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  • 2016, déjà...

    Tout d'abord, une pensée émue aux millions de homards, canards, poulardes, dindes et autres thons rouges sacrifiés il y a quelques jours pour assouvir la frénésie festive de plus de 7 milliards d'êtres humains.

    Ensuite, le constat du changement climatique : il fait aujourd'hui 2° au Pôle Nord, soit 20° de trop par rapport à la normale saisonnière. Dans ces conditions, ne nous étonnons pas des températures dignes d'un mois d'avril que nous connaissons depuis 1 mois, ni de l'absence de neige dans les Alpes...

    Et avec El Nino qui sévit depuis 2 mois dans le Pacifique, 2016 risque d'être à nouveau secoué au niveau météo, et plus chaud aussi. On récolte ce que l'on sème.

    Enfin, après 2015, ses attentats aveugles à la con, son climat de terreur et les militaires dans les rues, ses millions de réfugiés non gérés, la crise grecque (et européenne), 2016 ne peut être que mieux, beaucoup mieux.

    Cela ne signifie pas qu'il n'y aura plus de réfugiés, mais ils seront mieux aidés et accueillis, les structures ayant été mises en place. Cela ne signifie pas qu'il n'y aura plus d'attentats commis pas des extrémistes (avec seulement 2 neurones dans le cerveau), mais ils sont poursuivis, traqués et mis hors d'état de nuire au niveau mondial. Cela ne signifie pas que les Grecs sont en pleine forme, mais le plus dur est derrière eux.

    Bref je souhaiterais voir renaître en 2016 une vie normale, festive, avec une Saint Verhagen, plein de concerts, plein de monde dans les restaurants et sur les terrasses, et un grand feu d'artifice pour clôturer le tout. C'est ce que je nous souhaite pour 2016 !

    Et si, en plus de cela, vous pouviez devenir un peu plus végétarien et moins carnivore, tout serait vraiment parfait ! Bonne année à tous.

  • Week-end à Lyon...

    Voilà bien un ville française qui mériterait d'être plus connue. Il n'y a pas que la Fête de la Lumière : c'est une ville tranquille, magnifique, culturelle et gastronomique.

    J'ai passé 2 nuits dans la vieille ville entre la Place des Jacobins que voici : 

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    et la Place des Terreaux, dont voici également la fontaine, tout aussi magnifique.

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    Puis, cette presqu'île, cernée par le Rhône et la Saône, nous offre des rives superbes :

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    Avec, dans l'ordre, le bâtiment des impôts (on aurait peur d'y être convoqué...), une façade en trompe-l'oeil faisant apparaître au balcon les personnalités lyonnaises dont Paul Bocuse, et enfin l'Ile Barbe.

    En parlant de Bocuse, on évoque évidemment la gastronomie lyonnaise, avec les fameux bouchons (trop axés sur la cochonnaille à mon goût) et autres brasseries et restaurants présents dans tous les quartiers. 

    J'ai fort apprécié le Comptoir des Marronniers, dans la rue du même nom, pour son ambiance rétro qui a traversé les années, mais surtout pour l'assiette et la carte des vins. Une magnifique quenelle de brochet artisanale (qui goûte vraiment le brochet, ce qui devient très rare) et sa sauce homardine, accompagnée d'une superbe Côte Rôtie de Clusel-Roch. Un grand moment. Quenelle Sibilia à acheter aux Halles.

     

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    L'Omble Chevalier était délicieux aussi, tout comme la tarte au citron déstructurée. Grand moment.

    J'ai trouvé Pléthore et Balthazar (Rue Mercière) assez moyen, mais sans doute en raison du peu de choix de poissons à la carte. Magnifique Trévallon 2004 néanmoins.

    L'Institution, plus classique, m'a bien plus également au niveau de l'assiette. Par contre, le Saint Joseph Le Berceau de Bernard Gripa présentait trop de notes d'élevage, pour un vin vanté sur le fruit par le sommelier. Mais bon moment quand même, dont une magnifique sole meunière de 600 grammes...

    Enfin, hier soir, Le Sud (Place Antonin Poncet), énorme, avec des salles et arrières-salles à n'en plus finir, mais très correct et avec un rapport qualité/prix qui explique pourquoi l'endroit est bondé. La Provence, pas fort éloignée est dans l'assiette : soupe du pêcheur, rouille et croûtons, et magnifique bar grillé au fenouil, accompagné d'un superbe Château Rasque Pièce Noble 2011 en Côtes de Provence.

    Pour achever la soirée, l'Eden Rock Café m'a semblé parfait, tant au niveau ambiance, cocktails et concert à l'étage. Hier soir, c'était le groupe Sheraf que j'ai vraiment apprécié. Cela déménageait pas mal, sur des titres que j'adore.

    Quitter Lyon sans s'être rendu aux Halles de Lyon est un crime. Toutes les spécialités lyonnaises vous y attendent et c'est un véritable plaisir ! Quant aux quenelles de brochet, je préfère celles de Sibilia à celles de Giraudet, au niveau du goût. Et j'ai pourtant acheté celles qui contenaient le plus de brochet...

    Bref, si vous avez l'occasion d'y faire un saut, ou une étape lors de vos voyages estivaux, Lyon est une ville à découvrir.

     

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  • Dégustation du lundi 260

    Ceps taillés ce lundi dans le vignoble (merci Polo) et 2 anniversaires à fêter pour cette 260ème dégustation à l'aveugle du Clos, exceptionnellement à 5 + 3 invités.

    Après avoir dégusté un cabernet sauvignon vinifié par nous en 1998 (premier essai de vinification), qui se goûte encore fort bien, on entama la soirée avec un vin à la robe rubis clair, et au nez de petits fruits rouges qui pinotent. En bouche, c'est fruité avec des notes de rafle, mais c'est rond, mûr et long, et stylé à l'ancienne : Clos des Vignes du Mayne, Cuvée Auguste 2009, Bourgogne de Julien Guillot. Un vin du nord mâconnais, en biodynamie depuis 1998.

    Etrangement, on passe alors aux blancs avec un premier flacon à la robe claire et au nez de pêche de vignes. En bouche, des notes d'agrumes, une fort belle acidité et un beau vin de soif. On évoque la Rousette et c'est de l'Altesse : Argile Blanc 2013 du Domaine des Ardoisières, en Vin des Allobroges de B. Omont à Saint Pierre de Soucy (en Bio).

