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  • Dégustation du lundi 286

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    Photo de la dégustation de lundi passé. Les commentaires des 2 dernières dégustations le week-end prochain, ainsi que celle de ce lundi.

  • Dégustation du lundi 252

    Dernière dégustation du Clos pour 2014 ce lundi soir, à 4. A fêter, avec pour commencer un vin blanc à la robe claire et au nez serré, classique, sur du Chardonnay. La bouche est grasse, citronnée, avec des notes d'élevage fondu et une belle fraîcheur. Il y a de la puissance, de la tension et de la minéralité : Meursault Clos des Bouchères 2011 Monopole du Domaine Roulot. C'est le premier millésime travaillé par Jean-Marc Roulot (très connu pour ses grands vins blancs de Meursault) sur cette parcelle qu'il vient d'acquérir. 2011, en Bourgogne, est un millésime qu'il faut snober, et plutôt acheter 2008/2009 et 2010.

    Le second blanc présente une robe jaune, et un nez de vin nature sur du pain grillé, du foin et un côté perlant. En bouche, une certaine richesse, mais aussi de la vivacité. Il est moins racé que le précédent, mais plus complexe, avec son petit côté Cantillon, et la fraîcheur apportée par le perlant : Clos Champ Bernard, Savagnin 2011, de Jean-François Ganevat. Un Savagnin vert, dans le Jura, dont on ignorait l'existence...

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    On passe aux rouges, avec 3 bouteilles servies en même temps, et présentant la même robe rubis clair. Le nez du premier est sur les tomates confites et la ratatouille, celui du second est plus floral, avec des fruits noirs plus marqués, celui du troisième est toasté, fumé, sur des notes de soufre d'allumettes juste éteintes.

    En bouche, le premier est classique, sur une finale de cerises croquantes et de noyaux de cerises (amertume). Le second est encore plus sur le fruit, avec de l'alcool et des tannins plus présents mais pas dérangeants. Le troisième est énigmatique, viandeux, avec de la réduction.

    Les trois bouteilles proviennent du même vigneron, sur la même parcelle et dans 3 millésimes différents, et c'est fort intéressant : Clos des Porrets St-Georges, Monopole en Nuits-St-Georges d'Henri Gouges, en 2007, 2009 et 2010. Le 2009 est le favori de 3 d'entre-nous, tout en dentelle.

    La sixième bouteille de la soirée et le quatrième rouge, est noir de robe.Le nez est très beau, directement dans le fruit, mûr, noir et sur du noyau. En bouche, on repart sur la finesse et l'élégance, avec des tannins bien enrobés qui portent le vin. Il n'y a pas de sucre. C'est le travail d'un bon vigneron dans un bon millésime, avec le parti pris de bien faire. L'un est sur une Syrah, l'autre sur une Grenache pour ce Muntada 2011 en Côtes de Roussillon Villages du Domaine Gauby. J'avais annoncé 30% de Grenache, 30% de Syrah, 30% de Carignan et 10 % de Mourvèdre, mais en fait, pour cette cuvée, on est à 45% de Grenache noir, 45% de Carignan, 5% de Mourvèdre et 5% Syrah. Très beau flacon.

    On termina la dégustation avec un vin moelleux de circonstance, à la robe dorée et au fort beau nez. Par contre, en bouche, c'est pas mal, mais on ne s'envole pas : le goût est bon, le côté Corinthe précis, mais décevant au niveau de la sucrosité, un peu aqueux, manque de gnac, flagada et banal : Gewurtztraminer Grains Nobles 1989 de Trimbach en Alsace.

    La prochaine dégustation du Clos en 2015, lundi prochain. Qui vivra verra ! En attendant, bonnes fêtes de fin d'année à tous !

  • Pas bon le Bob...

    Le Bob, ce n'est pas une bonne idée. Et prendre un taxi pour éviter les contrôles, non plus. Je vous explique pourquoi. Avant qu'il n'y ai tous ces contrôles anti-alcoolémie, on sortait, on buvait, mais en faisant attention, puisqu'on rentrait en voiture. Aujourd'hui, puisqu'on sait qu'on a un Bob, on boit sans limite, et donc, beaucoup plus. Ce système de répression et de contrôle est donc en train de provoquer un véritable alcoolisme chez les jeunes générations. Ce qui est quand même l'effet inverse de ce que l'on aurait pu attendre... puisqu'on les habitue à boire beaucoup plus que ce qu'ils devraient boire normalement. Bref, c'est mauvais ! Comme on annonce de grands froids sur le Royaume, je pars me ressourcer dans le Var, même si la météo annoncée pour ces prochains jours dans la région n'est pas exceptionnelle. Retour prévu pour début Janvier. Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous. 

