energie propre

  • Cool, les centrales nucléaires...

    Selon un article de Béatrice Héraud sur Novethic, « Tchernobyl est une catastrophe qui dure ; contrairement à ce que l’on pense, le problème continue de croître ». 24 ans (le 26 avril 1986) après l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire, le constat dressé par Yves Lenoir, ancien de Greenpeace et des Amis de la Terre, aujourd’hui président de l’association Enfants de Tchernobyl Bélarus, est alarmant. En Bélarussie -le pays le plus affecté- 500 000 enfants sont contaminés, et sans doute le double si l’on prend en compte ceux d’Ukraine et de Russie. Sans compter les adultes. « Ces populations ont encore toute une série de symptômes et de maladies dus à une contamination chronique : elles sont victimes de problèmes vasculaires, cardiaques, rénaux ou nerveux. Les enfants sont particulièrement touchés : dans les zones contaminées, 80% d’entre eux ont des troubles du système nerveux qui les empêchent par exemple de suivre les cours », explique la députée européenne du groupe des Verts/Ale, Michèle Rivasi, qui revient de Tchernobyl. « Et l’on note encore des désordres génétiques qui perdureront donc même une fois que la radioactivité aura disparu », souligne Yves Lenoir. Certains scientifiques avancent déjà un chiffre minimum de 7 générations.

     

    Car aujourd’hui, les sols sont encore empoisonnés par les substances radioactives. Et avec eux, les aliments qui y poussent, l’eau des nappes phréatiques, ou le poisson des rivières. « Le problème est que le césium 137 est un métal très volatil -ce qui fait que la zone affectée s’étend-, et son taux de décroissance est très faible ; il faut 30 ans pour en diminuer de moitié la radioactivité, ce qui fait qu’elle disparaîtra seulement dans 200 ou 300 ans…De plus la contamination des aliments dépend de la qualité du sol ; un sol très contaminé pourra laissé passer moins de césium 137 dans les cultures qu’un autre moins irradié. Il est donc très important de faire des mesures par région et par individu », explique Yves Lenoir.

    Aujourd’hui cependant, un seul institut indépendant fait ce travail en Bélarussie, le Centre Belrad, spécialisé dans le suivi et le soin des enfants irradiés. Mais il manque cruellement de moyens : autrefois financé par le gouvernement et d’autres pays ou fondations, il dépend aujourd’hui quasiment de l’association des Enfants de Tchernobyl Bélarus qui lui a versé 180 000 euros en 2009. De quoi accorder seulement 2 cures par an de pectine de pomme (qui permet de diminuer la concentration de césium 137 dans le corps) à 2 000 enfants quand il en faudrait 4 par an pour 500 000 enfants, particulièrement ceux vivant dans les campagnes, extrêmement pauvres, et où l’on consomme les cultures locales.

    En Ukraine, le système de suivi des victimes est encore plus alarmant, et la crise financière n’a pas arrangé les choses, estime Michèle Rivasi. Selon l’ambassade d’Ukraine en France, le coût total de la catastrophe est estimé à « 179 milliards de dollars jusqu’en 2015 », mais le pays « a dû abandonner le suivi des victimes de Tchernobyl et nous sommes très inquiets du délabrement des hôpitaux », déclare la députée. Or, toujours selon l’ambassade, « en avril 2010, quelque 2,3 millions de citoyens ukrainiens (parmi lesquels 0,5 million d’enfants) ont le statut de victimes de la catastrophe de Tchernobyl. Pendant les douze dernières années, le nombre de victimes a diminué de 26%, tandis que le nombre de personnes handicapées a augmenté de 80%. Actuellement on compte 110 000 adultes et 2 600 enfants handicapés suite à la catastrophe, alors qu’en 1991, leur nombre était évalué à 2 000 personnes »

     

    La semaine dernière, des scientifiques russes et ukrainiens, parmi lesquels Alexey Yablokov, ancien conseiller environnemental du président de Boris Eltsine et membre de l’Académie des sciences de Moscou, a présenté ses travaux au Parlement européen, à Strasbourg. Ses recherches, étayées par plus de 5000 articles dont la plupart n'avaient jamais été publiés en anglais, ont été compilées dans un livre publié récemment par l’Académie des Sciences de New York: « Tchernobyl ; les conséquences de la catastrophe pour les populations et l’environnement ». Il y établit un bilan catastrophique : au total, entre 1986 et 2004, le drame aurait provoqué la mort de près d’1 million de personnes à travers l’Hémisphère Nord (le nuage s’étant propagé jusqu’aux USA et au Canada) dont 112 à 125 000 liquidateurs, ces personnes venues éteindre l’incendie du réacteur puis nettoyer le site.

