fruits et legumes oublies

  • Qui consomme bio ?

    Une étude du CRIOC nous apprend que les jeunes âgés de 18-29 ans sont plus nombreux à déclarer une alimentation davantage basée sur les denrées alimentaires biologiques : les jeunes achetant des denrées alimentaires biologiques sont 44% à déclarer une alimentation pour moitié basée sur les aliments biologiques et  47% à déclarer que leur alimentation ne comprend qu’une faible part de produits biologiques. 


     Le même constat peut se faire pour les ménages de 3 personnes : les ménages de trois personnes qui achètent des produits biologiques sont 46% à dire que la moitié de leurs aliments sont d’origine biologique et 49% àdire que leur alimentation ne repose que pour une faible part sur les aliments biologiques. 


    Le groupe social exerce une influence : l’alimentation des GSS (groupes sociaux supérieurs) qui achètent des denrées biologiques comprend davantage d’aliments biologiques que celle des personnes appartenant aux GSI (groupes sociaux inférieurs). Le groupe social est un facteur d’influence qui traverse toute l’enquête. Les consommateurs appartenant aux groupes sociaux supérieurs (GSS) sont plus nombreux à acheter des aliments biologiques que ceux appartenant aux groupes sociaux inférieurs (GSI). Ils y consacrent aussi une plus grande part de leur alimentation. 

    Ces constats peuvent s’analyser à la lumière des perceptions: les GSI pensent moins que les autres que 

    les aliments biologiques sont autant, voire plus contrôlés que les aliments conventionnels, qu’ils sont meilleurs pour la santé et pour l’environnement, qu’ils ont meilleur goût et qu’ils présentent des caractéristiques plus intéressantes en cuisine. Évidemment, le prix doit être pris en compte dans cette analyse.  

  • Brésil et OGM...

    La sortie au Brésil de l'ouvrage Le Monde selon Monsanto n'est pas passée inaperçue aux yeux de la multinationale américaine. Pour la première fois depuis la divulgation de l'enquête journalistique de Marie-Monique Robin, sous forme d'un livre et d'un documentaire diffusé par Arte au mois de mars, l'entreprise, qui produit 90 % des organismes génétiquement modifiés (OGM) utilisés dans le monde, a pris note des accusations qui la visent. Et Monsanto avance des réponses, via Internet, en portugais. "La direction du groupe au Brésil a voulu présenter son point de vue, pour ne pas laisser sans réponse des attaques qui ont déjà eu un écho mondial", explique-t-on au service de communication de Monsanto, à Sao Paulo, en précisant qu'il s'agit d'une traduction littérale du texte envoyé par le siège américain de la firme.

    Plusieurs pages du site brésilien reprennent des points développés dans le film, en avertissant :"Un documentaire français tente de dénigrer l'image de Monsanto", avec une enquête de"ceux qui ont une stratégie pour discréditer la biotechnologie""C'est amusant de les voir enfin réagir, a déclaré Marie-Monique Robin, venue à Curitiba (Etat du Parana) lors d'une tournée au Brésil. Mais si leurs arguments étaient solides, ils m'auraient attaquée en justice depuis longtemps."

    La réaction publiée témoigne de l'importance du Brésil dans la stratégie de la multinationale : ce pays a récolté 60 millions de tonnes de soja cette année, soit 25 % de la production mondiale, et Monsanto a déjà introduit son soja Roundup Ready, légalisé en 2005.

    La moitié de la récolte brésilienne est certifiée "sans OGM", le reste est transgénique ou contaminé.  

    Des neuf OGM autorisés par les autorités de Brasilia, entre soja, maïs et coton, la moitié porte la marque Monsanto. Dans l'Etat de Bahia, à Camaçari, fonctionne la plus grande entreprise d'herbicides d'Amérique latine.

    "Ces enquêtes nous aident à lutter contre les OGM, expliquait Marcelo Durao, du Mouvement des paysans sans terre, au cours d'un débat à Rio de JaneiroNous avons perdu beaucoup de terrain face à la logique gouvernementale, qui favorise les matières premières exportables, au détriment des aliments." Dans le Sud, des agriculteurs tentent d'abandonner le soja OGM, déçus par les rendements, mais ils ne trouvent plus de graines traditionnelles à cultiver. 

