especes

  • Fameux trompe l'oeil...

    Un perroquet ? Vous avez tout faux : c'est une femme, assise sur un tronc, couverte de peinture par l'artiste d'origine italienne Johannes Stötter, qui a remporté le titre de Champion du monde de peinture corporelle en 2012.

    ATT00002.jpg

  • Culture industrielle et intensive des tomates hors sol...

    RTEmagicP_horssol_txdam35691_5fd85a.jpg

    Culture de tomates hors-sol ou hydroponique. En production industrielle, les plants sont alimentés au goutte-à-goutte avec une solution adaptée. © Carlos Yo, cc by sa 3.0

    Pauvres "tomates" F1 ou OGM, qui poussent sans terre et sans soleil, sur de la laine de verre humidifiée avec un cocktail industriel de produits chimiques pour qu'elles poussent vite et bien et se conservent longtemps...

    Comment voulez-vous que ces tomates goûtent quelque chose ? Impossible. A moins de leur injecter des arômes artificiels de tomates...

    Croyez-moi, tant que des Con-sommateurs achèteront de telles tomates, farineuses, sans goût et traitées, les industriels continueront à inonder le marché de ces fruits bas de gamme. Et ils osent même vendre de telles tomates provenant de nos pays nordiques dans le sud de la France ! Une hérésie.

    Pour la vraie tomate, bio, qui aura pris le temps de pousser, qui aura eu sa dose de chaleur et de soleil, qui se sera nourrie des nutriments qu'elle aura trouvé dans la terre saine qui l'héberge, vous devez encore un peu attendre. Mais elle sera incomparable et délicieusement parfumée, naturellement. Et comme je n'en ai plus mangé (de fraîches) depuis l'été passé, elle me goûtera énormément ! J'en suis sûr.

  • Légumes clandestins...

    tomates.jpgL’inscription ironique figure sur les pancartes que des jardiniers et des consommateurs brandissent ce 4 juin sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation à Toulouse. Ils dénoncent la pression sur les petits producteurs qui commercialisent des variétés de légumes non inscrits au catalogue officiel.

    Quinze jours plus tôt, le 17 mai, des petits maraîchers ont reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes, sur le marché de Lavelanet, en Ariège. Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants. Ils encourent une amende potentielle de 450 euros...

    « Bien que pour eux qui vendent moins de 10 000 plants par an, cette carte soit gratuite, pour le moment du moins, cette visite a causé un certain émoi, d’autant plus que jusqu’ici cette activité annexe était tolérée et que ces maraîchers ignoraient même que cette carte était obligatoire », réagissent plusieurs organisations dans une lettre commune. Ces dernières voient dans ce contrôle « un abus s’inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de toutes les activités et de toutes les personnes qui échappent au contrôle des multinationales ».

    L’élu écologiste François Calvet, Vice-Président de la commission agriculture du Conseil régional Midi-Pyrénées, considère également ce contrôle comme « inopportun ». « La vente de plants par les maraîchers peut-être un revenu complémentaire non négligeable, écrit-il. Au moment où l’économie agricole est en crise, il n’est pas acceptable que ces paysans soient mis en difficulté par une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle ».

    Plus largement, les organisations associatives et paysannes demandent à « répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue. » Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés potagères inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », estime le Réseau semences paysannes.

    « Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs », assure pour sa part la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Catherine d’Hervé. Cette action intervient alors que la législation sur la commercialisation des semences et des plants est en cours de révision à l’échelle européenne. (Source : article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net).

    Il va falloir résister à cette volonté des multinationales semencières de tout vouloir contrôler. Il va falloir lutter contre les pouvoirs politiques qui nous imposent des lois aidant les multinationales à parvenir à leur fin. Il va falloir protéger la biodiversité et toutes les variétés différentes de fruits et légumes, en les plantant partout, en s'échangeant les semences, et en boycottant les produits industriels issus des cultures intensives, formatées, traitées, sans goût. Terriens, il est temps d'agir...