    Le second blanc présente une robe paille et un fort beau nez de pierre à fusil et d'abricot mûr du sud. La bouche est très minérale, puissante, sur des notes de beurre noisette et avec un beau côté salin. C'est fort beau mais un peu lourd et fatiguant pour certains : Bananti Pietramarina Etna 2004 en Bianco Superiore, Sicilia.

    On repasse aux rouges avec une bouteille au nez bourguignon avec une petite charge boisée. La bouche est assez classe, mais aussi assez marquée par l'élevage, ce qui nous plaît moins : Fixin 1er Cru Clos Napoléon 2010 en Monopole, Grand Vin de Bourgogne du Domaine Pierre Gelin.

    Si je lis les commentaires laissés il y a un an sur le site La Passion du Vin à propos du flacon suivant, cela donne ceci : "La robe est foncée, le disque légèrement tuilé. Le nez riche sur la cerise griotte très très complexe avec un coté viande mais pas gibier, un coté 4 épices. L'attaque en bouche est équilibrée, ronde, presque suave et les tanins sont d'une exceptionnelle douceur, très ronds. Le coté un peu viril du mourvèdre a totalement disparu ce vin est tout en finesse. La finale est enlevée avec une belle tension presque agrume. Superbe vin." C'est beaucoup plus juste que ce que j'ai entendu (trop riche, trop boisé, pas assez de finesse, servi trop chaud, au suivant). Ce magnifique flacon fût achevé entre connaisseurs et en gagnant encore à l'aération : Pibarnon 2000 à Bandol.

    Le vin suivant est noir et présente un nez chimique (pour moi). Il y a de l'alcool, de la colle au scotch et un volatile assez élevé. Par contre, la bouche est fort belle, sur une magnifique matière. C'est très concentré, mais il gagne à l'aération : Pour mon Père 2013 du Domaine de Gaure en Vin de France. Un vin nature (Carignan 55%, Syrah 30%, Grenache 5% et Mourvèdre 10%).

    On passe rapidement sur les 3 flacons suivants : Matsu El Recio 2011 Toro Tinto, Espagne (boisé, réglisse et vanille : pas bon du tout), Château Laroque 2009 en Saint Emilion Grand Cru (terrifiant, boisé, fluet, sans longueur) et Tre Vie Vino Rosso Italia (volatile, perlant, trop sucré, simpliste et pas très complexe).

    La soirée s'acheva sur un Champagne au nez à dominante de Pinot noir. La bouche est moins vineuse que ne le présageait le nez. Il manque un peu d'ampleur, est posé, assez vieux mais reste sec en finale : Champagne Brut Nature 2006 de Louis Roederer. 2/3 Pinot Noir et 1/3 Chardonnay pour cette bouteille mise en valeur par Starck.

    Je trouve que nous avons été fort durs ce soir. Lundi prochain, retour de l'autre P-Y avec une bouteille de rouge et une demi bouteille de moelleux pour chacun. Qui vivra verra.

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  • Dégustation du lundi 251

    Dégustation mémorable ce lundi 22/12/2014 à 6, avec un invité sympa ayant amené 2 Clos. Cinq blancs et cinq rouges pour cette dégustation en ces temps de fêtes et d’étoiles, avec un premier vin à la robe cognac et au nez oxydatif de pommes, de colle au scotch et d’alcool. S’il y a de la fraîcheur derrière, cela peut être bon : il faut le goûter. La bouche est riche, chaude et mûre. On pense à un Chenin trop riche en Loire et on évoque un Anjou générique de Mosse en 2010 pour ce Clos de la Coulée de Serrant 2010 en Savennières-Coulée de Serrant de Nicolas Joly, qui titre 15°5 ! Décevant. 

    Le second vin blanc, à la robe paille, présente un nez de maturité, avec un peu de résiduel. En bouche, à nouveau un Chenin qui n’est pas, non plus, le champion de la vivacité. Un peu lourd, un peu simplet avec une finale plaisante sur de l’amertume et un côté salin. Mais le sucre résiduel le rend lourd. Les Bonnes Blanches 2005 en Anjou d’Agnès et René Mosse. Et comme ce n’est pas un Clos, c’est donc celui qui amena ce flacon qui passera sous la table en fin de soirée…

    Le vin suivant, à la robe paille également, présente un autre type de nez sur du beurre et du citron. La bouche est bizarre et dissociée : d’abord un côté fromagé, puis l’acidité qui revient, sur des notes citronnées persistantes, et salines jusqu’en finale. Quelqu’un évoque un Chardonnay sur Chablis pour ce troisième Chenin de la soirée : Les Nourrissons 2012 en Vin de France de Bernardeau. On est en Anjou sur une petite propriété de 2 hectares et demi en Bonnezeaux.

    Le quatrième blanc, à la robe plus claire, nous annonce un Chardonnay citronné au nez, avec des larmes de glycérine sur le verre. La bouche, style bourgogne classique confirme un travail bien fait. On est en Premier Cru, en Côtes de Beaune : Beaune 1er Cru Les Aigrots 2008 du Domaine de Montille à Volnay. En hommage à Hubert de Montille, décédé il y a peu.

    Enfin le dernier vin blanc de la soirée (ouf), à la robe paille et au nez vert. La bouche est remarquablement longue, sur du melon et des fruits exotiques, avec une amertume et une acidité qui contrebalancent le côté un peu riche. Mais tout est en équilibre et c’est très bon : Meursault-Charmes 1er Cru 2008 du Domaine des Comtes Lafon.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe rubis clair et au nez de vin nature simple, de Pinot noir sur le fruit. La bouche présente du sucre résiduel ou un vin chaptalisé, sans grand défaut, avec des fruits croquants, mais pas très vivant. Beaune 1er Cru Les Grèves 2007 toujours du Domaine de Montille. Second hommage.

    Le septième flacon est plus sérieux, avec sa robe plus foncée et son nez de fruits mûrs, d'humus et de sous-bois, sur de l’alcool. La bouche est soyeuse, mature, sur des noyaux de cerises et des tannins très fins. On est soit en Pinot noir, soit sur un tout bon Cabernet : Clos Rougeard Le Bourg 2006 en Saumur Champigny. Une belle bouteille.

