extinction

  • L'arrêt de mort du thon rouge...

    « C’est une funeste journée pour la biodiversité marine. Aujourd’hui, nous vivons un véritable tsunami d’inconsciences. En pleine année internationale de la biodiversité, qu’une espèce aussi emblématique que le thon rouge soit sacrifiée au profit d’intérêts économiques de court terme est une véritable honte », dénoncent la présidente du WWF France Isabelle Autissier et son directeur général, Serge Orru, dans un communiqué. Même sentiment chez Greenpeace, pour qui la CITES a « signé l’arrêt de mort du thon rouge ». Faire passer les intérêts à court terme de quelques Etats qui pratiquent un lobbying très actif, tels que le Japon, avant la préservation d’une espèce menacée (dont il reste aujourd’hui moins de 15% de la population d’origine), cruciale pour l’équilibre de l’écosystème méditerranéen est tout simplement inacceptable, estime l’association.

    « L’Union européenne, on le voit bien, était divisée (6 pays méditerranéens avaient au départ refusé d’inscrire le thon à l’annexe I), et sa position finale n'était en rien convaincante. Après Copenhague, c’est de nouveau le signe de l’incapacité de l’Europe à être un acteur international efficace », se désole Serge Orru. Et « que dire d’une puissance européenne qui se veut forte mais qui, dans les négociations internationales, ne tient en rien sa position, et ne s’est d’évidence pas donné les moyens de se défendre ? », s’interroge le chargé de campagne océans de Greenpeace, François Chartier. La proposition de l’UE, qui a certes convaincu plus de pays grâce au délai d’application, a seulement recueilli 43 voix favorables contre 72 voix contre et 20 abstentions.

    Les japonais vont donc continuer de se goinfrer de sushis, jusqu'à ce que, dans quelques années seulement, le dernier thon rouge aura été pêché. Triste histoire. Lamentable victoire du profit à court terme contre la préservation de la biodiversité, de l'environnement, de la planète. C'est mal parti pour le thon rouge, et c'est mal parti pour nous tous aussi : on est sur la mauvaise route...  Terriens, il est temps d'agir...

  • 475 restaurants gastronomiques et le thon rouge...

    Emmenés par leur vice-président, Olivier Roellinger, le chef breton de Cancale, les 475 restaurants gastronomiques et hôtels de charme réunis au sein de l’association Relais et Châteaux, se sont engagés à ne plus proposer, à compter du 1er janvier, de thon rouge (dont les stocks ont baissé de 80% en vingt ans) dans leurs menus, et à s’approvisionner exclusivement en produits de la mer non menacés.

    Répartis dans le monde entier (57 pays au total), ces chefs comptent dans leur rang des "stars" comme Hélène Darroze à Paris ou Michel Troisgros à Roanne, dans la Loire. Pour Olivier Roellinger, interviewé par le Parisien, "le thon rouge est le sommet de l’iceberg : des cuisiniers commandent tous les jours du poisson à leurs mareyeurs sans connaître l’état des stocks, sans savoir qu’il y a des saisons pour pêcher et des tailles minimales à respecter".

    Pour lui, cette initiative reflète donc une conviction, celle que "les grands chefs ont une responsabilité importante, notamment en Europe où la moitié des produits de la mer sont consommés au restaurant". Et d’ajouter : "arrêtons de vider la mer sans réfléchir".

    Une conviction partagée par Alain Ducasse, qui a annoncé récemment avoir supprimé les espèces de poisson menacées de la carte du Spoon. Autre bonne résolution de début d’année, signalée par Le Parisien dans son article : dans un contexte où 20 000 bars à sushis ouvrent chaque année dans le monde, l’enseigne parisienne Sushi Bâ, qui compte cinq restaurants et s'est spécialisé dans la livraison à domicile, a également retiré le thon rouge de sa carte.

    Cela fait des années qu'on le demande, et enfin, cela bouge ! Il était grand temps. Reste à l'Europe à interdire la pêche de ce poisson menacé d'extinction, et sa commercialisation. Et il n'y a pas que le thon rouge...