    Des chiffres très éloignés de ceux publiés en 2005 par l’OMS pour qui « moins d’une cinquantaine de décès a été attribuée directement à cette catastrophe », quand 4 000 ont souffert de cancers de la thyroïde et que 4 000 « pourraient à terme décéder des suites d’une radio-exposition consécutive à l’accident ». Quant à l’impact de Tchernobyl sur la santé mentale, il émane essentiellement de « l’absence d’informations précises » Dans son rapport, l’OMS cite ainsi Mikhail Balonov, spécialiste des rayonnements à l’Agence Internationale de l’énergie atomique : « dans la plupart des zones, les problèmes sont économiques et psychologiques, pas sanitaires, ni environnementaux. »

    Un bilan très contesté. Car en plus de l’impact psychologique que peut provoquer la catastrophe et ses conséquences, « il faut savoir que le comportement apathique et le manque de concentration des enfants ainsi que les dépressions, qui ont donné lieu à un taux anormalement élevé de suicides chez les liquidateurs sont aussi dues aux irradiations elles-mêmes », souligne Yves Lenoir. De plus, « le chiffrage précis des victimes est très difficile car, 25 ans après, d’autres facteurs rentrent en jeu. Toutefois, si l’on compare avec des populations non irradiées, le taux de mortalité (jusqu’à 45 ans) est 3 fois supérieur dans les zones contaminées (10 fois pour la mortalité périnatale), l’espérance de vie beaucoup plus faible et le taux de morbidité (maladie) extrêmement élevé », ajoute-t-il. En outre, il existe une « chape de plomb » autour de la catastrophe : par exemple certaines identités des liquidateurs sont encore secrètes et la zone contaminée de Russie est entourée du plus grand secret (pas très normal...). Enfin, « l’Organisation mondiale de la santé est liée à  l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)(tiens donc, comme c'est étonnant !) et les chiffres fournis par ces agences de l’ONU ont volontairement été sous-évalués afin de protéger la réputation de l’industrie nucléaire », estime Michèle Rivasi. Des informations pourtant indispensables à l’heure de la relance du nucléaire, un peu partout dans le monde…

    Et comme en Belgique, le gouvernement (vous savez, le provisoire) a voté pour la prolongation de service de nos vieilles centrales nucléaires, alors qu'elle sont arrivées à un âge où les plus anciennes d'entre-elles, arrivées en fin de vie, devraient être démontées et recyclées (fameux budget, çà !), le prochain Tchernobyl risque fort d'être beaucoup plus proche de nous...

    Ce sujet prouve une fois de plus que l'information donnée est mensongère, qu'il existe des liens entre l'OMS et l'AIEA qui ne devraient pas exister, que l'ONU nous trompe, que les Etats eux-mêmes nous cachent la vérité, et encore plus grave, que les victimes innocentes de ce terrible accident ne sont toujours pas prises en charge comme elles devraient l'être !

    Tout cela pour faire passer l'idée que "C'est cool les centrales nucléaires...". Alors que les risques liés à ce mode énergétique ainsi que les problèmes non résolus qu’il soulève, tels que la gestion de déchets hautement radioactifs et la mise en arrêt de centrales vieillissantes, ne sont jamais mis en avant. Tout comme le fait que remplacer les centrales nucléaires par des centrales d'énergies renouvelables (solaire, éolien, cogénération, etc.), consommerait 30 fois moins de CO2, et sans aucun risque pour la santé...  Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • Une île propre...

