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  • Le Fou du Pain...

    Le plus grand boulanger du monde (ou, en tout cas, un des meilleurs) sévit à Lille. C'est ce que je viens d'apprendre en lisant un numéro hors série du Monde consacré à La Table et aux Artisans, Virtuoses et Producteurs. Lui dit que ce sont des conneries...

    Alex Croquet, c'est son nom, est fou de pain. C'est dans son fournil de Wattignies qu'il expérimente ses recettes, à base de levain naturel et Bio, de farines Bio, d'eau purifiée et vivifiée par lui-même et de sel de Guérande. Et puis, il laisse le temps au pétrain, cette matière vivante, de faire son oeuvre. Tout est fait main, et les céréales passent à la meule à pierre, comme autrefois.

    Le résultat est incroyable : plus de 200 arômes volatiles ont été recensés dans ses pains ! 

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    Il y a aujourd’hui 106 additifs autorisés dans le pain, 150 dans la viennoiserie, sans oublier l’acide ascorbique qui est devenu incontournable depuis les années 1950 et qui accélère le gonflement de la pâte. On ne peut plus appeler cela du pain... Chez Alex : rien de tout cela. Juste la nature, le temps, le goût. En général, la fermentation ne dure, chez la plupart des boulangers, que 3 ou 5 heures. Chez Alex, elle dure de 15 à 27 heures... C’est cette « poussée lente » qui va déterminer la puissance exceptionnelle des arômes et des goûts de ses pains !

    Et il n'y a pas que les pains ! Petits pains au chocolat (à tomber), Tartes (incroyables) et Pudding (monumental et aérien) ne sont que quelques exemples de tout ce qui va vous faire courir là-bas !

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  • Nouvelle alerte à la montée du niveau de la mer...

    Le CO2, le gaz à effet de serre, ne cesse de s'accroître dans l'atmosphère. On devrait atteindre dans très peu de temps les 400 parts par million (ppm). La dernière fois que ce niveau de CO2 a été atteint, c'était il y a 3 à 5 millions d'années... La température sur terre était alors de 4 degrés supérieure à celle d'aujourd'hui, et le niveau de la mer était plus élevé de 10 à 40 mètres selon les endroits.

    Le problème, c'est que non seulement les émissions de CO2 ne cessent de s'accroître dans l'atmosphère, mais qu'en plus, le rythme est en constante augmentation, malgré les alertes successives des climatologues. Les scientifiques estiment d'ailleurs qu'en 2100, nous devrions atteindre 730 à1.020 ppm de CO2 dans l'atmosphère ! Je vous laisse imaginer les conséquences climatologiques de tels niveaux de pollution à très court terme.

    Quant aux concentrations de méthane (+259% depuis le 18ème siècle) et de protoxyde d'azote, 310 fois plus puissant que le CO2 au niveau réchauffement du climat (+ 120% sur la même période), on voit qu'on est aussi dans le même scénario alarmiste. Pas très folichon, tout cela...

    Et puisque les politiciens, les financiers et les industriels qui dirigent ce monde, main dans la main, ont pour seul but de s'enrichir, sans se soucier aucunement de l'environnement, ni de l'état de la planète qu'ils légueront aux générations futures, il faut bien nous résilier à devoir affronter les désordres climatiques annoncés : inondations des côtes, flux massif de migration de population (réfugiés climatiques), déplacement vers le nord des cultures du sud (et des vignobles : adieu Bordeaux) et des maladies tropicales, sécheresse et manque d'eau potable dans de nombreuses régions, déplacement vers le nord et accroissement des phénomènes météorologiques (tornades, cyclones, orages, etc...), et bien d'autres choses encore, que nous ne soupçonnons même pas... Tout cela sur fond de crise : on va bien s'amuser ! 

  • Résidus médicamenteux dans l'eau potable...

