expérience

  • Dégustation du lundi 207

    Cette dégustation du Clos fût l'occasion d'une échappée dans la calme campagne du Hainaut, pour rejoindre une bande de joyeux gaillards français (un couple de vignerons, un autre de restaurateurs étoilés, et un troisième de notaires) bons vivants et adorateurs de bons vins et de bonne bouffe. La soirée fût animée.

    On débuta par un magnum de Moussamoussettes de René et Agnès Mosse, en leur absence.

    On poursuivit avec le seul vin que je commenterai de la soirée : un vin à la robe noire et au nez riche. En bouche, de la matière, un côté sud mais de la fraîcheur aussi, sur les fruits noirs et des noyaux de prunes. Il y a aussi ces sympathiques tannins de noyaux de cerises bien fondus. Malgré la forme bourguignonne de la bouteille, on est bien à Bordeaux. L'Homme Cheval, Vin Français dans le millésime 2010. Magnifique. C'est un Côtes de Blaye du Château Le Queyreux de l'artisan vigneron Léandre Chevalier. Données qui apparaissent sur son premier vin ( Le Joyau, bouteilles bordelaises, élevage en fût, mais moins bon pour nous car plus classique, boisé et vanillé).

    Suivi un Elbaluna Rosso, Di Oberio Severino e Andrea, La Morra. Un petit vin bio du Piémont.

    En Barberon Pinot Noir 2011 en Côtes du Jura.

    Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy. Un Chardonnay Savagnin.

    Rouchefer 2010 d'Agnès et René Mosse, en leur présence cette fois. C'est qu'elle est longue la route...

    Vincentgétorix 2010 en Sancerre de Vincent Gaudry

    Saint Aubin Le Ban 2009 de Catherine et Dominique Derain

    Morgon 2011 en Vieilles Vignes de Jean-Paul Thévenet.

    Tous ces breuvages étant accompagnés d'une kyrielle d'entrées très originales et goûtues en dégustation, avant d'attaquer un boeuf bourguignon exceptionnel avec des frites maison minute encore plus exceptionnelles. Et une énorme sole meunière de Zeebrugge pour ma part. De quoi permettre au Bob de service (qui ne pu s'empêcher de quand même goûter gentillement chaque flacon) de parcourir les 45 minutes de route de retour sans soucis...

  • Dégustation du lundi 204

    Dernière dégustation du lundi, à 5 et demi, avant des vacances bien méritées à la recherche du soleil, du ciel bleu de lumière et de chaleur. Bref, tout ce qui nous manque cruellement dans notre petit Royaume depuis 8 longs mois...

    Deux blancs et 5 rouges ce soir, avec une première bouteille à la robe claire et au nez riche et mûr sur des agrumes. En bouche, c'est puissant et chaud, alcooleux et lourd. Pas très rafraîchissant cet Anglore "Sels d'Argent" 2011 en vin de France.

    Le second blanc, à la robe tout aussi claire, présente un nez fort aromatique, floral, sur des notes d'amandes douces et de coing. En bouche, une belle maturité (mais pas du sud), sur un bel élevage classique, avec une belle fraîcheur, sans être porté par l'acidité. Mais il manque un peu de nervosité et est un peu mou en milieu de bouche. Meursault "Sous La Velle" 2006 du Domaine Rémi Jobard.

    Le troisième flacon présente une robe fort évoluée, un nez limite et une bouche sèche, le tout convenant fort bien à un coq au vin : Nuits Saint-Georges 1976 de B et J-M Delaunay. La bouteille de 70 cl indique une mise belge.

    Le quatrième flacon présente une robe rubis clair et un nez de gueuze sur de la réduction. La bouche pétille sur de la griotte très fraîche et s'achève sur des noyaux de cerises. Pour certains, c'est d'une extraordinaire finesse, d'autres pensent au Jura sur un pinot noir, ou à l'Autriche... Le Clos de Rouge-Cloître 2009. Une très grande et fort belle gueuze de Cantillon...

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    Cinquième bouteille, à la robe plus foncée et au nez de cerises. La bouche est riche, noire, avec de la fumée et du boisé assez intégrés. C'est relativement jeune car les tannins doivent encore se fondre. C'est aussi assez moderne comme type de vin (style Denis Mortet). Le vin n'est pas libre, ni nature, mais va dans le bon sens: à la recherche du fruit, mais avec de l'élevage : Monthélie 1er Cru 2009 "Les Vignes Rondes" du Domaine Rémi Jobard. Vieilli en fûts de chênes autrichiens, qui marquent moins le vin.

