environnement

  • Nouveau tour de passe passe de la Commission européenne (encore elle) à propos des perturbateurs endocriniens...

    Cosmétiques, produits d’hygiène, matières plastiques ou encore résidus de pesticides dans nos assiettes : les perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques susceptibles de modifier le système hormonal et d’être à l’origine de diverses maladies, sont à peu près partout. Et nous en sommes tous imprégnés.

    Ce mardi, la Commission européenne soumet une nouvelle fois au vote sa définition des PE. Le but : mettre en place la première réglementation au monde sur le sujet. Car l’utilisation des PE n’est pour l’instant nulle part encadrée, alors que, comme l’écrivaient en décembre une centaine de scientifiques dans le Monde, «jamais l’humanité n’a été confrontée à un fardeau aussi important de maladies en lien avec le système hormonal : cancers du sein, du testicule, de l’ovaire ou de la prostate, troubles du développement du cerveau, diabète, obésité, non-descente des testicules à la naissance, malformations du pénis et détérioration de la qualité spermatique.»

    D’une définition de Bruxelles plus ou moins restrictive découlera une réglementation plus ou moins sévère. Celle de l’Organisation mondiale de la santé - «une substance ou un mélange exogène, possédant des propriétés susceptibles d’induire une perturbation endocrinienne dans un organisme intact, chez ses descendants ou au sein de sous-populations» - fait consensus chez les scientifiques.


    Mais les résistances à toute réglementation ambitieuse sont «très fortes». Et vont de pair avec une «tentative d’instrumentalisation de la science», déplore Rémy Slama, épidémiologiste environnemental à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). «Les preuves et connaissances scientifiques élémentaires sont mises en doute à des fins politiques, comme cela a été le cas pour le tabac ou l’est encore avec le changement climatique. Les perdants ne sont pas les scientifiques, mais la société», s’insurge-t-il. Le lobby de l’industrie chimique a tout fait pour affaiblir les critères retenus dans la définition des PE par la Commission. Et ainsi éviter qu’ils ne soient mieux réglementés dans l’UE.

    Bruxelles a ainsi établi en 2016 qu’«un PE est une substance qui a des effets indésirables sur la santé humaine, qui agit sur le système hormonal et dont le lien entre les deux est prouvé». La définition a provoqué un tollé, tant le niveau de preuves qu’elle demande est élevé.

    En décembre, la Commission avait échoué à convaincre les Etats de voter pour sa définition. Si «quelques progrès» ont été réalisés dans la version présentée ce mardi, selon l’ONG Générations futures, la définition que va soumettre la Commission «demande toujours un niveau de preuves trop élevé et prévoit des dérogations inacceptables». Impossible de se prononcer sur l’issue du vote. «Il suffirait que certains pays passent de l’abstention à un oui pour changer la donne», décrit François Veillerette, directeur de Générations futures, qui se méfie des «Etats flottants» (Italie, Malte…). Même si le non l’emporte, ces allers-retours ne pourront durer éternellement. La Commission, avec sa réforme de la «comitologie» , comptabilisera différemment les abstentions, pour forcer les Etats à assumer leur position.

    Dans la lutte contre les PE, la France fait figure de leader au sein de l’UE. Elle interdit le Bisphénol A dans les contenants alimentaires depuis 2015, alors qu'il reste autorisé dans le reste de l'Union à l'exception des biberons. Et le 21 décembre 2016, elle s’était opposée, avec la Suède, à la définition controversée des PE proposée par la Commission, l’obligeant à revoir sa copie. «Un recul dans l’action de l’Union de protection de la santé de nos concitoyens et de notre environnement», déplorait la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, dans une lettre au président de la Commission, Jean-Claude Juncker. La France appelle à une classification des PE en trois catégories : avérés, présumés, suspectés. Comme pour les cancérigènes.

    Le 22 février, le Sénat s’est saisi de la question, en adoptant une résolution appelant le gouvernement à «interdire l’utilisation des phtalates dans les jouets, les produits cosmétiques et dans tous les dispositifs médicaux», à accentuer la «lutte contre l’exposition des enfants aux PE» dans les crèches et les écoles, et à «interdire la pulvérisation de produits chimiques aux abords des zones d’habitation et des écoles».

    Les perturbateurs endocriniens se sont d’ailleurs invités dans la campagne française : Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon évoquent leur volonté de s’y attaquer, quand Emmanuel Macron ménage la chèvre et le chou : tout en préconisant une «interdiction progressive de certains PE», il estime que leur «éradication complète n’est pas possible». De son côté, le Front national fait de cette question une nouvelle preuve que «la protection du vivant et des consommateurs ne peut se faire dans le cadre de l’Union». C’est ce qu’écrit le parti dans un communiqué intitulé «Seul le Frexit nous protégera des perturbateurs endocriniens !»


    Mais c’est Benoît Hamon qui s’y attaque le plus frontalement : il veut interdire «les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux» dans l’alimentation, en vertu du «principe de précaution». Principe que François Fillon juge «dévoyé et arbitraire», et veut enterrer. Les industriels jurent qu’autoriser l’exposition à des faibles doses de PE ne poserait pas de risques pour la santé.

    Mais, souligne Rémy Slama, «on sait que les hormones naturelles ont des effets sur le système hormonal à des doses extrêmement faibles. Par ailleurs, nous sommes exposés à une "soupe" de substances qui, ensemble, peuvent produire un "effet cocktail" nocif, et l’identification des "doses sans effet" s’appuie parfois sur une démarche simpliste».

    A ses yeux, cela justifie la décision du Parlement européen, en 2009, de suivre une logique «d’exposition zéro» pour les PE présents dans les pesticides. Décision qui revient à appliquer le principe de précaution en interdisant les pesticides contenant des PE. «Le travail des industriels consiste à créer de nouvelles substances, efficaces et plus sûres,avance par ailleurs Rémy Slama.Les CFC ont été interdits dans les réfrigérateurs car ils détruisaient la couche d’ozone. Nous avons toujours des réfrigérateurs aujourd’hui. Suivre la même logique pour les perturbateurs endocriniens répondrait à une urgence de santé publique, et cela pourrait faire émerger de nouveaux acteurs industriels.»

     Source : Isabelle Hanne , Coralie Schaub , BIG , Estelle Pattée dans Libération du 28/02/2017.

    A force de voter ou faire voter des lois et règlements qui privilégient les multinationales au dépend de la santé des citoyens européens, la Commission européenne est en train de se mettre la population à dos.

    Et çà, c'est très grave. Car on ignore à quoi cela va aboutir. Une révolte, une révolution, ou la désintégration de l'Europe ? C'est ridicule.

    Il est donc grand temps que les eurocrates, députés européens et autres membres de la commission européenne changent RADICALEMENT leur fusil d'épaule et protègent enfin le peuple européen et renvoient ces multinationales pourries et corrompues ailleurs.

    Il faut lancer de vrais projets européens, dans lesquels chacun se retrouve et adhère. Des projets d'éducation, des projets environnementaux et sociaux durables, et une chasse à la malbouffe et aux diverses pollutions. Nous retrouverons alors une Europe forte, unie, dans laquelle il fera bon vivre...

     

  • Que font nos gouvernements successifs avec la mobilité à Bruxelles ? C'est nul.

    Raz-le-bol de la gestion de la mobilité à Bruxelles : c'est archi-nul, depuis des décennies, tous gouvernements confondus. Des incapables. Sans vision, sans plan, sans stratégie. NUL.

    Je reviens d'un séjour à Budapest en Hongrie. Pas d'embouteillages, pas de problèmes de parking, tout est fluide, avec des feux synchronisés. La ville parfaite. 

    Comment est-ce possible dans une ville de 1.800.000 habitants, quasi le double de Bruxelles ?

    La réponse est très simple : un réseau dense de transports en communs (métro, bus et trams) avec des fréquences de passages élevées (toutes les 2 minutes). Donc, où que vous soyez, il y a une possibilité de transport en commun très proche et avec un temps d'attente fort réduit pour ne pas dire quasi nul.

    Les habitants n'ont donc plus besoin de leur voiture, ce qui dégage les rues et libère les emplacements de parkings. Et ce qui facilité l'accès de la capitale hongroise aux navetteurs. Simple, non ?

    A Bruxelles, on réduit les grandes artères, on supprime des parkings, on commande des nouveaux bus diesel polluants et des rames de trams (qui n'ont rien de futuriste), mais le réseau des transports public est nul. Tant qu'il me faudra 1H20 pour aller à Kinepolis, je n'utiliserai pas ce réseau.

    Alors Messieurs les Ministres, allez d'abord voir comment cela se passe dans les autres capitales. Et avant de prendre des décisions anti-voitures, anti-tunnels, anti-parkings et anti grands boulevards, mettez au point un réseau de transports en commun moderne(il n'y a pas que Van Hool !) et étendu, propre (bus à l'hydrogène), silencieux (écoutez les trams à Nice), à fréquence rapide et économique.

    Et, après cela seulement, faites ce que vous voulez avec la circulation automobile, nos boulevards, nos tunnels et les parkings. Mais pas avant !

  • Le Round-Up de Monsanto enfin interdit en France...

    Décidément, quelle belle journée ! Je viens d'apprendre que le Round-Up est enfin interdit de vente en France. Cela fait 40 ans qu'il est commercialisé et qu'il fait des ravages au niveau environnemental et au niveau santé ! Il était temps !

    Pour celles et ceux qui l'ignorent, "Roundup est le nom commercial (nom de marque) d'un herbicide produit par la compagnie américaine Monsanto et commercialisé depuis 1975. Il est utilisé en épandage et peut l'être en pulvérisateur manuel.

    C'est un herbicide non sélectif, d'où le qualificatif d’« herbicide total », dont la substance active (herbicide) est le glyphosate. C'est un produit toxique, irritant et écotoxique. En France, il est considéré comme un cancérigène probable.

    Son usage massif par les agriculteurs depuis la fin des années 1990 (c'était alors l'herbicide le plus vendu au monde) a conduit à l'apparition de mauvaises herbes résistantes au glyphosate."

    Pour la Belgique, la même mesure devrait suivre assez rapidement. Pas trop tôt ! Les apiculteurs vont pouvoir être soulagés, et leurs abeilles aussi.

     

    Unknown.jpeg

     

    Je suis furieux contre Monsanto qui a trompé tout le monde en mentant sur la composition du Round-Up et en faisant établir de faux rapports d'innocuité du produit.