    Le troisième rouge de la soirée présente une robe encore plus foncée et un nez complexe sur du café et du chocolat. Ce vin, secoué en carafe pour nous faire penser qu’il était perlant, présente une bouche parfaite qui balance : noblesse d’esprit dans la richesse, boisé juste comme il faut sur un fruit très riche, avec des notes de cèdre, de réglisse et de tomates confites en finale, sans aucune sécheresse. Véga Sicilia Unico 2004 en Ribeira Del Douro. Le meilleur vin espagnol qui soit.

    Le quatrième rouge, à la robe noire et au nez mentholé présente une fort belle attaque en monocépage sur du galet et du galet dans un millésime chaud. C’est rond, sucré mais pas confituré, et très fin. C’est très beau et cela ne peut être que le travail d’un très bon vigneron. Paul Avril est évoqué, si l’on est à Châteauneuf, 2003 comme millésime chaud, Rayas 2003 qui était comme cela… Clos des Papes 2006 en Châteauneuf-du-Pape, de Paul Avril.

    La dixième et dernière bouteille de la soirée présente une robe rubis assez claire et un nez de noyaux de cerises profond, pur et non trafiqué. La bouche est fondue, fruitée et ensoleillée. Un beau fruité non bouffé par l’alcool, ni le bois. On évoque un Bordeaux 1990. Il manque un peu de matière en bouche, mais c’est magnifique et grandiose, sans la moindre sécheresse. On évoque un Cabernet Sauvignon/Cabernet Franc en 90 ou un grand Rayas, et c’est le cas : Château Rayas 2003 Réservé en Châteauneuf-du-Pape. 

    Notre hôte nous servi alors un délicieux plat de circonstance qui nous permis de prolonger la soirée et d’achever les meilleurs flacons de la dégustation, tout en évoquant de très bons souvenirs. Dernier Clos de folie de l’année, lundi prochain, à 4, avant de commencer un sérieux régime et un retour à la norme habituelle, à savoir, une bouteille par personne ! Bon réveillon de Noël à  tous.

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  • Le Dîner des Vignerons de Bandol 2013

     

    IMGP7371.jpgCa, c'est de la dégustation ! Des dizaines de bouteilles de Bandol rouge, dans les millésimes 2011 à 2003. Et les bouteilles qui voyagent de table en table, afin que chacun puisse en goûter un maximum... C'était vendredi soir, au dîner des Vignerons de Bandol. Et ils étaient tous là, dans une incroyable ambiance de fête et de bonne humeur, en attendant de pouvoir fêter, 2 jours plus tard, la Fête du Millésime 2013 sur le  port et au Club Nautique. Les 3 lauréats de ce millésime sont Gros Noré, Souviou et Terrebrune qui pourront afficher "Longue Garde" sur leurs flacons 2013. Toutes mes félicitations à ces 3 domaines qui m'ont déjà procuré tellement de plaisirs ! Et à l'année prochaine, pour le millésime 2014, sans aucun doute !

  • Bon Bon ** à Bruxelles...

    Grand moment pour Le Clos, hier soir, réuni chez Bon Bon pour fêter cette deuxième étoile attribuée le jour même par le vénérable guide Michelin.

    Les mises en bouche défilèrent, précises, justes et créatives. Comme cette gaufre de Bruxelles à l'anguille fumée, extraordinaire, ou encore celle-ci...

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    Langoustine bretonne et caviar Per Sé, en carpaccio, crème de ciboulette et purée d'avocat. D'une fraîcheur époustouflante et d'une finesse de goût incroyable.

     

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    Truffe blanche d'Alba, Raviole de jaune d'oeuf, topinambour. Des parfums enivrants et une association parfaite.

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    Sandre de Hollande, vin rouge, pommes de terre fumée et cannelloni d'ail des ours.

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    Saint Pierre de St Guénolé, à la bière blanche du Hainaut, risotto, chicon. Un énorme et magnifique Saint Pierre, présenté cuit par le chef lui-même à table, un risotto à la blanche succulent et des tranches de chicons caramélisés : un régal.

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    Chevreuil de nos Ardennes, Poivrade, poire, salsifis et frégola. Que je n'ai pas goûté. Pas végétarien pour rien...

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    Chariot de fromages au lait cru pour certains, préparation de parmesan au whisky pour les autres.

    Chocolat Jivara en déclinaison. Un savoureux régal.

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    Mignardises : à choisir selon vos envies parmi des dizaines, faites maison pour la plupart. Du grand art.

    Bref un grand moment de gastronomie, de plaisir, de cuisine de haut vol, aux associations subtiles et maîtrisées, avec des produits de saison d'une qualité et d'une fraîcheur inouies, à la cuisson parfaite et juste : que du bonheur ! Nous souhaitons beaucoup de persévérance à Christophe et son équipe, qui ont bien mérité cette deuxième étoile, et qui devront maintenant oeuvrer à accéder au rang suprême de triple étoilé, en se surpassant.

    J'aborderai les vins dégustés dès réception de la liste.

     

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  • Dégustation du lundi 208

    Une toute belle dégustation du lundi, en honneur à l'anniversaire (et pas un petit) de l'un des nôtres. Et un délicieux dîner 6 services, hors mises en bouches, pour accompagner les divins flacons. Grande soirée.

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    Substance Brut de Selosse Champagne Grand Cru en Blancs de Blancs

    Chablis Grand Cru Les Clos 1997 de René et Vincent Dauvissat

    Clos de Rouge Cloître 2009 Audergem

    Saint Romain Chassorney Clos du Cerisier 2010

    Hermitage Chave 2007 et 1996

    Schloss Johannisberger Riesling 2007

    Hermitage Boutin Arena Mica 2007

    Malvasia Barbeito 1963 Madeira

    Jasnière Briseau Kharaktër 2011

    Lafran Veyrolles Cuvée Spéciale 2006 en Bandol

  • Dégustation du lundi 198

    C'est avec un peu de retard et les idées toujours pas très claires que je suis enfin plus ou moins apte à vous relater la dégustation du Clos d'hier soir. Une toute belle, à 4.

    Mise en bouche avec le seul vin blanc de la soirée (c'est sûrement lui qui nous a donné ce mal de tête Innocent) à la robe jaune paille éclatante et au nez beurré sur des agrumes. La bouche, très agréable, est fraîche, vive, avec une belle acidité. On pense à un beau sauvignon mûr, et ce n'en est pas un. On ne trouvera d'ailleurs pas facilement ce Bouzeron 2010 du Domaine A. et P. de Villaine en Villages de Bourgogne, en cépage aligoté.