    L'éditeur de Radical LivrosGeorges Kormikiaris, est très satisfait des débats autour de Marie-Monique Robin. Notamment avec des responsables du ministère du développement agraire, à Brasilia, et à l'Ecole d'agronomie de l'université de Sao Paulo, pourtant financièrement aidée par Monsanto.

    Article d' Annie Gasnier paru dans "Le Monde" de ce week-end.

  • Merci de signer la pétition...

    La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité. L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs. Les lobbys, aidés par l'Etat, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos successeurs, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir. Kokopelli dans une pétition intitulée 'Libérons les semences', en estimant que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain vous propose de signer la pétition suivante :"Conscient que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain, conscient que la semence est un bien commun à tous les peuples, je demande que la loi AFFIRME le droit inaliénable de toute personne de cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger, offrir, céder, transmettre, tout végétal (graine, bouture, plant, tubercule, etc.) sans restriction légale d'aucune sorte. Je revendique le droit de me procurer et de consommer librement la nourriture issue du produit des semences de population, de pays, de famille, dites anciennes : toutes, graines de vie. En signant cette pétition, je défends ma liberté, un patrimoine et permet, avec l’association Kokopelli, la transmission de la biodiversité et de la fertilité aux générations futures". Outre votre signature immédiate, vous pouvez télécharger la pétition pour l'imprimer pour la diffuser autour de vous, et si vous avez un site Internet, faire un lien vers cette page : http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat Au-delà de la volonté de mainmise sur le vivant, dont font acte les multinationales (dont MONSANTO, encore et toujours), soutenues par l’état, nul n’a le droit d’imposer la génétique semencière de demain. Les hybrides ont montré leurs limites, les OGM (refusés par 85 % des consommateurs) sont une faillite sanitaire et technologique. Les semences reproductibles, issues des variétés de population, constituent certainement, sur les acquis de 10.000 ans de recherche, une des grandes solutions d’avenir. Merci à vous de signer la pétition de Kokopelli. Il y va de l'avenir de la biodiversité, du goût des fruits et légumes d'antan. Si on laisse faire ces multinationales, bientôt nous ne mangerons plus qu'une seule espèce de tomate, une seule espèce de pomme, etc, exclusivement commercialisée par un énorme groupe agro-alimentaire mondial : le cauchemar ! Terriens il est grand temps d'agir...

  • La saveur des tomates oubliées...

    Et voilà, c'est fait ! C'est peut-être un peu tôt, mais j'ai profité de cette belle journée pour lancer aujourd'hui les semis de 48 pieds de tomates, dans une mini serre intérieure. Je les mettrai en terre sur la terrasse dans 5 semaines, en espérant qu'il fera chaud, et surtout qu'il ne gèlera plus ! Mais avec la hausse des températures que nous connaissons, je ne prends pas beaucoup de risques... A la mi-mai, je devrais commencer à pouvoir récolter les tomates précoces "Tondino di Maduria" (variété de type Roma, produisant une grande abondance de fruits rouges en forme d'oeufs, d'une quarantaine de grammes, et assez juteux). Suivront les 4 autres variétés de tomates oubliées, plantées elles aussi : "Opalka" (variété à fruits très allongés de type tomate-piment, à la très bonne saveur, et à la chair ferme, avec très peu de graines et de jus), "Muscat" (variété magnifique produisant une abondance de fruits de belles taille et de très bonne saveur jusqu'aux gelées)," Livingston's Favourite" (la préférée d'un ancien spécialiste de la tomate, aux fruits lisses, d'un beau rouge, et à la saveur excellente) et la tomate rouge "Des Andes" (variété de fruits très allongés en forme de corne ou de piment. Très bonne saveur, avec très peu de graines et de jus : une des meilleures tomates, paraît-il !). Je me suis procuré ces semences de tomates oubliées issues de l'agriculture biologique auprès de l'Association Kokopelli. Cela me changera de ces graines de tomates F1 en vente au brico, sans saveur, sans goût et pleines d'eau... Je vous confirme cela dans 70 jours !