    Je suis furieux contre l'OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) qui n'a reconnu que le 20 mars 2015 le glyphosate comme "cancérigène probable", 40 ans après sa commercialisation ! Combien de milliers de cancers faut-il pour appliquer le principe de précaution ?

    Je suis furieux contre le monde politique (belge et européen) qui s'est laissé manipulé par les lobbies de l'industrie chimique pendant tant d'années, sans réagir ni vérifier quoique se soit. Et qui a fait l'autruche face aux lanceurs d'alertes.

    Je suis furieux contre les chaînes de grands magasins (Brico et autres) qui ont continué de vendre (sur un rayon entier) ce poison aux particuliers, alors que de fortes présomptions de nocivité et de cancers étaient démontrées.

    Je suis furieux contre l'Afsca, qui au lieu d'aller persécuter un honnête producteur de Herve au lait cru, ferait mieux d'analyser tous les poisons présents dans les produits industriels commercialisés par les multinationales chimiques et agro-alimentaires. 

    C'était mon coup de gueule du dimanche soir. Et cela fait du bien !

  • Lobby puissant et pouvoir corrompu...

    L’Union européenne a donné le feu vert à la commercialisation de 19 OGM, dont 11 de l’américain Monsanto. Une réforme prévoit que chaque Etat membre pourra individuellement les bannir.

    Tapis rouge pour Monsanto. L’Union européenne a autorisé vendredi l’importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

    Onze produits de la multinationale américaine Monsanto (soja, maïs, colza et coton) figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué. Les huit autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, deux sont des fleurs coupées.

    Pas de majorité pour ou contre

    Ces autorisations « étaient en suspens », car les Etats membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. L’autorisation est immédiate et vaut pour dix ans.

    Si les gouvernements européens approuvent la réforme présentée mercredi, ils pourront interdire l’utilisation des OGM sur leur territoire. Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation des OGM ne présentant aucun risque pour la santé animale et humaine dans l’ensemble de l’UE, solution réclamée par les grands groupes.

    Greenpeace a accusé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « de ne pas avoir l’intention de rapprocher l’Europe des citoyens, comme il l’a promis, et d’agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto ».

    Source: L’Express

    Et comme les étiquettes "contenant des OGM" ne sont pas prêtes d'être apposées sur les emballages des denrées alimentaires de vos supermarchés préférés (toujours à cause du même lobby), il ne vous reste plus qu'à consommer BIO, pour être sûr de ne pas en avaler...

  • Il faut démanteler nos vieilles centrales nucléaires...

    Les informations partent dans tous les sens : d'une part, on entend que les fissures présentes dans les réacteurs nucléaires sont plus importantes que prévu, et que cela nécessiterait des examens approfondis de tous les réacteurs nucléaires mondiaux - y compris ceux des sous-marins - et d'autre part, on entend que le gouvernement donnerait bien le feu vert pour encore prolonger de 10 ans l'utilisation de nos vieilles centrales...

     

    f34c19ba-ae34-11e4-b3c0-eaeb561eac10_web_scale_0.0976563_0.0976563__.jpg

     

    D'abord, elles n'ont pas été conçues pour fonctionner si longtemps. Ensuite, avec tous les problèmes mis à jour ces derniers temps, il serait risquer de prendre cette décision. C'est comme une vieille voiture d'occasion qui a fait son temps et qu'on voudrait malgré tout pousser encore un peu plus loin. Sauf qu'ici, on parle de la sécurité de la population belge...

     

    1372498896.jpg

     

    Enfin, je voudrais bien voir qui va prendre en charge le démantèlement d'une centrale nucléaire belge. Connaître le budget et le planning. Une centaine d'ingénieurs se sont déjà affairés à mettre à l'arrêt ce réacteur et à la déconnecter du réseau électrique. Et ce n'est qu'un début : le démantèlement va durer des années !

     

    media_xll_7431640.jpg

     

    Le coût du démantèlement des centrales était compris dans le coût de l'électricité exorbitant que nous avons payé des années durant à Electrabel, racheté par GDF Suez. Qui va payer, je me le demande...

    Dire que le nucléaire est une énergie sûre et peu chère est faux ! C'est dangereux et très cher si on prend en compte tous les paramètres. Il est grand temps d'en sortir et de se tourner vers les énergies renouvelables et vertes. Pour notre santé à tous.

  • Bill Gates et Monsanto...

    "Les contributions du couple Bill et Melinda Gates et du milliardaire Warren Buffet font de la Fondation Gates la plus grosse fondation privée du monde. Elle est dotée de 40 milliards de dollars. Sur ces fonds, elle a consacré 3 milliards au développement agricole en Afrique depuis 2003. Dans un rapport publié en novembre 2014, l’ONG Grain s’est penchée plus en détail sur les subventions accordées par l’organisation philanthropique. Bilan: la fondation donne surtout au Nord. 5% seulement des dépenses vont directement au continent africain. La moitié des subventions vont à des organisations internationales. Et la plus grande partie des  budgets de recherche finance des laboratoires américains.

    La Fondation Gates a réagi en dénonçant un rapport "délibérément trompeur", soulignant  qu’il n’est pas besoin de financer des organisations africaines pour apporter de l’aide aux agriculteurs africains. Depuis qu’elle s’est lancée dans le développement agricole en 2006, la Fondation a annoncé la couleur: permettre la mise au point de 400 variétés améliorées pour sortir de la famine 30millions de personnes en Afrique. La recherche génétique est au centre de son projet.

    La fondation américaine s’est déjà attiré beaucoup de critiques lorsqu’elle a resserré ses liens avec Monsanto, le géant américain de la biochimie. Depuis 2010, elle a acquis des parts dans la multinationale. Et le directeur de l’équipe Recherche et développement agricole qui gère les subventions pour les semences améliorées de la Fondation Gates n’est autre qu’un ancien responsable de Monsanto.

    Mais le rapport de Grain va plus loin: il reproche à la Fondation Gates d’ouvrir des marchés en Afrique aux multinationales du Nord. Et particulièrement en créant, en 2006, avec la Fondation Rockefeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra). La Fondation Gates a versé 414 millions de dollars à Agra.

    "Cest une véritable filière de semences hybrides et d’intrants [herbicides, engrais de synthèse...] qu’Agra structure en finançant aussi bien la recherche que la création d’entreprises", explique Nora Binet, spécialiste du sujet au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). 

    La Fondation Gates est également devenue l’un des principaux financeurs du CGIAR, l’organisation internationale qui coordonne 15 centres de développement agricole, avec 720 millions de dollars injectés depuis 2003. En jeu, l’utilisation des réseaux locaux des centres du CGIAR pour diffuser des semences améliorées et les produits chimiques qui vont avec.

    7c2832751c.jpg

    La Fondation Bill-et-Melinda Gates finance également de nombreux partenariats public-privés (PPP) avec des multinationales (DuPont, Cargill, Unilever, Nestlé, Coca cola, Olam…) dans des projets visant à transformer l’agriculture africaine, explique Nora Binet.

    La chercheuse constate ainsi une réorganisation du développement agricole qui donne "aux multinationales le rôle principal dans le cadre de PPP, facilités par les fondations fournissant un appui institutionnel et financier".

    De nombreuses ONG américaines et africaines et des organisations de producteurs dénoncent ces conflits d’intérêts. Une vingtaine d’entre elles l’ont encore rappelé le 12 octobre 2014, lors d’une rencontre internationale à Seattle. Dans une résolution, elles s’inquiètent des conséquences de cette stratégie pour l’Afrique, en particulier la perte de biodiversité liée à la monoculture de semences améliorées et à l’utilisation de produits chimiques.

    Selon la FAO (Food and agriculture organization), la perte de biodiversité est responsable de la malnutrition dans le monde. Or, selon Grain, pas un centime de la Fondation n’est allé à des programmes de développement conduits par des agriculteurs africains, même si ces derniers fournissent toujours 90% des semences du continent." Source : Article de Magali Reinert sur Novethic.

    Il est fort regrettable que le sympathique Bill Gates se soit à ce point lié avec Monsanto et d'autres multinationales du même acabit, qui, toutes, polluent les sols de la planète, empoisonnent les agriculteurs et les consommateurs, tout en éradiquant la biodiversité qui existe depuis des millénaires sur des territoires entiers...

    Il eût été mille fois plus malin et gratifiant d'instruire les agriculteurs africains à la permaculture et de favoriser la consommation locale, bio et de saison, en total respect avec l'environnement.

    J'avais écrit un mail à Bill Gates, il y a quelques années, pour lui demander, avec tout son argent, de racheter Monsanto et de transformer cette néfaste multinationale chimique en une multinationale Bio irréprochable. Je n'ai jamais eu de réponse et je pense savoir pourquoi...

  • 515.000 soutiens à Emmanuel Giboulot...

    Tout le monde sait maintenant qu'en France on peut risquer d'être condamné pour refuser de polluer, que les logiques hyper-productivistes priment encore dans les instances officielles alors même que la recherche a montré les méfaits des engrais chimiques et des pesticides dévastateurs. 

    Pour autant la victoire n'est pas encore acquise : la Procureure a demandé qu'Emmanuel Giboulot soit condamné, pour l'exemple, comme un vrai délinquant. Il risque de la prison ferme et 30.000 euros d'amendes pour avoir refusé d'asperger ses vignes d'un pesticide ultra toxique. 

    Un tel verdict serait catastrophique. Cela signifierait la peur pour tous les agriculteurs bio et non-bio qui cherchent à travailler leur terre dans le respect de la nature et des hommes. Les juges et les autorités doivent savoir que l'immense vague de mobilisation qui s'est levée ne s'arrêtera pas tant qu'Emmanuel Giboulot ne sera pas relaxé. 

    Une page d'histoire commence à s'écrire. De même que l'agriculture a connu une révolution avec la mécanisation et les engrais chimiques, il ne tient qu'à nous qu'elle soit à l'aube d'une nouvelle révolution, vraiment durable celle-là : celle de l'agriculture bio et raisonnée qui nous redonnera le goût d'une alimentation saine et préservera la diversité de notre terroir pour nos enfants et ceux qui viendront après eux. 

    Et ce changement commence très concrètement aujourd'hui : en empêchant qu'un homme puisse être condamné pour avoir porté cette vision généreuse et d'avenir. 

    Continuez à le soutenir jusqu'au 7 avril, jour du verdict sur http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php/704

     

    video_viticulteur_bio.jpg

     

  • Cancers du sein, infertilité, puberté précoce, ces maladies qui progressent...