    On passe aux vins rouges avec un second flacon à la robe assez claire et évoluée et un très beau nez sur de la framboise.  En bouche, une attaque fort plaisante et un petit jus de fruits rouges, tout en finesse, se terminant sur des notes de cacao. Une fort belle bouteille malgré son âge : Volnay Les Champans 1er Cru Récolte 1972 de Mme François de Montille à Volnay.

    La troisième bouteille est bouchonnée. Volnay 1972 de Grivelet Château. Grivelet Château, est la plus grosse escroquerie des années 70 au niveau origines du vin (fraude). Pas de remords.

    Le 4ème flacon de la soirée nous amène vers les vins nature avec une robe noire, et un nez très vert, très rafle. En bouche, on évoque un Cabernet de Loire pour ce vin tannique mais pas boisé. Beaucoup moins vert en bouche, il est cependant assez simple et un peu court. Et on n'est pas en Loire : Les Laquets 2008 Cahors de Mathieu Cosse au Domaine Cosse Maisonneuve.

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    Cinquième bouteille, déjà, à la robe foncée aussi, mais avec de légères traces d'évolution. Le nez est superbe, sur du cassis et de la fraîcheur. La bouche est riche sur des tannins bien enrobés, mûre mais pas sudiste, sur une belle fraîcheur. Vignes de l'Hospice 1999 en Saint Joseph d'E. Guigal. Un des plus beaux parcellaires de Saint Joseph, vendu par Bernard Grippa à Guigal. Très belle Syrah.

    On passe au sixième flacon de la soirée, à la robe magnifique et évoluée, et au nez superbe, racé, et marqué par l'évolution lui aussi. On adore la bouche avec ses notes racées, sa magnifique dimension, sa richesse, sa finesse, sa longueur. On est sur des baies de cassis croquantes, de la tomate, des arômes évolutifs et des notes de café en finale. Puissant, long et épatant : Domaine de Trévallon 1999 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Un vin qui nous réunit tous : c'est exactement cela que nous attendons d'un bon vin !

    Passer après une telle merveille n'est pas chose aisée. C'est ce qui arriva pourtant à la septième bouteille de la soirée, à la robe foncée et au nez plus jeune sur des amandes grillées. En bouche, c'est très jeune, avec un côté lacté, bien enrobé. Un beau vin classique français, avec des ampères derrière, dense mais crémeux, qui balance bien. Ce n'est pas un Châteauneuf, comme on le pensait, mais un Barbera d'Alba Scarrone 2007  Vietti. Bien mieux que le 2006 dégusté au Clos il y a quelques mois.

    Robe rubis claire évoluée pour le huitième flacon, un vin gentil et anecdotique : Clos Vougeot 2001 d'Amiot Servelle. La dernière bouteille en cave d'un ex-adorateur de ce vigneron.

    On termina cette soirée avec un fort beau magnum : très riche, libre, pur, avec de la finesse et de la précision. Cela ressemble à un vin nature en bouche et tout le monde adore. C'est un appel au plateau de fromages. Magnifique ce OCCULTUM LAPIDEM 2011 - DOMAINE DE BILA HAUT en Côtes du Roussillon Villages AOC de M. Chapoutier. Un second vin très sympa de Chapoutier en 2 semaines, qui réussi là bien mieux que dans sa propre région. J'ai voulu en re-goûter un peu ce soir, mais il n'y en n'a plus... Très bon rapport qualité prix et très bonne cote (94-96 Parker).

    Après un repas frugal, un larron assoiffé ne pu s'empêcher d'ouvrir une dixième bouteille, elle aussi magnifique : Domaine de Trévallon 2007 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. J'en aurais bien aussi re-goûté ce soir, mais c'était tellement bon qu'il n'y en n'a plus non plus. La suite des aventures du Clos lundi prochain, si tout le monde a survécu...

     

  • Dégustation du lundi 187

    Mes amis, quel beau Clos ce soir, toujours à 6. Le dernier de l'année qui s'achève (fêtes obligent). Dix très grands flacons ce soir, dont 2 hélas bouchonnés. Soit 20% de pertes : c'est énorme, surtout à ce niveau !

    Cayas 2010 Réserve du Valais de Gilles Besse : une robe foncée et un nez poivré et vivant de Syrah pure.La bouche est plus conventionelle sur des petits grains plaisants, sur de la mûre. C'est frais et pur. Très belle mise en bouche.

    Great Wall Cabernet Sauvignon 2006 Huaxia Reserve, en Chine : une robe foncée et de beaux fruits rouges et noirs au nez. En bouche, finesse, jolie patine, un côté mûr, vraiment bien avant de tirer vers un léger côté boisé. Il y a de la mûre et de l'alcool et nous pensons à un millésime chaud. C'est pas mal du tout. Les Chinois débarquent : attention !

    Les Clous 2009, Vosne-Romanée du Domaine Prieuré Roch (produit à 2.340 bouteilles) : Une robe rubis et, pour moi, un nez biodynamique ou nature. En bouche, de l'intensité, du fruit, de la finesse : il a tout, et sans souffre. Cela peut paraître simple, mais c'est tout le contraire : c'est long, présent, enrobé, sans densité ni alcool.

    Hermitage 2006 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° 09765). Bouchonné de bouchonné.

    Hermitage 2007 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° 6460) : Robe noire avec des reflets rubis et un nez de fruits rouges et d'alcool. La bouche est puissante, mais fraîche, sur une belle acidité et une belle maturité, pleine et encore jeune, et avec une magnifique finale.

    Hermitage 1985 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° ???) : La robe est plus claire. Le nez est superbe et plus vieux, torréfié, sur du moka. En bouche, une vieille bouteille qui a bien tenu son âge, tout en délicatesse et finesse sur du vieux cuir. On se s'égara à Bordeaux et en Bourgogne avant de revenir sur une Syrah...

    Vieilles Vignes 2000 Domaine de Marcoux en Châteauneuf-du-Pape : Une robe noire et un fort beau nez mûr, puis beaucoup de matière et de concentration en bouche, avec de la chaleur et de l'alcool. Il manque de fraîcheur, il saoule et fatigue avec ses 15°.

    Interlude : Le petit Clément (encore à venir) a trouvé 5 parrains d'un coup ! Le Clos est parrain.