  • Extinctions des espèces et perte de biodiversité...

    Près de la moitié des espèces de poissons d'eau douce sont menacées d'extinction, reflet de la dégradation des ressources en eau, selon la dernière Liste Rouge de l'Union Mondiale pour la Nature (UICN) publiée lundi.

    L'UICN dispose du plus vaste réseau se consacrant à la protection de la nature au monde rassemblant plus de 1.000 organisations dans 160 pays.

    D'après l'UICN, parmi les 3.120 espèces de poissons d'eau douce répertoriées, 1.147 sont ainsi "menacées d'extinction".

    L'organisation basée en Suisse s'inquiète particulièrement de la situation des poissons en Nouvelle Zélande où environ 85 à 90% des zones humides ont été perdues ou dégradées en raison des "plans d'assèchement, ainsi que du développement de l'irrigation et des terres cultivables".

    Mais les poissons d'eau douce ne sont pas les seuls animaux en danger. Selon l'UICN, 17.291 espèces sur les 47.677 répertoriées sont menacées d'extinction, les amphibiens étant les plus en danger. Parmi les 6.285 espèces d'amphibiens que compte la planète, 1.895 sont en danger d'extinction.

    La survie des plantes préoccupe également l'UICN. Sur les 12.151 plantes suivies, 8.500 sont menacées d'extinction, parmi lesquelles 114 sont déjà "éteintes" ou "éteintes à l'état sauvage".

    Quant aux 5.490 mammifères répertoriés dans le monde, 79 sont "éteints" ou "éteints à l'état sauvage", 188 sont "en danger critique d'extinction", 449 sont "en danger" et 505 "vulnérables".

    Pas folichon comme constat ! Et les choses ne s'améliorent pas avec le temps... que du contraire. Nous devons absolument, chacun de notre côté, consommer différemment, en ayant toujours à l'esprit la question "est-ce bon pour la planète?". Si c'est oui, pas de problème. Si c'est non, trouvons une variante, ou abstenons-nous. Terriens, il est temps d'agir...

  • L'extinction des espèces...

     

    La plus grave crise d'extinction des espèces depuis la disparition des dinosaures est en marche, selon des experts réunis à partir de ce dimanche à Barcelone sous l'égide de l'Union mondiale pour la nature (UICN). Quelque 8.000 participants - scientifiques, ministres de l'environnement, militants, représentants d'ONG - sont attendus à ce 4ème congrès du plus vaste réseau de collecte d'informations sur l'environnement, du 5 au 14 octobre. Le déclin accéléré de la biodiversité provoqué par l'homme, directement ou indirectement, sera au centre des débats. Globalement, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en danger. Au total, 785 espèces sont déjà éteintes et 65 survivent seulement en captivité ou à l'état domestique, selon l'UICN. "Le nombre d'espèces diminue sur terre et la vitesse de leur disparition augmente très rapidement ce qui fait qu'on parle de la 6ème grande extinction", indique Jean-Patrick Le Duc, du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). La précédente extinction massive remonte à la disparition des dinosaures. Selon les experts, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1.000 fois supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur des centaines de millions d'années. Les défenseurs de la biodiversité plaident pour le salut d'un maximum d'espèces en vertu du principe de précaution. "Aucune espèce n'est banale, chacune est le produit de millions d'années d'évolution et joue un rôle dans l'écosystème", souligne Wendy Foden, responsable du programme changement climatique et espèces à l'UICN. Les scientifiques plaident pour la création de vastes espaces naturels préservés. En France, la création d'une "trame verte et bleue", constituée d'aires protégées et de corridors les reliant afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, est à l'étude. L'érosion de la biodiversité est provoquée à la fois par l'étalement urbain, la pollution, le changement climatique, les conflits armés ou encore à la surexploitation des ressources. Nous devons absolument changer radicalement notre façon de vivre, de consommer, de polluer, et être beaucoup plus respectueux de l'environnement qui nous entoure et dont nous faisons partie. Tout le système actuel doit changer. Voilà encore un beau boulot ! Terriens, il est grand temps d'agir... et je n'arrête pas de le dire...

