eaux usees

  • La grande bleue de moins en moins bleue...

    Les zones méridionale et orientale de la Méditerranée sont de plus en plus victimes d’une urbanisation galopante qui n’a pas pris la peine de mettre en place des systèmes de traitement de déchets. Vingt-deux pays bordent les eaux de la Méditerranée, ils regroupent plus de 400 millions d’habitants dont 143 millions vivent dans les zones côtières. A ces populations, viennent s’ajouter chaque année environ 175 millions de visiteurs. D’après le rapport de la Commission, plus de la moitié des agglomérations méditerranéennes de plus de 100 000 habitants ne disposent pas de stations d’épurations et 60 % de ces zones urbaines déversent directement leurs eaux usées dans la mer. Le problème est identique au niveau des décharges, sur l’ensemble des pays de la Méditerranée méridionale et orientale plus de 80 % d’entre elles ne sont pas contrôlées et entraînent des eaux de ruissellement particulièrement polluées et nocives pour le milieu marin. En coopération avec le plan d’action pour la Méditerranée du programme des Nations Unies pour l’environnement, la BEI a mené un travail permettant d’identifier les investissements prioritaires. Quarante-quatre projets pour un montant global de 2,1 milliards d’euros ont été recensés, et la banque va maintenant dresser une liste définitive des sites susceptibles d’être financés, les principaux critères pris en compte étant : « l’importance du projet pour le pays ou la région concernés, sa contribution à la réduction de la pollution, son caractère durable, la capacité de remboursement des prêts par les promoteurs et les montants requis des donateurs ». Ceci n'empêche pas certaines stations balnéaires du sud de la France d'afficher le drapeau vert au niveau de la qualité des eaux de mer... Mais la prochaine fois que j'y ferai trempette, je la regarderai d'un autre oeil, et j'éviterai de boire la tasse...