    Clos des Papes 2000 à Châteauneuf-du-Pape : Un magnifique nez, top, sur une belle fraîcheur et une bouche qui assume, malgré les flacons précédents. Il est à son apogée, puissant, fin, mûr, avec une sucrosité agréable bien amenée et une magnifique fraîcheur. Waaooh.

    Cuvée spéciale Cabassaou 1996 du Domaine Tempier en Bandol. Bouchonné aussi. Un désastre...

    Pavillon Rouge 1998 du Château Margaux. Certains sont à Pauillac en 1989/1990. D'autres sur un Cabernet pas mûr ou sur des rafles en 1985. Il est temps d'arrêter...

    Arrivèrent de succulentes pâtes au homard préparées par jambe de bois (qui n'en a d'ailleurs plus) pour clôturer cette mémorable soirée.

    Le Clos se retrouvera après les fêtes, le 7 janvier (pour fêter une naissance ?). Bonnes fêtes à toutes et tous !

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  • Enfin l'été...

    Ce lundi 21 juin, le jour le plus long de l'année, a débuté sous la grisaille, le froid et la pluie, et se termine sous un radieux soleil et un magnifique ciel bleu. C'est l'été...

    Pas de panique, on est parti pour 15 jours de temps chaud, lourd, ensoleillé : on aura tout le temps d'en profiter ! J'espère vraiment un été chaud et caniculaire, mais, d'après les prévisions à long terme dont je suis assez friand, ce ne sera pas le cas !

    70% de pluie en plus que la normale pour le mois de juillet et 60% de plus en août, j'appelle cela un été pourri... Sauf s'il s'agit d'orages tropicaux en fin de journée. On verra bien !

    En résumé, notre été il est là, maintenant. Vive les tenues légères, les apéros, les terrasses.

    Et après, on verra bien...

  • Interdiction des apéros Facebook...

    Et voilà, on y arrive : interdiction des apéros facebook ! Un jeune se tue en tombant d'un pont en rentrant chez lui et c'est le prétexte utilisé par les autorités pour interdire tout rassemblement, et toute possession de boissons alcoolisées sur la voie publique !

    Pourquoi ne pas interdire alors toute consommation d'alcool en groupe dans les boîtes (il y a des morts chaque week-end), toute consommation d'alcool lors des réveillons, des mariages, des soirées anniversaire, des TD, ou plus simplement, des soirées tout court !

    Et, tant qu'on y est, interdisons la consommation d'alcool tout court : interdiction formelle de vendre bières, vins, alcools, champagne, cidre sous peine d'incarcération ! On fermera les cafés, bistrots, brasseries, bars à vins, bars de clubs sportifs, restaurants, dancings et le problème sera réglé !

    Seul hic, la perte de quelques milliards d'euro d'accises et de taxes perdues par le gouvernement, et la contrebande qui risque de s'organiser bien vite. Et que faire de ces millions d'hectolitres de jus de raisin que les vignobles français seront obligés de produire et dont personne ne voudra (sauf peut-être pour le jus de raisin "Cheval Blanc" qui devrait trouver quelques amateurs nostalgiques).

    La liberté s'arrête où commence celle des autres. Tant que ces apéros géants, bon enfant, ne gênent personne, et même si quelques uns exagèrent un peu sur l'alcool (comme dans toute soirée), il n'y a aucune raison d'interdire de tels événements. Cela ne tient pas la route. On est encore en démocratie, ou plus du tout ?

  • Réveillon vineux...

    La météo a eu raison de la dernière dégustation du Clos programmée pour 2009. Nous reprendrons tout cela en 2010 ! Entre temps, les réveillons nous offrent également l'occasion de déboucher quelques beaux flacons. Ce fût le cas lors de ce très chouette réveillon de Noël, à 10, lors duquel furent dégustés, après le Champagne, un Phélan Ségur 1995 en Saint Estèphe. Un millésime décevant, alors que porté aux nues à l'époque, qui donne des vins dissociés avec de la sécheresse en finale, ce qui fût le cas. 

    Le Clos du Marquis 2000 en Saint Julien qui suivi, marqua la différence : gourmand, rond, long, sur une trame noble de tannins fondus et parfaitement intégrés par le fruité opulent. Ajoutez à cela le nez magnifique et complexe sur lequel on s'extasia pendant de longues minutes : une très belle bouteille.

    Retour au millésime 95 avec 2 bouteilles de Troplong Mondot, en Saint Emilion. D'une classe bien supérieure au Saint Estèphe, il présenta néanmoins un nez moins puissant que le Saint Julien. En bouche, une belle structure sur du fruit, mais aussi du bois, et de l'astringence en finale. Pas facile, ce millésime...

    On acheva le repas avec 2 bouteilles de Fieuzal 1998 en Pessac Léognan. Un très beau vin, fait pour plaire, mais manquant peut-être d'un peu de complexité. Mais très agréable quand même pour achever cette très belle soirée !

  • Dégustation du lundi (98)

    Magnifique dégustation à 4 ce soir, en pré-réveillon. Premier flacon à la robe rubis foncé et au beau nez de prunes mûres à l'alcool, et rond. La bouche, magnifique, est gourmande, ronde et longue, avec juste une petite pointe asséchante en finale (seul défaut mineur). Château L' Evangile 1985 en Pomerol. 95/100 pour ce vin composé de 75% de Merlot et de 25% de Cabernet Franc.

    Second flacon, à la robe plus foncée, et au nez superbe et plus large au niveau qualitatif. Plus généreux en bouche, avec une belle trame sur des tannins fins et un boisé fondu, avec du fruit. Belle fraîcheur, mais plus simple que le précédent, avec un manque de complexité de la chair : Grand Puy-Lacoste 1990 en Pauillac. 95/100 aussi.

    Troisième flacon, à la robe plus claire, et avec un premier nez caramélisé avec de belles choses, et un second nez tout en finesse et bien équilibré. En bouche, souplesse, belle structure et vin épanoui. Une fluidité magnifique et aucune note d'évolution négative : Domaine de la Passion Haut-Brion 1973 de Jean Bardinon à Pessac. C'est une rareté : un vin qui n'existe plus et qui va renaître ! Parcelle d'un hectare 30 (1.500 bouteilles) insérée dans Haut-Brion, et incluse dans la production de Haut-Brion en 1978, en échange de quelques bouteilles... Le contrat de 30 ans est maintenant terminé, le Domaine récupéré, et le 2008 prêt à sortir (2.400 bouteilles). De quoi se poser des questions sur les parcelles face à ce vin magnifique, en comparaison à un médiocre Haut-Brion dans le même millésime...