     

  • Tout va bien...

    La destruction de la nature coûte 2.000 milliards d'euros par an au monde, selon une étude qui doit être présentée lundi à la conférence de l'ONU sur la biodiversité, selon l'hebdomadaire Der Spiegel. Chaque année, la disparition d'espèces animales et végétales coûte 6% du Produit national brut (PNB) mondial, soit 2.000 milliards d'euros, selon une étude intitulée "The Economics of Ecosystems and Biodiversity", affirme le magazine à paraître lundi. Initiée par l'Union européenne et le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel, l'étude doit être publiée lundi lors de l'ouverture de la 9ème Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique à Bonn. "Les pauvres du monde portent la charge la plus lourde," écrit le responsable de l'étude, Pavan Sukhdev, d'après Der Spiegel qui affirme disposer des extraits du document. Ainsi, dans les pays pauvres, la perte de biodiversité représente chaque année la moitié de leurs richesses économiques selon Sukhdev, un haut responsable de la Deutsche Bank en Inde. Par ailleurs, d'après la même source, la chancelière Angela Merkel veut annoncer à Bonn une nette augmentation de la contribution allemande pour la protection mondiale des forêts, avec comme référence l'initiative norvégienne d'investir chaque année 500 millions de dollars pour cette cause. Thème de la conférence, la déforestation dans le monde, outre de favoriser l'extinction des espèces, est responsable de 20% des émissions de dioxyde de carbone (CO2), soit davantage que toutes les industries de transport, selon les experts. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont menacés de disparition sur terre, selon une liste rouge publiée par l'Union mondiale pour la nature (UICN) le 12 septembre dernier. Sans parler des abeilles...A part cela, tout va bien...

  • La pêche au thon rouge : c'est reparti !

    Géant mondial de la pêche au thon rouge atlantique avec l'Espagne et l'Italie, la France promet une "tolérance zéro" à ses pêcheurs pour la saison 2008 qui débute fin mars, après des années de laxisme et de surpêche de ce poisson, roi des sushis. "Cette année, nous avons un quota de 4.775 tonnes et nous pêcherons 4.775 tonnes. Ceux qui pêcheront un thon de plus le sentiront passer en termes de sanctions. En 2008, c'est tolérance zéro", a déclaré le directeur des pêches Christian Ligeard. Tancé par Bruxelles, comme l'Italie, Paris doit être irréprochable après avoir "explosé" son quota 2007 pour ce poisson qui, malgré son nom, se pêche principalement en Méditerranée : 10.000 tonnes pêchées pour 5.593 autorisées. Ce dépassement serait dû en partie à des fraudes: six thoniers-senneurs du Languedoc (sud) font actuellement l'objet d'une enquête judiciaire. La France, qui dépasse son quota depuis des années, doit annoncer jeudi la répartition des 4.775 tonnes par bateau. Car le thon rouge, qui se vend très cher au Japon, aiguise les appétits. Les pêcheurs français ont touché de 5,50 à 6,50 euros le kilo en 2007 contre 2 euros pour le merlan. Les dépassements de quota font hurler l'UE et les défenseurs de l'environnement, alors que les scientifiques mettent en garde contre un effondrement des stocks. Dans un rapport international publié en octobre, l'Italie et l'Espagne ont été accusées d'avoir dissimulé plusieurs milliers de tonnes de capture. Le WWF a demandé en janvier aux grandes surfaces de boycotter ce poisson. Le contrôle de cette pêche internationalisée s'avère compliqué: les senneurs pêchent aux Baléares ou en Libye et transbordent leurs poissons en mer pour qu'ils soient transportés vers des cages d'engraissement, en Croatie ou à Malte entre autres. "Dès qu'ils savent qu'on est dans un port pour un contrôle, ils débarquent ailleurs", regrettent des inspecteurs. Des points de débarquement seront donc imposés en 2008. Le meilleur moyen de protéger ce poisson en voie de disparition est de ne plus en manger ! Ne l'achetez plus chez votre poissonnier, ni en grande surface, et choisissez autre chose à la carte au resto : ils n'en n'achèterons plus aux grossistes, qui eux, n'en achèterons plus aux pêcheurs. Cette tactique fonctionnerait à merveille, s'il n'y avait pas ces japonais et leurs sushis...