  • La journée de la biodiversité...

    idb-2013-logo-en.png

    Mercredi prochain, c'est la journée de la biodiversité. Un thème cher à ce blog car hyper-important pour l'avenir de notre petite planète bleue, et donc pour le nôtre aussi.

    C'est quoi, la biodiversité ? La biodiversité est la variété naturelle des êtres vivants (plantes, champignons, bactéries, insectes, oiseaux…) dans un endroit donné et à un moment donné. On peut donc envisager la biodiversité sur l'ensemble de la planète, ou dans un pays, dans une région, sur une plage, dans un jardin ou même dans une rue. La biodiversité recouvre non seulement les êtres vivants eux-mêmes, mais aussi la manière dont ils s'organisent dans les milieux naturels (écosystèmes) : forêt, marais, prairie, etc.

    La biodiversité est-elle en danger ? Oui, et c'est un problème qui s'observe sous toutes les latitudes, y compris dans notre pays. Pour ne prendre qu'un exemple : en Wallonie, 30% des espèces vivantes sont menacées. Citons entre autres, parmi les amphibiens, la rainette et le sonneur à ventre jaune, et parmi les oiseaux, la chouette chevêche, l'hirondelle rustique, le coucou et… le moineau ! On pourrait encore citer les menaces qui pèsent sur les érablières de ravins, les pelouses sèches, les lisières de forêt, les lacs et les étangs…

    D'où viennent ces dangers ? Les principales menaces contre la biodiversité sont la pollution (insecticides, pesticides, industries, plastiques, déchets non traités, gaz d'échappements diesel, etc...), la destruction et la fragmentation des habitats (notamment par l'étalement urbain et la construction des routes), la surexploitation (cultures intensives, élevages intensifs, surpêche, déforestation, etc...), la progression des espèces invasives et le changement climatique. 

    Que faire pour empêcher que la biodiversité ne disparaisse ? Il faut réfléchir à ce que l'on fait pour chaque acte que nous posons. Il y a des milliers de choses que nous pouvons chacun faire pour préserver cette biodiversité qui nous entoure. Il faut la respecter, la protéger, la sauver. Ne pas la polluer, ne pas la gaspiller ni la détruire. Consommer malin, selon les saisons, et en bio local. Pour savoir exactement que faire, lisez cet article du Crioc : www.oivo-crioc.org/show_doc.php?doc=6891&lang=FR

     

  • L'importance vitale de la biodiversité...

    "Pour répondre aux problèmes de malnutrition dans le monde, la FAO se tourne vers la biodiversité agricole. En liant l'amélioration de l'alimentation à la production de variétés locales, l'organisation des Nations unies entérine l'incapacité de l'agriculture industrielle à nourrir le monde.

    La malnutrition est directement liée à la perte de la biodiversité agricole. Des études montrent en effet la grande richesse et variabilité nutritionnelles des anciennes variétés locales. Ces plantes ont largement disparu en quelques décennies au profit de quelques variétés commerciales qui dominent les grandes cultures de l’agriculture mondiale (maïs, blé, riz, pommes de terre, manioc, soja). À titre d'exemple, le nombre de variétés de riz cultivées en Thaïlande est passé de 16 000 à 37. Pire, la moitié des surfaces cultivées concerne seulement deux variétés. Ce sombre constat invite à « concentrer les principaux efforts sur le retour aux cultures locales et aux systèmes alimentaires traditionnels. » Ce n’est ni la Via Campesina, ni des organisations indigénistes que le disent, mais la FAO.

