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  • Fausse piste...

    "Lorsque l'innovation s'invite dans l'assiette, on redoute que le plaisir en pâtisse. Et revient inéluctablement le spectre de la petite pilule remplaçant la convivialité d'une bonne table.

    Certes, l'innovation peut effrayer, comme en attestent les recherches sur le foie gras en tube ou le kiwi sans poils, mais elle ne se limite pas à quelques folies de scientifiques.

    Dès l'automne prochain , le Whif risque de faire... un tabac. Le Whif ? En d'autres termes, un inhalateur de goût mis au point par le chercheur américain David Edwards et le chef français étoilé Thierry Marx. Pour moins de 2 € (prix annoncé), vous pourrez en effet inhaler les saveurs si particulières du chocolat ou des fruits. D'autres saveurs comme le homard sont à l'étude...

    Pour rester dans les arômes, les nouveaux systèmes de cuisson à la vapeur risquent également de bouleverser les habitudes. Seb, numéro 1 mondial du petit électroménager, planifie en effet d'ici à 3 ans la commercialisation d'un système permettant de réinjecter du goût aux aliments grâce à des capsules d'arômes. Pommes de terre saveur lardons et autres aliments aux goûts inédits égaieront assurément les assiettes.

    Le light étant on ne peut plus à la mode, il est dès lors logique que les industriels misent gros sur les aliments allégés. Souvent, ces derniers en perdent leur saveur. Des recherches sont en phase de test pour proposer des aliments maigres ayant le goût du gras. Finalement, là où il y a du plaisir, il ne doit pas forcément y avoir de la gêne." (La DH de ce jour).

    Les multinationales agro-alimentaires n'ont donc toujours rien compris et persévèrent sur une fausse piste : au lieu d'offrir des produits naturels exempt de pesticides et autres conservateurs, qui, parce qu'ils sont naturels, sont goûtus à souhaits et hument bon, ils continuent à produire des aliments industriels issus de cultures et d'élevages où rien n'est respecté, et qui, par conséquent ne goûtent plus rien, n'ont aucune saveur, aucune odeur.

    Et, au lieu de passer au bio, ils s'évertuent à combler ce manque de goût et de saveurs par de nouveaux artifices ridicules... Et, évidemment, des CON-sommateurs vont tomber dans le panneau et crier au miracle du goût retrouvé !

    Une vraie tomate bio goûte la tomate et sent la tomate : nul besoin d'arômes artificiels pour combler un manque quelconque. La tomate industrielle (style Flandria) ne goûte rien (sauf le carton et la farine), ne sent rien (à cause des produits toxiques et du séjour dans les chambres froides), et là, pour pouvoir la vendre, il faut bien inventer quelque chose... Réinjecter du goût ! On croit rêver !

    Tout à fait à côté de la plaque, ces industriels. Ils font fausse route, et s'en apercevront bien un jour ou l'autre...