    Une petite île de l'archipel des Canaries, El Hierro, va devenir la première île au monde à être alimentée à 100% par des énergies renouvelables, a assuré mardi le gouvernement espagnol. Le ministère de l'Industrie a annoncé qu'El Hierro, île volcanique de 278 km2 peuplée de 10.500 habitants, serait alimentée entièrement en électricité par une combinaison d'éoliennes et d'hydroélectricité. "El Hierro sera la première île au monde alimentée à 100% par des énergies renouvelables", a-t-il affirmé dans un communiqué.Le système mis en place comprendra une centrale hydroélectrique alimentée par deux réservoirs, un parc éolien et un système de pompage. "La plus grande partie de l'énergie injectée dans le réseau de distribution proviendra de la centrale hydro-électrique", d'une capacité de 10 MW, selon le communiqué. "La majorité de l'énergie produite par les éoliennes servira a alimenter le système de pompage" pour stocker l'eau dans un des deux réservoirs, "sous forme d'énergie potentielle", ajoute-t-il. L'excédent d'énergie éolienne servira à alimenter deux usines de désalinisation d'eau de mer. Une centrale conventionnelle, préexistante, fonctionnant au diesel, sera maintenue pour les cas d'urgence en cas de manque d'eau et de vent. "Par ce système, nous parvenons à transformer une source d'énergie intermittente en un approvisionnement contrôlé et constant d'électricité", s'est réjoui le ministère. Le système représentera un investissement de 54,3 millions d'euros, étalé jusqu'en 2009, et permettra d'éviter l'émission des 18.700 tonnes de CO2 par an actuellement rejetées par la centrale thermique locale. L'Espagne est un des leaders européens de l'énergie éolienne. Elle a enregistré lundi son record de production éolienne : les forts vents qui ont soufflé sur le pays ont permis aux moulins de fournir 27% de la demande électrique du pays ! C'est pas beau çà ? Alors, on s'y met quand ?

  • Energie consommée sur terre...

    L’énergie consommée en 2004 par les six milliards de Terriens vivant sur la planète bleue équivaut à environ 9 milliards de tonnes de pétrole (9 Gtep ou gigatonnes d’équivalent pétrole). Une consommation qui est mal répartie, puisque le milliard de personnes vivant dans les pays industrialisés s’approprie 80% de l’énergie disponible. Etant donné que les cinq milliards de personnes défavorisées aspirent à rejoindre les standards de consommation des pays développés, on peut prévoir sans risque d’erreur que le besoin énergétique de l'humanité se situera, en 2050, entre 25 et 30 Gtep pour les 8 à 10 milliards de personnes qui vivront alors sur terre. Même déséquilibre entre les différentes sources d’énergie à l’échelle de la planète : plus de 80% de l’énergie produite est polluante et non renouvelable (énergie fossile : 7,5 Gtep, nucléaire : 0,6 Gtep) et moins de 20% est propre et renouvelable (biomasse : 1,1 Gtep, hydraulique : 0,7 Gtep, énergies renouvelables : 0,02 Gtep). La fin de l'ère du tout pétrole a sonné, les constructeurs auto cherchent d'autres voies pour propulser leurs véhicules. Le monde de l'automobile se prépare à dire adieu au pétrole poussé par une double urgence : des réserves en or noir qui s'épuisent et un parc grandissant qui accentue encore la pollution par gaz à effet de serre. Longtemps délaissées par les constructeurs, les alternatives à l'essence et au gazole (98% de l'énergie consommée dans les transports) font désormais l'objet de toutes les attentions et de toutes les recherches. Du GPL à l'énergie solaire en passant par les biocarburants ou par les prometteuses piles à combustibles fonctionnant à l'hydrogène, tout est étudié. Mais le plus intéressant aujourd'hui semble être le moteur à air comprimé, qui offre plusieurs avantages indéniables : disposer d’une ressource gratuite, propre et en quantité infinie : l’air, ne pas diminuer ni dégrader cette ressource, ne pas polluer,rouler sans carburant inflammable et sans risque d'explosion. Plusieurs projets s’emploient à améliorer la conception et le rendement de tels moteurs. En France, la société française MDI de l’ingénieur Guy Nègre propose une voiture à air comprimé, la MiniCat's qui fonctionne selon un cycle thermodynamique à 5 temps et à 3 chambres séparées (2 chambres cylindriques d'aspiration et d'expansion et 1 chambre sphérique de compression reliée par un injecteur d'air électronique à deux réserves d'air comprimé de 300 litres à 300 bars). Ce véhicule dispose d’une autonomie de dix heures en cycle urbain. Le réapprovisionnement se fait à une station-service ou en compressant l’air dans le véhicule lui-même au moyen d’un compresseur électrique. Son moteur de 35CV permet de rouler jusqu'à 110 km/h avec une autonomie de 200 km en cycle urbain. L’économie réalisée grâce à ce mode de propulsion est importante, puisque l’air est... gratuit. Alors, votre prochaine voiture, à essence ou à air comprimé ?