    Pour l'organisation des Nations unies, la malnutrition de deux milliards de personnes dans le monde témoigne ainsi de l'inadaptation des régimes alimentaires contemporains. Lors de l’inauguration de la nouvelle chaire Unesco sur l’Alimentation durable à Montpellier, le 27 janvier 2012, Ruth Charrondière, responsable nutrition de la FAO, a insisté sur la place centrale qu'occupe aujourd'hui la biodiversité dans l’approche de la nutrition. Ces conclusions reposent sur des études engagées au milieu des années 2000 sur l'évolution des régimes alimentaires de douze communautés indigènes à travers le monde, des Masais du Kenya aux Inuits du Canada, en passant par Pohnpei, une île de la Micronésie.

    La dégradation de la situation alimentaire de cette population d'Océanie a été documentée par une ONG locale. La Island Food Community of Pohnpei s’est créée en 2004 face à l’importance des problèmes de santé publique sur l’île. En effet, dans les années 1980, des chiffres alarmants circulent sur le développement du diabète, de carences, de cancers, de maladies cardiaques. En 1994, la moitié des jeunes enfants de l’île présente des carences en vitamines A, qui sont responsables de problèmes d’infections et de troubles oculaires. La moitié des enfants de Pohnpei est également touchée par une anémie. Quarante ans plus tôt, les études médicales faites par la Navy américaine ne font pourtant état d'aucun problème nutritionnel particulier.

    Selon la Island Food Community, la responsabilité incombe au changement de régime alimentaire lié à l’importation de produits alimentaires raffinés. Riz blanc, farine, sucre sont venus marginaliser les aliments locaux, entraînant progressivement la disparition des variétés locales. L'île comptait en effet une cinquantaine de variétés de bananes, et autant de variétés de taros. Des analyses faites aujourd’hui sur ces plantes montrent des résultats stupéfiants sur leur richesse nutritionnelle. Des bananes à chaire orange contiennent par exemple jusqu’à 100 fois plus de beta-carotène (source de vitamine A) que la variété de banane blanche dominante. Comble de calamité, des programmes alimentaires ont prôné pendant plusieurs années la consommation de  légumes verts pour résoudre les problèmes de malnutrition. Ce projet  s'est soldé par un échec, les feuilles ne faisant pas partie des habitudes alimentaires des gens.

    Aujourd'hui, la vapeur est difficile à inverser, explique la Island Food Community, à cause de la disparition des semences locales et des denrées toujours importées à bas prix. La FAO conclut, quant à elle, que « les variétés locales n’étaient pas promues qu’il n’y avait pas d’information nutritionnelle disponible ». Si la leçon tirée n'est pas à la hauteur, la FAO fait néanmoins un énorme travail d'information sur la valeur nutritionnelle des aliments et des régimes alimentaires. 10 000 aliments sont déjà répertoriés dans une base de données sur la composition des denrées consommées dans le monde. En lançant la définition de l’alimentation durable en 2010, la FAO défend aussi le destin lié de l'alimentation et de la protection de l’environnement.

    Pour les pommes de terre, le riz, les bananes, etc., les données mises à disposition par la FAO témoignent de la très grande variabilité en minéraux et en vitamines d’une variété à l’autre. Si la lecture des tableaux sur la composition nutritionnelle est indigeste, elle montre néanmoins que chaque variété a ses qualités propres et que c'est bien leur complémentarité qui est équilibrée. N’en déplaise aux sélectionneurs de semences, la variété miracle n’existe pas. La Commission internationale du riz ne s'y est pas trompée. En 2006, elle recommandait la nécessité d’explorer d’abord la biodiversité existante du riz avant de s’engager vers les variétés transgéniques. L'enjeu est de taille alors qu’un des fers de lance de la promotion des OGM est la production de vitamine A pour répondre à la malnutrition dans le monde."

    Article de Magali Reinert sur Novethic 

    Liens : http://www.fao.org/infoods/biodiversity/index_en.stm

              http://islandfood.org/publications/bulletin.pdf

     

  • 7% des terres et 50% de la biodiversité...

    La forêt amazonienne est détruite chaque jour par des multinationales agro-alimentaires pour semer du soja ogm qui servira de nourriture au bétail et aux poissons d'élevage, dont la demande mondiale est croissante.