    Quatrième flacon : à la robe assez foncée et un nez puissant, vrai, original, sur un beau fruit croquant (groseilles et cerises). En bouche, on est sur du fruit : c'est magnifique et grandiose. On est sur un grand Bourgogne concentré, avec de la fraîcheur, dans un très bon millésime : Vosne Romanée 1er Cru Cros Parentoux 2003 d'Emmanuel Rouget à Flagey-Echezeaux. Bien meilleur que Méo-Camuset qui partage la même parcelle...

    Cinquième flacon, à la robe cognac, et au nez légèrement bouchonné. Il paraît que c'est normal, quelque soit le millésime. En bouche, même problème et manque de sucre : Clos Juliette 1982 Vendanges tardives, de Madame Maurice Migné. Il s'agit d'un Jurançon planté en 1929 en Petit Manseng, et considéré comme le seul Jurançon authentique. Les vignes ont été arrachées à son décès (selon ses dernières volontés) en 1986 (elle avait 94 ans). C'était une précurseuse du vin naturel, qui vendangeait en décembre son hectare et demi.

    Sixième flacon, à la robe or, et à la bouche pleine et huileuse, sur un très beau botrytis. Un millésime très riche, avec un très beau sucre résiduel en finale, de la jeunesse et de la fraîcheur. On est sur l'épaisseur, la générosité, l'onctuosité, avec un côté aérien : Château Coutet 1999, 1er Grand Cru Classé en Sauternes-Barsac. Très beau.

    Dernier flacon, à la robe rouille et au nez de très très vieux Porto. En bouche, très beau aussi, mais avec beaucoup d'alcool. C'est un Porto 1964, mise Nicolas, la première bouteille achetée par J-M en 1996, alors qu'il commençait à s'intéresser aux vins. Le début d'une longue passion... L'étiquette désintégrée ne nous dira rien de plus sur l'origine.

    Lundi prochain, on termine l'année sur la même lignée.

     

  • Pré-réveillon...

    Belle fête samedi soir, pour ce premier pré-réveillon 2008 commencé à 13 et terminé à 18, sans compter le voisin venu se plaindre du bruit vers 4h00.... A l'apéro, un subtil Domaine des Terres Dorées "FRV100" accompagnant de fort bons canapés et 2 mises en bouches : un ceviche de crevettes géantes, et des oeufs brouillés à la truffe blanche, servis en verrines. On passa à table vers 22h00 pour s'attaquer à un "Bar de Ligne Salé à Cru, Grenailles Nouvelles" judicieusement accompagné d'un Domaine des Baumards "Clos St Yves" 2002 en Savennières. Suivi un "Tartare de Daurade Royale, qu'on arrosa d'un Domaine William Fèvre 2005 en Chablis. On passa ensuite à ces délicieuses "Noix de Saint Jacques Bretonnes au jus de Betterave", fort bien mises en valeur par un Domaine Chèze "Cuvée Ro Ré" 2006 en Saint Joseph. "La Crème Brûlée au Foie Gras" qui devait suivre, mais dont la consistance ne plaisait pas à nos hôtes, fût remplacée par "Un Samosa de Pied de Cochon Désossé au Curry Doux"  noyé avec un Domaine Duthel "La Fontenelle" 2007 en Chiroubles.

    Après l'inéluctable Sorbet Colonel qui remet tout en place et vous rend l'appétit, on entama la "Volaille Fermière aux Morilles, Juliettes des Sables" très justement accompagnée d'un Domaine Labet "Fleur de Chardonnay" 2006 en Côtes du Jura.

    On fit l'impasse sur les fromages, mais pas sur "La Surprise du Caviste". En rouge, avec un très beau Domaine Gardies "La Torre" 2006 en Côtes du Roussillon Villages et un Château Genot Boulanger "Les Grèves" 2005 en Beaune 1er Cru. Et tant qu'on y était, on liquida aussi un magnum de Bandol Domaine de Terrebrune 2001.

    En résumé, une énorme fête gastronomique ponctuée de quelques découvertes oenologiques fort intéressantes, le tout dans une ambiance délirante comme on les aime. Grand moment.

     

  • Dégustation du mercredi (4)

    Drôle de dégustation à 4, pour l'anniversaire de l'un d'entre nous: on débuta par un vin blanc, à la robe paille et au nez de pêche et d'abricot. En bouche, un vin plaisant rappelant l'Alsace, avec un petit côté levuré, mais qui aurait pu être un peu plus tendu : Domaine Hauvette 2004, Blanc de Blancs en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Vinifié par une femme, en biodynamie. Le second vin, le même, dans le millésime 2005, s'avéra tout à fait bouchonné. Dommage. Le troisième flacon à l'aveugle présentait un nez de Cabernet à la Pauillac ou Saint Estèphe. La bouche, épicée, était sur la réserve, sans se livrer, un peu fanée, et avec le fruité absent. Domaine de Chevalier 1989, Grand Cru Classé en Graves, Pessac Léognan. Décevant (Parker 90/100). Le quatrième, avec sa robe noire et son nez cuit, trop extrait et manquant de souplesse, et ses effluves de pneu, d'asphalte et de goudron manquait totalement de fruits, sur une finale puissante et âpre. Serpico Dei Feudi Di San Giorgio 2001. Côté 98/100 par Parker, ce vin s'avéra encore moins bon 2H00 plus tard, en mangeant. Grosse déception. La cinquième bouteille présenta enfin un nez fruité, et une bouche sur un fruit croquant. Par contre, il manquait d'ampleur et ne comportait pas de notes complexes d'évolution : vin timide, timoré et gentillet. Château Cheval Blanc 1995, 1er Grand Cru Classé en Saint Emilion Grand Cru. Nouvelle déception... sans même penser à Parker. La dernière bouteille, nous offrit un nez superbe sur des fruits noirs bien mûrs, de violette et de cassis, fort concentré. La bouche, dans la lignée du nez, sur des notes fruitées très longues, tout exposant 10, avec une belle complexité primaire. La finesse arrivera peut-être plus tard. Harlan Estate 2002 Napa Valley (100/100 Parker). Sinon, le petit poulet de Bruxelles aux morilles et ses belles de Fontenay, suivi de Brillat-Savarin à la truffe noire (+ truffe râpée) ou à la truffe blanche, et la Mandarine Napoléon Millénium flambée en abondance sur une petite crêpe furent à la hauteur de nos attentes gustatives. Il reste, cependant, toujours cet épineux problème de calories absorbées, que nous ne parvenons pas à résoudre... Mercredi prochain, les Chablis Grand Cru, en compagnie d'un invité, collectionneur d'étiquettes.