  • Poissons : achats réfléchis...

    Bonne initiative de WWF Belgique, qui distribue en ce moment un petit fascicule pour aider les consommateurs de poissons à faire le bon choix lors de leurs achats. C'est vrai que si nous boycottions tous le thon rouge et le cabillaud (2 espèces en voie de disparition tellement ils ont été surpêchés), les grandes surfaces n'en proposeraient plus dans leurs rayons, et les restaurateurs n'en mettraient plus au menu... Et donc, faute de demande, les pêcheurs n'en pêcheraient plus. Mais là, on rêve, car les japonais n'arrêterons jamais de manger du thon rouge, et je connais quelques familles belges, pour qui le traditionnel cabillaud du vendredi va être dur à remplacer ! Donc, il faut que cela vienne de plus haut, c'est-à-dire du gouvernement, ou de l'Europe. Ils établissent chaque année des quotas, mais ceux-ci sont bien trop larges pour que ces espèces puissent reprendre leur souffle et se multiplier. En plus, ces quotas sont rarement respectés, toutes les pêches n'étant pas déclarées.. La solution serait donc celle de Greenpeace qui pousse à instaurer un moratoire de pêche sur plusieurs espèces menacées, et à créer d'immenses réserves naturelles de par le monde, où il serait totalement interdit de pêcher. Et là, on se heurte, de plein fouet, à plein de monde, qui vit de la pêche... Pourtant, il faudra bien y passer un jour, si on ne veut pas manger un jour le dernier cabillaud de la planète... Et en attendant, consommez malin, avec votre petit guide d'achat WWF... Ce sera déjà ça...

  • Et ta mer, t'y penses ?

    Les océans, habitats en péril : ils recouvrent les deux tiers de notre planète. Du plancton microscopique à la plus imposante des baleines, ils contiennent 80 % de la biodiversité. Pourtant, ces richesses sont menacées par différentes activités humaines particulièrement destructrices et clairement identifiées, comme la pollution, l’extraction minière et pétrolière et la surpêche. En 2003,les trois quarts des réserves halieutiques mondiales évaluées par la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), étaient à 52 % complètement exploitées, à 16 % surexploitées et à 8 % épuisées.La prisede conscience doit donc être collective et immédiate. En tant que consommateur, vous avez un rôle important à jouer puisque certains produits de la mer que vous achetez proviennent directement de pratiques destructrices de l’environnement marin. L’urgence : arrêtez d’acheter les espèces de la liste rouge (voir lien Greenpeace) qui proviennent toutes de méthodes de pêche causant de graves dommages à l'environnement. Consommez du poisson pêché en dehors des périodes de reproduction (voir lien Greenpeace). En utilisant la réglette et le tableau ,soyez sûr(e)s que les tailles minimales imposées par la réglementation européenne sont respectées. Malheureusement, ces taillesne correspondent pas systèmatiquement à celles requises pour que les poissons atteignent leur maturité sexuelle. En achetant uniquement des poissons adultes, vous contribuezdonc directement à la préservation de la ressource. Évitez de consommer des bâtonnets de poisson. Les poissons utilisés pour la fabrication de ces produits peuvent provenir de flottes de pêche industrielles pirates. Achetez des produits de la mer pêchés localement.En plus de soutenir les pêcheurs locaux, vous contribuerez à lutter contre les émissions de CO2 qui aggravent les changements climatiques : 1 kg de poisson pêché par la flotte française « consomme »en moyenne 1,5 l de gasoil. La plupart des poissons d'élevage sont carnivores : les nourrir nécessite de grandes quantités de poissons sauvages : pour 1kg de saumon,de bar ou de daurade d'élevage, il faut 4kg de farine de poissons sauvages (hareng, sardine ou maquereau). Ce chiffre passe à 15 ou 20 kg pour 1kg de thon rouge d’élevage. l'élevage de poissons produit une quantité énorme de déchets de façon concentrée :l’ensemble des fermes d’élevage de saumon en Ecosse rejettent par jour autant de déjection que les 600 000 habitants d’Edimbourg, les élevages industriels nécessitent pour éviter la transmission des maladies l'utilisation massive d'antibiotiques. Les poissons qui "bénéficient" de ces traitements se retrouvent porteurs de germes extrêmement contaminants pour les poissons sauvages. Il n'est plus possible de citer aujourd'hui des espèces à consommer sans modération car plusieurs paramètresentrent en ligne de compte (état des stocks,méthodes de pêche utilisées, pollutions diverses,...). Consommez des espèces herbivores d'élevage comme le Tilapia ou lePangasius ou des espèces comme le bar de ligne (attention à bien retrouver l'étiquette au niveau de l'ouïe).Ce dernier est vendu généralement à un prix plus élevé que celui dubar de chalut ou d'élevage,mais en l'achetant vous favorisez une méthode de pêche plus respectueuse de l'environnement,moins consommatrice en énergie (pêche de proximité), qui constitue un important moteur de développement local. Plus d'infos sur le lien vers le guide à l'usage du consommateur responsable édité par Greenpeace. Terriens, il est temps d'agir...

