especes oubliees

  • Tomates : à la recherche du goût perdu...

    Insipide, trop ferme, farineuse… Depuis les années 1990, la tomate n’éveille plus le désir. Certes, les consommateurs peuvent désormais la trouver toute l’année dans les grandes surfaces. Certes, grâce à la mutation du gène RIN (ripening inhibitor), inhibiteur de maturation, des variétés comme la Daniela se conservent trois semaines au lieu d’une.

    Mais dans ces corps lisses, high-tech et standardisés, les arômes, eux, sont en berne… Et les ventes, en baisse. A cette époque, Mathilde Causse, chercheuse à l’unité de Génétique et amélioration des fruits et légumes de l’Inra, voit débarquer dans son labo des sélectionneurs – les sociétés semencières qui produisent les variétés – inquiets.

    Il est urgent de partir à la recherche du goût perdu. « Pendant longtemps,les tomates n’ont pas été sélectionnées en fonction du goût, car on pensait qu’il leur était inhérent », se souvient Mathilde Causse. Pourtant, conditions de culture, maturité à la récolte, conservation : tout contribue à contrarier les 400 molécules aromatiques identifiées par son équipe, dont une trentaine, en très faible quantité, sont essentielles à l’arôme de tomate.

    «Nous avons voulu voir s’il y avait – et malheureusement il y a – des relations opposées entre rendement et qualité », conclut la scientifique. Au niveau génétique, les chercheurs croisent une petite tomate sucrée, aromatique et acide avec une grosse tomate à bon rendement et résistante, et identifient sur la descendance une dizaine de régions chromosomiques où se trouvent des gènes intervenant sur la qualité. En 2005, ils parviennent à montrer qu’il est possible d’utiliser la sélection assistée par marqueurs, outil d’autant plus utile que le génome de la tomate est publié en 2012.

    Ce regain d’intérêt pour la diversité encourage les semenciers à étendre leur palette : longues, côtelées, bosselées, jaunes, violettes, marbrées de noir… Les variétés anciennes font même leur retour. De quoi ravir les « traditionnalistes », sensibles à leur texture fondante.

    D’après une étude réalisée en Hollande, France et Italie, on retrouve cette catégorie de consommateurs dans tous ces pays, avec « les gourmets », plus nombreux, qui aiment les tomates savoureuses et juteuses comme des tomates cerise, les « classiques », friands de fermeté, rondeur et sucré, et les « indifférents » pour qui toutes les tomates se valent, pourvu qu’elles soient fermes.

    Les quantités ingurgitées, en revanche, varient considérablement : 12 kg par an en moyenne pour les Français, contre 56 pour les Grecs ! (Article de Julie Pêcheur, Sciences et Avenir, 5/04/13)IMGP5176.jpg.

  • Vous plantez quoi au printemps ?

    L'association Kokopelli a pour finalité :

    - de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. Cette collection planétaire est présentée dans l'ouvrage " Semences de Kokopelli ". A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc.

    - d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.

    Kokopelli a une boutique en Belgique, et vous pouvez également commander vos semences via le site internet : www.kokopelli-be.com/

    Et ce n'est pas parce qu'on habite en ville qu'il est impossible de cultiver quelque chose sur sa terrasse... J'ai récolté cette année plus de 800 tomates sur ma terrasse ! Grâce à 22 pieds de tomates (espèces oubliées), en pots, et arrosés via un système d'arrosage automatique peu coûteux (et très pratique quand vous partez en vacances). 800 tomates délicieuses, qui goûtent vraiment la tomate ! Un régal, selon toutes celles et ceux à qui j'en ai donné ! Rien à voir avec les tomates espagnoles qui poussent sous serre, ou les tomates belges "Flandria" dont sont inondés nos supermarchés, fades, farineuses, bourrées de pesticides et sans goût.

    Et cet hiver, qui arrive à grands pas, je consommerai les sauces tomates surgelées, mijotées il y a peu. Avec toujours autant de plaisir gustatif.

    Faites un tour sur le site de Kokopelli, et sélectionnez les espèces que vous planterez en avril. Vous verrez, c'est un pur bonheur.

     

  • Plus de 600 variétés de tomates...

    L' Association Kokopelli a pour finalité de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. Cette collection planétaire est présentée dans l'ouvrage " Semences de Kokopelli ". A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc. Et également d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.“ Semences de Kokopelli ”, dans sa sixième édition, se présente pour la première fois en quadrichromie. L’ouvrage est en grand format, avec 648 pages couleur, 927 photos et une couverture cartonnée. L’auteur est Dominique Guillet. L’introduction est de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA. Par rapport à la 4 ème édition, les nouvelles rubriques de la 6 ème édition comprennent: 257 nouvelles photos; de nouveaux articles; des témoignages sur Semences sans Frontières; les processus d’érosion génétique; les chimères génétiques dans divers pays du monde; des chapitres sur le blé, le seigle, l’orge, l’artichaut, la stevia ... L'ouvrage fait également 140 pages de plus. Il présente tout d’abord 50 pages d'articles sur la biodiversité, la confiscation du vivant, la folie des chimères génétiques. C'est un manuel de production de semences pour le jardin familial avec des informations très détaillées permettant à tous les jardiniers, et maraîchers, de produire leurs propres semences en toute pureté variétale. Semences de Kokopelli présente aussi une analyse précise des processus d'érosion génétique pour chaque espèce alimentaire ainsi que des informations récentes quant à la présence de plantes transgéniques alimentaires dans diverses parties du monde. Cet ouvrage présente une collection planétaire de 2700 variétés et espèces principalement alimentaires. Vous y trouverez, de plus, un répertoire de 2700 variétés ou espèces: plus de 600 variétés de tomates, près de 400 variétés de piments doux et forts, plus de 50 variétés d’aubergines, 250 variétés de courges, 80 variétés de melons, 130 variétés de laitues et beaucoup d’autres plantes potagères. Chaque variété est décrite avec les caractéristiques qui lui sont propres ainsi qu’avec de nombreuses informations quant à son origine historique. Je viens de passer commande de semences de 5 variétés de tomates oubliées, que je ferai pousser dès le printemps, dans l'espoir de retrouver le vrai goût des tomates d'antan. Cela devrait être bien meilleur que ces tomates F1 qui poussent sous serres en Flandre et dont sont inondées les grandes surfaces..., ou ces autres tomates espagnoles, meilleures, mais traitées à outrance ! Et en plus, on lutte contre la perte de la biodiversité, en ré-introduisant des espèces en voie de disparition... Terriens, il est temps d'agir... Même avec un petit geste comme celui-là...