fongicides

  • Attention aux légumes asiatiques...

    On savait déjà que les cultivateurs asiatiques qui travaillent massivement pour l’export ont la main lourde en matière de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et fongicides, engrais). Mais c’est la Suisse qui enfonce le clou : un laboratoire confirme la pollution massive et les Autorités sanitaires suisses ont réagi en retirant du marché nombre de légumes importés d’Asie, trop chargés en pesticides. 

    Insecticides, herbicides et fongicides affectent non seulement l’environnement mais aussi la santé humaine. En consommer n’est pas sans conséquence et pourtant, tous ceux qui mangent des légumes qui proviennent de Chine ou d’Asie le font. Or cette zone est devenue une grande zone exportatrice pour bien des produits, comme notamment les champignons qui sont abondamment couverts de pesticides.70% de la consommation de champignons de Paris en France proviennent de Chine et de ses 10 millions d’éleveurs ! 

    En 2012, Greenpeace avait trouvé 29 pesticides dans le thé des Chinois. Il n’y a pas de débat. Comme le confirme l’ONG Food Sentry: les aliments d’origine chinoise sont bien ceux qui posent le plus problème en termes de pollution aux pesticides, malgré une politique qui officiellement cherche à les limiter depuis 2007. 

    Un laboratoire cantonal de Zurich a jeté un froid : sur 230 légumes exotiques prélevés directement aux frontières suite à des fins d’analyses, 63 ont été retirés du marché (soit 27%) à cause de teneurs en pesticides excessives. Pire, les Autorités sanitaires ont considéré que les légumes pouvaient représenter un danger pour la santé dans 7% des cas ! 

    Le chimiste genevois, Patrick Edder, explique la gravité de la chose et que «les dépassements sont énormes. Il n’est pas rare d’observer des valeurs qui 10 fois ou même 100 fois supérieures aux normes admises». La Confédération suisse a réagi très vite et décidé de renforcer ses contrôles aux frontières. 

    L’impact négatif des pesticides sur la santé humaine fait toujours l’objet de débats parmi les chercheurs. Car l’enjeu économique est énorme. Le marché mondial s’élevait en 2011 à 33 milliards d’euros (44 mds $).

     Le rapport de l’Inserm du 13 juin dernier a dévoilé une étude de grande ampleur qui fait le point sur l’ensemble des connaissances internationales actuelles. Sa conclusion est accablante :  l’exposition à des pesticides, qui s’accumulent dans le sang, «conduit à des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies», au nombre desquelles figurent les cancers, les maladies du sang, les troubles neurologiques et les malformations. 

    Plus que jamais, il faut savoir d’où viennent les fruits et légumes que vous achetez et d’interroger votre producteur préféré. Direction l’annuaire des Amap et des producteurs BIO. Bon appétit ! Source Conso-Globe.

    Et ceci ne concerne pas que les légumes et fruits frais, mais aussi les conserves, les plats préparés asiatiques, les sauces et condiments... Il faut manger Bio pour éviter tous ces produits. Et local pour encore plus de fraîcheur.

     

  • Tuer la source de vie...

    "Nous ne faisons plus de cultures en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu'à mourir, tellement elles sont malades ! Normalement, l'agriculture, c'est cultiver des plantes saines.

    Jusqu'en 1950, on ne mettait pas un pesticide sur les champs de blé en Europe. Il n'y avait pas un traitement fongique qui était appliqué. Maintenant, c'est au moins 3 à 4, sinon le blé, il est pourri avant d'arriver dans le silo.

    Si on met trop d'azote, alors le blé tombe. Alors on met des hormones, comme cela les tiges sont moins hautes. Autrefois, les blés faisaient 1 mètre cinquante, aujourd'hui ils font 60 cm. On les raccourcit avec des hormones. Ces hormones qui font avorter les arbres qui sont autour, et fait disparaître toute la flore.

    Avant, les champs, c'était plein de coquelicots et de biodiversité. Un pays comme la Hollande a déjà perdu 75% de toute sa flore, tellement ils produisent intensivement, à grands renfort de traitements. C'est aujourd'hui le pays avec une des flores les plus pauvres de la planète...

    Les sols abritent 90% de la biomasse vivante. Si on tue cela, on tue tout ce qui est à la source de la vie. Ce sont les microbes qui nourrissent les plantes, qui font qu'elles sont saines, qu'elles sont nutritives pour nous.

    On n'a jamais vécu aussi confortablement qu'aujourd'hui, et pourtant les dépenses de la sécurité sociale ne cessent d'augmenter. Il y a quand même des questions à se poser : est-ce que les gens sont si bien nourris que cela pour être aussi malades ?

    L'argumentation : "oui, mais les gens vivent de plus en plus longtemps" ne tient pas la route dans le sens où les vieillards d'aujourd'hui ont mangé sainement jusqu'en 1970. Et c'est tellement récent dans l'histoire de l'humanité qu'on n'en connaîtra le résultat que dans quelques décennies... Aujourd'hui, 17% des enfants européens sont obèses. On est en droit de se poser des questions sur la qualité alimentaire... "

    Interview de Claude Bourguignon, agronome. Il a quitté l'INRA, parce qu'on lui imposait de cacher la vérité à propos des sols qui mourraient biologiquement. Il est maintenant indépendant, et fait son boulot comme il l'entend. Le devoir des scientifiques est quand même d'alerter le monde agricole. Pas de lui mentir.

    Un petit extrait de film "Alerte à Babylone" de Jean Druon.  A voir absolument ! Et à écouter, puis à méditer...

    http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte-a-babylone-le-film-de-jean-d_news#from=embed

  • Pesticides et cancers...

    Selon une étude nord-américaine, récemment reprise dans un rapport commandité par le Parlement européen, 30 000 cancers sur les 3 millions de cas recensés chaque année en Europe seraient dus à l’exposition aux substances nocives contenues dans les insecticides, fongicides et autres herbicides. Plus inquiétant encore, on observe une progression à la hausse des cancers touchant les enfants. 
    Pour faire la lumière sur la validité de ce lien de cause à effet, les organisations de santé et d’environnement que sont l’Alliance Santé Environnement et le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures) ont donné le coup d’envoi à une campagne européenne (
    http://www.pesticidescancer.eu), fruit de leur association. L’objectif de cette campagne « Pesticides et Cancer » est double. D’une part, il s’agit d’apporter des données scientifiques rigoureuses sur lesquelles les autorités dirigeantes pourront s’appuyer. Mais l’enjeu central est de fournir des informations concrètes et sûres aux personnes exposées, principales concernées par cette problématique sanitaire. 
    En constituant un dossier solide, les deux organismes visent notamment l’interdiction des pesticides reconnus ou suspectés d’être néfastes, la réduction de l’utilisation des pesticides afin d’atténuer et, dans la mesure du possible, d’éliminer l’exposition, ou encore d’adoptier une réglementation stricte sur le recours aux pesticides dans des zones fortement fréquentées par des enfants. Pour y parvenir, seront nécessaires des stratégies de santé publique et des plans cancers nationaux, plaçant la réduction de l’exposition aux pesticides au rang de mesure préventive. 
    Loin d’être un hasard, la campagne débutera en France, reconnue comme étant la plus grande consommatrice de pesticides à l’échelle européenne. Manger 5 légumes par jour ? Oui, mais pas n'importe lesquels...