  • Extinction de masse...

    Selon le CNRS et de nombreux scientifiques, nous serions en train de vivre une nouvelle extinction de masse provoquée cette fois par l'activité humaine. Le taux actuel de disparition des espèces est le plus élevé jamais enregistré (entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent chaque année). Une espèce de plante sur huit est menacée d’extinction, un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître dans les 30 ans. Aujourd’hui tous les milieux de la planète subissent l’impact de l’Homme. Certains écosystèmes parmi les plus riches en biodiversité (récifs coralliens, forêts tropicales, marais) sont détruits par la pollution humaine, pour leurs ressources ou pour l’aménagement du territoire. De plus, l’accroissement de la mobilité des personnes a favorisé le déplacement d’espèces (principalement des insectes, champignons, bactéries) dans des écosystèmes qui ne sont pas les leurs. L’introduction de nouvelles espèces dans un milieu où se développent des espèces endémiques peut s’avérer fatales pour l’écosystème. En 1863, un insecte minuscule, le Phylloxéra traversait l’Atlantique. Il s’était sévèrement attaqué aux vignes françaises, provoquant une grave crise. Cette crise du vignoble a duré 30 ans et s’est terminée par la greffe de plants américains, naturellement résistants au Phylloxéra. Ainsi, la biodiversité pourrait devenir de plus en plus globale et standardisée au détriment des écosystèmes et espèces les plus spécifiques. Par ailleurs, le quart des surfaces émergées sont consacrées à l’agriculture de quelques espèces choisies par l’Homme. Il n’autorise qu’une unique espèce cultivée à laquelle viennent s’ajouter les espèces résistantes aux herbicides et insecticides. Il s’agit d’une forme de sélection non naturelle. Dans un paysage sauvage, les prairies peuvent héberger plus de deux cents espèces de plantes et des milliers d’espèces d’insectes. En diminuant les espaces nécessaires au développement des espèces sauvages, l’Homme contribue à réduire la biodiversité. Enfin vient le problème des rejets massifs de dioxyde de carbone qui participent depuis un siècle à l’augmentation de l’effet de serre. Si l’impact n’est pas comparable à celui d’un volcanisme intense, l’augmentation de 25% de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère en 50 ans devrait tout de même élever la température moyenne de la basse atmosphère de 2.5°. Ce phénomène ne sera pas sans incidence sur les climats et donc sur le fonctionnement d’écosystèmes déjà fragilisés par les dernières glaciations. Un écart de température de cette importance (et même davantage) a déjà eu lieu par le passé à des échelles de temps géologiques. Mais ici, et comparativement aux capacités évolutives des espèces, le laps de temps est très court, environ un siècle. Beaucoup d’espèces ne pourront sans doute pas s’adapter aux changements climatiques prochains et devraient disparaître. L’Homme, produit récent de l’évolution, exploite les milieux naturels et agit sur la biodiversité, provoquant de nombreuses extinctions. Pourtant, il se doit d’assurer la sauvegarde du patrimoine biologique pour les générations futures. Et il serait temps qu'il en prenne conscience...

