entente

  • Je soupçonne une entente commerciale entre loueurs de voitures...

    Comptant passer un séjour au Portugal, j'ai voulu louer une voiture. Les prix annoncés dans les publicités des sites comparatifs : à partir de 7 euros par jour. C'est ce que j'avais payé l'année passée.

    Dans ce cas-ci, comme je ne pars plus en juin, mais plus tard, les prix quadruplent ! 450 euros en s'y prenant plusieurs mois à l'avance. Aujourd'hui, c'est de 480 à 745 euros qu'ils demandent, pour une micro voiture..., soit de 28 à 44 euros par jour ! De 4 à 6 fois le prix normal...

    Ce qui m'a interpellé, c'est que l'écart de prix des propositions entre les différents sites comparatifs n'était, pendant tout un temps, que de quelques euros. Et que plus la date du départ se rapproche, plus les prix montent, de façon identique sur tous les sites..., sauf aujourd'hui où la date se rapproche et où des écarts de prix apparaissent. De là à penser qu'il y a une méga entente commerciale entre ces différentes firmes...

    Vous n'allez pas me dire que toutes les voitures sont louées, et que par conséquent, les dernières le sont à prix d'or ! Vous n'allez pas me dire non plus qu'il n'y a pas un loueur de voiture qui aimerait bien liquider les dernières qu'il a à un prix normal ! Or, j'ai beau chercher, je ne vois rien !

    Comme ils n'ont apparemment pas compris que je voulais juste louer une voiture et pas en acheter une, j'ai donc décider de ne rien louer du tout. En effet, après réflexion, je préfère de loin utiliser les taxis (fort bon marché au Portugal) et faire vivre des familles portugaises qui n'ont vraiment pas facile économiquement aujourd'hui, plutôt qu'une multinationale quelconque quadruplant ses tarifs à partir de début juillet.

    Et avant de dépenser 480 euros (hors essence, frais de parking, assurance complémentaire, etc...) de frais de taxi au Portugal, on peut y aller !

  • Magouilles lactées...

    Suite aux nombreuses manifestations des producteurs de lait qui ont secoué notre pays, un accord a été conclu entre les représentants de la distribution (FEDIS) et certains représentants des producteurs de lait (Boerendond et ABS) début juillet 2009.

    Les membres de la Fedis se sont engagés à verser 14 centimes dans un fonds de solidarité pour chaque litre de lait de consommation qu’ils achètent. Les montants ainsi récoltés doivent être distribués parmi les éleveurs belges de vaches laitières en fonction de la quantité de lait qu’ils produisent.

    En pratique, les déclarations des intéressés reprises largement dans la presse conduisent à  ce que le secteur de la distribution rembourse aux éleveurs de vaches laitières 2 centimes par litre de lait fourni à partir du 1er juillet 2009, et ce pendant 6 mois.

    Or, le CRIOC constate que tous les prix du lait (de consommation) ont augmenté! Aussi bien les laits produits en Belgique qu’en Allemagne (sic.)

    Il ressort clairement des relevés de prix effectués par le CRIOC auprès de différents points de vente situés sur l’ensemble du territoire qu’aucune grande enseigne n’a joué le jeu de la solidarité et qu’au contraire, toutes ont répercuté intégralement l’augmentation sur le consommateur.

    Le CRIOC a ainsi constaté que pour 1 litre de lait demi-écrémé qui coûtait 0,43 € en juin, il en coûte dorénavant 0,57€ soit une augmentation de….14 centimes !! (soit une augmentation de 16 à 36% du prix du lait vendu en grande surface) et que quasi tous les produits sont vendus au même prix (par catégorie). 

    Etonnant aussi de constater qu'à ce rythme, ce serait le lait bu par les consommateurs (belges) qui financerait indirectement la transformation des produits à base de lait (crèmes glacées, yaourts, fromages, ...) et les exportations de poudre de lait à l'étranger.

    Pour le CRIOC, il est inacceptable que la distribution protège ses marges au détriment des consommateurs tout en rendant les agriculteurs responsables de cette augmentation.

    Le CRIOC s’interroge sur le sens et la légalité d’un tel accord qui, de toute évidence, ne paraît pas rencontrer les difficultés du monde agricole.

    Les constats qui ont été faits par le CRIOC permettent d’affirmer que les prix de vente du litre de lait aux consommateurs sont aujourd’hui uniformes sur le marché belge.

    De tels constats permettent de supposer qu’il y va manifestement d’une entente contraire au droit de la concurrence et contraire à l’article 81 du Traité CE.

    Afin de pouvoir veiller à ce que les intérêts des consommateurs soient notamment pris en compte dans ce débat, le CRIOC saisi la Commission européenne d’une plainte.