fast food

  • Précautions...

    Article intéressant d'André Cicocella dans Le Monde du 16/01/2010 à propos du principe de précaution que nous devrions tous appliquer instinctivement.

    Nous vivons une mutation. Nous sommes en train de prendre conscience de l'importance du lien entre environnement et santé. La prise de conscience s'est faite à partir du développement de l'épidémie de cancers. Il y a le discours officiel (porté par l'Académie de médecine, notamment) qui dit "circulez, il n'y a rien à voir" sur le lien entre cancer et environnement, mais ce discours n'accroche plus parce qu'il est perçu comme décalé par rapport à la réalité.

    Les gens qui meurent actuellement sont nés en 1920 dans un environnement tout à fait différent. Le cancer représentait, en 1906, 3% des causes de mortalité contre 30% aujourd'hui. Rien ne nous dit que nos enfants vivront plus longtemps que nous.

    Le cancer est une mutation. On sait que les perturbateurs endocriniens sont responsables de ces cancers. Or, ces perturbateurs endocriniens sont dans notre environnement depuis quelques décennies. Evidemment, il y a l'influence directe et non négligeable des milieux industriels dans les comités chargés de rendre des avis pour des institutions, et il y a aussi le fait que certaines personnes n'ont pas pris conscience de l'importance des phénomènes épigénétiques (interaction entre gènes et environnement). Enfin, il ne faut plus raisonner milieu par milieu (eau, air, sol, alimentation), mais il faut avoir une vision globale de l'environnement.

    Nous sommes constamment exposés à ces perturbateurs endocriniens. Or, la durée et la période d'exposition sont capitales. Les observations dans l'écosystème et chez l'homme ont une cause commune. Nous sommes confrontés à une épidémie de maladies chroniques (cancers, maladies cardio-vasculaires,etc.), et devons veiller à protéger notre environnement immédiat. En appliquant le principe de précaution, dès qu'on doute de quelque chose.

    Quand les agences sanitaires nous disent qu'il n'y a pas de preuves, est-ce une raison pour ne rien faire, alors qu'il existe des preuves pour l'animal ? N'attendons pas 20 ou 30 ans : réagissons tout de suite ! Après, il sera trop tard...

    Alors : fast food ou slow food, cultures traditionnelles (= intensives) ou bio, diesel à particules ultra fines (non retenues par les filtres) ou essence, plastique ou verre, wifi ou câble, micro-ondes ou four traditionnel, Téfal ou poêle inox, diffuseur de parfums ou bouquet de lavande, traité ou non-traité, énergie polluante ou énergie verte, produit lointain ou produit local, plat préparé ou cuisiné soi-même, margarine ou huile d'olive et beurre, cuisine moléculaire ou traditionnelle, abrutissement publicitaire ou choix raisonné personnel, fromage industriel ou fromage au lait cru, etc.?

    A vous de choisir, en toute conscience. en appliquant le principe de précaution. Pour votre santé, et celle de vos enfants. Et pour la planète.

  • Education au goût ...

    L’éducation au goût est une des principales priorités de Slow Food, encore soulignée par Carlo Petrini lors du dernier congrès de Slow Food à Naples. Sa finalité est d’éduquer les adultes et leurs enfants à être davantage sensibles au vrai goût des aliments pour qu’ensuite ils choisissent de manger des aliments « bons » à manger c'est-à-dire bons au goût et bon pour la santé. Il y a urgence car des statistiques récentes nous apprennent que la génération de jeunes qui arrivent à l’age adulte est « déculturée » sur le plan gastronomique. En effet, il n’y a plus transmission des recettes par les mères et les préférences gustatives vont vers une gastronomie vite faite et qui privilégie davantage la traçabilité alimentaire que le goût des aliments. Cependant on s’aperçoit que les enfants dont les parents ont été soucieux de leur faire découvrir une cuisine variée, faite maison, originale, ont un goût davantage développé et beaucoup moins de préférence pour les fast food et tout ce qui attire la majorité des enfants, et une plus grande curiosité pour des goûts nouveaux. Il ne faut pas oublier que le goût se façonne en mangeant et que les bases d’une formation sensorielle : savoir goûter et juger, comme d’une culture alimentaire : savoir cuisiner, se forgent en pratiquant et en savourant. Qui mieux que les parents et les grands parents peuvent donner cette éducation ? Les cuisiniers l’avouent souvent : c’est la cuisine de leurs grand-mère ou de leur mère qui leur a donné l’envie et le goût de faire la cuisine. Parents et grands parents, vous savez ce qu'il vous reste à faire pour aller dans le bon sens... Sinon, dans 20 ans, on ne trouvera plus que des Quick et des Mac'Donalds...

  • Fast food - Slow food

    Vous qui fréquentez les Fast food, vous avalez plus de lipides (+ 9 g), de sucres ajoutés (+ 26 g), et de boissons sucrées (+ 228 g) que les autres, et moins de fibres (-1,1 g), de laitages (- 65 g) et de fruits et légumes (- 45 g). Cette alimentation quotidienne vous fournit 187 Kcal de plus que les autres, ce qui explique les 3 kilos supplémentaires constatés chaque année chez les adeptes des Fast food, les futurs obèses belges. Moi, je suis adepte de Slow food. Cela ne signifie pas que je suis maigre : quand on aime la bonne chair et le bon vin, faut assumer... Mais tout en me faisant certainement autant plaisir que vous, je mange plus varié, plus équilibré, plus sainement, moins vite, meilleur (si, si, ça existe) et moins ! Vous ne feriez pas la même chose ? Histoire d'être mieux dans sa peau et d'oser se mettre en maillot l'été prochain (celui-ci s'étant achevé inopinément fin juillet !) sans devoir dévoiler vos premiers bourrelets...

  • Ils n'ont pas la frite...

    Pour avoir la même qualité, le même goût et la même taille de frites tout au long de l'année, les chaînes de Fast Food (Beurk) s'approvisionnent en pommes de terre en une seule fois, au mois d'août, juste avant que la pomme de terre ne transforme son sucre en amidon. Ces pommes de terres doivent en plus être calibrées à la longueur de la future frite, de façon à éviter un maximum de pertes. Elles sont alors épluchées, débitées, surgelées et stockées pour assurer la consommation des 12 prochains mois. Seulement, pas de chance, cette année est catastrophique pour la pomme de terre : il y en a fort peu, elles sont minuscules et de mauvaise qualité ! Quick et consorts vont devoir lancer la pomme allumette ! Et je parie à 10 contre 1 que le prix du cornet de frites va encore augmenter ! Bonne raison pour arrêter d'en manger et de passer à une nourriture plus saine... Tiens, au fait, cela fait combien de temps que vous n'avez plus mangé une vraie frite fraîche ?