  • La chasse à la baleine va reprendre...

    L'Islande a annoncé sa décision de reprendre la chasse commerciale à la baleine. "Cette reprise ne menace pas les espèces menacées ou en danger", a justifié le gouvernement islandais dans un communiqué. Le nombre de captures a été fixé à 30 baleines de Minke ou petits rorquals et à neuf rorquals communs d'ici à août 2007, a indiqué le ministère islandais de la Pêche, soulignant que "l'économie islandaise est très dépendante de l'exploitation des ressources marines". L'Islande avait décidé d'arrêter cette chasse en 1990. En 2003, elle avait repris officiellement la chasse "scientifique" après un moratoire de quatorze ans. L'annonce de cette reprise de la chasse commerciale par l'Islande est intervenue près de quatre mois après la résolution de la Commission baleinière internationale (CBI), jugeant que le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine n'était "plus nécessaire dorénavant". Cette résolution non contraignante n'a pas entraîné toutefois une levée du moratoire, instauré depuis 1986. Pour obtenir le vote de cette résolution, le Japon avait pris la tête d'un intense effort de lobbying afin de gagner le soutien des petits Etats insulaires des Caraïbes ou du Pacifique. Le Japon observe le moratoire, mais effectue, tout comme l'Islande jusqu'à l'annonce de sa reprise officielle de la chasse commerciale, des pêches de baleines pour la "recherche scientifique", au grand dam des écologistes. La Norvège a, pour sa part, pris le parti d'ignorer le moratoire. Ces trois pays prélèvent globalement 2000 baleines par an. Greenpeace va devoir repasser à l'action... faute de quoi nos petits enfants n'en verront plus...

  • Adieu, délices de la mer...

    Les amateurs de crabes, huîtres, rougets et autres délices de la mer risquent bientôt de trouver leur assiette vide. Si les tendances actuelles se poursuivent, la pêche excessive et la pollution menacent en effet de faire disparaître la quasi totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation avant 2050. Des écologistes et économistes sonnent l'alarme dans un rapport paru vendredi dans la revue américaine Science. Les scientifiques expliquent que la perte de biodiversité réduit notamment la capacité des océans à produire des poissons et des crustacés, à résister au développement des parasites ainsi qu'à produire de l'oxygène. "Que l'on regarde les résultats d'expérimentations en laboratoires ou des études portant sur l'ensemble des océans, on fait le même constat, à savoir que la productivité et la stabilité de tout l'écosystème marin diminuent", explique Boris Worm, biologiste à l'université canadienne d'Halifax, un des co-auteurs de ce rapport. Au Japon, la moitié des espèces marines "sont à un niveau très bas de préservation", a confirmé l'agence de l'industrie de la pêche. A Hong Kong, selon l'ONG WWF, l'industrie de la pêche est dans un "état critique" et près de disparaître faute de poissons, après des décennies de pêche trop intensive et de pollution. En Thaïlande aussi, la pêche intensive a causé une forte diminution des populations de poissons de mer, tandis que la pollution et la déforestation menacent les espèces d'eau douce, selon un expert local du WWF. Les réactions ne se sont pas faites attendre. La solution, pour la Commission européenne, passe par une coopération internationale renforcée "pour mettre fin aux pêches illégales, qui sont un fléau international". Greenpeace a réclamé pour sa part l'inscription de 40% des océans au titre de sanctuaires marins. Le Royaume-Uni a rejeté l'idée d'un moratoire total sur le cabillaud car il signifierait "la fin de toute pêche" dans le pays. De son côté, la ministre norvégienne de la Pêche Helga Pedersen a déclaré : "Je ne pense pas que les océans seront vidés dans 50 ans. Ceci dit, nous devons travailler plus dur pour gérer de façon durable les réserves de poisson". En attendant, et tant qu'il y en a encore, je vais vite refaire des acras, dans les règles de l'art ! Ceci dit, la situation est grave et l'idée de Greenpeace me semble être une bonne solution. J'ai déjà eu l'occasion de faire de la plongée dans des sanctuaires marins, et la biodiversité et le nombre de poissons et crustacés y sont extraordinaires.Reste à voir si ces sanctuaires marins seront acceptés et pas pillés...