    Certes, nous ne pouvons interdire aux Chinois, dont le niveau de vie s'est enfin élevé, de vouloir manger du boeuf ou du poisson, en plus du bol de riz habituel.

    Mais de là à détruire chaque jour, de façon irréversible, les forêts primaires du globe et les dernières tribus sauvages qui y vivent en parfaite osmose avec leur environnement... Et pire encore : détruire une biodiversité incroyable et non encore connue ou répertoriée, c'est cela qui est criminel.

    La forêt amazonienne représente 7 petits pour cents des terres émergées sur notre planète (bientôt plus que 6) et renferme plus de 50% de la biodiversité animale et végétale de la planète. On peut y trouver 80 espèces de fourmis sur un seul arbre ! Il est hors de question de détruire tout cela pour en faire des meubles de jardin et y planter du soja OGM pour nourrir du bétail élevé en batterie ! C'est ridicule.

    Cette forêt est un patrimoine qui appartient à l'humanité, qu'il faut protéger, sauvegarder et transmettre aux générations futures. Point à la ligne. Sans compromis possibles.

    Réduisons la consommation de viande dans les pays développés, rétablissons des élevages conventionnels (sans OGM) respectueux de l'environnement et de l'animal dans toutes ces campagnes désertées en France et ailleurs, et achetons et consommons local.

  • Où sont-ils passés ?

    L'étal des poissonniers est de plus en plus tristounet : petites ailes de raies, petits turbotins, petites dorades, petits cabillauds, solettes... Seuls les maatjes et les crevettes grises n'ont pas changé de taille !

    En 1980, il était normal de trouver sur les étals des turbots de 8 Kg. Ils étaient sauvages et avaient une chair délicate. Aujourd'hui, les turbots pèsent 3 Kg à tout casser et proviennent d'élevages. Ils goûtent ce qu'on leur a donné à manger, c'est-à-dire de la farine. Plus rien à voir ! Chez Hof Van Cleef, on peut encore trouver de tels turbots (on en pêche encore 4 à 5 par jour en Belgique), mais à 105 euro la portion (soit le prix du turbot de 8 Kg en 1980)... Un peu dur à avaler ! Même si c'est bon.

    En 2000, on trouvait de belles raies bouclées, au filet épais (4 à 5 cm). Aujourd'hui, le filet de la plupart des raies ne fait plus qu'un cm d'épaisseur ! Plus aucun intérêt, plus aucun plaisir gustatif. Plus qu'à ce souvenir de la finesse de ces filets épais et leur beurre noisette aux câpres !

    Quant au cabillaud Royal, dont les filets de 8 à 10 cm d'épaisseur étaient un pur régal, c'est également fini. Terminé. On a pêché tous les gros, il ne reste que les petits, qui ne deviendront jamais grands. Et demain, on mangera quoi ?

    Terminons avec les Daurades Royales, mon poisson préféré il y a encore peu de temps. Car aujourd'hui, ces daurades d'élevage n'ont ni la grandeur, ni la texture, ni le goût, ni la blancheur de chair, ni la finesse et la fermeté des magnifiques dorades royales d'antan. On en trouve encore quelques spécimens, pêchés dans les Calanques et vendues sur le port de Marseille, à un prix déroutant.

    En conclusion, manger du bon poisson, du vrai, devient un luxe quasi impayable. Ensuite, le goût des poissons proposés aujourd'hui n'est plus du tout pareil : ils sont tous nourris de farines, et goûtent tous la farine. C'est catastrophique. Enfin, puisqu'il n'y a plus de poissons, on racle le fond des océans, à la recherche de nouvelles espèces, protégées jusqu'ici : la Lingue bleue, le Siki, l'Empereur, le Grenadier, le Hoki, le Flétan du Groenland, autant d'espèce qui disparaîtront à leur tour dans fort peu de temps. Et après ?