  • Dégustation du lundi (43)

    Très beau lundi à 5 (dont un invité surprise), après avoir négligé ce blog pour diverses raisons pendant près d'un mois (dégustation annulée suite aux vendanges, seconde dégustation, consacrée aux blancs, non suivie pour cause de voyage, et 3ème dégustation annulée sous X). On commença en force avec une bouteille cotée 97-99/100 par Monseigneur Parker, mais dont le nez discret, et la bouche Pinot/alcool à la forte acidité en déçu plus d'un. Un Musigny Grand Cru, Cuvée vieilles vignes 96 du Domaine Comte Georges De Vogüe (bouteille n° 01664). Décevant au regard du prix du flacon... On poursuivit sur la même lignée, avec une bouteille cotée 100/100 par le même Parker, avec un nez d'une très belle expression sur des notes de cuir et d'animal,et sur une belle bouche de fruits et de tannins fins, mais avec une finale un peu trop mordante : Grand vin de Léoville du Marquis de Las Cases 96 en Saint Julien. Beau flacon. Suivi un 3ème vin, coté 93+ par le même prêtre, lui aussi sur un très beau nez animal et une superbe bouche, avec du fruit, et tout en longueur : Château Ausone 96, 1er Grand Cru classé en Saint Emilion Grand Cru. Magnifique. Pour terminer les rouges, on ouvrit un Château Haut Bailly 1990 en Pessac Léognan, Grand Cru Classé de Graves, qui s'avéra hélas bouchonné... Certains d'entre nous achevèrent cette dégustation par un vin blanc très particulier, au nez de chèvre et de levure qui remonte à plein poil, et à la bouche jamais bue et qui fini sur des noisettes : un Arbois Pupillin 2004, de la Maison Overnoy, cédée depuis peu à Emmanuel Houillon. Mercredi, à 18h30, on vendange le reste, et on presse le pinot qui aura terminé sa fermentation alcoolique. Et lundi, on verra.

  • Belle fête...

    Nous rentrons d'un déjeuner festif (21 juillet oblige), qui s'est tenu au Provençal à Nil-St-Vincent. Après un long apéritif pris au jardin, nous entamèrent les festivités avec "Le Clos Blanc" en Beaune Grèves 1997, récolté, vinifié,élevé et mis en bouteille par Louis Jadot, du Domaine Gagey, un très beau bourgogne. Suivi un Chassagne Montrachet 1998 Premier Cru "Clos de la Boudriotte" du Domaine Ramonet, qui s'avéra gentil, sans plus. Suivirent, ensembles, un Château La Mission Haut-Brion 1995 en Pessac Léognan et un Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1988 en Pauillac, tous les 2 concentrés, sur de beaux tannins nobles. La Mission avait de belles chevilles, le Pichon de beaux genoux, et nous sommes impatients de voir les cuisses. Mais il faudra encore du temps... Suivi un Côte Rôtie "Classique" 2004 de Cluset-Roch, doté d'un très beau nez et d'une superbe bouche toute en finesse, sur des petits fruits mûrs : bouteille coup de coeur d'Olivier Labarde de "La part des Anges" à Nice, qui a tenu toutes ses promesses. On acheva le déjeuner, sur les fromages, avec un Opus One 1998 de la Napa Valley de Mondavi et Philippe de Rothschild : un vin très concentré, avec un très beau nez fondu. Très bien fait, avec un sentiment de pleinitude et fort agréable à boire. Et, comme d'habitude, ce vieux Robert nous offrit un vieux Porto, sorti de derrière les cageots, un Fonsica Bin 27 Port (bouteille n° 33.059), importé par Mumm dans les années 70 ou 80. Magnifique lui aussi. Bref, un 21 juillet qui a fort bien commencé, et qui n'est pas fini...

  • Merci Apolline...

    Désolé de laisser ce blog un peu à l'abandon, mais une surcharge temporaire de travail m'empêche d'y consacrer du temps... Tout cela devrait changer début juin ! Ceci dit, c'est avec un grand plaisir que j'ai répondu présent à une petite dégustation organisée pour la naissance d'Apolline, dont les seconds et troisièmes prénoms sont Romanée et Margaux... , des prénoms prédestinés ! Cela commença pourtant fort mal pour l'un d'entre nous, qui avait amené 2 superbes magnums de Champagne : "S" Salon 1988 en Blanc de Blancs, et "Coeur de Cuvée" 1993 de Vilmard, tous les deux bouchonnés ! Un massacre pour les amateurs de grands champagnes ! Donc, à ma grande satisfaction, on attaqua directement les rouges, avec un Domaine de la Grange des Pères 2001, vin de pays de l'Hérault, d'une fraîcheur assez exceptionnelle et vraiment bien fait. On poursuivi avec un Bodegas Alejandro Fernandez, Tinto Pesquera, Ribera del Duero 1994, Gran Reserva, lui aussi assez somptueux et d'une grande fraîcheur. Tout comme le suivant : un Manssetto 1993 Tenuta dell'Ornellaia, Vino da Tavola di Toscana. On acheva cette belle soirée par quelques classiques : un Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases 1983, magnifique et fort jeune pour son âge, un Château Mouton Rothschild 1986, millésime légendaire, et qui, une fois de plus nous a ravi par sa complexité, sa jeunesse, et son potentiel. On acheva avec un très beau Quinta do Noval "Nacional" Vintage 1987, un porto exubérant, d'une longueur et d'une finesse remarquables. Et nous pouvons tous affirmer que, mélangé à une Trappiste 10 de l'Abbaye de Rochefort, c'est toujours très bon et assez surprenant ! Espérons que la petite Apolline apprécie le vin (je n'ai aucun doute à ce sujet) et perpétue les dégustations de flacons exceptionnels, comme le font son jeune père et ses amis... Longue vie à toi, Apolline !

  • Les 10 ans du Clos à Paris...

