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  • Dégustation du lundi 221

    Toute belle dégustation à l'aveugle du Clos, à 4 ce soir, après 2 semaines d'interruption.

    Avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez pétillant de pommes. En bouche, les notes de pêches et d'abricots nous portent vers la Loire, l'Alsace et le Jura. Et c'est faux : c'est du Champagne ! Qu'est-ce qu'on est forts ! "Comme Autrefois" Brut de Françoise Bedel en Champagne. Cuvée 1999 vieillie 12 ans sur lies. Un champagne fait à l'ancienne, en Pinot Meunier, en Biodynamie. Il est vineux, mais trop brut, trop rond, trop dosé, trop marqué et trop lourd. Et il manque de pétillant. Ceci dit, il plaît quand même à 2 d'entre-nous.

    On passe aux vins rouges, avec un vin à la robe noire et au très beau nez de vieux bordeaux (souvenirs, souvenirs...). En bouche, une très belle attaque sur des fruits noirs, puis, une seconde bouche plus acide sur des groseilles rouges et du poivre blanc, à la bordelaise. La finale est boisée : un beau boisé en première bouche, mais qui devient fort présent par la suite. Château Pape Clément 2009 Graves en Pessac Léognan. On était en rive droite...

    Le troisième flacon, à la robe rubis, présente un nez moins concentré, sur le fruit. La bouche poursuit dans ce sens : du fruit, jusqu'en finale, sur des notes de cerises. Il y a de l'alcool, mais ce n'est pas un vin du Sud. Il est assez tendu et puissant que pour passer après le Pape Clément, ce qui n'est pas rien... Mais difficile de définir la région... Clos des Porrets-St-Georges 2009 en Nuits-St-Georges. Monopole du Domaine d'Henri Gouges. Une belle surprise après nos déceptions sur les millésimes 1993 et 1995.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de cèdre, de rôti caramélisé, de cassis confit et d'un soupçon de framboises et de groseilles. La bouche est volumineuse, mûre, équilibrée, sans excès d'alcool, excessivement harmonieuse et toute en rondeur, avec de la violette qui persiste en finale : Lafran-Veyrolles Cuvée Spéciale 2000 en Bandol. Le meilleur Bandol dégusté au Clos depuis 10 ans, et surtout, un premier Bandol unanimement apprécié au Clos ! Cela fait 17 ans que je m'y emploie... Merci à David, des Caves de la Poste à Bandol, qui nous a permis de déguster cette grande bouteille aujourd'hui, alors que mes magnums 2000 et 2001 ont été bus beaucoup trop tôt... Il faut attendre un Bandol, plus que 7 ans...

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    Prochaine dégustation du Clos lundi prochain, suivie d'une dégustation des meilleurs chocolats belges. Tout un programme...

  • Un an...

    Histoire de la Terre ramenée à un an :

    1er janvier à 0h : Big bang et formation de l'hydrogène et de l'hélium.

    Vers la fin janvier : Formation de la Voie Lactée (et des autres galaxies).

    De février à août : Plusieurs cycles : Nébuleuses, formations d'étoiles, géantes rouges, super-novae et synthèse d'éléments chimique, pollution de nébuleuses, formation d'étoiles de deuxième génération, etc... dans notre galaxie.

    Les 30 et 31 août : De nombreuses super-novae explosent près de notre nébuleuse.

     

    31 août : Formation de la Terre et du système solaire (Cela ne dure qu'une petite journée).

    6 septembre : Plus vieux minéraux connus (zircon australien).

    12 septembre : Plus vieilles roches connues (Lac des esclaves, Canada).

    16 septembre : Premières traces de vie connues (matière organique riche en C12, Groenland).

    24 septembre : Premiers fossiles connus (bactéries et stromatolithes, Australie).

    15 octobre : Plus vieille glaciation connue (il y en aura des dizaines d’autres jusqu'à nos jours).

    25 octobre : Plus vieilles traces (chimiques) connus de cellules eucaryotes.

    31 octobre : maximum de création de croûte continentale, ralentissement de la convection mantellique, établissement de la tectonique des plaques « à la mode actuelle » avec successions d’ouvertures, de subductions, de collisions, de formation de Pangées, de dislocations … qui durent jusqu'à nos jours.

    Vers le 10 novembre : Apparition de l'oxygène libre dans l'atmosphère.

    Vers le 10 décembre : Apparition des métazoaires et métaphytes complexes (algues complexes, vers, méduses).

    Les 15-16 décembre : Glaciations généralisées (« snowball earth »).

    Les 15-16 décembre : Formation puis dislocation de l'avant dernière Pangée.

    18 décembre : Apparition des coquillages et crustacés… (explosion cambrienne).

    19 décembre : Apparition de premiers poissons.

    20 décembre : Apparition de végétaux, puis animaux terrestres.

    25- 26 décembre : Avant dernière glaciation.

    25 décembre : Formation puis dislocation de la dernière Pangée.

    Nuit du 25-26 décembre : Apparition des Mammifères et des Dinosaures.

    Nuit du 29 décembre : Dépôt du calcaire Urgonien dans les Alpes.

    30 décembre, 10 h du matin : Fin des dinosaures.

    29 au 31 décembre : Formation des Alpes.

