famine

  • + 40% en un an...

    Plusieurs facteurs expliquent l'explosion des tarifs des denrées de base : d'abord la hausse à grande vitesse du niveau de vie et de la démographie des pays émergents comme la Chine, l'Inde ou le Brésil où la consommation monte en flèche. Les habitants qui, récemment encore, se contentaient de peu, veulent maintenant de la viande et des produits laitiers. Conséquence : afin de nourrir le bétail, la demande de céréales augmente dans des proportions si gigantesques, que l'offre traditionnelle est loin de pouvoir la satisfaire. Pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales. En 20 ans, a constaté la FAO, la consommation annuelle de viande par habitant en Chine est passée de 20 kilos à 50. Le niveau des stocks alimentaires mondiaux est d'ailleurs au plus bas depuis 25 ans en raison d'un sous-investissement délibéré et d'une lutte contre les surplus. Autre explication à la situation actuelle : le dérèglement climatique. Le réchauffement de la planète provoque sécheresse et tempêtes qui pèsent sur les récoltes. En 2007, la production de céréales de l'Australie, grand pays exportateur de denrées alimentaires, a chuté de plus de 50% à cause de la sécheresse qui frappe le pays depuis huit ans. D'autres grands Etats agricoles comme les Etats-Unis, l'Ukraine, le Brésil ou la Turquie ont souffert eux aussi de sécheresses exceptionnelles qui ont réduit leur production. Or, selon les experts climatiques, ces phénomènes vont devenir de plus en plus fréquents, longs et sévères.Quant à la menace de désertification, elle ne pèse pas seulement sur l'Afrique mais aussi sur l'Europe. Un tiers de l'Espagne est déjà en voie de désertification. Il y a aussi les biocarburants, séduisante alternative au pétrole pollueur, détournent du marché alimentaire des hectares de terre arable. Selon la FAO, 100 millions de tonnes de céréales sont utilisées chaque année pour fabriquer de l'éthanol ou du biodiesel. Une tendance qui explique, pour une bonne part, l'offre faible de produits alimentaires, la forte demande des mêmes produits et donc, la hausse des prix. Enfin, parmi les explications évoquées, il y a aussi le fait que le riz ou le blé ne sont plus seulement des produits agricoles mais des produits financiers tout court. La crise des subprime a orienté les spéculateurs vers des valeurs refuges. A Chicago, au cours des trois premiers mois de l'année, le volume d'échange de contrats portant sur des denrées alimentaires a grimpé de 20% pour atteindre près d'un million par jour. Le prix moyen d'un repas a augmenté de 40% en un an. Le blé, le riz, l'huile, le maïs, le soja, le colza, toutes ces denrées sont aujourd'hui tellement chères que ceux qui vivaient déjà avec 1 ou 2 dollars par jour, ne peuvent plus désormais faire qu'un seul repas quotidien. C'est aujourd'hui une situation dramatique menaçant pas moins de 100 millions de personnes dans 37 pays. Les manifestations et révoltes ne font que commencer : cela va être dur à gérer ! Encore un beau défi urgent à régler...

  • La température augmente et la biodiversité diminue...

    Entre 200 et 600 millions de personnes supplémentaires souffriront de famine et entre 1,1 et 3,2 milliards d'habitants manqueront d'eau d'ici 2080 en raison du réchauffement climatique, indique une étude du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Sept millions d'habitations pourraient être inondées. En Australie, la Grande Barrière de corail, plus grand organisme vivant au monde (qui s'étend sur plus de 345.000 km2), pourrait complètement disparaître d'ici quelques décennies (provoqué par une hausse des températures de l'eau ainsi que des pluies acides), écrivent les experts, selon des extraits du rapport publiés mardi dans le quotidien The Age. L'étude doit être publiée dans les mois à venir, venant complèter le quatrième rapport du Giec qu'il rendra public vendredi lors de sa réunion à Paris. Le Groupe concentre l'expertise optimale sur le réchauffement climatique sous l'égide des Nations unies. La température du globe s'est déjà accrue de 0,7 à 0,8 degré depuis 1900. Si l'augmentation atteint deux à trois degrés, toujours par rapport à leur niveau de 1900, c'est jusqu'au système forestier de l'ensemble de l'Amazone qui est menacé. Les "Alpes australiennes" (sud-est), un système fragile en raison du manque d'eau chronique dont souffre le pays-continent, seraient quant à elle "complètement perdues". Pour la planète, il s'agit d'une "perte de biodiversité énorme", souligne le rapport. Le coût humain et économique est lui aussi très lourd, en particulier dans les pays les plus pauvres, comme en Afrique, et dans les régions situées à fleur d'eau, comme le Bangladesh et les îles du Pacifique, avertit l'étude. Inutile de se voiler la face, inutile de nier ce qui se passe, ou de le relativiser... La situation est grave, et en attendant que les gouvernements ne prennent, enfin, des décisions drastiques afin d'inverser les tendances désastreuses de consommation effrénée actuelle, et de pollution y étant liée, agissons tous, chacun à notre niveau, pour respecter cette planète qui ne tourne plus rond... et qui le montre... Et n'oubliez pas ce jeudi, de tout éteindre chez vous entre 19h55 et 20h00 ! Juste pour montrer qu'il faut que cela bouge. Même la tour Eiffel s'éteindra.... Alors, pourquoi pas vous ?