    Il est grand temps de réguler sérieusement la pêche de façon à permettre aux espèces surpêchées de se reconstituer, d'interdire la pêche des espèces menacées (Thon rouge, par exemple), d'interdire la pêche des hauts fonds, de respecter la saison de reproduction des différentes espèces et surtout, de conscientiser le consommateur de ne plus acheter n'importe quoi, et de boycotter certaines espèces affichées sur les cartes des restaurants. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • GROM, la glace italienne de qualité...

    Premier glacier Grom ouvert à Turin en mai 2003, puis, très vite, 16 autres en Italie. Puis New-York, Paris : c'est parti. Un nouveau nom à retenir. Car ce succès s'appuie sur des glaces et sorbets d'une qualité inimaginable, sans additifs, où les meilleurs ingrédients possibles sont mis en fabrication selon la saison. Quelques exemples : une des meilleures mandarines du monde, de la variété Avana (de Décembre à Février) provient de Ciaculli, dans la province de Palerme en Sicile, Le citron Sfusato d’Amalfi est tout simplement un des meilleurs citrons dans le monde! Avec une très faible acidité, un zeste épais et résistant et un parfum intense incroyable, ce citron est plus qu'un simple fruit sur la côte d'Amalfi, Fraises : Exaspéré par les difficultés à trouver un produit répondant à nos exigences, nous avons décidé de le cultiver dans notre ferme à Costigliole d'Asti, en choisissant des variétés qui n'ont pas un grand rendement (8000 kilos par hectare au lieu de 20000 kilos pour certaines autres! ) Mais avec une saveur fantastique . Framboises : Nous allons chercher nos framboises dans la région de Trentino (précisément dans la vallée de Mocheni) à partir de la fin du mois de juin, puis dans le Piémont pendant le reste de la saison. Les meilleures variétés cultivées sont l’Heritage, la Rossana et la Tulameen. La pistache de Bronte : Cette variété de pistache pousse sur les terres escarpées de Bronte et nulle part ailleurs en Europe. C’est seulement ici que les pistaches prennent une telle couleur vert émeraude et un parfum intense de résineux. Perchée sur les routes escarpées entre le volcan Etna et le Parc des Nebrodi, la région de Bronte dépend pour sa subsistance de la culture de la pistache. La noisette Tonda Gentile du Langhe : C'est la seule Noisette avec IGP géographique protégée (Indication Géographique Protégée), ce qui prouve à quel point elle est bonne. La production ne peut dépasser 3400 kilogrammes par hectare, et les spécifications des conditions environnementales pour la culture des noisetiers destinés à la production de noisettes du Piémont est stricte et respectée. Chocolat "Cru Sauvage" de Bolivie : Dans la partie amazonienne de la Bolivie, au cœur de la foret tropicale, de vieux cacaotiers continuent de produire des fèves sauvages (complètement bio évidemment), ce chocolat d’une extrême pureté gagne souvent de nombreux concours. Les fèves sont exclusivement de type Criollo, petites, délicates, chaque opération doit être conduite minutieusement, torréfaction, séchage (qui dure plus de 60 heures…). Le résultat est extraordinaire, parfum pur et harmonieux, tannins souples et doux, et de complexes arômes de prunes, fleur d’oranger et pamplemousse. Et, pour finir, la vanille : Cette fois, nous sommes allé à Madagascar, où Slow Food nous a alerté de l'existence d'une petite zone où la vanille Bourbon est produite. C'est la région de Mananara, où nous achetons nos gousses. Nous utilisons la vanille «planifolia», qui nécessite une plus longue et plus délicate préparation par rapport à la vanille Tahitensis. Bref, avec une telle recherche qualitative d'ingrédients provenant de terroirs somptueux, une telle recherche du goût, il est inéluctable que Grom envahisse la planète pour vous faire découvrir ces saveurs inouïes et oubliées. J'apprécie la démarche. Cela nous changera de ces chaînes de glaciers industriels, dont les produits sont bourrés d'additifs...

