fragilité

  • La sixième extinction...

    Le livre d'Elizabeth Kolbert est une mise en garde très fouillée qui fait vraiment peur.

    Au cours de sa longue existence, notre planète a déjà connu 5 quasi- extinctions, au cours desquelles une très grande majorité des espèces vivantes ont passé l'arme à gauche : il y a eu des couches de glaces de plusieurs kilomètres d'épaisseur, la chute d'astéroïdes, des poussées brutales de CO2 entraînant une hausse vertigineuse des températures, l'acidification catastrophique des océans.

    Mais, depuis qu'est apparu un étrange bipède, une sixième est en cours. Et, le pire, c'est qu'il le sait. Il bouleverse radicalement son environnement, mettant à mal les équilibres précaires : la chasse à outrance (extinction des grands mammifères), la combustion exponentielle des énergies fossiles (effet de serre), l'agriculture industrielle, la pêche intensive, la pollution, l'urbanisation.

    Des bouleversements beaucoup trop rapides pour que les différentes espèces puissent s'adapter. La liste des espèces (animales et végétales) disparues ne cesse de s'allonger, ainsi que celles qui sont au bord du gouffre. En poussant à l'extinction les autres espèces, l'homme ne fait que scier la branche sur laquelle il est assis, car il reste dépendant des processus chimiques et biochimiques régnant sur la Terre. 

    Nous sommes aujourd'hui en train de décider des voies évolutives qui resteront ouvertes et de celles qui resteront fermées à jamais. C'est aujourd'hui que l'homme prend option sur la durée de son séjour sur terre. (Basé sur un article paru dans Le Soir de ce week-end).

    Il est clair que nous devons, chacun à notre niveau, tenter de réparer et corriger tout ce qui s'est passé lors des derniers siècles et adopter un mode de vie totalement respectueux de notre environnement et de la biodiversité qui le compose. Préservons ce qui existe encore : c'est un héritage que nous nous devons de léguer aux générations futures.

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