eau de source

  • Eau potable polluée...

    "Depuis quelques années, se pose la question des risques sanitaires liés aux résidus de médicaments dans les eaux, plus particulièrement celles destinées à la consommation. Mais, malgré des doutes croissants, il n’existe pas, à l’heure actuelle, de limite de qualité pour ces résidus dans les eaux, tant dans la réglementation française qu’européenne. 

     

    De septembre 2009 à juin 2010, le ministère de la Santé a mené une campagne nationale de mesures portant sur 45 substances pharmaceutiques d’origine humaine, vétérinaire ou de leurs métabolites. Les prélèvements ont concerné des ressources utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine (eaux de surface et eaux souterraines) ainsi que des eaux traitées, en sortie de station de potabilisation. Les sites de prélèvement retenus ont couvert près d’un quart de la population en France métropolitaine et dans les DOM.

    En janvier dernier, ont été rendus les premiers résultats relatifs aux eaux brutes, superficielles ou souterraines avant traitement de potabilisation, ainsi qu’aux eaux traitées. 

    Si, parmi les 45 molécules recherchées, 26 n’ont jamais été trouvées, 19 ont été détectées au moins une fois, dont cinq étaient présentes à des concentrations jugées « trop faibles pour être quantifiées ». Exception faite de la caféine, les molécules les plus fréquemment rencontrées sont la carbamazépine, un anti-épileptique, et son principal métabolite (époxycarbamazépine) ainsi que l’oxazépam, un anxiolytique.

    Le doute planant encore largement sur les effets sanitaires d’une exposition prolongée à ces résidus de médicaments dans les eaux destinées à la consommation humaine, l’Anses a été saisie afin de réaliser une évaluation de ces risques. Son application est en cours d’essai sur la carbamazépine, substance la plus fréquemment retrouvée. 

    De fait, si « les concentrations trouvées dans les eaux traitées sont 1 000 à 1 million de fois inférieures aux doses utilisées dans le cadre des doses thérapeutiques », on ignore encore tout des effets à long terme de ce melting-pot médicamenteux rémanent." Article de Cécile Cassier dans Univers-Nature.

    Que l'on boive de l'eau du robinet, ou de l'eau en bouteille, il paraît évident qu'elle est polluée et contient des substances chimiques, même à faibles doses. Et on ne parle ici ni de la caféine, ni des oestrogènes, ni des pesticides pourtant bien présents. Ni du bisphénol A pour les eaux en bouteilles plastiques...

    Bref, boire un litre et demi d'eau par jour n'est peut-être pas le meilleur conseil, à long terme. Et comme tout contient de l'eau, on est assez mal barrés...