folie

  • Les 10 ans du Clos à Paris...

    Petit week end gastro-oenologique à Paris pour fêter dignement les 10 ans de la création de notre modeste petit vignoble bruxellois. On commença très fort, tout de suite, dans le Thalys, avec carafe et verres ad hoc : jamais un Bruxelles-Paris ne me sembla aussi rapide ! Le temps de déguster à l'aveugle un grandiose Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse 1990 (1er Grand Cru Classé "B" - Saint-Emilion), suivi d'un magnifique Côte-Rotie Côte Brune "La Turque" 2002 (Guigal) et de s'apitoyer sur un Lafite Rothschild 1999 en Pauillac, bouchonné, qu'on y était déjà ! Métro, hôtel, métro et nous voilà attablés au Paul Bert, bistrot gourmand typiquement parisien. Fleurie "L'Ultime" bande rouge 2005 (Yvon Metras), suivi d'un Hermitage 2001 (Jean Dard & François Ribo), puis d'un Cornas "Reynard" 2001 (Thierry Allemand), et d'un Côte-Rotie "La Barbarine" 2003 (Mathilde & Yves Gangloff. S'ensuivit une petite escapade nocturne sur le pont de la Concorde, où, toujours armés de nos verres et d'un tire-bouchon, on dégusta un somptueux Château Gilette "Crème de Tête" 1975 (Sauternes), devant une Tour Eiffel scintillante, comme nous. Debout à l'aube, vers 9h30, et après une vivifiante promenade d'au moins 10 minutes, on se retrouva, tout à fait par hasard, à Lavinia, le plus grand magasin de vins de Paris. Viré-Clessé 2004 (Domaine Valette) comme mise en bouche, Clos des Papes 2002 (Châteauneuf-du-Pape), puis Vosne-Romanée 1er Cru "Le Clos Goillotte" Monopole 2002 (Domaine Prieuré), pour achever sur un Vieux Château Certan 2001 (Pomerol), suivi d'un Domaine Les Bastides "Vin Cuit selon la Vieille Tradition Provençale" (JeanSalen), offert par la maison, le tout accompagné de forts bons plats. Un petit détour chez Pierre Hermé (meilleur pâtissier de France) pour acheter quelques macarons diaboliquement bons (faut goûter le macaron aux fruits de la passion et chocolat, et celui à la pistache et griottines : à mourir!) et nous voilà attablés, encore par hasard, sur le Boulevard Haussmann devant la vitrine d'Augier, caviste réputé, depuis 1850. Suivirent quelques flacons dégustés au soleil : Champagne "Brut Nature Pinot Noir Zéro Dosage" (André & Michel Drappier pour les Caves Augé), Pommard "Les Grands Epenots" 1999 (Hubert de Montille), Vin de Table "MMIII" (Marcel Lapierre), La Souteronne (Hervé Souhaut), Pibarnon 2001 en Bandol et Clos Marie "Cuvée Simon" 2004 en Pic Saint Loup, Coteaux du Languedoc. Juste le temps de rentrer se doucher et se changer tout en dégustant un très beau Bâtard-Montrachet Grand Cru 1997 "Série limitée à 50 exemplaires" (Chartron & Trébuchet), et nous arrivons chez Guy Savoy. Un maître d'hôtel hors norme et un sommelier qui assure, un service irréprochable et convivial, et le bonheur dans l'assiette : l'huître en nage glacée transparente, puis le Turbot en salades multicolores, suivi d'un "Colors of Caviar", juste avant le homard bleu juste grillé, racines oranges, suivi d'un Oursin en royale et sa crème de potiron. On attaqua alors le foie gras de canard rôti et nage de chou rouge, choux frisés au raifort et moutardes, avant de siroter une soupe d'artichaut à la truffe noire, brioche feuilletée aux champignons et beurre de truffe. Suivi une volaille de Bresse "rôtie-mijotée" polychromie de champignons, avant un très beau plateau de fromages et pour terminer sur une série incessantes de desserts. Côté flacons, Chablis Grand Cru "Les Clos" 2002 (Vincent Dauvissat), Nuits-St-Georges 1er Cru "Clos de l'Arlot" 1996 Monopole (Domaine del'Arlot - 100% Pinot Noir), Bâtard-Montrachet Grand Cru 2002 (Fontaine Gagnard), suivis en rouge, d'un Nuits-St-Georges 1er Cru "Clos des Forêts Saint Georges" Monopole 2002(Domaine de l'Arlot), d'un Château Veyry 2000 (Côtes de Castillon), et d'un Côte-Rotie "Côte Rozier - La Belle Hélène" 2000 (Stéphane & Michel Ogier). Les plus valeureux d'entre nous terminèrent à 2h30 cette fort belle journée dans un bar animé avec un très bon groupe noir de Jazz. Voilà une escapade festive qui restera dans les mémoires... Thème de lundi prochain : un très bon gamay. Retour sur terre : cela nous changera ! Et d'ici-là, de l'eau, que de l'eau...

