especes en voie d extinction

  • Consommer du poisson : oui, mais pas n'importe lequel...

    Faut-il mieux acheter du colin ou du cabillaud pour ne pas aggraver l'extinction des espèces? La dorade royale et les Saint-Jacques sont-elles menacées ? Pour aider les consommateurs à faire le bon choix chez le poissonnier et éviter d'acheter les espèces victimes de surpêche, WWF-France, va lancer un mini guide au mois de janvier dans le cadre d'une campagne destinée à sensibiliser les consommateurs mais aussi les professionnels de la filière. La réglementation européenne impose l'étiquetage des produits de la mer (nom de l'espèce, zone de capture, pêche en mer, produit d'élevage) mais cet étiquetage est "souvent insuffisant pour permettre au consommateur de faire des choix avertis par rapport à la situation réelle des océans", souligne le WWF. Ce mémento en deux pages de format poche classe poissons, coquillages et crustacés en trois catégories : "A éviter" pour les espèces sur-pêchées dont certaines sont en voie d'extinction (cabillaud, anguille, espadon, loup de mer, raie, requin, thon rouge etc.); à consommer "Avec modération" pour les espèces à problèmes (thon albacore, bar, calamar, coquille St Jacques, dorade royale etc.) et "A privilégier" pour celles qui ne sont pas menacées (huitre, moule, maquereau, colin d'Alaska, sardine etc.). Il distingue les produits d'élevage des produits sauvages et indique pour ces derniers les différentes provenances - Atlantique Nord-Est, Golfe de Gascogne, Manche, Mer du Nord, Atlantique Nord. "La pêche est engagée dans une spirale infernale : 75% des espèces marines pêchées sont surexploitées ou en passe de l'être", selon l'ONG. Elle recommande d'opter de préférence pour des produits labellisés MSC, norme édictée en 1995 par la FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations-Unies) qu'il juge "la plus fiable". Quelque 100 millions de tonnes de produits aquatiques (poissons, mollusques et crustacés) sont consommées chaque année dans le monde depuis 2002, soit six fois plus qu'en 1950, selon les données de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Et la demande mondiale devrait augmenter de 2% par an au cours des deux prochaines décennies. Bref boycottons le cabillaud, la raie, l'espadon et le thon rouge lors de nos achats ou au resto, et laissons le temps à ces espèces menacées d'extinction de se reconstituer. C'est important la biodiversité, et il faut tout faire pour la préserver ! Terriens, il est temps d'agir...