     

  • Dégustation du mercredi (13)

    Dernière dégustation du Clos pour cette année 2008, à 3, et avec quelques grands moments... Pour débuter, un vin bouchonné (ce n'était plus arrivé depuis pas mal de temps) : Château Palmer 2004 en Margaux. Fort dommage pour ce beau flacon pourtant prometteur... La seconde bouteille, tout aussi classique au nez, présenta un fort beau volume en bouche : bel équilibre, belle structure, belle longueur : Château Trotanoy 2001 en Pomerol. Pour effacer le 2002 bu récemment, qui ne nous avait pas plu, alors que c'est quand même le Pomerol le plus complet après Pétrus. Troisième bouteille, au nez de fruits très mûrs, sur de la crème de cassis. Bouche harmonieuse, fraîche et de belle longueur, sur des arômes de viande, de prunes et de noix, avec des tannins doux et une belle acidité bien intégrée : Penfolds Grange Vintage 1998, Shiraz South Australia. Un vin qui appartient à la légende, côté 99/100 par Parker. La quatrième bouteille, au nez assez proche de la précédente, mais sur des pruneaux et de l'alcool, présenta une bouche encore plus concentrée que la précédente, sur des fruits rouges, un menthol vif et de l'alcool. Moins juste que le précédent : Astralis 2001 Clarendon Hills, Shiraz, South Australia. Lui aussi, côté 99/100 par Parker, tout comme le 2002 et le 2003, ce qui est assez exceptionnel. On termina cette fort belle dégustation avec un vin au nez animal et de cuir fin, et à la robe foncée, mais présentant une certaine évolution sur le pourtour du verre. En bouche, suavité, souplesse, ampleur, longueur, race, sur des prunes très cuites : Château Montrose 1990 en Saint Estèphe de J-L Charmolüe. Côté 100% par Parker. Prochaine dégustation du Clos début 2009, avec un tout nouveau programme. Bonnes fêtes à tous.

     

  • 17.700 jours...

    Qu'est-ce que le temps passe vite ! Déjà 17.700 jours et l'impression d'être né avant-hier, d'avoir terminé mes études hier, et de bosser depuis fort peu de temps... Toujours 27 ans dans la tête, et pourtant... Ce n'est pas tous les jours qu'on fête cette étape de mi-parcours dans la vie ! Sauf accident prématuré... Et il faut bien avouer qu'à force de fêter avec la famille et les amis l'événement depuis plusieurs jours, je prends certains risques... Je passerai les très bons repas successifs au Fourneau, au Belga Queen, chez Mamy Louise, au Café Maryse, etc. pour m'attarder sur les vins dégustés ces 2 derniers jours. La meilleure bouteille appréciée hier, jour J, fut ce Château Haut-Brion 1990, splendide, encore très jeune et sur le fruit, avec une belle acidité et ces petites notes fumées typiques, et d'une longueur impressionnante. Rebelotte ce midi, avec un Beaune, Clos Saint Landry 2004, en 1er Cru de chez Bouchard Père et fils pour commencer en blanc (assez jeune, fruité, ample et d'une belle longueur, comme dimanche passé), un Château Haut Brion 1993, Grand Cru Classé de Graves en Pessac Léognan en dentelle et en finesse, sur le fruit avec les mêmes notes fumées qu'hier, et d'une fort belle longueur. Et un Château La Fleur de Gay 1992 en Pomerol : une belle fleur loin d'être fanée, sur un fruit doux et rond, et des tannins fins bien intégrés d'une belle persistance en bouche. Encore un petit effort demain soir, jour de la dégustation du lundi, avant de pouvoir diminuer la cadence et s'assagir, comme il se doit à cet âge respectable... Car cela fera déjà 17.701 jours au compteur ! Qu'est-ce que le temps passe vite... Mais quand on aime, on ne compte pas ! Tout le monde le sait.

  • Champagne originel...

    La Vigne d'Antan est la seule cuvée en Champagne 100% Chardonnay non greffé. L'oenophile que vous êtes pourra ainsi déguster ce que devait être un Champagne 100% Chardonnay avant 1870. Ces vignes ont été plantées dans les années 50 sur la parcelle "Les Sables" proche de la Marne entre Epernay et Châtillon sur Marne. En effet, le Phylloxéra Vastatrix n'apprécie guère ces terres siliceuses drainantes. Toujours vaillantes après 50 ans sans la protection du porte-greffe, ces vignes font parties des plus vieux plants directs français. Auparavant assemblés avec les autres Chardonnays du domaine familial, Benoit Tarlant a isolé les jus pour vous offrir ainsi une version épurée du Chardonnay qui vous permettra d'appréhender la noblesse du cépage. Assemblage pour 2/3 de millésime 1999 et 1/3 de 1998 dégorgé en juillet 2004 soit un repos sur lattes de plus de 5 ans. Dosage extra brut à 4.5 g/l . Naturel frais et élégant, ce vin au nez intense, aux fragrances fondues de fleurs blanches (acacia, tilleul) et de Reine des reinettes (arôme originel de Chardonnay), il se démarquera par sa profondeur et sa pureté. Le palais se révèle minéral et soyeux, aux nuances fruits blancs et aux délicats arômes noisette et amande, tout en dentelle. Cuvée d'exception aussi élégante qu'arômatique, sa fraîcheur persistante est unique. Vous trouverez ce Champagne à 35 euros, ainsi que bien d'autres vins sur le site www.vins-etonnants.com Les rubriques vins sans soufre, vins marginaux, vins insolites et vins de nos ancêtres valent le détour... Un bon plan pour les fêtes de fin d'années !