    Brigitte Simonot est gynécologue à Somain (Pas-de-Calais) depuis 1982. "Depuis cette date, j’ai franchement le sentiment que les gens sont de moins en moins en bonne santé. Le bruit de fond se dégrade." Face à la déferlante des maladies chroniques qu’elle voit s’amplifier  depuis son installation, Brigitte Simonot reconnaît un certain désarroi : "On a parfois du mal", dit–elle. On éprouve un sentiment de solitude et d’abandon. Et comme beaucoup de médecins, on passe de la résignation à la colère et à la révolte".

    Sur les cancers du sein, elle est catégorique : "Oui, la progression est évidente. Je discutais voilà quelques jours avec le radiologue voisin qui se disait même épouvanté par le nombre de cancers du sein qu’il détecte chaque jour. En 1982, je n’en voyais que rarement et il s’agissait de femmes ménopausées. Il est vrai que le dépistage ne visait pas alors les femmes de moins de 50 ans mais aujourd’hui, un cancer du sein  déclaré concerne des femmes de moins de 50 ans. Parfois de 30 ou 35 ans."

    L’autre inquiétude, dit Brigitte Simonot, c’est l’infertilité : "Je suis frappé, lorsque nous faisons un spermogramme de dénombrer 20 millions seulement de spermatozoïdes par millilitre quand il y en avait 60 millions dans les années 80…". Sur le diabète ou l’obésité, qui vont souvent de pair, Brigitte Simonot est presque sans voix : "L’obésité prend un tour catastrophique. Elle se banalise comme l’alimentation de type américain. Difficile de savoir quel facteur prédomine de la nourriture, des comportements à risque ou d’autres expositions".

    La réaction des patients ? "Vous savez ici, c’est une ancienne région industrielle et on vit avec la pollution et les risques induits  depuis des générations". Reste que le sentiment d’injustice est réel. "Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais du sport, c’est trop injuste !", répondait une patiente à qui le Dr Simonot venait d’annoncer un cancer du sein.

    Le Dr Dominique Le Houézec est pédiatre à Caen et lui aussi possède un recul clinique de 30 ans. Lui aussi est catégorique : "On voit des pathologies et des anomalies qu’on ne voyait pas ou de manière extrêmement moins fréquente." A commencer par les pubertés précoces chez les petites filles : "Il n’est pas rarissime d’observer des poussées mammaires entre 18 mois et 2 ans", confie le Dr Le Houézec. "Ou l’apparition des règles très tôt. J’ai eu récemment un cas à 9 ans et demi". 

    Il poursuit : "Chez les garçons, j’observe depuis une vingtaine d’années un doublement des anomalies génitales. Que ce soit l’ectopie testiculaire, non descente des  testicules, ou encore l’hypospadias, une malformation de la verge qui se manifeste par l'ouverture de l'urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité." Source : Guillaume Malaurie- Le Nouvel Observateur

    Malbouffe, obésité, diabète sont, pour moi, liés. Ajoutez à cela un environnement de plus en plus pollué et toutes les conditions sont réunies pour que notre corps, saturé d'éléments toxiques, ne puisse plus se défendre. Tentons d'y échapper dans la mesure du possible en appliquant les principes suivants :

    - Manger Bio, local, de saison en évitant les plats préparés de l'industrie agro-alimentaire. Cuisiner soi-même. Et diminuer les portions, en prenant le temps de mastiquer et en mangeant plus lentement.

    - Purifiez l'eau que vous buvez, optez pour des boissons bio si c'est possible.

    - Evitez les médicaments : si votre alimentation est saine vous n'en aurez pas besoin. Attention aux vaccins dont l'adjuvant est du sel d'aluminium.

    - Eliminer tout ce qui est plastique et aluminium dans la cuisine. Et éviter les boîtes de conserves, les canettes de soft, les aliments ou liquides emballés dans du plastique, ou en carton plastifié. Idem pour les Tupperwaere et les dosettes de café en aluminium plastifié. 

    - Eviter l'utilisation de produits d'entretien industriels (revenir aux produits naturels tout aussi efficaces comme le vinaigre, le bicarbonate de soude, la terre de bruyère, les noix de lavage, etc...

    - Eviter l'utilisation de pesticides, d'insecticides et de fongicides dans votre jardin. Revenir aux produits naturels d'antan.

    - Eviter de devoir respirer un air trop pollué le long des boulevards ou grandes avenues (il suffit de les éviter en prenant les petites rues) et fermer l'aération de la voiture quand vous êtes dans un tunnel, ou quand vous suivez un véhicule diesel.

    - Aérer votre lieu de vie, prendre l'air, faire du sport (ou de la marche). Et évitez les ondes de votre portable ou GSM, le réseau wi-fi : vivons câblés !

    Ce sont là, à mes yeux, toutes les mesures que nous pouvons, chacun de notre côté, appliquer pour rester en bonne santé le plus longtemps possible, malgré un environnement global qui se dégrade chaque jour à cause des industries, des incinérateurs de déchets (au lieu de trier et récupérer), des cultures et élevages intensifs, du lobby nucléaire et des multinationales.

  • NATURE : LES NOUVEAUX SUPERMARCHÉS...

    Le monde de la distribution est-il en train de changer : voici quelques nouveaux supermarchés peu ordinaires. Des magasins collaboratifs ou de produits locaux...

    Tout cela n'est pas vraiment nouveau : des coopératives alimentaires se développent en fait depuis 40 ans, à New York et Londres. La coopérative Park Slope Food Coop (PSFC) est devenue le supermarché le plus qualitatif et le plus économique de Brooklyn, grâce à un système bien particulier : chaque membre de la coopérative y travaille 2 heures et 45 minutes toutes les quatre semaines, et reçoit en échange, la possibilité de s’approvisionner à la boutique qui pratique des tarifs avantageux. Les aliments et articles ménagers respectueux de l’environnement qui y sont vendus ont un prix intéressant : comme 75% du travail autour de la coopérative est réalisé par ses membres, les prix ne sont majorés que de 21% , contre  26-100% dans un supermarché conventionnel...

    Ce type de supermarché collaboratif fait des émules : à Londres, The People’s Supermarket propose aux consommateurs de bénéficier d’une réduction de 10% sur l’ensemble du magasin, à condition d’y travailler 4h par mois. Alors qu'un projet similaire est en train de se lancer à Paris, chez nous, c'est en région liégeoise, qu'un autre modèle de supermarché, détenu par ses propres clients, vient de naître.250_160_87e04081a0ed4e8e2e1e8d7012b3953d-1368698059.jpg

    La Coopérative ardente propose uniquement des produits alternatifs, respectueux de l’homme et de l’environnement et ses clients-coopérateurs peuvent commander par internet et se faire livrer à domicile ou dans un des point-relais situés dans tous les quartiers de Liège. Il n'y a pas à dire, la consommation alternative a le vent en poupe. Frank Mestdagh ouvre en ce mois de mai une grande surface entièrement dédiée aux produits locaux. Ces paris peuvent sembler audacieux, voire utopiques. Mais un signe ne trompe pas : de grandes enseignes ouvrent elles aussi des rayons spécifiques aux produits locaux. La durabilité est devenue un argument de marketing. Alors, en tant que consommateurs, ouvrons l'oeil, plus que jamais, au moment de faire les courses. Source : Madame nature sur Classic21

  • CENTRALES NUCLÉAIRES, DÉMANTÈLEMENT IMPOSSIBLE ?

    De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt.

    Voici quarante ans, leurs concepteurs n’avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.

    Un état des lieux alarmant sur les dangers de la déconstruction des sites nucléaires, c'est demain soir sur ARTE, à 20H50. Un documentaire de 68 minutes réalisé par Bernard Nicolas.

    046961-000_akwrueckbau_07.jpg

  • Parler dans le vide face à des moutons...

    vib_bembem-100-100.jpg

    J'ai parfois l'impression de parler dans le vide, de crier haut et fort ce qui me paraît fou ou insensé et de ne pas avoir de réaction en retour. Comme si tout cela ne concernait personne ou comme si tout le monde était amorphe, passif, soumis à son sort, et dans l'impossibilité de réagir. Ou pas envie.

    Un peuple de moutons, d'assistés, suivant ce qu'on leur dit de faire sans se poser de questions, sans se projeter dans l'avenir, sans vouloir changer les choses. Ils subissent les événements et ils subissent leur vie, se laissent porter par les flots sans prendre la  barre.

    Ils prennent pour comptant ce que les multinationales de notre société de CON-sommation leur proposent, avec une confiance aveugle, sans ne jamais rien remettre en cause, sans se révolter et sans réfléchir. Des moutons... qui oublient que ce sont eux, les CON-sommateurs, qui, par leurs achats et leur façon de consommer bâtissent le monde de demain.

    Si tout le monde consommait du Bio local et de saison et refusait les OGM, pensez-vous qu'on continuerait les cultures et les élevages intensifs ? Ou que Monsanto poursuivrait ses recherches ? Jamais. Et ce pouvoir, vous l'avez. Et il est énorme. Alors, dorénavant, pour chaque acte que vous posez, réfléchissez aux conséquences futures et à comment le faire autrement pour que ce soit mieux pour votre santé ou pour l'environnement.

    Ce sont vos choix de vie qui feront bouger les choses dans le bon sens. Encore faut-il le vouloir, s'engager, prendre sur soi, réagir, oser décider, montrer son désaccord, résister, s'exprimer. La vie quoi...

    Cela me fait penser aux derniers concerts auxquels j'ai assisté. Le concert se termine. Peu de gens réagissent pour le rappel. Et dès que celui-ci est fini, les lumières s'allument et les gens s'en vont. Il n'y a pas si longtemps de cela, toute la salle criait tellement, chantait, frappait des mains et des pieds, que le groupe ré-apparaissait pour un second et même un troisième rappel. Pour le plus grand bonheur de tous. Car on le voulait. Et aucun groupe ne peut quitter une salle de concert en laissant les spectateurs dans cet état de frénésie. Et cela, c'est vous qui le décidez: quand on veut vraiment quelque chose, on l'a. Alors, réveillez-vous et bougez-vous ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Bars, Daurades Royales et Saumons d'élevage Bio disponibles en magasin...

    Bars et Daurades Royales Bio des Iles de Lérins, Saumon Bio élevé en Mer d'Irlande : enfin du poisson d'élevage Bio certifié ABpack-daurade-royale.jpg, surgelé,  disponible à Bruxelles dans mon magasin Bio (Sequoia) ! 