    Le sixième flacon de la soirée est encore plus foncé, avec un nez sur le cassis. En bouche, c'est flatteur et bien fait, sur le cassis confituré mais avec de la fraîcheur aussi. On évoque un Richeaume cuvée Columelle, la Provence, puis le Rhône ou le Languedoc pour ce vin portugais déjà dégusté il y a peu au Clos : PINTEIVERA 2010 Douro DOC de  M. CHAPOUTIER Portugal. Assez monolithique quand même, et sans terroir.

    Le dernier vin présente une robe noire et un nez moins fruité que le précédent. Servi un peu trop chaud, la bouche est ronde et sucrée, mais pas Sud, sur du Cabernet Sauvignon, avec une légère astreingence : "Le Gros" 2011 de Mosse, vin produit à 300 bouteilles et non commercialisé, sur base d'un ancien cépage pas facile et en voie de disparition : Le Grolleau noir. Que René Mosse a décidé de conserver. C'est fort louable.

    Une dégustation qui me laisse un peu sur ma soif : je n'apprécie pas trop les vins blancs, ni les rouges pétillants, ni le Pinot noir... Prochain Clos à 4, si tout va bien d'ici-là, le 22 juillet, juste après la pluie du 21 ! Mais rassurez-vous, il fera enfin beau à partir de lundi prochain, pour 15 jours au moins...

     

     

  • Dégustation du lundi 145

    Dernière soirée de dégustation à l'aveugle, à 5, avant les vacances d'été, qui se profilent à l'horizon.

    Deux blancs et quatre rouges alimentèrent cette fort belle soirée. La première bouteille, à la robe jaune pâle, présente un nez exotique, de lychees et de fleurs. La bouche, très aromatique, est chaude, concentrée et puissante, assez sudiste et mûre. Il y a une belle fraîcheur, mais il manque de l'acidité. On pense être en Côtes du Rhône, et c'est raté : on est en Alsace avec un vigneron qui travaille des fruits très mûrs ! Petite Fleur 2009 Muscat du Domaine Julien Meyer. On est en biodynamie.

    Seconde bouteille, à la robe jaune foncé. Le nez rappelle une tartine chaude beurrée avec du miel d'acacia. A un tel point qu'on pourrait être sur un vin liquoreux. En bouche, un côté oxydatif génial, du fruit, sec à mourir, tranché, superbe et une belle voltige dans la dimension anachronique entre le nez et la bouche. On pense au Jura, mais aussi à la Loire. C'est du Chenin : Le Briseau 2008 du Domaine Le Briseau de Nathalie Gaubicher et Christian Chaussard, en AOC Coteaux du Loir. Et en vin Bio.

    On passe aux rouges avec un troisième flacon à la robe noire, et au nez discret, sur du cassis mûr mais frais. En bouche, les avis divergent : 1. "J'espère que ce n'est pas français, j'ai l'impression de boire de l'Armagnac", 2. "Aucune impression, ce vin ne percute pas". 3. "Côté très extrait, puis bouche très sèche, puis plus rien". 4. "Bon, fruité et trop jeune, belle rondeur, mais un peu trop commercial". Pas d'envolée, pas de longueur, pas d'explosion. Sierra du Sud 2009 Domaine Gramenon en côtes du Rhône. Sans doute bu trop tôt...

    Quatrième flacon, à la robe rubis évoluée et au nez de vieux bordeaux, sur du tabac : on revient à l'ABC du vin... On évoque un Figeac 1985, un rive gauche 82, un rive droite 82 ou 86 et même un bourgogne en 1990... Décidément, le Clos n'est plus en forme : Côte Rôtie 1990, Côte Blonde de René Rostaing, à Ampuis. C'est gentil, alors que ce vin aurait pu être un peu plus riche et un peu plus long.

    Cinquième flacon, toujours à la robe rubis évoluée, et au nez plus vif mais moins net que le précédent. Au nez, toujours un vieux bordeaux, sur des prunes. Dimension du nez superbe, et idem en bouche, avec de l'ampleur et un côté animal. Quatre propositions dont une exacte : Cos d'Estournel 1990 en Saint Estèphe. Semper Fidelis.

    Sixième et dernier flacon de la soirée, avec un vin à la robe foncée, quasi noire. Le nez est magnifique et paraît beaucoup plus jeune. La bouche, pareille au nez, est fort belle et longue. On a dans ce vin la force du Cos et la finesse de la Côte Rôtie : Clos des Papes 1983 en Châteauneuf-du-Pape de Paul Avril. Fort belle bouteille. Quelle jeunesse, et quel plaisir !

    Prochaine réunion du Clos programmée le 31 juillet 2011. Qui vivra verra ! Bonnes vacances à tous !