    Les médecins de l'Association santé environnement France (Asef) tirent le signal d'alarme à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau qui a eu lieu ce vendredi 22 mars. Car l'augmentation régulière de la prise de médicaments - rien qu'en France, nous en avons consommé 3,12 milliards de boîtes en 2011 - ne serait pas sans risques pour notre environnement et pour notre santé. "Aujourd'hui, certaines études font le lien entre la présence de résidus médicamenteux dans l'eau potable et l'autisme ou les troubles du comportement. D'autres ont montré des effets sur l'hermaphrodisme dans l'écosystème, les troubles de la reproduction ou encore la résistance bactérienne", affirme le Dr Pierre Souvet, le président de l'Asef. C'est pourquoi son association a voulu mesurer les dégâts réels liés à ce type de pollution et le faire savoir dans un livret qui sera diffusé samedi. Leur but est, évidemment, de préserver la qualité de notre eau, si précieuse à la vie de toutes les espèces. 

    Ces spécialistes ont identifié plusieurs coupables. Car, de sa fabrication à sa destruction en passant par son utilisation, le médicament a maintes occasions de s'immiscer dans l'environnement. Il n'empêche, la première source de contamination viendrait de la population... Après avoir été ingéré, le produit se retrouve dans nos selles et nos urines pour aller ensuite dans les stations d'épuration. Malheureusement, ces dernières n'ont pas été conçues pour traiter ce type de pollution. Elles ne dégradent pas totalement ces molécules thérapeutiques, dont une partie rejoint nos rivières. 

    Cependant, le véritable problème ne viendrait pas tant des médicaments ingérés que de ceux que l'on ne consomme pas... "En France, chaque année, sur des dizaines de milliers de tonnes de médicaments non utilisés, moins d'un quart est recyclé. Le reste est jeté à la poubelle, dans les éviers et même dans les toilettes !" regrette le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l'Asef. Parmi eux, on retrouve des antibiotiques, des antidépresseurs, des bêtabloquants, des anti-inflammatoires, des produits de contraste (utilisés en imagerie médicale) ou encore des contraceptifs. Source Le Point.fr

    C'est la raison pour laquelle je n'en bois jamais. Et comme lu sur "Le blog d'un grincheux grave" : "J'ai toujours vu ma mère avaler ses médicaments quotidiens avec un verre de vin rouge, et elle a vécu jusqu'à plus de quatre-vingt dix ans, je fais la même chose, principe de précaution."

  • Un empire dans une goutte d'eau...

    L'eau claire et limpide ? Que nenni ! Une simple goutte d'eau grouille de bestioles toutes plus horribles les unes que les autres : des vers, des espèces d'acariens amphibies, des monstres à nageoires, d'autres équipés de mandibules pour mieux attraper leurs proies, sans parler de celles qui sont poilues...

    Un micro-empire dans lequel chaque bestiole lutte pour sa survie et se reproduit.

    Désormais, je regarderai mon verre d'eau d'un autre oeil...

    Micro Empire

    http://vimeo.com/39784233

    VIDÉO: Alien dans une goutte d'eau !

  • Nestlé et Pure Life : un scandale de plus...

    Pour son enquête, Res Gehriger a repris les discours de Peter Brabeck, le président autrichien du conseil d’administration de cette multinationale basée en Suisse, pour les confronter aux habitants, aux militants et aux experts. "Les producteurs d’eau sont là uniquement pour l’argent, affirme Maude Barlow, ex-conseillère de l’Onu sur l’eau. Quand ils participent à des programmes de type humanitaire, c’est du marketing. C’est parce que le monde entier les critique et qu’ils veulent redorer leur blason. Mais seul le profit les intéresse." Une analyse corroborée par l’exemple du Pakistan où Nestlé s’est ouvert un nouveau marché. Son eau en bouteille, Pure Life, s’adresse aux classes aisées. Au point que, pour les jeunes privilégiés, être à la mode, c’est se balader ostensiblement avec sa Pure Life. Tandis que des enfants tombent malades en buvant l’eau non potable à cause des canalisations.

    Ce documentaire, coproduit par Arte, affirme que l’usine d’eau Pure Life, près de Lahore, a fait baisser le niveau de la nappe phréatique et asséché des puits ancestraux à proximité. Au Nigeria, aussi, Nestlé écoule sa Pure Life. Sauf que son prix est supérieur au revenu journalier de nombreux Nigérians. Et qu’un litre de cette eau coûte plus cher qu’un litre d’essence !

