fmi

  • Il faut arrêter cette arnaque politico-bancaire...

    Où sont passés les 207 milliards d’euros débloqués par l’Union européenne et le FMI depuis 2010, dans le cadre des « plans de sauvetage » de la Grèce ? Ont-ils vraiment servi au peuple grec ? L’association Attac Autriche s’est penchée sur le détail des versements des deux programmes, validés le 2 mai 2010 et le 21 février 2012 [1].

    Résultat : les principaux destinataires sont les banques grecques (à hauteur de 58 milliards d’euros) et les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), principalement des banques et fonds d’investissement.

    Au moins 77% de l’aide européenne a donc bénéficié, directement ou indirectement, au secteur financier ! Seuls 46 milliards, parmi les prêts accordés par les créanciers internationaux et européens, ont servi à renflouer les comptes publics de la Grèce. Pendant la même période, l’État grec a payé 34 milliards d’euros, rien que pour les intérêts de sa dette (Lire l’étude d’Attac Autriche). Restent 12 malheureux petits milliards... dont on ignore ce qu'on en a fait...! Des frais de commissions sans doute ?

    Il faut absolument arrêter immédiatement ces transferts de milliards d'euros publics vers des banques privées : c'est la plus grosse arnaque de tous les temps. Une arnaque imaginée par les milieux financiers et mise en oeuvre dans un premier temps par nos politiciens, puis par la CEE et le FMI. Un scandale ! Qui remboursera ? Pas moi, en tout cas !

    D'autant plus que depuis la crise des subprimes de 2008, rien, absolument rien, n'a changé dans le monde bancaire aux pratiques douteuses et irresponsables : elle agissent toujours comme avant ! En attendant la prochaine bulle... Et ne croyez pas une seule minute qu'elles sont aujourd'hui solvables : elles n'ont toujours pas assez d'actifs que pour garantir leurs placements farfelus, et leurs bilans sont toujours aussi incompréhensifs et trafiqués, même pour un expert.

    Quant à la Grèce, dont la dette n'a cessé d'augmenter malgré les "aides", dont le patrimoine a été vendu (port, bâtiments, services publics, plages, îles, etc...) à des étrangers, elle se retrouve pauvre, sans travail (67% de taux de chômage chez les jeunes) et sans avenir.

    Belle arnaque politico-bancaire pour piller un pays et appauvrir un peuple ! Bravo Messieurs ! Pendant ce temps, en Islande, les banques en faillite ont été fermées, les responsables jugés et incarcérés et la dette du pays maintenue à un taux acceptable puisqu'ils n'ont pas renfloué les banques à coups de dizaines ou de centaines de milliards d'euros. Et les jeunes ont du boulot. C'est quand même mieux comme cela...

     

  • Grèce, Espagne, Italie, Irlande, Grande-Bretagne : la révolte gronde...

    nouveau media

    Photo parue à la Une du quotidien hollandais ND 

    Les mesures d'austérité imposées par les gouvernements sous la pression du FMI et de la CEE ne passent plus auprès de la population. Mesures d'austérité principalement dues à l'augmentation de la dette publique de tous les états, suite au financement public des banques privées en faillite. Ou comment transformer une dette privée en dette publique, à supporter par le peuple...

    Ces mesures d'austérité drastiques, qui empêchent toute relance économique et font monter le taux de chômage, poussent la population dans ses derniers retranchements. Et les manifestations s'enchaînent, les unes après les autres, que ce soit en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande du Nord, en Grande-Bretagne, mais aussi bientôt en France et en Belgique. Images et vidéos choquantes de ces armées de Robocops, frappant à l'aveugle des manifestants venus dire qu'ils n'en peuvent plus. 

    Il suffira d'une étincelle, d'une seule bavure policière, pour que tout explose, comme en Tunisie. L'hiver risque d'être chaud, à moins que les gouvernements "démocratiques" ne changent radicalement de cap.

  • Pauvre Grèce...

    Rien à la télé, rien dans les journaux, rien à la radio. Sujet censuré par les multinationales propriétaires des sources d'informations (TV, radio et presse). Il faut vouloir s'informer sur le net pour découvrir l'horreur et l'absurdité de ce qui se passe aujourd'hui en Grèce, pays européen, si proche de nous.

    Des salaires de misère, encore réduits de 20 ou 30%, des pensions amputées, des services publics supprimés, des faillites innombrables, un taux de chômage qui croît dangereusement, et des millions de gens qui ne savent plus comment faire pour s'en sortir, et dont on saisi les derniers biens, des enfants sous-alimentés qui tombent en syncope à l'école, les scènes de guerre civile de dimanche soir, ... Et on est en Europe, en 2012 !

    On impose au peuple grec des mesures en totale contradiction avec la Charte des Droits de l'Homme. On impose au gouvernement grec de signer des documents qui entraîneront le pays dans la misère pour des décennies. On spolie ce beau pays de toutes ses richesses, on le vide de sa substance, on le pille. Légalement. Sous le couvert du FMI, de la CEE et du cartel bancaire, qui, bien qu'il soit lui-même en faillite, dirige le monde. Ou tente de le faire.

    Nous n'avons pas le droit de laisser faire de telles choses, juste à côté de chez nous. Ce sont les banques qui sont responsables de cette crise qui, loin de s'achever, prend de l'ampleur. Et ce sont toujours elles, qui après avoir été renflouées par les états, se retournent contre eux et s'enrichissent malhonnêtement en leur prêtant de l'argent à un taux d'intérêt monstrueusement élevé, afin qu'ils remboursent les intérêts des prêts précédents... Ce n'est pas aider la Grèce ou les autres états, c'est les enfoncer encore un peu plus sous l'eau.

    Le Portugal et l'Espagne vont suivre. Puis l'Italie. Et ensuite d'autres états européens. Allons-nous les laisser faire ? Allons-nous rester les brebis qu'on tond ? Ou allons-nous réagir en exigeant que ces banques assument leur part de responsabilité dans tout ce qui se passe depuis 2008 ? Et aider la Grèce en la soulageant -plutôt qu'en l'enfonçant - positivement et constructivement, afin de la remettre sur les rails ? Ne nous laissons pas diriger de telle sorte par la CEE, le FMI et le cartel bancaire. Entrons en résistance et réagissons. Il faut vous bouger ! Et aidons le peuple grec. Il souffre.

    Quant aux eurocrates, aux fonctionnaires du FMI, aux banquiers et aux parlementaires, ne vous inquiétez pas pour eux : ils vont très bien et leurs salaires sont toujours aussi indécents. Crise ou pas crise.