun) : les calottes polaires (Groenland et Antarctique), glaciers et neiges éternelles d'un côté, l'eau contenue dans le sous-sol et dans la croûte terrestre de l'autre. Les miettes qui restent reviennent, dans l'ordre décroissant, aux glaces du pergélisol, aux lacs, à l'humidité des sols, à l'atmosphère, aux marais, aux cours d'eau et, enfin, à toute cette eau si importante pour nous, celle qui est prisonnière des organismes vivants, celle sans qui vous et moi ne serions que des momies. On estime que toute la vie terrestre regroupe un peu plus de 1 100 km3 de cette eau dite biologique.

    A lire cette longue énumération, on s'est sans doute aperçu que l'eau douce ne représente qu'une part minoritaire du total : environ 35 millions de km3. C'est la perle à droite du cochonnet sur la carte ci-dessous. Mais, dans cette petite portion, la plus grande partie de l'eau est hors d'atteinte des êtres vivants, soit parce qu'elle est congelée dans les inlandsis, soit parce qu'elle est enfouie dans les entrailles de la Terre. Si l'on ne prend en considération que l'eau facile d'accès, celle que l'on trouve dans les lacs non salés, les marais, les fleuves et les rivières, il ne reste plus grand chose. Avez-vous repéré le petit point bleu sur cette deuxième infographie, sous la perle dont je viens de parler ?

    Cette tête d'épingle a moins de 60 km de diamètre. Elle contient toute l'eau douce aisément disponible pour la vie terrestre. C'est dans cette minuscule réserve que 7 milliards d'hommes puisent pour boire, irriguer leurs cultures, abreuver leurs animaux d'élevage, faire tourner leurs usines, alimenter leurs centrales électriques, etc. Et, si on met Homo sapiens de côté, quantité d'autres organismes vivants en dépendent aussi. C'est en voyant ce genre d'image que l'on s'aperçoit mieux, qu'entre la sécheresse et nous il n'y a presque rien. Que l'eau est plus rare qu'il n'y paraît. Parce que la Terre est une brune qui se teint en bleu. Article de Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter)

     
  • Consommer durable...

    Au menu, tout ce que vous aimeriez savoir sur les mystères que recèle votre assiette et des astuces pratiques pour vous aider dans vos courses. Respecter l'environnement en adoptant des gestes simples, c'est en effet possible! L'Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable compte bien vous le démontrer lors de 3 rencontres, les 9, 16 et 23 juin, à 20h00. Inscrivez-vous vite, c'est gratuit!

    9 juin 2009 - S'alimenter sans manger la planète

    Nos choix alimentaires posent de nombreuses questions: impacts sur la santé, sur le budget des ménages, conséquences pour l'environnement, relations avec les pays du Sud... 
    L'alimentation durable vise à répondre aux besoins de tous, de manière équitable et dans le respect de l'environnement, au Nord comme au Sud. A Bruxelles, le Réseau bruxellois pour l'Alimentation Durable veut relayer auprès du public les propositions et les gestes d'une alimentation plus soucieuse d'environnement, de santé et de justice sociale.

    16 juin 2009 - Le consommateur "écologique"

    Qu'est-ce que la consommation écologique? Quels choix et pratiques recouvre-t-elle? Quelles sont les motivations des consommateurs quand ils choisissent un produit? Comment intégrer le critère environnemental dans ce choix? Un produit respectueux de l'environnement est-il plus cher qu'un autre? Les labels sont-ils fiables? Fait-on des économies lorsqu'on choisit des produits moins emballés?
    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les emplettes respectueuses de l'environnement!

    23 juin 2009 - Jeter c'est gaspiller!

    Personne n'aime gaspiller la nourriture et pourtant chaque année nous jetons à la poubelle en moyenne 15 kg d'aliments qui auraient pu être consommés, soit environ 170 Euros par ménage!
    Certains jettent et d'autres n'ont pas assez: à nos portes, 200.000 personnes ne mangent pas à leur faim. Pourquoi jetons-nous des aliments à la poubelle? Quelles sont les impacts économiques et écologiques de ce gaspillage? Comment réduire ce gaspillage? Avec quels acteurs collaborer?
    Les trucs et les astuces...à partager.

    Heure: 20h
    Lieu: Gite d'étape-Auberge de Jeunesse J. Brel 
    30 Rue Sablonnière, 1000 Bruxelles
    Inscription: 
    catella.willi(at)crioc.be

  • 290 milliards de litres d'eau...