  • 6 à table...

    Hier soir, organisation d'un dîner comme j'aime bien le faire, pour des amis que j'apprécie, avec les vins fournis par un fana, qui aime partager ses grands flacons. Bref, en attendant les invités, on a achevé 2 magnifiques bouteilles déjà entamées, à savoir un Château Haut-Brion blanc 2003 (somptueux), et un Véga-Sicilia cosecha 1989 "Unico" Ribera del Duero (bouteille 075322 sur 105.860 bouteilles produites, magnifique, sur des pruneaux mûrs, mais tout en ayant une fraîcheur et une rondeur admirables). Cela commençait plutôt bien... On débuta le programme officiel avec un Taittinger Collection Champagne Brut 1978 (légèrement madérisé, mais avec une superbe matière), sur les zakouski, suivi d'un Champagne Besserat de Bellefon brut "Cuvée des Moines" en Blanc de Blancs (beaucoup plus traditionnel, mais fort agréable). Passés à table, le Chevalier-Montrachet Grand Cru 1998 du Domaine Ramonet fût impérial (superbe nez, gras et opulent, magnifique longueur) sur les Noix de St Jacques bretonnes poêlées, et petits chicons caramélisés. Le Haut-Brion blanc 1993 (somptueux, comme il se devait d'être) s'avéra majestueux sur le ragoût de homard breton et sa julienne de légumes croquants (bio), légèrement crèmée. Suivirent 3 grands vins rouges pour accompagner un très beau pageot méditerranéen, son gratin dauphinois et son gratin d'aubergines : un Château Haut-Batailley 1990 en Pauillac (superbe nez, belle bouche classique, en finesse et en longueur), un Château Talbot 1986 en Saint-Julien (nez moins ouvert, mais très belle bouche, puissante et longue), et un magnifique Château Haut-Brion rouge 1986 en Pessac-Léognan. Vraiment admirables et exceptionnels. On acheva sur un grandiose Château Pontet-Canet 1982 en Pauillac pour accompagner le plateau de fromages affinés, accompagné de son pain à la farine d'épeautre, pour vraiment terminer avec un mythique Monbazillac 1929 "réserve du Theulet" du Château de la Fonvieille, sur le gâteau au chocolat aux pépites de framboises de Marcolini. La petite dégustation de Whisky qui suivi, s'avéra intéressante et didactique : Highland Park E.O 12 ans (40°), 15 ans (40°), 25 ans (50,7°), et 11 ans d'âge en 1995 (59,6°) sur Orkney Islands : l'expression même du meilleur whisky... Bref, une soirée exceptionnelle, tant au niveau des flacons débouchés que des mets servis : moments fort intenses, d'autant plus qu'ils sont de plus en plus rares...

  • Ce soir, on se tape la cloche...

    Ce soir, on est invité chez un pote bon vivant, qui profitant de l'absence fort momentanée de sa chère et bien-aimée, organise pour ses amis une orgie gastronomique arrosée comme il se doit. Je viens de recevoir le menu qui parle de coeurs d'artichaut farcis façon Alain Ducasse, de très grosses soles meunières au citron de Menton, de filets purs irlandais et argentins, sauce aux 3 poivres et gratin dauphinois, suivis d'une série impressionnante de fromages affinés (dont plusieurs à l'alcool) pour achever avec des crêpes flambées à la Mandarine Impériale Millénium...Concernant les bouteilles, il annonce du Champagne Bruno Paillard 1995, du Chablis Pic 1er 1990 en 1er cru, du Rausan-Ségla 1990, suivi d'un Hermitage La Chapelle 2000 et d'un Clos Sainte-Hune 1999 et encore d'un Pernand 1er Cru les Vergelesses 2003. Après cela, si on est toujours debout, il nous fera goûter son Calvados Domfrontais d'Isidore Lemorton "Rareté", sa Très Vieille Prune du Château Mouton-Rothschild. Et il compte nous achever avec un Rhum Agricole Trois Rivières 1977 et son redoutable Armagnac Laubade 1950. Ce qui est sûr, c'est qu'on va passer une grande soirée. Ce qui est certain aussi, c'est que je ne serai pas bien demain matin ! Mais un peu de folie de temps en temps, cela fait du bien !