    Petit week end gastro-oenologique à Paris pour fêter dignement les 10 ans de la création de notre modeste petit vignoble bruxellois. On commença très fort, tout de suite, dans le Thalys, avec carafe et verres ad hoc : jamais un Bruxelles-Paris ne me sembla aussi rapide ! Le temps de déguster à l'aveugle un grandiose Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse 1990 (1er Grand Cru Classé "B" - Saint-Emilion), suivi d'un magnifique Côte-Rotie Côte Brune "La Turque" 2002 (Guigal) et de s'apitoyer sur un Lafite Rothschild 1999 en Pauillac, bouchonné, qu'on y était déjà ! Métro, hôtel, métro et nous voilà attablés au Paul Bert, bistrot gourmand typiquement parisien. Fleurie "L'Ultime" bande rouge 2005 (Yvon Metras), suivi d'un Hermitage 2001 (Jean Dard & François Ribo), puis d'un Cornas "Reynard" 2001 (Thierry Allemand), et d'un Côte-Rotie "La Barbarine" 2003 (Mathilde & Yves Gangloff. S'ensuivit une petite escapade nocturne sur le pont de la Concorde, où, toujours armés de nos verres et d'un tire-bouchon, on dégusta un somptueux Château Gilette "Crème de Tête" 1975 (Sauternes), devant une Tour Eiffel scintillante, comme nous. Debout à l'aube, vers 9h30, et après une vivifiante promenade d'au moins 10 minutes, on se retrouva, tout à fait par hasard, à Lavinia, le plus grand magasin de vins de Paris. Viré-Clessé 2004 (Domaine Valette) comme mise en bouche, Clos des Papes 2002 (Châteauneuf-du-Pape), puis Vosne-Romanée 1er Cru "Le Clos Goillotte" Monopole 2002 (Domaine Prieuré), pour achever sur un Vieux Château Certan 2001 (Pomerol), suivi d'un Domaine Les Bastides "Vin Cuit selon la Vieille Tradition Provençale" (JeanSalen), offert par la maison, le tout accompagné de forts bons plats. Un petit détour chez Pierre Hermé (meilleur pâtissier de France) pour acheter quelques macarons diaboliquement bons (faut goûter le macaron aux fruits de la passion et chocolat, et celui à la pistache et griottines : à mourir!) et nous voilà attablés, encore par hasard, sur le Boulevard Haussmann devant la vitrine d'Augier, caviste réputé, depuis 1850. Suivirent quelques flacons dégustés au soleil : Champagne "Brut Nature Pinot Noir Zéro Dosage" (André & Michel Drappier pour les Caves Augé), Pommard "Les Grands Epenots" 1999 (Hubert de Montille), Vin de Table "MMIII" (Marcel Lapierre), La Souteronne (Hervé Souhaut), Pibarnon 2001 en Bandol et Clos Marie "Cuvée Simon" 2004 en Pic Saint Loup, Coteaux du Languedoc. Juste le temps de rentrer se doucher et se changer tout en dégustant un très beau Bâtard-Montrachet Grand Cru 1997 "Série limitée à 50 exemplaires" (Chartron & Trébuchet), et nous arrivons chez Guy Savoy. Un maître d'hôtel hors norme et un sommelier qui assure, un service irréprochable et convivial, et le bonheur dans l'assiette : l'huître en nage glacée transparente, puis le Turbot en salades multicolores, suivi d'un "Colors of Caviar", juste avant le homard bleu juste grillé, racines oranges, suivi d'un Oursin en royale et sa crème de potiron. On attaqua alors le foie gras de canard rôti et nage de chou rouge, choux frisés au raifort et moutardes, avant de siroter une soupe d'artichaut à la truffe noire, brioche feuilletée aux champignons et beurre de truffe. Suivi une volaille de Bresse "rôtie-mijotée" polychromie de champignons, avant un très beau plateau de fromages et pour terminer sur une série incessantes de desserts. Côté flacons, Chablis Grand Cru "Les Clos" 2002 (Vincent Dauvissat), Nuits-St-Georges 1er Cru "Clos de l'Arlot" 1996 Monopole (Domaine del'Arlot - 100% Pinot Noir), Bâtard-Montrachet Grand Cru 2002 (Fontaine Gagnard), suivis en rouge, d'un Nuits-St-Georges 1er Cru "Clos des Forêts Saint Georges" Monopole 2002(Domaine de l'Arlot), d'un Château Veyry 2000 (Côtes de Castillon), et d'un Côte-Rotie "Côte Rozier - La Belle Hélène" 2000 (Stéphane & Michel Ogier). Les plus valeureux d'entre nous terminèrent à 2h30 cette fort belle journée dans un bar animé avec un très bon groupe noir de Jazz. Voilà une escapade festive qui restera dans les mémoires... Thème de lundi prochain : un très bon gamay. Retour sur terre : cela nous changera ! Et d'ici-là, de l'eau, que de l'eau...

  • Jésus, 33 ans...

    Ce soir, on s'est retrouvé pour les 33 ans d'un des nôtres. La table des 12 apôtres, y compris Judas ! Au menu, que des vins sublimes : Champagne Paul Roger, cuvée Winston Churchill 1985 en magnum, Bourgogne Aligoté 2001 du Domaine d'Auvenais, Château Haut Brion blanc 1998, Clos de Tart 2002 en magnum, Echézaux Grand Cru 2003 d'Emmanuel Rouget, Clos de Vougeot 1995 (Domaine Prieuré-Roch), Corton Clos Rouget 1999 (Domaine Méo-Camuzet), Château Léoville-Las-Cazes 1990 en magnum, Château Lynch-Bages 1986, suivi d'un splendide Amarone 1990 de Guiseppe Quintarelli (Racioto della Valpoli Cella), et achevé par un Quinta do Noval Nacional 1996. 22 bouteilles à 11 ! Ok, c'était trop, mais cela n'arrive qu'une fois tous les 4 siècles ! Donc, on y est allé à fond ! Le meilleur souvenir sera le Guiseppe Quintarelli, extraordinaire,et le Léoville Las Cazes. J'essayerais de noter les vins dégustés demain. Pour le repas, cela n'en vaut pas la peine : c'était vraiment dégueulasse... Mais ceci reste entre nous... Bref, une incroyable soirée au niveau des flacons dégustés, à mémoriser, apôtres ou pas ! Ceci dit, c'est un peu écoeurant au niveau du prix des bouteilles dégustées, mais comme dirait Paul : "Profitons de chaque instant de cette vie éphémère ! Ce qui fût fait !