  • Chauffage solaire par convection...

    Les techniques d'énergie renouvelable évoluent rapidement : chaque jour voit naître des produits plus performants et moins chers, ou de nouvelles inventions. Un panneau de chauffage solaire par convection forcée Cansolair MAXsolaire RA 240 (voir lien) procure une température ambiante confortable pour un logement de +- 100 m2 selon le nombre d'heures d'ensoleillement. L'appareil est approuvé par l'ACNOR. Primé pour son design et son efficacité, il ne requiert aucun entretien et ne consomme que 31 watts pour faire tourner le ventilateur thermostatique. L'appareil filtre l'air tout en favorisant sa circulation dans l'espace à chauffer : 2,55m3 par minute d'air frais au niveau du plancher est aspiré par un ventilateur puissant, puis passe par un filtre et est propulsé au travers d'un premier clapet régulateur. Ensuite l'air poursuit sa course en passant par le noyau collecteur, avant d'être pulsé au niveau du plafond pour chauffer l'habitation. Plusieurs unités peuvent être utilisées, si besoin est. Chaque unité est entièrement automatique, contrôlée par thermostat et maintient la température ambiante moyenne. Le MAXsolaire RA240 a un taux de réponse rapide de 8 minutes, entre l’apparition du soleil et l’allumage du ventilateur. Ces nouveaux panneaux solaires diminuent significativement le coût du chauffage conventionnel et réduisent par conséquent les rejets de CO2. Ils sont conçus pour être complètement indépendants et sont complémentaires à votre système de chauffage existant. Longtemps considéré comme beaucoup trop cher à l'achat, le chauffage solaire Cansolair est maintenant une solution plus qu'abordable. Voilà encore un moyen efficace de faire des économies d'énergie fossile et polluante, et d'aller dans le bon sens... On y va ?

  • La France s'y met : pas trop tôt...

    Entouré des ministres de l'Ecologie, de l'Education nationale, de l'Economie et de la Recherche, Dominique de Villepin a rappelé les trois principaux enjeux environnementaux : le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources naturelles et la préservation de la biodiversité de la planète. D'où la nécessité, selon le chef du gouvernement, d'un "nouveau pacte national pour l'environnement", entre citoyens, entreprises, collectivités locales et l'Etat."Les premiers acteurs" de ce pacte, ce sont les Français, a affirmé Dominique de Villepin. Le Premier ministre souhaite un "développement accéléré des carburants propres". La France devra "produire en 2015 dix fois plus de biocarburants". 500 à 600 "pompes vertes" d'E85 (un carburant composé à 85% d'éthanol) seront disponibles en 2007, "trois fois plus en 2008"."L'environnement est une chance pour les entreprises", a martelé le chef du gouvernement, et "la France a des atouts considérables" dans ce domaine. "600.000 logements seront alimentés en énergie propre", a indiqué Dominique de Villepin. L'Etat s'engagera quant à lui sur le développement des transports publics et la protection de la biodiversité. La défense de l'environnement, l'innovation et la croissance ne peuvent qu'avancer ensemble", a affirmé Dominique de Villepin. "Le gouvernement a fait de l'environnement une priorité des programmes de recherche", a-t-il poursuivi, évoquant les travaux "prioritaires" sur le moteur hybride diesel et le développement des énergies propres. Afin d'être "à l'avant-poste d'une nouvelle révolution scientifique" orientée vers le développement durable, la France devra accroître le niveau de qualifications des jeunes Français mais aussi "moderniser et dynamiser le système de la recherche et de l'enseignement supérieur". Son mot d'ordre : agir "par le dialogue et l'incitation plutôt que par les contraintes pour faire évoluer les mentalités". Voilà donc la France qui s'y met ! Pas trop tôt ! Et la Belgique dans tout ça ? Daerden et consorts, faut arrêter de boire et se mettre au boulot : il est plus que temps...