    31 décembre vers 12 h : Début des glaciations mio-plio-quaternaires dans l'hémisphère Sud.

    31 décembre, vers 21 h 30 : Début des glaciations plio-quaternaires dans l’hémisphère Nord. (avec alternance toutes les 4 mn environ).

    31 décembre vers 21h : Toumai (le plus ancien représentant connu de la lignée humaine).

    31 décembre vers 22 h 30 : Lucie.

    31 décembre à 23 h 59 mn et 26 s : Lascaux.

    31 décembre, 6e coup de minuit : Pyramides de Chéops.

    31 décembre, au 12e coup de minuit : Aujourd'hui.

    Quant à l'avenir, si rien n'arrive d'ici-là, début mai prochain : vaporisation de la Terre (le soleil deviendra géante rouge) et vers le 10 mai prochain : Mort du soleil.

    C'est marrant de voir l'histoire de la Terre sous cet angle, et surtout, cela nous renvoie à notre petite échelle ridicule : nous ne sommes rien ! Et malgré cela, comment sommes-nous parvenus à faire foirer tant de choses durant ce dernier quart de seconde (soit 125 ans) ?

    Cela faisait 15 jours que tout fonctionnait bien sur notre planète, et il a seulement fallu ce petit quart de seconde final pour tout foutre en l'air : pollution de l'air, des sols et de l'eau, graves atteintes à la biodiversité planétaire et destruction massive des forêts primaires, entre autres... Il n'y a pas de quoi être très fier.

     

     

  • Bande de bourins...

    "Je vous trouve bien pessimiste. Il est vrai que l’humanité est une bande de bourins à peine dégrossis, que leurs représentants pensent à l’unisson "après moi le déluge" et que nous avons commis de très grosses boulettes. Mais diable, ces drôles de moulins à vent produiront l’année prochaine autant de kwh que le parc nucléaire français, le bureau de l’aménagement du territoire de californie a plus de 75 projets de centrales solaires à examiner (plus de 50 GW de capacité cumulée), la chine bascule au vert à toute vitesse, les véhicules électriques arrivent, les LEDs débarquent et il y a des boutiques "bio"un peu partout (donc des clients). Bref, la gangrène n’est pas généralisé et le patient à la possibilité de se rétablir. Oui, il faut se bouger, oui, il faut réapprendre la sobriété, la frugalité, les plaisirs de l’esprit sur ceux de la matière, tellement de choses. Décantez un peu plus le monde que vous croyez voir. Il n’est pas si moche que ça. Ah oui, au lieu d’être seulement écolo, devenez végétarien, passez aux toilettes sèches, virez la TV oubliez la voiture (sauf cas extrêmes) et apprenez aux enfants que ce monde a pas mal de problèmes à résoudre. Les enfants adorent les problèmes. Il n’y a pas de mur, sinon dans les têtes. Certes, les espèces disparues le sont pour de bon. Une pensée pour elle. Mais tout le reste peut se reconstituer et nous allons le faire. Sans condescendance aucune de ma part."

    Commentaire de Marco B12, que je partage entièrement, suite à un article fort pessimiste sur Natura Vox quant à l'avenir de la planète...Terriens, il est temps d'agir...

  • L'extinction des espèces...

     

    La plus grave crise d'extinction des espèces depuis la disparition des dinosaures est en marche, selon des experts réunis à partir de ce dimanche à Barcelone sous l'égide de l'Union mondiale pour la nature (UICN). Quelque 8.000 participants - scientifiques, ministres de l'environnement, militants, représentants d'ONG - sont attendus à ce 4ème congrès du plus vaste réseau de collecte d'informations sur l'environnement, du 5 au 14 octobre. Le déclin accéléré de la biodiversité provoqué par l'homme, directement ou indirectement, sera au centre des débats. Globalement, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en danger. Au total, 785 espèces sont déjà éteintes et 65 survivent seulement en captivité ou à l'état domestique, selon l'UICN. "Le nombre d'espèces diminue sur terre et la vitesse de leur disparition augmente très rapidement ce qui fait qu'on parle de la 6ème grande extinction", indique Jean-Patrick Le Duc, du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). La précédente extinction massive remonte à la disparition des dinosaures. Selon les experts, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1.000 fois supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur des centaines de millions d'années. Les défenseurs de la biodiversité plaident pour le salut d'un maximum d'espèces en vertu du principe de précaution. "Aucune espèce n'est banale, chacune est le produit de millions d'années d'évolution et joue un rôle dans l'écosystème", souligne Wendy Foden, responsable du programme changement climatique et espèces à l'UICN. Les scientifiques plaident pour la création de vastes espaces naturels préservés. En France, la création d'une "trame verte et bleue", constituée d'aires protégées et de corridors les reliant afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, est à l'étude. L'érosion de la biodiversité est provoquée à la fois par l'étalement urbain, la pollution, le changement climatique, les conflits armés ou encore à la surexploitation des ressources. Nous devons absolument changer radicalement notre façon de vivre, de consommer, de polluer, et être beaucoup plus respectueux de l'environnement qui nous entoure et dont nous faisons partie. Tout le système actuel doit changer. Voilà encore un beau boulot ! Terriens, il est grand temps d'agir... et je n'arrête pas de le dire...