energie

  • Angoisse de black out non fondée...

    C'est la folie, tous ces gens qui courent acheter un groupe électrogène, ou ces entreprises qui pré-louent un énorme groupe électrogène sensé assurer leur alimentation électrique en cas de black-out cet hiver... Un climat de peur infondée semble s'être installé.

    N'oublions quand même pas que la Belgique n'est pas isolée, mais connectée à toute l'Europe, et même plus loin. En cas de soucis, des transferts d'énergie sont donc possibles. N'oublions pas, non plus, toutes nos centrales thermiques à l'arrêt depuis longtemps, mais qu'il suffirait de remettre en route.

    Côté météo, voyons ce que prédit mon gourou (Météolaflèche.com) :

    Novembre 2014 : Douceur ( + 1° C par rapport à la normale), mais précipitations importantes en seconde quinzaine (+ 40%) et soleil déficitaire (- 25%). Forts coups de vent sur l'Ouest. Premières neiges, en France (limite pluie /neige : 1.000 mètres) durant la 1ère quinzaine.

    Décembre 2014 : Douceur toujours ( + 1° C), coups de vents et précipitations (+ 40%), et peu de soleil (- 30%). A nouveau de la neige en France pendant la seconde quinzaine.

    Janvier 2015 : On reste dans l'agitation, avec toujours autant de pluie (+40%) et un déficit en soleil (- 20%). En seconde quinzaine, toujours doux sur l'Ouest et offensive hivernale probable sur l'Est. Et grandes marées le 22 et 23 janvier (coefficient 109).

    Février 2015 : Première quinzaine humide, seconde quinzaine anticyclonique, un peu plus froid. Précipitations et ensoleillement normaux. 

    En résumé, nous allons vers un hiver doux, pluvieux et gris. Il faudra profiter de chaque rayon du soleil pour se recharger en vitamine D ! Et si, malgré tout, nous devions subir une coupure d'électricité un soir, quel plaisir de passer une soirée aux chandelles ! Cela changera du super-confort habituel dont nous ne nous rendons même plus compte...

     

  • Les jeunes ne bougent plus, ils se vautrent...

    L'étude rendue publique le 12 juin par l'Irmes (Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport) est de celles qui vous plongent dans un abîme de perplexité. De ces recherches menées auprès de 1 100 personnes équipées d'un podomètre, il ressort que le niveau d'activité physique des 18-24 ans approche celui d'un panda. Attention, il ne s'agit pas de sport - malheureux ! - mais tout simplement de se mouvoir.

    Chaque jour, les 18-24 ans effectuent 7 277 pas (et encore, on leur a réclamé trois fois d'aller ranger leur pot de Nutella dans la cuisine) contre une moyenne de 8 184 pour l'ensemble de la population. Les juniors bougent à peu près autant que leurs grands-parents (7 136 pas pour les 65-75 ans) et bien moins que leurs parents !

    C'est donc officiel : la couch potato ("patate de canapé") made in USA, scotchée à l'écran de son ordinateur, a traversé l'Atlantique. Le spectacle de cette génération littéralement atterrée devrait inciter les publicitaires à réviser les poncifs du jeunisme qu'ils nous servent à longueur de spots.

    Quant aux revues pour troisième âge, elles devraient assumer leur lectorat et cesser de mettre à la "une" des quadragénaires. Pourtant, le premier moment de stupeur passé, cette statistique mérite peut-être d'autres lectures. D'abord, le problème est général. Le niveau d'activité recule pour tout le monde et 75 % des Français n'atteignent pas les 10 000 pas par jour, seuil jugé souhaitable.

    Et puis, demandons-nous ce qui pourrait bien pousser les 18-24 ans à se lever comme un seul homme. La société française, dont plusieurs chercheurs pointent qu'elle fait exploser les inégalités de générations, les amène plus souvent à faire les cent pas dans l'attente d'hypothétiques employeurs qu'à s'élancer à petite foulée vers une prometteuse carrière professionnelle. De quoi, parfois, avoir envie d'aller se recoucher. Article de  Jean-Michel Normand dans le magazine du Monde de ce week-end.

    Constat accablant de ces jeunes qui passent du canapé à la voiture, de la chaise de l'école à celle de leur chambre, puis au lit. Ils vivent comme nos petits vieux et ne se bougent plus... Heureusement, pour une minorité d'entre-eux, bénévoles dans des associations, membres de mouvements de jeunesse ou de clubs sportifs, la réalité est toute autre ! Un jeune doit se dépenser : il n'est pas fait pour, après une grasse matinée, se vautrer toute la journée dans un canapé à s'abrutir devant une télévision stupide ! Allez, les jeunes : debout et bougez-vous !

     

  • Nucléaire comme au Japon ou éolien comme en Espagne ?