    Dans le monde, 900 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, d’après l’Onu. "Au Sud, la situation est gravissime, s’alarme Maude Barlow. L’eau tue plus que le sida ou les guerres, les accidents de voiture et le paludisme réunis. L’eau est la première cause de mortalité. Là-dessus, Nestlé arrive en nous disant : nous avons la solution, elle s’appelle Pure Life, nous allons vous vendre de l’eau que nous puisons dans vos propres nappes souterraines. Voilà sa solution pour les pays sans réseau public d’eau où rien ne sort des robinets ou alors une eau souillée. Ce n’est pas seulement irresponsable, c’est presque criminel !"

    Et contrairement à l’Etat du Maine, aux Etats-Unis, où un mouvement de citoyens a fini par empêcher Nestlé d’installer des zones de pompage, l’enquête démontre comment avocats et lobbyistes peuvent tirer profit du vide juridique pour s’accaparer des terrains et des sources. Car l’eau reste l’enjeu majeur de demain : "On manquera d’eau bien avant de manquer de pétrole", prophétise Peter Brabeck. Et de conclure : "Qu’est-ce qui pourrait encore garantir 140 ans d’existence à notre entreprise ? La réponse est claire, c’est l’eau." Article de Virginie Roussel dans La Libre de ce jour.

    “Nestlé et le business de l’eau en bouteille”. Enquête à charge sur Arte, à 20h50.

  • Vivaqua traite l'eau bruxelloise avec du sulfate d'alumine...

    Et voilà pourquoi on en retrouve dans l'eau du robinet distribuée à Bruxelles. Certes, à faibles doses, mais qui s'ajoutent à toutes les autres, qu'on retrouve, soit, dans l'alimentation (E520 dans pain blanc, viennoiseries, lait, biscuits, etc...), soit dans d'autres produits (dentifrice, déodorants, vaccins, etc...).

    Au total, nul ne sait dire quelle est la dose journalière absorbée. Si certains effets liés à une exposition chronique à l’aluminium peuvent être actuellement considérés comme avérés (encéphalopathie, troubles psychomoteurs, atteinte du tissu osseux sous forme d’ostéomalacie et atteinte du système hématopoïétique sous la forme d’une anémie hypochrome), il apparaît que pour d’autres effets initialement suspectés (c’est le cas de la maladie d’Alzheimer), on ne soit pas tout à fait sûrs.

    Il n'empêche que les analyses des cerveaux des patients décédés de la maladie d'Alzheimer démontrent que de fortes concentrations de sulfates d'aluminium y sont présentes. Et on sait également que l'aluminium non éliminé par le corps remonte dans le cerveau et bloque des liaisons entre neurones, provoquant ainsi des pertes de mémoires.

    Conclusion : au moins on en absorbe, au mieux c'est. Les produits bio n'en contiennent pas, l'eau de source non plus. Pour les cosmétiques, il faut vérifier. Et pour les vaccins, il faut refuser cet adjuvant. D'autres adjuvants existent, et sont eux, tout à fait inoffensifs.

    Quant à l'eau du robinet, Vivaqua pourrait utiliser un sulfate de fer, même si ce traitement tout à fait inoffensif colore légèrement l'eau. Je préfère boire une eau saine légèrement colorée qu'une eau limpide qui tue...

  • Du poison dans l'eau du robinet. Sur FR3 ce soir à 23H15.

    Sophie Le Gall, la réalisatrice, a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination de l’eau et interpeller les autorités... C'est ce soir sur FR3 : Un documentaire réalisé par Sophie Le Gall, produit par Ligne de Mire, avec la participation de France Télévisions.

    C’est un danger invisible qui menace les foyers, une menace pour la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Les citoyens l’ignorent, l’eau potable qui coule de leurs robinets est souvent contaminée.

    Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités.

    Dans le Centre, en Normandie ou en Charente, elle regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui peuvent provoquer des cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau impropre à la consommation.

    Dans des villages d’Auvergne ou à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui peut déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par les scientifiques mais la réglementation ignore les dangers de ce neurotoxique. Elle fait aussi l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif qui contamine l’eau potable dans le Limousin.

    Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces poisons qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais une trentaine de résidus médicamenteux : antidépresseurs, traitements contre le cancer, hormones de la pilule contraceptive qui modifie le sexe des poissons... Pour protéger sa population de ce cocktail pharmaceutique qui pourrait devenir explosif, la Suisse installe des filtres actifs contre les molécules des médicaments. Alors que l’Europe somme la France de moderniser ses usines de traitement, notre pays ne cesse de minimiser l’ampleur de la pollution. Les communes et les grandes compagnies de distribution de l’eau ne souhaitent pas que de nouvelles règles viennent compromettre leurs affaires. Et tant pis si les Français trinquent à leur santé...

  • Analyse de la qualité de l'eau du robinet à Bruxelles...

    Analyses de  l'eau du robinet à Bruxelles selon le rapport publié le 20/01/2012 par Vivaqua :

    http://www.cibe.be/mapdata/BFI41_BXL_FR.pdf


    Mon seul souci est ce traitement de l'eau par flocage, sans que Vivaqua ne précise la substance... Pour le reste, et sans être chimiste, il me semble que l'eau de ville à Bruxelles ne comporte pas trop de fluor, ni trop d'aluminium, ni trop de métaux lourds. Mais il y en a quand même, et c'est toujours de trop. Vive le vin !

  • Pas de dégustations...

    Et oui, 2 semaines sans dégustation à l'aveugle au Clos... La semaine passée pour cause de congés, et aujourd'hui pour cause de grippe cannoise pour l'un et de remise en forme après grosse biture dominicale pour un autre... Adieu "bouteilles originales", et tant pis pour "Chardonnay, tu me plais..." : ce sera pour une prochaine fois !

    La semaine prochaine, ou la semaine d'après (on verra bien avec la Pentecôte), la dégustation portera sur le thème "ministricule production (= - de 3.000 bouteilles)". Intéressant.

    Ceci m'a permis de voir l'inquiétant reportage sur FR3 concernant tout ce qu'on trouve dans l'eau du robinet et qu'on ne devrait jamais y trouver ! Aluminium, Radon, pesticides, nitrates, antibiotiques, hormones féminines, anti-dépressifs et j'en passe... Une horreur !

    Ce reportage a surtout permis de voir comment les autorités font passer l'économique avant la santé des concitoyens, et surtout comment elles s'y prennent pour détourner la loi, ne pas respecter les normes européennes en vigueur et cacher l'information aux consommateurs...

    Et comme l'eau en bouteilles ne vaut pas mieux, vive le vin ! Si possible bio ou naturel, pour toujours éviter ces foutus pesticides, de plus en plus présents partout. A propos, avez-vous remarqué comme il y a peu d'abeilles cette année ? Elles pullulaient habituellement sur ma terrasse fleurie. Cette année, j'en ai seulement vu deux, en train d'agoniser sur le sol ! Je vous le dis : on va droit dans le mur si on ne change pas radicalement les cultures intensives et les traitements pesticides associés. Un retour à la culture Bio est impératif. Au plus vite !

  • Et pour en finir avec la flotte...

    Après ces 2 articles évoquant l'eau du robinet et l'eau en bouteilles, terminons le tour du sujet avec la pluie qui nous attend dans les mois à venir...

    J'avais annoncé fin janvier sur ce blog un mois de mai frais et pluvieux, sauf la troisième semaine, et cela semble s'avérer exact. 

    Juin sera normal au niveau ensoleillement et températures, mais avec 50% de pluie au-dessus des moyennes.

    Juillet, quant à lui, nous amènera 70% de pluie en plus que la normale habituelle, ce qui n'empêchera pas l'ensoleillement d'être présent aussi (+20% par rapport à la normale).

    Le mois d'août frais et humide, avec 40% de flotte en plus, et avec une carence en soleil (-20%). Cela fera penser à l'automne...

    Septembre serait normal au niveau température et pluie, et avec 20% d'ensoleillement en plus que la normale habituelle.

    Octobre sera frais, pluvieux (+ 50%) et peu ensoleillé (- 30%). L'hiver arrive déjà...

    Conclusions : les nappes phréatiques vont pouvoir se remettre à niveau et on ne devra pas arroser les jardins cet été ! Par contre, pour un ciel bleu et une chaleur estivale, ce ne sera pas en Belgique qu'il faudra rester ! 

     

  • Que boire ?