    Cela faisait tellement longtemps que j'attendais ce moment. Car les seuls poissons Bio, disponibles en grande surface, ne comportent que le logo européen, beaucoup plus laxiste que celui d'AB. Dans ce cas-ci, on est certain que ce poisson n'est pas traité, ni nourri d'OGM, ni élevé intensivement : on laisse la nature faire, et dans des conditions optimales.

    On est également certain que ces poissons vous apporteront tous les bienfaits nutritionnels habituels, sans les métaux lourds, traces d'antibiotiques ou de pesticides habituellement présents dans les poissons d'élevages intensifs.

    Et tout cela doit se retrouver dans l'assiette, au niveau du goût, de la fermeté de la chair et de sa blancheur. Je vous dirai quoi fort bientôt, bien que je sois déjà persuadé de la qualité de ces filets.

    Et j'aime bien l'emballage aussi : 

    Eco-emballages et déchets

     

    Food4Good - Imprim VertFood4Good - FSC

     

    Nos emballages sont en carton éco-certifié FSC (forêts gérées durablement, voir le site), et imprimés à base d'encres végétales par un imprimeur certifié ‘Imprim’Vert’ (site Imprim'Vert).

     

    Food4Good - Recyclable

    Les produits étant protégés par le sachet sous-vide, qui vous garantit une conservation pendant 24 mois dans les meilleures conditions, nous avons pu éviter le traditionnel plastique à l'emplacement de la fenêtre. Notre emballage est donc facilement recyclable et limite les déchets. Et bien sûr, sans bisphénol A ni phtalates! Pensez à le mettre dans la poubelle jaune !

  • Et si on arrêtait de se ruiner en produits d'entretien... ?

    DREFT, DASH, ARIEL et consorts pour la machine à laver le linge, c'est fini pour moi depuis des années : j'utilise la boule magique qui se recharge au soleil, et cela fonctionne très bien. Les noix de lavage fonctionnent bien aussi, mais si tout le monde passe aux noix, il n'y en aura plus. Donc vive la boule magique ! Et je ne vous parle pas des économies...

    Les noix de lavage produisent de la Sapoline au contact de l'eau. La Sapoline est un savon hyper-puissant. J'ai un stick de Sapoline et c'est magnifique : il enlève toutes les tâches ! Vraiment toutes. Même celles où vous êtes déjà passé quatre fois avec un produit industriel et chimique comme CILLIT BANG, sans succès. Magique, le stick de Sapoline. Et en plus, c'est Bio.

    Pour le reste, une bouteille de vinaigre ménager à 14° (2 euro) et une boîte de bicarbonate de sodium (ou de soude, c'est idem) à 4,5 euros, et le tour est joué. Plus besoin de produits pour les vitres, pour les carrelages, pour les sdb, pour la vitro-céramique, pour les tapis, pour les wc, pour adoucir le linge, pour raviver les couleurs, pour détartrer l'électro-ménager, pour neutraliser les odeurs, pour nettoyer le mobilier de jardin, et j'en passe ! 

    Une bouteille et un pot, à la place de la dizaine de produits chimiques et industriels différents que vous utilisez et qui polluent votre air intérieur. Et à nouveau, je ne vous dis pas la différence de prix... Et en plus, c'est Bio.

    Donc n'attendez plus : arrêtez de croire ces publicités mensongères qui passent en boucle à la télé, payées par les multinationales, et revenez vers la nature et les produits naturels d'antan. C'est beaucoup moins cher, c'est sain pour vous et pour l'environnement, et cela marche aussi bien, si pas mieux ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Tout nouveau : le gel Round-Up de Monsanto...

    Tout le monde sait que le round-up est un désherbant toxique pour l'homme, pour les animaux et pour le sol. Tout le monde connaît la multinationale Monsanto qui aurait aimé nourrir la terre entière avec ses plantes OGM non fertiles (obligé d'acheter des semences chaque année), et abondamment traitées au Round-Up, entre autre.

    Ne voilà-t-il pas que Monsanto tente aujourd'hui de convaincre les petits jardiniers que nous sommes d'utiliser les mêmes produits terrifiants. Et s'adapte au marché des particuliers avec ce gel de la mort - un désherbant total - pour combattre les quelques mauvaises herbes de nos jardins et potagers...

    Plutôt que d'appliquer ce gel nocif pour l'environnement sur la feuille de ce pauvre pissenlit, vous aurez plus vite fait de l'arracher tout simplement, avec sa racine. C'est moins cher, plus rapide et sans polluer votre lopin de terre.

    C'est inouï de voir ces multinationales sans scrupules inonder les écrans abrutissants des chaînes TV de publicités pour de tels produits aussi dangereux et néfastes, sans avertir le CON-sommateur des risques qu'il prend. Boycottez Monsanto et le Round-Up : votre jardin n'a vraiment pas besoin d'un tel arsenal chimique. Et votre corps non plus.370.png

  • Une contamination chronique et diffuse dont nous ignorons encore tout...

    60729181.jpg

    En déversant un colorant biologique moins dense que l'eau au large de fukushima, des chercheurs ont pu modéliser son trajet dans la pacifique. Il apparaît que la diffusion de la radioactivité est rapide, ample et généralisée. Après quelques mois, toute la moitié nord de l'océan est contaminée par des doses plus ou moins élevées de matières radioactives. La moitié de l'humanité va subir une contamination chronique et diffuse, type d'empoisonnement dont nous ignorons encore tout.

    Les côtes les plus contaminées par les courants radioactifs selon IOPsciences seront : la côte ouest du pacifique, la côte de l'Amérique du nord, Hawaï, la Californie du sud, et les îles aléoutiennes. Les américains de la côte Ouest pourraient être dix fois plus exposés au césium 137 que les japonais. Pourtant l'administration Obama n'a rien fait pour informer ou protéger ses compatriotes de la côte ouest (Source : wikistrike.com).

    La contamination radioactive étant invisible, sans odeurs et silencieuse, il est très difficile de la détecter, à moins d'être équipé de compteurs Geiger qui vous indiquent le taux de contamination de l'air que vous respirez, de l'eau dans laquelle vous vous baignez ou du poisson que vous allez déguster.

    Cet aspect de pollution non détectable ou mesurable par la plupart d'entre-nous permet à l'industrie nucléaire et aux pouvoirs politiques de minimiser, ou carrément nier, toute fuite de matières radioactives. Et de continuer à proclamer à qui veut encore l'entendre que le nucléaire, c'est propre et sans danger. Cette carte nous prouve le contraire, et devrait nous inciter à passer aux énergies renouvelables une fois pour toutes.

  • Le lourd passif de l'industrie nucléaire... dont personne ne parle, sauf ARTE.

    Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4 500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution. Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée.

    Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ? Thomas Reutter et Manfred Ladwig partent à la recherche de ces déchets engloutis, guidés par un ancien militant écologiste qui, à l’époque, a tenté de barrer la route en Zodiac aux bateaux chargés de fûts. Ils rencontrent des responsables politiques, des membres de Greenpeace et des scientifiques, à qui ils soumettent les échantillons prélevés.

    Ils mettent ainsi au jour un phénomène nié ou dissimulé, dont les conséquences nous échappent largement. Une problématique d’autant plus actuelle qu’alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides. Près des côtes d'Europe reposent ainsi plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs oubliés.

    C'EST CE SOIR, SUR ARTE : "Océans poubelles", un documentaire édifiant de Thomas Reutter et Manfred Ladwig (Allemagne 2013).

    Si vous le ratez, essayez quand même de le revoir : on reste scotché devant l'écran tellement tout ce qu'on y découvre est affolant. C'est à pleurer ! Comment ont-ils pu faire de telles choses, pourquoi tout cela est tenu secret, pourquoi les habitants des côtes ne sont pas prévenus des taux de radioactivité présents sur les plages et dans les poissons, et comment ils osent cacher au public les statistiques de leucémies infantiles, 10 fois plus élevées qu'ailleurs, sans parler des nombreux autres cancers qui frappent la population vivant à proximité de ces décharges sauvages de déchets nucléaires...

    Un fois de plus, merci au cartel nucléaire et aux milieux politiques et militaires qui les couvrent : une bande de fous, de menteurs et d'irresponsables !

  • Plantez des semences libres...

    En France, les semenciers libres subissent des atteintes à la liberté par les visites réitérées des agents de la Répression des Fraudes, qui, sans doute sans le savoir, sont les complices des « saigneurs de la Terre », dénoncés en 1997 par Camille Guillou. Ainsi, depuis le début de l’année 2004, l’association Kokopelli, qui œuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne portant sur la conservation de la biodiversité in situ, est harcelée par les agents de la Répression parce qu’une grande partie des semences de plantes potagères qu’elle distribue sont des semences de variétés anciennes, non-inscrites dans le catalogue officiel.

    Il est scandaleux de constater la pression exercée sur les petits semenciers biologiques qui préservent la biodiversité de notre planète et les plantes qui sont un bien commun, alors que les pollueurs et pilleurs de tout genre continuent à détruire impunément notre environnement, grâce à la complicité des États qui leur distribuent nos deniers sous forme de très fortes subventions, tout en prônant officiellement la « biodiversité ». Dominique Guillet, Président de l’Association Kokopelli, pose la bonne question : « Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers, mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années ? »

    Il est certain qu’il connaît la réponse à cette question. Il rêve d’une planète « avec des semences libres cultivées dans le respect de l’environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs, source de vie et de diversité. » Il conseille à ceux qui possèdent un jardin et aux petits cultivateurs indépendants de semer impérativement de plus en plus de semences interdites, de les donner, les échanger, et produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer autour d’eux et aux pays les plus pauvres, sinon, dans quelques années, il n’y aura plus de semences libres, mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. « Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d’années, le jardinage familial sera interdit pour cause d’homogénéisation : il sera devenu une activité à hauts risques bactérien et sociologique. » Espérons qu’ils seront nombreux à l’écouter et que la distribution des variétés interdites évitera leur disparition.

    Cela fait plus de dix ans que l’Association Kokopelli est victime de la mafia semencière et des tracasseries émanant des « tutelles » du Ministère de l’Agriculture. Elle fait peur aux pouvoirs en place non parce qu’elle vend des graines de tomates ou autres légumes, mais parce qu’elle prône l’autonomie, le jardinage familial, la véritable agro écologie, la production autonome de semences, la résistance des paysans du Tiers-Monde. Elle s’oppose à l’agriculture chimique, mortifère et cancérigène et le contrôle des peuples par les multinationales de l’agrochimie et de la semence avec la complicité des dirigeants des nations qui ne sont que des pantins dans les mains de ces prédateurs. Extrait d'un article de Sylvie Simon sur Fotosintesia.com

  • Le plastique a intégré notre chaîne alimentaire, 60 ans après son invention...