    Alors que beaucoup d'états souhaitent poursuivre dans le nucléaire, et malgré ce qui se passe actuellement au Japon, il est important de savoir que l’énergie éolienne a été le premier pôle de production d’électricité en Espagne en mars 2011 en fournissant 21% de la demande. Elle dépasse ainsi la production de sources comme le nucléaire (19%) et l’hydraulique (17,3%). Les énergies renouvelables dans leur ensemble ont couvert 42,2% de la demande en électricité.

    C’est la première fois que cela se produit depuis que l’Espagne a fait le pari des énergies renouvelables, notamment pour limiter sa dépendance vis à vis de l'étranger. Celles-ci comblent à hauteur de 75% les besoins espagnols en énergie, contre une moyenne d’un peu moins de 60% dans l’Union européenne, selon les données officielles. Dans ce contexte, l’Association des entreprises éoliennes (AEE) souligne que l’énergie du vent a permis à l’Espagne d’économiser 250 millions d’euros en importations d’énergie fossile en mars.

    De tels chiffres renforcent les arguments du secteur de l’éolien qui lutte pour ne pas être considéré comme marginal. En mars, le secteur a battu son propre record avec une production de 4.738 GWh. Fin 2010, l’énergie éolienne comptait ainsi une puissance installée de 20.676 mégawatts, en ligne avec les objectifs de l’Espagne, qui s’est engagée à atteindre une puissance éolienne de 35.000 MW en 2020.

    Des alternatives non polluantes existent donc : pourquoi ne pas prendre cette direction ? D'autant plus que, outre le problème d'accident, celui du stockage des déchets nucléaires n'est toujours pas résolu.

  • Quand on joue à l'apprenti sorcier...

    Le LHC est un monstre de technologies : cet immense anneau, de 27 kilomètres, enterré sous cent mètres de terre cumule ainsi les records. En son sein, un tube à vide - plus vide que celui qui règne entre les planètes du système solaire - où les physiciens injecteront simultanément 3 000 «paquets» de cent milliards de proton, soit deux nanogrammes d’hydrogène, par jour. Ces protons vont circuler à 99,999 999 1 % de la vitesse de la lumière et parcourront plus de 11 000 tours d’anneau à la seconde. Ce niveau d’énergie jamais atteint suppose des technologies sans égales. Le LHC est constitué de près de 10 000 aimants supraconducteurs en niobium-titane. Refroidis à -271,3°C, tout près du zéro absolu, par un système cryogénique à hélium superfluide, ce qui en fait le congélateur le plus froid du système solaire. Ces aimants guident les trajectoires des protons, accélérés par des appareils à radiofréquence. Contraints par les dimensions du tunnel préexistant, les ingénieurs européens, ont eu l’audace de pousser à des limites extrêmes les technologies à leur disposition. Un pari risqué  avec ses dangers potentiels d'expérimentation et les risques d'accident nucléaire, sans parler des multiples pannes déjà survenues et à venir...  Le mois d'avril 2009 risque d'être très chaud (date de remise en état du monstre après sa première panne, survenue après 24h de fonctionnement). Quand on joue à l'apprenti sorcier...

  • L’hydrogène fait rêver...

    "Son utilisation à grande échelle permettrait de résoudre bien des problèmes liés à la crise énergétique, à la pollution et au réchauffement climatique, mais un obstacle demeure : son stockage. Gaz comprimé ou liquéfié, nanotubes de carbone ou alliages métalliques, de nombreux candidats sont en lice dans les laboratoires du monde entier. Au Japon, l'un des concurrents, l'hydrure d'aluminium, déjà connu, vient de faire une belle échappée... Le nouveau procédé qui vient d’être mis au point par le professeur Shin-ichi Orimo, de l'Institute for Materials Research (IMR) de l'université de Tohoku (Japon), fait appel à l’aluminium et apparaît plutôt prometteur. L’hydrogène est ici stocké sous la forme de particules d’hydrure d'aluminium. L'aluminium a pour lui l'avantage de la légèreté et, de plus, la densité d'hydrogène atteinte par le LMR est bien plus grande : l'équipe de l'IMR a stocké 9,3 litres d'hydrogène dans un petit volume de 4 par 6 centimètres et de 5,5 mm d'épaisseur, soit 13,2 centimètres cubes ! Pour extraire l'hydrogène, sous forme gazeuse, il suffit de chauffer cette poudre à 80 °C. Les travaux se poursuivent, et l’équipe estime pouvoir réduire la température nécessaire à la dissociation du gaz jusqu’à 60 °C. Shin-ichi Orimo envisage une application de sa découverte d’ici trois ans. La Japan Steel Works fonde aussi beaucoup d’espoir dans cette technologie pour alimenter les piles à combustible de véhicules. Par rapport aux actuels réservoirs sous pression à 350 bars, la technique de l’IMR permettrait de concentrer 3,6 fois plus d’hydrogène pour une masse moitié moindre. Mais ces réservoirs en aluminium seraient à usage unique. En effet, la réaction qui dégage l'hydrogène n'est pas réversible. L’ensemble devrait donc être interchangeable, à la manière d’une pile. L'inconvénient n'est peut-être pas rédhibitoire car, une fois le réservoir vidé de son hydrogène, il ne reste à l'intérieur que de l'aluminium pur, donc facilement recyclable." Article lu sur Futura-sciences. Voilà encore une bonne nouvelle : la recherche avance à grand pas et dans très peu de temps, nous roulerons tous à l'hydrogène, en ne rejetant que de la vapeur d'eau ! Le rêve ! Mais qu'est-ce qu'il va pleuvoir...