  • Le malaise du Chêne-liège...

    Les chênes-lièges et chênes verts souffrent d'une mortalité alarmante aux causes inconnues, a indiqué mercredi Luis Silva, responsable du Fonds mondial pour la nature (WWF), à l'ouverture d'un séminaire international sur ce thème, à Evora, dans le sud du Portugal. Le mal, dont on ignore l'origine, provoque la perte du feuillage persistant des arbres et leur dessèchement, et décime les chênaies dans tous les pays méditerranéens, a-t-il affirmé. Le séminaire, organisé par le WWF, l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Association internationale des forêts méditerranéennes (AIFM) et la Direction générale des ressources forestières du Portugal, réunit des experts du Portugal, d'Espagne, d'Italie, de France, d'Algérie, de Tunisie et des Etats-Unis. Ces organisations entendent mettre en place "de façon urgente" des programmes de recherche et de partage des connaissances pour chercher un remède au mal et revitaliser les forêts de chênes-lièges et chênes verts qui sont en train de dépérir.Il existe "deux écoles de pensée" sur ce mal, l'une qui penche vers la thèse d'une maladie due à un champignon ou à un élément pathogène, l'autre qui met en cause la gestion et les pratiques de culture de ces arbres, a-t-il expliqué, appelant à une "mobilisation de la communauté scientifique". Il est amusant de remarquer que personne n'aborde le problème de la pollution ou de l'effet de serre...Les chênes-lièges occupent 2,7 millions d'hectares en France, Espagne, Algérie, Maroc, Italie, Tunisie et Portugal, dont 730.000 hectares pour ce dernier pays, selon le WWF. Outre la disparition de ces arbres, ce qui m'inquiète le plus, c'est que des Chêne-lièges sont produits les bouchons de nos bouteilles de vins... Déjà que la qualité et la longueur de ces bouchons se dégrade d'année en année, vous n'allez pas me dire qu'on va devoir passer au bouchon en silicone ou à la capsule !

  • Les dauphins arrivent...

    Ces 18 dernières années, la température maritime s'est lentement réchauffée. Il s'agit de la plus longue période de réchauffement constatée depuis que les données sont relevées, soit depuis 130 ans. Et le biotope marin a déjà réagi : certaines espèces comme les poissons plats descendent vers les eaux plus froides, en profondeur, d'autres comme la morue remontent vers le nord. En sens inverse, de plus en plus de poissons des eaux méridionales débarquent en Mer du Nord. C'est le cas des sardines, notamment, mais aussi des huîtres du Pacifique, qui menacent les moules, pourtant bien implantées. Mais c'est surtout le rythme de cette évolution qui frappe les spécialistes. Les espèces n'ont aucune chance de s'adapter à ces nouvelles conditions de vie, elles ne peuvent que se déplacer. A moyen terme, l'extinction de plusieurs espèces n'est pas exclue. Vers le nord, la région polaire limite les possibilités de migration. Mais nous ignorons à l'heure actuelle ce qui se passera avec les poissons arctiques, si le réchauffement des eaux se poursuit. Cette évolution radicale de la Mer du Nord n'est pas un fait isolé. A l'échelle du globe, en raison du réchauffement, de plus en plus de poissons subtropicaux migrent vers la Méditerranée, et un phénomène similaire se produit aussi le long des côtes de l'Afrique occidentale. Ces changements auront des conséquences importantes sur les pêches, car ils se rajouteront à la surexploitation déjà en oeuvre en mer du Nord. Les écosystèmes sont actuellement soumis à une forte pression. Si l'on veut reconstituer les stocks, il faudra être plus respectueux des espèces, car les conditions actuelles sont très différentes de celles qui prévalaient il y a vingt-cinq ans. Il n'est pas exclu que le réchauffement empêche les stocks de se reconstituer. Bref, même s'ils n'ont pas droit à la parole, les rares poissons de la Mer du Nord qui ont survécu aux marées noires et à la pêche intensive ne rigolent pas... Terriens, il est temps d'agir...