    Fameux reportage sur la Une ce soir : du ramassage des 100 kg de déchets plastiques par kilomètre de plage le long de la cote belge, à la découverte de la cause de la mort des cachalots échoués sur nos plages (l'estomac bouché par des déchets plastiques empêchant l'animal de se nourrir).

    Il y a aussi ces micro-particules de plastiques, présentes dans toute la mer du Nord (et dans toutes les autres mers du monde) auxquelles se collent d'autres molécules chimiques provenant d'autres polluants jetés dans les océans comme les PCB, ce qui rend ces micro-particules vraiment toxiques pour tous les poissons qui s'en nourrissent.

    Et, gâteau sur la cerise, il y a enfin ces micro-particules de plastiques découvertes, non dans l'estomac des moules et autres crevettes, mais dans leur chair. On peut donc affirmer que le plastique (produit à partir de pétrole ou d'essence auquel on ajoute d'autres produits chimiques  toxiques), seulement 60 ans après son invention, a intégré la chaîne alimentaire mondiale.

    Voilà qui va nous forcer à regarder moules, crevettes, poissons et autres crustacés d'un autre oeil, et qui sait, à nous guider vers l'abandon pur et simple de l'usage de tout objet en plastique ? Ce serait quand même bien pour l'environnement planétaire, et pour notre santé et celles de nos descendants !

    Terriens, il est temps d'agir...

  • On est partis pour 15 belles journées...

    Allez, courage ! Plus que quelques heures de froid, de pluie et de vent avant l'inespéré retour d'une météo enfin clémente et de chaleur avec un petit vent du sud bien sympathique.. On va passer des grosses vestes et des pneus neige aux terrasses ensoleillées et aux mini-jupes ! Le choc !

    Et mis à part un petit épisode pluvieux en début de semaine prochaine, nous devrions conserver ce temps fort agréable pendant au moins les 2 prochaines semaines (si j'en crois mon blog météo fétiche). Que du bonheur.

    Cela va enfin permettre au printemps de s'installer et donc à tous de s'occuper enfin de son jardin ou de sa terrasse, des plantations et des plantes en pots. Il y aura donc foule dans tous les magasins de jardinage et la cohue devant les sacs de terreau : des endroits à éviter pendant quelques jours...

    Et quand vous y serez, optez pour du terreau Bio et des pesticides et insecticides Bio et naturels. Evitez les produits chimiques de Monsanto (comme le Round-Up), de BASF ou encore de Syngenta et Bayer, les 2 firmes qui ont osé menacer la Directrice de l'EFSA (European Food Safety Authority) de représailles pour un Communiqué de Presse dénonçant 3 pesticides coupables de la disparition des abeilles. Et, surtout, achetez des semences et des plantes biologiques ou des variétés anciennes oubliées et fuyez les plantes hybrides F1 de l'industrie semencière (encore Monsanto et Syngenta, Baumaux, Novartis, Cargill, Dow AgroSciences et autres consorts), qui tente de faire breveter et de s'accaparer toutes les espèces de fruits et de légumes de la planète !

    Le moins cher est encore d'échanger des graines et semences avec vos voisins ou de les récolter lors de vos voyages et de les conserver jusqu'à la plantation, ou encore d'en acheter sur Kokopelli. Là, vous serez sûr de la qualité ! Et de traiter les éventuelles maladies naturellement. C'est moins nocif pour votre santé, et cela ne pollue pas l'environnement. Bon jardinage !

  • Trois quarts des cancers sont évitables...

    Pour Dominique Belpomme, professeur en cancérologie à l’université de Paris, trois quarts des cancers sont évitables puisqu’ils sont dus à la dégradation physique, chimique et biologique de notre environnement, « à condition que nous ayons une politique environnementale à la hauteur des enjeux de santé publique. Autrement dit, que nous réduisions à leur source les polluants chimiques que nous dispensons dans l’environnement ».

    Il indique au micro de Bertrand Henne que la communauté scientifique est d’accord pour constater le « lien causal entre l’utilisation à outrance des pesticides telle que nous le faisons aujourd’hui en Europe et l’apparition des fléaux de santé publique tels que cancer, diabète, obésité, leucémie chez l’enfant ou autisme chez l’enfant. La seule réponse possible à ce problème majeur de santé publique est de réduire l’utilisation des produits chimiques mis sur le marché, et notamment les pesticides utilisés dans l’agriculture ».

    Le professeur Belpomme insiste pour dire que « ce n’est pas la dose qui fait le poison, mais la répétition des doses » même infimes. Et qu’il y a des « effets cocktails : plusieurs substances peuvent s’associer pour créer des effets qui n’existent pas lorsqu’on étudie ces substances isolément.  Mais aujourd’hui, on n’est pas suivi au niveau politique » regrette-t-il : le règlement européen de 2009 concernant l’utilisation des pesticides est « scandaleux » selon de nombreux scientifiques puisqu’il dit qu’il faut une utilisation durable des pesticides.

    Si le cancérologue affirme qu’il « y a aujourd’hui des alternatives à l’utilisation massive de pesticides », il admet que « la transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement ne pourra se faire que progressivement. Nous sommes dans un cercle vicieux dans lequel, pour des raisons purement économiques, nous utilisons des pesticides à outrance. Il y a 50 ans on n’utilisait pas de pesticides, on avait une agriculture moins rentable mais plus respectueuse de la santé ».

    « Le véritable moyen pour arriver à guérir l’ensemble des cancers c’est d’ajouter à la prévention secondaire, c’est-à-dire le dépistage, la prévention primaire qui consiste à réduire à leur source les polluants environnementaux, dont font partie les pesticides » poursuit le professeur Belpomme.

    « Si nous continuons à polluer l’environnement comme nous le faisons, l’espèce humaine se met en danger. Réchauffement climatique, problèmes de santé, destruction de la nature : nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Par la dégradation de la planète, nous risquons tout simplement de faire en sorte que l’humanité disparaisse ». Source : RTBF / Le Journal du Siècle

  • En 2015, l’Uruguay produira 90 % de son électricité grâce au renouvelable...

    La politique énergétique uruguayenne fait la part belle aux énergies vertes pour en finir à très court terme avec les énergies fossiles. Le vent devrait fournir près d’un tiers de l’électricité grâce à la construction d’une vingtaine de nouveaux parcs éoliens, tandis que la biomasse et l’hydroélectrique viendront compléter la production.

    Un vent de continuité souffle sur la politique énergétique du pays et José « Pepe » Mujica, l’actuel président, semble tout aussi déterminé que son prédécesseur Tabaré Vásquez à privilégier les énergies propres, et plus particulièrement l’énergie éolienne.

    Dès 2015, l’Uruguay pourrait devenir l’un des leaders mondiaux dans le domaine des énergies renouvelables, avec une production dominée à 45% par l’hydroélectrique, 30 % par l’éolien et 15 % par la biomasse.

    Pour y parvenir, l’entreprise nationale d’électricité UTE multiplie les accords avec les investisseurs privés pour augmenter au plus vite la capacité éolienne installée, encore marginale. Une vingtaine de centrales utilisant l’énergie du vent devraient bientôt voir le jour dans divers départements à travers le pays.

    L’Uruguay peut également compter sur des investissements internationaux grâce à un contrat passé entre UTE et son équivalent brésilien, l’entreprise Eletrobras, qui s’est engagée à installer environ 350 mégawatts d’énergie éolienne avant la fin 2015.

    Ces initiatives devraient permettre à un secteur qui n’en est qu’à ses balbutiements de passer de 50 MW installés à plus de 1000 MW en seulement deux ans.

    Géant mondial de la pâte à papier, l’Uruguay dispose également d’un fort potentiel dans le domaine de la biomasse. Certaines usines produisent déjà leur électricité de manière autonome grâce à la cellulose et pourraient injecter leurs excédents dans le réseau national.

    Un contrat passé entre UTE et l’entreprise Montes del Plata permettra la commercialisation de près de 80 MW dès 2013, lors de la mise en service d’une nouvelle centrale à biomasse.

    Le pari de l’Uruguay en faveur des énergies renouvelables est d’autant plus remarquable que la demande d’électricité devrait exploser au cours des deux prochaines années. Les nombreux investissements productifs dont bénéficie le pays feront passer la consommation d’électricité de 10 000 gigawattheures annuels à plus de 13 000 en 2015. Article publié sur www.greenetvert.fr

    Pas besoin de nucléaire ! Les solutions alternatives existent, saines, en énergie renouvelable et non polluante. Il suffit de le vouloir, de le décider, et de se dégager de la mainmise du lobby nucléaire sur le milieu politique étatique et européen. Et de s'opposer aux  faux discours (au niveau risques, dangers et coûts) des multinationales nucléaires (Areva, Tepco et consorts) et des organisations chargées les contrôler, et qui ne le font pas.  Terriens, il est temps d'agir....

  • Poissons d'élevage, un véritable poison...

    J'ai acheté, pour le repas de nouvel an, un coeur de saumon fumé norvégien chez Rob, pour les Zakouskis. Ce fût une catastrophe : un morceau suintant de graisses de mauvaise qualité et au goût exécrable. Immangeable!

    Les articles évoquant la piètre qualité des poissons d'élevage sont légions sur le net. Prenez 10 minutes de votre temps et regardez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=oHXH3VEKhig

    Vous ne mangerez plus ni saumon, ni cabillaud d'élevage ! Il faut dire qu'avec ses 600.000 tonnes de poissons d'élevage exportées par an, la Norvège, par exemple, se doit de privilégier le chiffre d'affaires, plutôt que la qualité.   On apprend qu'après avoir testé tous les antibiotiques disponibles depuis 10 ans pour éradiquer les maladies dont ces poissons sont victimes, ils déversent maintenant des pesticides dans les bassins (qui se répandent ensuite en mer et tuent tous les poissons sauvages), pour lutter contre les poux du poissons.

    Le lobby du poisson d'élevage est tellement puissant qu'il a infiltré et dirige tous les organisme de contrôle sensés le surveiller. Il a également infiltré les milieux politiques afin de faire accepter ses méthodes chimiques par l'Europe (où, pourtant, ce pesticide jugé dangereux pour l'homme, n'est autorisé que pour certaines cultures et à dose très réduites et éloignées des milieux aquatiques). Pas étonnant de comprendre pourquoi ces éleveurs de poissons n'en mangent JAMAIS.