  • La cogénération : qu'est-ce que c'est çà ?

    La cogénération consiste à produire en même temps et dans la même installation de l’énergie thermique (chaleur) et de l’énergie mécanique. L’énergie thermique est utilisée pour le chauffage et la production d’eau chaude à l’aide d’un échangeur. L’énergie mécanique est transformée en énergie électrique grâce à un alternateur. Elle est ensuite revendue à Electrabel (ou consorts) ou consommée par l’installation électrique de l'habitat.L’énergie utilisée pour faire fonctionner des installations de cogénération peut être le gaz naturel, le pétrole ou toute forme d’énergie locale (géothermie, biomasse) ou liée à la valorisation des déchets (incinération des ordures ménagères…). Cette source d’énergie fait fonctionner une turbine ou un moteur. L'idéal est évidemment d'utiliser la biomasse, c'est-à-dire des déchets végétaux, plutôt que d'utiliser du gaz ou du pétrole. Car, avant de devenir des déchets, ces végétaux ont absorbé une quantité énorme de CO2, ce qui signifie que lorsqu'on les brûle, le bilan de CO2 (et donc de gaz à effet de serre) est nul, ce qui est parfait. Et ce n'est pas le cas du gaz ou du pétrole qu'utilise Electrabel dans ses centrales électriques (hors nucléaire). En plus, Electrabel refroidi l'eau avant de la rejeter dans les rivières et les fleuves, au lieu de faire de la cogénération et d'utiliser cette eau chaude pour le chauffage ! Et on comprend alors pourquoi Greenpeace n'aime pas Electrabel...Et moi non plus !

  • Petits conseils qui vont dans le bon sens...

    La consommation électrique des ménages ne fait qu’augmenter. En cause, la multiplication des équipements mais aussi les appareils laissés en mode « veille » qui au final consomment 24H/24. Heureusement il est tout à fait possible de réaliser des économies : en choisissant des appareils peu énergivores et en les utilisant de façon rationnelle. Les appareils électroménagers portent une étiquette énergétique qui les classe de la lettre A (pour appareils économes) à la lettre G (pour appareils dévoreurs d’énergie). À vous de faire le bon choix ! Certains appareils de classe A+ et A++ bénéficient de primes en Région bruxelloise. Ne laissez pas vos appareils en position de veille. Leur consommation bien que faible s’additionne et peut coûter jusqu’à 75 €/an. Branchez vos appareils sur des multiprises et éteignez-les chaque soir, d’un seul geste ! Le frigo et le congélateur, ensemble, constituent près de 25% de votre facture d’électricité. Évitez de placer votre frigo / congélateur près d’une source de chaleur. Attendez qu’un plat refroidisse avant de le mettre au frigo/congélateur. Dégivrez régulièrement votre congélateur (2 petits mm de givre augmentent sa consommation de 10% !). Allégez votre frigo pour permettre une bonne circulation de l’air froid et donc une meilleure conservation des aliments. Mais remplissez toujours votre congélateur au maximum. Attendez que le lave-vaisselle soit plein avant de le lancer et optez pour le programme économique à basse température. N’oubliez pas de nettoyer le filtre régulièrement pour une plus longue durée de vie et une consommation plus faible ! Pour le lave-linge, utilisez les programmes à basse température (30 et 40°c). Bannissez le prélavage, remplissez bien votre machine, optez pour le programme Éco et veillez à la propreté de votre filtre. Dès que possible, faites sécher votre linge sur votre balcon ou dans une pièce ventilée. Le séchoir est en effet très gourmand : il consomme 2 à 3 fois plus d’énergie que votre lave-linge. Si le séchoir vous est indispensable, essorez votre linge à 1200 tours/minute. Cuisinez de préférence au gaz, vous consommerez deux fois moins q’avec une cuisinière électrique. Placez des couvercles sur toutes vos casseroles (= - 50% d’énergie !). Et soyez gagnant sur toute la ligne en n’utilisant que la quantité d’eau strictement nécessaire. Bref, une série d'habitudes à prendre pour chacun d'entre nous. Et nous irons dans le bon sens...