engrais

  • Partir de ce que la nature peut donner...

    Interdire le commerce international du thon rouge pour éviter son extinction, repenser les pratiques agricoles pour limiter la prolifération des algues vertes: les arbitrages sur ces deux sujets environnementaux sensibles sont imminents.

    A quelques semaines des élections régionales en France, ces dossiers prennent un relief particulier avec la crainte, palpable, au sein du gouvernement, qu'ils provoquent de vives réactions: des agriculteurs, en Bretagne (première région agricole française), et des pêcheurs, dans le sud de la France.

    Concernant le phénomène des "marées vertes", provoqué par les nitrates issus des engrais,  la question la plus sensible est celle des pratiques agricoles. Comme le soulignait une note récente du préfet des Côtes d'Armor, faute de "révolution" des pratiques et d'un "changement complet du modèle économique existant" dans les bassins versants concernés, le phénomène ne peut que perdurer.

    Concernant le thon rouge, dont les stocks ont baissé en Méditerranée de près de 75% entre 1957 et 2007, les associations environnementales réclament haut et fort son inscription à "l'annexe 1" de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES), synonyme d'interdiction du commerce international.

    Avec les océans, comme, d'une certain façon, avec les sols, on est arrivé au point de rupture. Dans les deux cas, il faut un changement de logique: il va falloir partir de ce que la nature peut donner et ajuster les prélèvements en fonction.