    Pour rappel, le saumon était un met de luxe il y a quelques décennies. Aujourd'hui, c'est un produit de masse, produit à bas coût, et qui ne contient plus du tout les bons omégas 3, ni les bonnes graisses (sans parler du vrai goût du saumon qui a tout à fait disparu). Aujourd'hui, manger du poisson d'élevage, c'est s'empoisonner aux PCB, au Diflubenzuron,  aux antibiotiques et autres substances toxiques et cancérigènes, sans parler des graisses saturées (issues de l'alimentation industrielle de mauvaise qualité dont ils sont nourris). Tout cela génère un risque de cancer qui dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé.

    Quant aux poissons sauvages, ils sont tout aussi pollués par les PCB déversés dans l'océan ou par les produits toxiques échappés des filets des cages d'élevages. L'avenir sans poissons ? C'est bien triste... A se demander, une fois de plus, que font les responsables européens de la sécurité alimentaire, à part l'autruche, soudoyée par les lobbies agro-alimentaires ?

    Photo issue du site des Green Warriors, une association norvégienne dénonçant notamment les pratiques utilisées pour le poisson d'élevage.

     

  • Tout savoir sur la nocivité éventuelle d'un produit...

    Dans les supermarchés, la scène n'a pas pu vous échapper. Des mères de famille, décidées à préserver à tout prix la santé de leur progéniture, tournent et retournent les emballages. Ceci pour déchiffrer une liste interminable d'ingrédients potentiellement toxiques inscrits en lettres minuscules sur les boîtes de conserve, les yaourts aux fruits rouges ou les shampooings jaune phosphorescent.

    Depuis le 29 novembre, c'en est fini de cette corvée parano. N'importe qui pourra télécharger gratuitement sur son smartphone une application permettant d'obtenir d'un glissement de pouce toutes les informations sur sa lessive, son plat préparé ou sa crème de nuit. Son nom ? Noteo.

    Le mode d'emploi est enfantin. Il vous suffira de scanner le code-barres du produit choisi afin d'obtenir illico un feu rouge, orange ou vert. Soit une notation de 0 à 10 pour caractériser les risques sur la santé et l'environnement. Dans le même temps, les "bonnes ou mauvaises pratiques sociales" des industriels cotés en Bourse seront également évaluées, selon son concepteur.

    L'arme numérique se veut redoutable. D'autant que Noteo - qui a déjà référencé plus de 45.000 produits alimentaires, d'entretien et de beauté ou de nourriture pour bébés - ne vous abandonnera pas quand votre lessive liquide "source de fraîcheur, perles de rosée et fleurs de lys" obtiendra la note globale de 1,3 sur 10 - autant dire exécrable. Il est prévu que l'application suggère toute une gamme de produits alternatifs. Plus sains, moins nocifs, et parfois moins chers. 

    Cette première en Europe doit beaucoup à l'entêtement et au travail d'apothicaire d'un jeune Nantais de bonne famille, Baptiste Marty. Après avoir fait ses classes comme consultant en développement durable et en responsabilité sociale d'entreprise, il crée seul en 2007 l'Institut Noteo, une association loi 1901, pour "permettre aux consommateurs de prendre le pouvoir". "Tous les consommateurs, insiste Baptiste Marty. Pas seulement l'élite bobo qui a déjà la connaissance et les moyens financiers pour acheter proprement."

    Cette croisade verte lui coûte d'abord très cher. Pour salarier 22 collaborateurs, traiter la plupart des grandes banques de données, réunir 400 informations par produit, mettre sur orbite un comité de veille scientifique capable de valider et d'actualiser les données toxicologiques, il casse sa tirelire. "J'ai d'abord mis 600.000 euros de ma poche, confie-t-il, et, cette année, j'ai emprunté le même montant auprès de ma famille." Le reste, soit un sixième de la mise de fonds, vient de la banque pour l'innovation Oséo et de financiers privés, les "business angels".

    L'air de rien, ce garçon aux allures d'adolescent idéaliste s'apprête à révolutionner la consommation par la transparence. Celle de l'étiquette. Jean-Louis Borloo en avait rêvé à son arrivée au ministère de l'Ecologie. Mais, au final, ce ne fut qu'un capharnaüm de labels partiels qui brouillèrent un peu plus le jugement des consommateurs. 

    Si Baptiste Marty est si sûr de son affaire, c'est que le grand frère de Noteo prospère aux Etats-Unis depuis 2007, en vendant en outre sa compétence aux entreprises. La notation, c'est d'abord un service gratuit, mais ça peut aussi devenir aussi une bonne affaire. Fondée par un professeur de Berkeley, l'agence californienne s'appelle Good-Guide. Sur les 180.000 produits américains évalués, on trouve la nourriture pour chiens et chats, mais aussi les portables et les voitures. 

    Avec ses 45.000 références, l'équipe nantaise de Noteo a du pain sur la planche. Rien qu'en passant au crible les 3 000 produits d'entretien, ses experts constatent que, pour 20% d'entre eux, la liste complète des molécules n'est pas toujours accessible sur les sites internet des industriels. Ce qui est en contravention avec l'obligation légale. Dans ce cas, Noteo, qui a mis au point cette application au bout de cinq ans de travail acharné, pénalise le produit mal ou pas documenté par un malus "opacité".

    La bataille, que Baptiste Marty veut "vertueuse", parce qu'elle donne au client le pouvoir de bonifier la loi du marché, sera tout de même très rude. Sur les 10.000 produits de beauté et d'hygiène passés en revue par Noteo, 50% contiennent encore au moins une des substances parmi les dix les plus préoccupantes. A commencer par les parabens, connus pour être des perturbateurs endocriniens et pourtant toujours présents dans 32% des produits de beauté. Source : Le Nouvel Observateur. Voir le site : http://www.noteo.info/

    L’application Noteo est disponible sur Google Play et sur l’Appstore.

     

  • La culture Bio peut nourrir l'humanité, même plus...

    Le système conventionnel s’est construit sur l’idée qu’on peut augmenter les rendements en sélectionnant les semences. On les isole et on regarde comment on peut les faire produire au maximum dans un contexte artificiel. On obtient alors de très hauts rendements, mais ils n’ont plus aucune relation avec la réalité biologique. Et dans le réel, ces variétés doivent être soutenues en permanence par des pesticides et engrais chimiques. Elles deviennent très fragiles. Les parasites se précipitent dessus. Il faut multiplier les intrants. C’est un cercle vicieux. L’agriculture bio est un autre concept. C’est la mise en relation des trois grandes composantes de l’agriculture : un écosystème (le sol, les points d’eau, des haies), un agrosystème (plusieurs espèces végétales, des animaux) et des humains autonomes, en situation de prendre des décisions et non de se les voir imposer par des semenciers ou des politiques.

    Ce concept fonctionne de façon optimale avec un mélange de cultures sur une même parcelle. Des légumineuses, parce qu’elles sont capables de capter l’azote de l’air. Des arbres, parce qu’ils vont chercher le potassium en profondeur et le restituent en surface. Il n’y a plus de concurrence entre les plantes, mais une complémentarité. Cela permet de bien meilleurs rendements. En Europe, un hectare de blé conventionnel produit 10 tonnes par an. Sur une même surface consacrée au maraîchage diversifié, avec 20 à 30 espèces différentes, on atteint entre 20 et 70 tonnes. Les légumes contenant plus d’eau que le blé, on peut ramener ces chiffres entre 15 et 25 tonnes de matière sèche. Le rendement est deux fois plus grand !

    Vous soutenez que l’agriculture bio est le seul système viable dans les pays tropicaux…

    Le système conventionnel ne marche qu’en milieu tempéré. Il lui faut une stabilité climatique. Dans les pays tropicaux, les excès de pluie ou de sécheresse peuvent anéantir une année de production en monoculture. L’agriculture associée est plus adaptée. On peut semer des espèces résistantes à la sécheresse, d’autres à des conditions plus humides. Le rendement de chacune n’est pas garanti, mais le rendement global l’est. Et s’il y a des arbres, ils stabilisent les sols et limitent l’érosion. Or, ces conditions aléatoires atteignent les milieux tempérés. Avec le réchauffement, les incidents climatiques sont plus fréquents. Et notre système est d’autant plus fragile que les sols se sont appauvris.

    Que disent les études scientifiques sur cette question ?

    L’université anglaise de l’Essex a réalisé en 2006 une synthèse sur 57 pays et 37 millions d’hectares. Elle conclut que les rendements sont 79 % plus élevés en agriculture bio dans les zones tropicales. Le Programme des Nations unies pour l’environnement évaluait en 2008 que le passage en bio en Afrique permettrait de doubler les rendements. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation, écrivait en 2010 : « Pour nourrir le monde, l’agroécologie surpasse l’agriculture industrielle à grande échelle. » Un bémol cependant : en 2006, l’université américaine du Michigan montrait que la conversion intégrale en bio de l’Amérique du Nord et de l’Europe ferait chuter leurs rendements de 5 % à 10 %. Car il s’agirait, dans ce cas, de faire du conventionnel sans chimie, de la monoculture. Mais à long terme, si l’on répand les techniques de cultures associées, on peut penser qu’il y aura une amélioration. Et puis, comme dans les pays tropicaux les rendements augmenteront énormément, à l’échelle planétaire, tout ira bien ! On peut nourrir 10 milliards d’humains sans défricher un hectare de plus. D’un point de vue agronomique, c’est indéniable.

    Cette transition est-elle possible ?

    Dans les années 1960, on s’est donné un objectif, celui d’une révolution agricole industrielle, et on y est parvenu. Pourquoi pas aujourd’hui ?

    Qu’attendre de la réforme de la PAC, la politique agricole commune, en 2013 ?

    Elle ne va pas changer la donne. Mais sur la plan national, on peut expliquer aux paysans que l’agriculture bio, c’est l’avenir. Pour 90 % d’entre eux, c’est ringard. Alors que techniquement, c’est très moderne. Beaucoup de progrès récents en sont issus. On peut ensuite faire de l’accompagnement. Et une réforme fiscale. L’agriculture bio réclame plus de main-d’œuvre. Or, aujourd’hui, il est plus avantageux d’acheter une machine que d’embaucher.

    Que pensez-vous de la politique du gouvernement actuel ?