    Sous la pression du lobby écologiste WWF, Coca-Cola s'est engagé à réduire sa consommation d'eau pour la production de ses fameux sodas et à participer à son retraitement. Or, il faut savoir que le géant d'Atlanta a utilisé l'an dernier la bagatelle de… 290 milliards de litres du précieux liquide. Plus de la moitié de la consommation d'eau du groupe en 2006 a été consacrée à des tâches telles que le rinçage, le chauffage et la climatisation, et non à la production directe de boissons. La conversion aux problématiques environnementales du numéro un mondial du soft drink a de quoi surprendre. Elle comportera cependant un volet financier : Coca-Cola versera 20 millions au WWF. Chaque bien produit devrait être traduit en « eau virtuelle », c’est-à-dire le nombre de litres d’eau nécessaires pour produire un litre/kilo de ce bien. L’utilité de cette méthode est de se doter d’un ordre de grandeur. Ainsi, il est intéressant d’apprendre que le Coca a un « équivalent eau » de 9 (9 litres d’eau nécessaires à la production d’1 litre de Coca), l’essence 10, l’éthanol à base de canne à sucre 90, l’éthanol à base de maïs entre 400 et 1 500 selon les régions, le kilo de blé 1 160, et le bœuf... entre 4 000 à 15 340 selon les modes de calcul ! Face à la pénurie annoncée du liquide le plus vital sur terre, il va falloir commencer à compter ! Me concernant, je n'en bois pas, et je mange du poisson, qui ne boit rien... Blague à part, si vous voulez tout savoir sur l'eau et sur ce qui nous attend dans fort peu de temps, lisez le remarquable article publié sur Agora Vox (voir lien dans colonne de droite, en bas). C'est édifiant, et cela fait froid dans le dos...

  • Compenser ses émissions de C02...

    En se rendant sur le site Climact.be, et en répondant à un petit questionnaire, vous pouvez immédiatement visualiser vos émissions de CO2 (votre empreinte carbone sur la planète). Vous pouvez également voir et chiffrer par quels moyens on peut les réduire. Et, s'il vous reste un solde positif, vous pouvez compenser votre empreinte carbone en investissant dans un des projets d'énergie renouvelable mis en oeuvre par Climact. Compenser une tonne de C02 coûte 27 euros : ce n'est pas très cher, cela vous donnera bonne conscience et soulagera (un peu) la planète... Et si tout le monde s'y met, on changera certainement les choses !

  • La carte à points arrive...

    D’ici une dizaine d’années, tous les résidents britanniques pourraient se voir doter d’une carte de « crédit personnel de carbone », l’équivalent d’un « permis à points » de droits d’émission de gaz à effet de serre. Rendue publique et examinée depuis quelques mois par l’administration Blair, la radicalité de la proposition fait débat. Formulée pour la première fois en 1996, le principe des « domestic tradable quotas » - quotas domestiques négociables (DTQs) - consiste à attribuer à chaque habitant du Royaume-Uni une quantité identique de droit d’émission de gaz à effet de serre ou d’équivalent carbone. Ce plafond individuel, matérialisé par une carte de paiement, valable un an et fractionnée en unités carbone (chacune égale à 1 kg de gaz carbonique), est ensuite dépensé au quotidien. En fonction des achats et consommations d’énergies contribuant à l’effet de serre : plein de carburant, facture d’électricité ou de gaz, billets d’avion, etc… on retire de la carte un certain nombre de points.Si besoin, pour acheter de nouveaux points ou vendre leurs surplus, les petits porteurs de carbone ont accès à une place boursière. Ce marché des droits d’émission serait similaire à ceux existants pour les industries (déjà en activité à Londres et en Europe) où les titres et unités individuelles se négocieraient au cours du jour, d’après les lois de l’offre et de la demande. Les défenseurs de la protection de vie privée soulignent le risque de dérive liberticide d’un tel système, capable de pister les comportements économiques de l’intégralité de la population, résidents temporaires inclus.De 2003 à 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont encore augmenté de 1,5 % en Grande-Bretagne. Un niveau jamais atteint, mais peut-être assez élevé pour rendre un plan DTQs acceptable par les citoyens britanniques... C'est peut-être le bon moyen pour forcer les gens à faire attention, ne plus gaspiller, et réfléchir avant d'acheter des produits dont la production ou l'emballage induisent une forte émission de gaz à effet de serre...

  • Les boîtes aux lettres...

    Comme d'habitude, en septembre, nos boîtes aux lettres, relativement épargnées durant l'été, sont à nouveau assaillies de dépliants publicitaires divers et de folders, qui s'ajoutent, cette année, aux dépliants et tracts électoraux de tous genres. Bref, des kilos de papiers que nous transvasons directement, sans les lire, dans nos poubelles, pour être recyclées... Quel non sens, quelle absurdité, quel gaspillage ! Combien d'arbres abattus, de forêts dévastées, d'énergie consommée sur l'autel du Dieu tout puissant de la Publicité ? Boycottons ce gaspillage en indiquant "NO PUB" sur nos boîtes (j'y ajouterais bien "NO FACTURES"!), et demandons que soient taxés ces pollueurs sans scrupules, qui ne travaillent même pas sur du papier recyclé ! Boycottons également ces tracts électoraux, qui renferment les mêmes promesses jamais tenues et qui n'offrent à l'électeur que nous sommes, aucun choix de changement radical et de nettoyage absolu de tout ce petit monde corrompu bien en place et indévissable...