  • Sonnette d'alarme...

    En juin 2007, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tirait la sonnette d’alarme face à la disparition alarmante des races anciennes d’animaux de ferme. Aujourd’hui, l’organisation lance un appel similaire, mais pour la très inquiétante érosion des variétés de plantes cultivées. Rappelant l’importance de la biodiversité pour la sécurité alimentaire, la FAO estime qu’environ les trois quarts de la diversité génétique variétale des plantes cultivées ont disparu au cours du XXe siècle. En fait, nous en sommes arrivés au point que l’essentiel de l’alimentation humaine, au niveau planétaire, repose sur seulement 12 espèces végétales et 14 espèces animales. La raison de cet appauvrissement est directement liée à la recherche d’une productivité toujours plus grande. Ainsi, que l’on parle d’élevage ou de culture, ce sont généralement les espèces et variétés anciennes qui font les frais de cette industrialisation à outrance pour toujours plus de productivité et des produits sur mesures. L’exemple de la production laitière est très éloquent sur ce point. Depuis la fin du XIXe, début du XXe siècle, de nombreux pays ont investi dans l’amélioration du rendement des vaches laitières. Des programmes d’amélioration génétique, par croisement, et l’optimisation des rations alimentaires ont permis de passer d’une production laitière moyenne d’une petite dizaine de litres à 26 litres par jour. L’évolution des caractéristiques de la production céréalière est du même niveau. Les chiffres des rendements se sont envolés. A titre d’exemple, grâce au travail des semenciers visant à améliorer le nombre et la taille des grains portés par chaque épi, le blé a vu son rendement mondial moyen à l’hectare passer de 1,1 tonne/ha, en 1961, à 2 t/ha en 2005 ; le record planétaire étant détenu par la Namibie avec 8,89 t/ha. Néanmoins, malgré ces chiffres de production record, alors que s’est ouvert hier, en Allemagne, la Conférence mondiale sur la biodiversité (du 19 au 30 mai 2008), la FAO considère aujourd’hui que cette perte de "…diversité génétique implique un recul des opportunités de croissance et d’innovation nécessaires pour relancer l’agriculture en pleine flambée des prix alimentaires". En outre, l’organisme de l’ONU estime que ce déclin de la biodiversité des principales sources de l’alimentation humaine concourt à rendre les approvisionnements alimentaires plus vulnérables et moins durables, notamment à l’heure du changement climatique avec la disparition annoncée, ou déjà constatée, de nombreuses races animales et variétés végétales comportant pourtant des traits uniques, comme la résistance aux maladies ou la tolérance aux conditions climatiques extrêmes. En conséquence, l’agriculture devient de moins en moins capable de s’adapter aux défis environnementaux que la planète doit relever (changement climatique, désertification, pénurie d’eau, etc.). Achetons des produits bio et locaux : nous aiderons ceux qui cultivent des espèces de fruits et légumes anciens et élèvent des races de bétail anciennes. C'est plus sain, c'est souvent meilleur et c'est bon pour le maintien de la biodiversité. Sans parler du goût... Terriens, à vous d'agir...

  • Extinction de masse...