  • L'arche du Goût 2006...

    Elle se déroule dans tous les pays. En France, pour 2006, déjà 15 produits ont été sélectionnés : La noix de Bruis (ou "La Ronde) dans les Hautes-Alpes, la pêche Roussane de Monein (Pyrénées-Atlantiques), la poire Sarteau (Alpes du Sud), la volaille Coucou de Rennes (Ille-et-Vilaine), la brebis Brigasque (Alpes Maritimes), le porc Gascon (Hautes-Pyrénées), les races bovines Pie Noire (Bretagne) et Maine-Anjou (Pays de Loire), la race caprine Rove (Provence et Languedoc), le Sarganoa (Pyrénées-Atlantiques), les vins Rancios secs du Roussillon (Pyrénées Orientales), le vin "Cuvée des Vignes d'Antan" (Ardèche), l'oignon de Trébons (Hautes-Pyrénées), le navet noir de Pardailhan (Hérault) et le pois blond de la Planèze (Cantal). Si rien n'est fait, nous risquons fort de perdre à tout jamais ces espèces animales et végétales ! Et c'est là que j'apprécie énormément le travail de Slowfood ! Prenons un exemple : La Pêche Roussane de Moneinest une très vieille variété de pêche, réputée à la fin du XIXe. Le fruit est de couleur violacée, la chair jaune tâchée de rouge, juteuse, excellente. C'est une pêche relativement précoce, souvent abondante, mais qui supporte mal le transport, d'où son déclin. Quelques centaines de kilos sont actuellement produits. Ils se vendent plutôt lors des fêtes locales. Un groupe de 17 producteurs vient de se constituer dans l'objectif de reconstituer un verger. Et un autre : La brebis Brigasque. L'Est du département des Alpes-Maritimes (haute vallée de la Roya) comptait avant la dernière guerre plusieurs milliers de têtes de brebis Brigasques. Cette race a depuis fortement régressé, du fait de la réduction des pâturages d'hiver sur la Côte d'Azur, de la difficulté de circulation pour la transhumance, de la nécessité de la traite manuelle matin et soir pendant 9 mois de l'année, etc. La race est classée "en danger " par les autorités françaises. Ce qui prouve que la démarche de Slowfood est importante, si pas cruciale.

  • Journée mondiale de la biodiversité...

    La journée mondiale de la biodiversité a été l’occasion de rappeler l’indispensable préservation des écosystèmes et des ressources naturelles. L'Union mondiale pour la conservation de la nature estime qu’au moins 16 000 espèces sont menacées d'extinction. Par ailleurs, le réchauffement climatique a entraîné la disparition de 30% des récifs coraliens, déjà fortement touchés par la surpêche et la pollution, tandis que la diversité des espèces de poissons a diminué de 50% dans les zones les plus durement touchées. La Liste rouge des espèces menacées 2006 met clairement en lumière le déclin permanent de la biodiversité mondiale et l'impact de l'humanité sur toutes les formes de vie de la planète. Et les échéances s’apprécient désormais à court terme, puisque les experts entrevoient des conséquences directes sur la vie humaine d’ici 35 à 40 ans. Les anthropologues, écologues, biologistes et économistes qui ont travaillé pour cette vaste étude observent que les 50 dernières années ont été les plus consommatrices de ressources naturelles pour répondre aux besoins humains en nourriture, en eau douce, en bois, en fibres et en combustibles. 60 % de l'augmentation de la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère s'est produit depuis 1959, et plus de terres ont été mises en culture depuis 1945 que pendant les 18ème et le 19ème siècles réunis.On s'émeut de l'épuisement des ressources énergétiques, mais on néglige la destruction des écosystèmes. Terriens, je vous le répète : il est temps d'agir... Et consultez le site Novethic.fr, on y apprend plein de choses...