    Je suis sceptique et déçu. L’objectif du Grenelle d’atteindre 20 % de bio en 2020 n’était pas mauvais. Signé par tous les partis, il permettait de faire basculer les choses. Mais à la Conférence environnementale de septembre dernier, l’objectif a été fixé à 7 % en 2017. Il n’y a aucune ambition politique. Il faudrait dès aujourd’hui consacrer 20 % de la recherche et des moyens d’accompagnement à l’agriculture bio. Or, à l’Inra, seuls 2 % à 3 % des chercheurs sont dessus. Et il s’agit de volontés individuelles !

    Et au niveau international ?

    C’est très complexe. Prenez la région d’Atakora, au Bénin. Des associations se sont montrées capables de nourrir l’ensemble du pays avec des méthodes d’agroécologie. Mais les paysans ne peuvent pas vendre leur mil à Cotonou, la capitale, car le blé, français ou américain, y est vendu moins cher. Un mécanisme de compensation, prenant en compte les coûts environnementaux (pollution des nappes, conséquences sur la santé) rendrait la concurrence plus juste. Source : Terraeco.net

    L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité, de Jacques Caplat (Actes Sud, 2012)

    L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité

     
  • La crise ? Quelle crise ?

    Nous ne sommes pas en période de crise : nous sommes en période de mutation profonde.

    Au lieu de tout voir en noir et d'en devenir déprimé, voyons plutôt le côté positif des choses et toutes les opportunités qui naissent et arrivent suite à ce changement profond des mentalités et de la société dans laquelle nous vivons.

    Gérer les banques comme il y a 40 ou même 5 ans, c'est fini. Gérer l'agriculture mondiale de façon intensive et polluante, ou avec des OGM, c'est également fini : personne n'en veut plus. Travailler et faire carrière dans une seule boîte toute sa vie, c'est aussi fini. 

    Se laisser raconter n'importe quoi à la télé ou dans la presse, c'est fini. Avaler toute la malbouffe des industries agro-alimentaires, c'est fini aussi : on veille au goût et à la qualité nutritionnelle de nos aliments. Croire que le nucléaire n'est pas cher et pas dangereux, c'est fini. Dépendre de Monopoles d'état pour l'électricité ou le téléphone, c'est fini.

    Le service militaire obligatoire, c'est fini. Ne pas pouvoir divorcer pour le quand dira-t-on, c'est fini. Et devoir aller à l'église, c'est bientôt fini aussi. Et devoir faire les études que les parents imposent à leurs enfants, c'est fini.

    Bref, on n'a jamais été aussi libre de faire ce que l'on veut de sa vie. La planète est toute petite et tous les pays sont accessibles pour y vivre son rêve. Le monde est plus ouvert que jamais et les possibilités sont infinies. En plus, on est tous connectés, en direct, ce qui facilite encore les choses !

    Il n'y a plus, pour un jeune d'aujourd'hui, que de réfléchir à ce qui le passionne vraiment dans la vie. Puis d'examiner comment et où il pourrait assouvir cette passion. Ensuite, contacter les bonnes personnes aux bons endroits et s'y rendre. Il faut juste le vouloir, c'est tout. Et quand on veut vraiment quelque chose, et qu'en plus on est passionné, on y arrive toujours.

    Plagiste au Brésil, Hôtelier en Birmanie, Agriculteur Bio en Provence,  Apiculteur là où il n'y a plus d'abeilles, pêcheur en Ecosse, Pisciculteur en Bretagne, Bûcheron au Canada, Gardien d'une réserve naturelle au Kenya, travailler pour une ONG dans un pays lointain, tout est possible, même liquidateur à Fukushima ! Alors, qu'est-ce que vous attendez pour vous remuer ? Allez-y, foncez ! Et vivez votre vie, comme vous l'aviez rêvée !

  • Amendement Nutella : lutte contre l'huile de palme...

    Taxer davantage le Nutella pour inciter les industriels à remplacer l'huile de palme : c'est l'idée de cet amendement. (MAXPPP)

    La commission des affaires sociales du Sénat a adopté ce mercredi 7 novembre un "amendement nutella" au projet de budget de la Sécu. Celui-ci vise à augmenter de 300% la taxe sur l'huile de palme qui entre notamment dans la composition de ce produit alimentaire culte. 

    La taxe doit constituer un signal, "non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu'elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine", souligne l'auteur de l'amendement, le rapporteur de la commission Yves Daudigny (PS).

    L'huile de palme, qui ne constitue pas à proprement parler une huile, mais des graisses, est accusée d'avoir des effets nocifs sur la santé et sur l'environnement, en étant notamment à l'origine de phénomènes de déforestation.

    En raison de leur richesse en acides gras saturés, les huiles de coprah, de palme et de palmiste sont utilisées pour la fabrication de la margarine ou comme corps gras de friture. "Elles sont utilisées de manière excessive par la restauration collective et dans l'industrie agroalimentaire", selon le sénateur, qui ajoute qu'elles "sont notamment incorporées dans les produits de biscuiterie et dans l'alimentation salée ou sucrée à destination des enfants".

    Cet amendement au projet de loi de financement 2013 de la Sécu (PFLSS) institue une contribution additionnelle de 300 euros la tonne à la taxe spéciale prévue sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits. La taxe actuelle sur ces produits est de 98,74 euros la tonne d'huile de palme et de 107,8 euros la tonne d'huile de coprah et de palmiste. La France consomme 126.000 tonnes d'huile de palme à usage alimentaire par an, soit 2 kg par habitant et par an. Le rendement de la taxe additionnelle serait donc de l'ordre de 40 millions d'euros, estime Yves Daudigny.

    Or, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), les acides gras saturés sont consommés en excès par la population française, contribuent au développement de l'obésité et favorisent les maladies cardio-vasculaires. Le PLFSS sera examiné en séance par le Sénat à partir du 12 novembre. Article paru sur le site du Nouvel Observateur ce mercredi 7/11/2012.

  • Découvrez Avaaz.org

    Pas mal ce site qui permet à chaque citoyen du Monde de lancer une pétition.

    Avaaz est un mouvement mondial en ligne qui donne aux citoyens les moyens de peser sur les prises de décisions partout dans le monde. Un mouvement supranational qui est plus démocratique, et qui pourrait être plus efficace que l'ONU.

     Avaaz - qui signifie “voix” dans plusieurs langues d'Asie, du Moyen-Orient et de l'Europe de l'Est - a été lancé en janvier 2007 avec une mission démocratique simple: fédérer les citoyen(ne)s de toutes les nations pour réduire l'écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout.

    Avaaz offre à des millions de personnes venues de tous les horizons la possibilité d'agir sur les questions internationales les plus urgentes, de la pauvreté à la crise au Moyen-Orient et au changement climatique. Notre modèle de mobilisation par internet permet à des milliers d'efforts individuels, aussi petits soient-ils, de se combiner rapidement pour devenir une puissante force collective. 

    Active dans 14 langues et animée par une équipe professionnelle présente sur cinq continents et des bénévoles partout dans le monde, la communauté Avaaz agit — en signant des pétitions, en finançant des encarts dans les médias, en envoyant des messages et des appels téléphoniques aux dirigeants, en organisant des manifestations et des événements — pour faire en sorte que l'opinion et les valeurs des citoyens du monde influent sur les décisions qui nous concernent tous. 

    Et bientôt : le Bulletin Quotidien ! Imaginez un site internet sur lequel surfer le matin en buvant son café et qui donnerait tout son sens à l'expression "citoyen du monde" -- un site fiable sur l’actualité, avec des analyses pertinentes et des articles captivants qui, pour la première fois, proposerait des solutions pour agir sur les causes qui nous tiennent le plus à cœur!

    Et maintenant imaginez que 16 millions d’entre nous soutiennent ce site -- celui-ci aurait plus de lecteurs que Le Monde ou le Times! C’est un objectif ambitieux, mais cela fait des mois que nous élaborons ce concept et nous avons déjà recruté une première équipe de journalistes chevronnés. A présent, le Bulletin Quotidien est prêt à être lancé. Plus d'infos sur : http://www.avaaz.org

  • 0/20 pour le Sommet de Rio 2012...

    « Nous sommes en train d’étendre aux processus vitaux de la planète les mêmes logiques de financiarisation qui ont causé la crise financière », dénonçait le chercheur Christophe Bonneuil, à la veille de la conférence Rio+20. 

    L’une des plus éminentes revues scientifiques mondiales, « Nature », a publié un rapport accablant en préambule au  Sommet de la Terre sur le développement durable, Rio+20, qui s'est déroulé du 20 au 22 juin.

    Les notes attribuées à la mise en oeuvre des trois grandes conventions adoptées lors du premier Sommet de la Terre à Rio en 1992 sont les suivantes : la Convention sur la diversité biologique – 0/20 ; la Convention-cadre sur les changements climatiques – 0/20 ; la Convention sur la lutte contre la désertification – 0/20. L’humanité peut-elle encore éviter l’expulsion ? 

    Nous savons depuis au moins une génération que la planète doit changer de trajectoire. Et personne ne fait rien.

    Au lieu de faire tourner l’économie mondiale avec des combustibles fossiles, nous devons bien davantage avoir recours aux alternatives produisant moins d’émissions de carbone, comme les énergies éolienne, solaire et géothermique.

    Au lieu de chasser, pêcher et défricher sans tenir compte des répercussions sur les autres espèces, nous devons aligner notre production agricole, la pêche et l’exploitation forestière sur les capacités de renouvellement de l’environnement.

    Au lieu de laisser les membres les plus vulnérables de la population mondiale sans accès à la planification familiale, à l’éducation et aux soins de santé de base, nous devons mettre fin à la pauvreté extrême et réduire les taux de fécondité très élevés qui persistent dans les parties les plus pauvres du monde.

    En bref, nous devons reconnaître qu’avec sept milliards d’habitants aujourd’hui, et neuf milliards vers la moitié du siècle, tous interconnectés dans une économie mondiale de haute technologie et gourmande en énergie, notre capacité collective à détruire les systèmes indispensables à la vie est sans précédent.

    Et pourtant les conséquences de nos actions individuelles sont en général tellement éloignées de notre conscience quotidienne que nous risquons de tomber dans le précipice sans même nous en apercevoir.

    Lorsque nous allumons nos lampes et nos ordinateurs, nous ne sommes pas conscients des émissions de carbone qui en résultent. Lorsque nous consommons nos repas, nous ne sommes pas conscients de la déforestation causée par des pratiques agricoles non durables.

    Et lorsque des milliards de nos actions s’associent pour provoquer des famines et des inondations ailleurs dans le monde, accablant les plus démunis dans des pays comme le Mali et le Kenya en proie à la sécheresse, rares sont ceux à être même vaguement conscients des pièges dangereux de l’interconnexion mondiale.

