exces

  • Dégustation du lundi 142...

    Après avoir dégusté à l'aveugle un Champagne (Initial brut de Jacques Selosse), un Côtes du Jura (Sursis 2008 de Stéphane Tissot), un Côtes du Rhône (A. Pascal S 2007 Domaine Gramenon) et un bon vieux Bordeaux (Château Phélan-Ségur 1989 en Saint-Estephe), et alors que la soirée aurait pu s'achever là, nous partîmes à la découverte de Bon-Bon, ouvert depuis une quinzaine de jours Avenue de Tervueren.

    Assis au bar, face à la cuisine, son chef et sa brigade, nous poursuivîmes vaillamment sur notre lancée : Baumard 2003 en Savenières, Nuit d'Ivresse 2008 en Bourgueil de Catherine et Pierre Breton, Etats d'Ames 2007 de Mas Jullien en Coteaux du Languedoc, Cornas 2008 d'Equis, suivi d'un petit Chassagne-Montrachet 1er Cru 2009 Abbaye de Morgeot de Frédéric Cossard, d'un petit Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 1996 de Bouchard et Fils, d'un Sierra du Sud 2009 de Gramenon en Côtes du Rhône, pour achever avec un Château Le Gay 2000 en Pomerol, et s'achever avec Les Jardins de Babylone 2004 en Jurançon de Didier Dagueneau et Guy Pautrat.

    Inutile de dire que ces excès gonflèrent un tantinet l'addition...

    Côté dîner, pour ce que je m'en rappelle, après d'amusantes mises en bouche (Melon/Foie Gras/Croustillant de Caille), une première entrée mêlant Asperges Blanches et Arômes de la Mer, surprenante de créativité, d'une seconde (raviole farcie d'un jaune d'oeuf, caviar et...?) et d'une troisième, époustouflante, avec de magnifiques langoustines bretonnes. Pour un menu 5 services, c'était bien parti !

    Arrivèrent ensuite l'épais filet de Saint Pierre fumé et un délicieux granité d'orties, le Canard (pour les autres) et le Bar de Ligne (pour moi), le plateau de fromages affinés et les desserts sans fin.

    Le décor est minimaliste, aéré et clair. Les produits sont de première qualité et 95% des légumes sont Bio. Le Chef Christophe Hardiquest, déterminé et très sympathique, dirige sa brigade avec le degré d'exigence qu'impose un tel lieu, promis à un fort bel avenir, tandis que sa charmante épouse Stéphanie règne sur la salle. J'y retournerai bientôt, plus sobrement. Beaucoup plus sobrement.

  • Trop de viande...

    Autre étude du CRIOC : la consommation de viande...

     

    Pour la plupart des consommateurs belges, la viande est un aliment quotidien, constituant la base des repas. En moyenne, ils en consomment plus de 270 gr par jour. Il n'en a pas toujours été ainsi. Autrefois la viande était un aliment de luxe réservé aux grandes occasions et aux ménages les plus nantis. Au cours du siècle dernier, la consommation de viande est passée de 30 kg par personne et par an en 1919 à plus de 100 kg par personne et par an aujourd’hui.


    Parallèlement à l'augmentation de la consommation de viande, les méthodes d'élevage se sont modifiées. De petits élevages destinés principalement à la consommation privée, on est passé à des élevages de grande taille recourant à des méthodes industrielles, orientés vers la vente. Une des caractéristiques des élevages industriels est le recours aux aliments concentrés, conçus pour favoriser une croissance importante et rapide. La production de ces aliments et l'élevage monopolisent aujourd'hui 78% des terres agricoles mondiales.  


    L'augmentation de la consommation de viande et la modification des modes de production a accru les pressions sur l'environnement. Selon un rapport de la FAO - Livestock’s Long Shadow; Environmental Issues and Options - paru en 2006, le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalents CO2 (18 %), sont plus élevés que ceux produits par les transports. Il est aussi une source principale de dégradation des terres et des eaux. D’après Henning Steinfeld, Chef de la Sous-Division de l'information et des politiques en matière d'élevage de la FAO et un des auteurs du rapport, “l’élevage est un des premiers responsables des problèmes d’environnement mondiaux aujourd’hui et il faudrait y remédier rapidement”. 


    La production de viande selon des méthodes industrialisées a également modifié profondément les conditions de travail et de vie des populations agricoles du Sud. En outre, dans les pays occidentaux, la consommation excessive de viande contribue au développement de maladies de civilisation telles que le surpoids et les maladies cardio-vasculaires. 


    Qualité de l'environnement, respect des droits humains et des travailleurs, santé sont autant de domaines pour lesquels l'augmentation de la consommation de viande pose question. 

  • Rapport Planète Vivante 2006 WWF

    En 2050, l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles : c'est ce qui ressort du rapport Planète Vivante 2006 du Fonds mondial pour la nature, WWF, présenté mardi dernier et qui décrit l'état de la biodiversité au niveau global et la pression sur la biosphère due à la consommation humaine de ressources naturelles. Ce rapport est construit autour de deux indicateurs : l'Empreinte Ecologique, qui mesure l'étendue de la demande humaine sur ces écosystèmes et l'Indice Planète Vivante, qui reflète la santé des écosystèmes de la planète. L'empreinte Ecologique se calcule en évaluant la surface productive nécessaire pour répondre à la consommation de ressources et pour absorber ses déchets.L'humanité consomme trop et hypothèque les ressources naturelles des générations futures. Elle a commencé à dépasser la biocapacité globale dans les années 80. Ce dépassement a depuis augmenté chaque année, avec une demande excédant l'offre d'environ 25 % en 2003 et a atteint 14,1 milliards d'hectares globaux. Rapporté à un individu, cela correspond à 2,2 hectares globaux ! L'empreinte écologique de la France compte parmi les douze plus mauvaises sur les 147 pays référencés. Alors qu'un habitant de la planète devrait utiliser au maximum 1,8 hectare « global » (évaluation moyenne par habitant de la superficie disponible biologiquement productive) compte tenu des capacités de régénération des ressources naturelles, un Français en utilise 5,6 ha. Nous sommes donc débiteurs par rapport à tous ceux qui exploitent moins de 1,8 ha comme c'est le cas d'un Indien, d'un Vietnamien, d'un Péruvien ou d'un Soudanais, souligne le WWF. C'est notre consommation énergétique (énergie fossile et nucléaire) qui pèse le plus lourdement dans notre empreinte (+de 50%). Le palmarès des mauvais élèves de l'empreinte écologique revient aux Emirats arabes unis (11,9ha), aux Etats-Unis (9,6ha) et à la Finlande (7,6 ha). L'autre indice de ce rapport, l'Indice Planète Vivante, mesure l'évolution de la diversité biologique de la Terre. Il utilise les tendances des populations de 1313 espèces de vertébrés - poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères - provenant de tous les coins du monde. Résultat : entre 1970 et 2003, l'indice a diminué de 30%. Cette tendance globale indique que nous dégradons les écosystèmes naturels à un rythme sans précédent dans l'histoire humaine. Ce déclin est également présent pour les indices terrestres, marins et d'eau douce pris individuellement.Le message de ces deux indices est clair et urgent : nous avons excédé la capacité de la Terre à soutenir nos styles de vie pendant les 20 dernières années et nous devons arrêter. Nous devons équilibrer notre consommation et la capacité de la nature à se régénérer et à absorber nos déchets sous peine de dommages irréversibles. Terriens, il est GRAND TEMPS d'agir...