    Selon le CNRS et de nombreux scientifiques, nous serions en train de vivre une nouvelle extinction de masse provoquée cette fois par l'activité humaine. Le taux actuel de disparition des espèces est le plus élevé jamais enregistré (entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent chaque année). Une espèce de plante sur huit est menacée d’extinction, un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître dans les 30 ans. Aujourd’hui tous les milieux de la planète subissent l’impact de l’Homme. Certains écosystèmes parmi les plus riches en biodiversité (récifs coralliens, forêts tropicales, marais) sont détruits par la pollution humaine, pour leurs ressources ou pour l’aménagement du territoire. De plus, l’accroissement de la mobilité des personnes a favorisé le déplacement d’espèces (principalement des insectes, champignons, bactéries) dans des écosystèmes qui ne sont pas les leurs. L’introduction de nouvelles espèces dans un milieu où se développent des espèces endémiques peut s’avérer fatales pour l’écosystème. En 1863, un insecte minuscule, le Phylloxéra traversait l’Atlantique. Il s’était sévèrement attaqué aux vignes françaises, provoquant une grave crise. Cette crise du vignoble a duré 30 ans et s’est terminée par la greffe de plants américains, naturellement résistants au Phylloxéra. Ainsi, la biodiversité pourrait devenir de plus en plus globale et standardisée au détriment des écosystèmes et espèces les plus spécifiques. Par ailleurs, le quart des surfaces émergées sont consacrées à l’agriculture de quelques espèces choisies par l’Homme. Il n’autorise qu’une unique espèce cultivée à laquelle viennent s’ajouter les espèces résistantes aux herbicides et insecticides. Il s’agit d’une forme de sélection non naturelle. Dans un paysage sauvage, les prairies peuvent héberger plus de deux cents espèces de plantes et des milliers d’espèces d’insectes. En diminuant les espaces nécessaires au développement des espèces sauvages, l’Homme contribue à réduire la biodiversité. Enfin vient le problème des rejets massifs de dioxyde de carbone qui participent depuis un siècle à l’augmentation de l’effet de serre. Si l’impact n’est pas comparable à celui d’un volcanisme intense, l’augmentation de 25% de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère en 50 ans devrait tout de même élever la température moyenne de la basse atmosphère de 2.5°. Ce phénomène ne sera pas sans incidence sur les climats et donc sur le fonctionnement d’écosystèmes déjà fragilisés par les dernières glaciations. Un écart de température de cette importance (et même davantage) a déjà eu lieu par le passé à des échelles de temps géologiques. Mais ici, et comparativement aux capacités évolutives des espèces, le laps de temps est très court, environ un siècle. Beaucoup d’espèces ne pourront sans doute pas s’adapter aux changements climatiques prochains et devraient disparaître. L’Homme, produit récent de l’évolution, exploite les milieux naturels et agit sur la biodiversité, provoquant de nombreuses extinctions. Pourtant, il se doit d’assurer la sauvegarde du patrimoine biologique pour les générations futures. Et il serait temps qu'il en prenne conscience...

  • La chasse à la baleine va reprendre...

    L'Islande a annoncé sa décision de reprendre la chasse commerciale à la baleine. "Cette reprise ne menace pas les espèces menacées ou en danger", a justifié le gouvernement islandais dans un communiqué. Le nombre de captures a été fixé à 30 baleines de Minke ou petits rorquals et à neuf rorquals communs d'ici à août 2007, a indiqué le ministère islandais de la Pêche, soulignant que "l'économie islandaise est très dépendante de l'exploitation des ressources marines". L'Islande avait décidé d'arrêter cette chasse en 1990. En 2003, elle avait repris officiellement la chasse "scientifique" après un moratoire de quatorze ans. L'annonce de cette reprise de la chasse commerciale par l'Islande est intervenue près de quatre mois après la résolution de la Commission baleinière internationale (CBI), jugeant que le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine n'était "plus nécessaire dorénavant". Cette résolution non contraignante n'a pas entraîné toutefois une levée du moratoire, instauré depuis 1986. Pour obtenir le vote de cette résolution, le Japon avait pris la tête d'un intense effort de lobbying afin de gagner le soutien des petits Etats insulaires des Caraïbes ou du Pacifique. Le Japon observe le moratoire, mais effectue, tout comme l'Islande jusqu'à l'annonce de sa reprise officielle de la chasse commerciale, des pêches de baleines pour la "recherche scientifique", au grand dam des écologistes. La Norvège a, pour sa part, pris le parti d'ignorer le moratoire. Ces trois pays prélèvent globalement 2000 baleines par an. Greenpeace va devoir repasser à l'action... faute de quoi nos petits enfants n'en verront plus...