    Il y a vingt ans, la communauté internationale a tenté de faire face à ces réalités au moyen de traités et de lois internationales. Les conventions issues du premier Sommet de Rio en 1992 étaient pertinentes : bien pensées, clairvoyantes, inspirées par un esprit civique et axées sur les priorités mondiales. Et pourtant elles ne nous ont pas sauvés.

    Ces traités ont continué à vivre dans l’ombre de nos politiques quotidiennes, de notre imaginaire et réapparaissant selon les cycles d’intérêt des médias. Les diplomates se sont traînés d’une conférence à l’autre pour les faire appliquer, sans produire d’autres résultats que la négligence, des retards et des chamailleries sur des questions de droit.

    Vingt ans plus tard, nous n’avons que ces notes désastreuses pour preuve de nos efforts.

    Article de Jeffrey D. Sachs sur lecercle.lesechos.fr

     

     

  • Agriculture qualitative de terroir...

    Marc Dufumier est agronome et professeur émérite à AgroParisTech. Il a récemment publié "Famine au sud, malbouffe au nord : comment le bio peut nous sauver" (NIL Editions) et contribué à "Altergouvernement : 18 ministres-citoyens pour une réelle alternative" (Le muscadier, 2011). Spécialiste des systèmes agricoles, il défend les systèmes "agro-écologiques", productif tout en restant respectueux de l'environnement.

    Quel regard portez-vous sur le salon de l’agriculture ?

    C’est l’occasion de présenter des animaux, des systèmes de cultures et des produits agricoles de toute la France. Une belle démonstration de ce que l’agriculture française est capable de produire. Mais malheureusement, il n’est pas encore arrivé jusqu’au salon qu’il faudrait produire sans doute moins mais mieux. La qualité sanitaire des aliments et la qualité environnementale de l’agriculture restent encore les parents pauvres du salon.

    Les agriculteurs se plaignent d’être considérés comme des adversaires de la nature. Qu’en pensez-vous ?

    Je comprends qu’ils soient irrités de se sentir stigmatisés. On leur reproche de toucher des subventions pour produire des algues vertes et utiliser des pesticides ou des hormones… Ils répliquent : « Nous avons fait ce qu’on nous a demandé de faire ». Mais qui est ce « on » ? Ce n’est pas le consommateur final !

    Et de fait, ils disposent d’une faible marge de manœuvre : peu de variété de semences, peu de races animales, et des exigences imposées par l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution. Pour une large part, ils sont eux-mêmes victimes d’un système.

    Mais le syndicalisme majoritaire les a en même temps induits en erreur en les incitant à fournir toujours davantage de produits standards, du type sucre, poudre de lait, poulets bas de gamme ou blé tout venant, pour devenir compétitifs et vendre au moindre prix. Alors que l’avantage de la France est précisément de produire une grande diversité de produits à haute valeur ajoutée, grâce à la variété des terroirs.

    Exemple ?

    Le lait. On continue d’installer des tours de déshydratation du lait en Bretagne, avec l’objectif d’en exporter de la poudre vers la Chine, alors que cela nous met en concurrence directe avec la Nouvelle-Zélande, dont les prairies sont vertes quasiment toute l’année, et que la valeur ajoutée du lait français serait plutôt dans les bons fromages d’appellation protégée. De même, nous n’avons aucun intérêt à exporter du sucre de betterave, en compétition directe avec la canne à sucre du Brésil. Ce sont des produits de bas prix mais de fort coût environnemental.

    Le champagne, les spiritueux, le foie gras et les fromages AOC, sont des productions plus artisanales, à plus forte valeur ajoutée et qui s’exportent facilement, même en période de crise. Les céréales représentent moins du tiers de nos exportations de produits agricoles, et les plus faciles à exporter sont les blés de force cultivés dans de bonnes conditions. Ce que nous avons plus du mal à vendre, c’est le blé du "club des cents quintaux à l’hectare" boosté aux intrants chimiques.

    Vous rêvez d’une France provinciale, d’un musée des AOC !

    Que la France agricole reste provinciale, cela me paraît assez normal ! Mais elle doit surtout rester ancrée sur les avantages de chacun de ses "pays". L’agriculture de haute valeur ajoutée est aussi celle qui peut créer des emplois. A condition que les produits agricoles soient bien rémunérés.

    Ce qui est possible. Pour preuve : malgré la stagnation du pouvoir d’achat, la France importe chaque année 10% de produits biologiques en plus. Pour avoir des produits de qualité, certifiés, le consommateur est près à payer un peu plus cher.

    Mais le bio n’est pas accessible à tous…

    C’est vrai. Les couches les plus modestes sont contraintes d’acheter à bas prix. Mais en même temps, elles paient avec leurs impôts les coûts invisibles de ces produits : retrait des algues vertes, épuration des eaux, financement de la sécurité sociale qui doit faire face à une prévalence accrue de cancers et maladies neurologiques…

    Dans mon esprit, l’essor de notre agriculture de terroir devra aller de paire avec une distribution plus équitable des revenus. Mais on pourrait commencer par la restauration collective. Tous les ans, la Politique agricole commune verse 9,5 milliards d’euros aux agriculteurs français, ce qui correspond au plan de reconstruction d’Haïti sur dix ans. Or ces sommes sont tout juste associées à quelques conditionnalités écolo.

    Une part de ces 9,5 milliards d’euros pourrait retourner aux agriculteurs via la restauration collective. Les écoles, collèges et cantines d’entreprises, achèteraient des produits biologiques et de terroirs à leur vrai prix ; et grâce à ces subventions, les agriculteurs seraient bien rémunérés sans que les couches modestes aient à payer plus. Ils seraient alors plus nombreux à se convertir au bio.

    Vous proposez également qu’on rémunère les agriculteurs pour leurs services environnementaux…

    Oui, une autre part des subventions européennes pourraient transiter par les conseils régionaux, qui négocieraient avec les agriculteurs un cahier des charges environnemental, conforme aux besoins locaux et rémunéré moyennant le service rendu : entretien de haies - brises vents, assolements diversifiés, protection des abeilles, etc. Les conditions d’accès aux subventions ne seraient pas définies de façon uniforme pour tout le territoire comme c’est le cas aujourd’hui dans les 27 pays de l’Union européenne.

    Ce n’est pas la voie que prend la renégociation actuelle de la Politique agricole commune…

    Les choses avancent de façon beaucoup trop timide. La Commission a formulé des propositions qui doivent être discutées en Conseil de ministres. Cela changera peu la donne. En revanche, lorsqu’elles passeront devant le Parlement européen, il nous sera possible de faire pression en faveur d’une politique qui rémunère les agriculteurs selon la qualité de leurs produits et les services rendus à l’environnement.

    Il faut aussi que l’Europe élève des barrières douanières contre l’importation des tourteaux de soja du continent américain, en remettant en cause les accords de Blair House, qui libéralisent le commerce des protéines végétales. Nous devons retrouver une plus grande souveraineté pour produire nos propres légumineuses.

    Quel est l’intérêt des légumineuses ?

    Trèfle ou luzerne pour les vaches, féveroles ou lupin pour les porcs, légumes secs du type haricot ou lentilles pour les hommes… Ces produits nous procurent des protéines. Mais en plus, elles fertilisent les autres cultures en rotation. Dans notre agriculture standard qui les a minorées, on nourrit les animaux avec des soja ou tourteaux de soja importés du nouveau monde et on fertilise les sols avec de l’urée et des ammonitrates dont la fabrication exige de l’importation de gaz naturel ou norvégien. Une fertilisation très émettrice de protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre 290 fois plus réchauffant que le gaz carbonique.

    Dans votre modèle, peut-on nourrir tout le monde en bio ?

    Réduire notre production de sucre, de poudre de lait et de poulets en batterie ne sera pas un drame, puisque nous sommes en surproduction. Cela libèrerait des terres pour produire nos propres protéines végétales, restaurer notre indépendance alimentaire et exporter de bons produits. Quant aux pays du Sud les plus déficitaires, ils pourront ainsi accroître leurs rendements sans avoir à souffrir de nos surplus."

     Par Morgane Bertrand, Journaliste Société Planète

  • La bonne vieille ampoule de 110 ans...

    Lu dans La Libre de ce week-end :

    "Aux Etats-Unis, dans la ville de Livermore, en Californie, on a fêté il y a peu une ampoule électrique qui éclaire la caserne locale des pompiers sans discontinuer depuis 110 ans ! Une anomalie industrielle ? Non, en réalité, cette ampoule a été conçue et fabriquée avant que les fabricants ne se rendent compte que leurs ventes, explosives dans un premier temps, commençaient à stagner, voire à régresser.

    C’est que les fabricants de lampes à filament incandescent ont rapidement pris la mesure du problème et se sont concertés - entendus, en réalité - pour réduire à une moyenne de 1000 heures la durée de vie d’une ampoule. Cette association née dans les années 30, dénommée le Cartel de Phoebus (Philips, Osram, Tungsram et General Electric, notamment), a réussi à imposer cette norme au détriment de tout éventuel progrès technologique dans le secteur, et a même réussi à accroître ses marges en augmentant dans le même temps les prix moyens des ampoules.

    Curieusement, et nonobstant les dénégations des représentants du secteur, alors que les pays de l’Union européenne abandonnent, aujourd’hui, ces fameuses ampoules à incandescence au profit d’ampoules économiques (en consommation d’énergie en tout cas), on assiste à une hausse concomitante des prix des ampoules admises à la commercialisation. Un hasard ? Sans doute.

    C’est qu’aujourd’hui, les ententes industrielles sur les prix ou sur leurs composantes (durée de vie, qualité, rareté) n’ont pas très bonne presse dans un monde où devrait régner une saine concurrence."

    Ces "ententes" ne concernent pas que les ampoules : l'électro-ménager, l'audio-visuel, les voitures, les vêtements, tous les biens de consommation sont touchés. Programmés pour vous lâcher dans 2, 3 ou 5 ans au maximum... Il faut bien que les usines tournent et que les industriels gagnent de l'argent. Toujours plus d'argent.

    Un lave-vaisselle qui fonctionne sans aucun problème pendant 30 ans, cela existait dans le passé. Plus maintenant, alors qu'on a quand même fort évolué en matière de technologie et de production. Il faut absolument revenir à la qualité : c'est moins coûteux pour les consommateurs et meilleur pour l'environnement.