    Avec plus de 3300 médicaments humains et vétérinaires mis sur le marché, la France est le plus gros consommateur de médicaments en Europe. Or, cette surconsommation n'est pas sans conséquences sur l'environnement, et sur la santé humaine. Car ces résidus se retrouvent dans les eaux usées, et les stations d'épurations ne sont pas conçues pour les éliminer. On les retrouve donc dans l'eau du robinet...

    En 30 ans, les dépenses des Français consacrées aux médicaments ont augmenté de 450%. Consommées à domicile ou en hôpital, ces molécules thérapeutiques se retrouvent in fine dans les eaux usées. Et leur concentration ne cesse de croître. Comme le souligne le docteur Patrice Halimi, secrétaire général et co-fondateur de l'Association Santé Environnement France, « aujourd'hui, avec le développement de l'hospitalisation à domicile et de l'auto-médicamentation, tout le monde est potentiellement émetteur de résidus médicamenteux. Du coup, on retrouve, à la sortie des stations d'épuration, des traces d'antibiotiques, de béta-bloquants, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires... ».

    Les trois types de molécules les plus présentes dans nos cours d'eau sont en fait les œstroprogestatifs, conséquence de la consommation croissante de pilules contraceptives, les tranquillisants, la France étant le plus gros consommateur d'antidépresseurs au monde, et les anti-cancéreux, du fait du développement de l'hospitalisation à domicile. Or, non seulement ces médicaments sont conçus pour être actifs à faible dose, mais en plus, ils présentent une biodégradabilité très variable (de 10 à 90%). Autrement dit, leur présence dans les eaux, même à faible concentration, peut s'avérer toxique sur le long terme. D'après Patrice Halimi, la communauté scientifique et les pouvoirs publics intègrent peu à peu cette nouvelle donne : « on sort d'une logique de pollution aigüe à une logique d'imprégnation permanente. » D'ailleurs, plusieurs études scientifiques soulignent déjà l'impact de ces cocktails de molécules sur la faune et la flore aquatiques, certaines espèces présentant une féminisation de leurs caractères sexuels.

    L'eau potable n'est donc plus potable. Et celle en bouteille plastique n'est pas terrible non plus (à cause du plastique). Idem pour la bière (à base d'eau) et les softs (toujours à base d'eau)... Reste donc le lait, les jus de fruits (100%, sans eau) et le vin. Et si possible en bio pour éviter les pesticides, et autres traces de traitements phyto-sanitaires. Et comme je ne suis pas un fana du lait, et que je n'abuse pas des jus de fruits..., je suis condamné à boire du vin. Au prix d'un gros effort. Mais quand il faut, il faut...

  • Taillefine de Danone (suite)....

    L'entourloupe aura duré presque huit ans. A la fin de l'année, l'eau Taillefine, marque de Danone, sera retirée du marché. Ses péchés : ne pas être conforme à la loi, ne présenter aucun avantage pour la santé, et tromper allègrement la consommatrice à coups de messages minceur plus fantaisistes les uns que les autres.

    En 2001, lors de son lancement, Patrick Buffard, directeur marketing chez Danone, vantait un produit « décomplexé »… Effectivement, l'eau qui fait maigrir, fallait oser. Quitte à négliger la loi. En 2006, une directive européenne n'autorise sur le marché que trois catégories d'eau (de source, minérale, et rendue potable par traitement), dont elle définit des critères précis.

    Une eau minérale naturelle ne peut donc pas être enrichie. Or, le calcium et le magnésium contenus dans sa potion magique, Taillefine les a en partie injectés. Verdict de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) : « L'eau de Taillefine n'a pas le droit d'être vendue. Nous avons demandé à Danone de mettre fin à ce produit. Il sera retiré du commerce le 31 décembre 2009. »

    Si Danone paie cher cet ajout de minéraux, la facture est aussi salée pour la consommatrice : 0,69 euros en moyenne pour l'eau Taillefine, contre 0,55 pour Evian et Volvic.  Et la marque en avait encore moins (de complexes) quand, avant 2006, elle affichait un très visible « 0,001% de sodium » sur fond rouge. Beaucoup de zéros et une formulation sortie de nulle part : le sodium s'affiche en mg/l, pas en pourcentage. Bizarrement, l'inscription a disparu depuis… pour afficher aujourd'hui un taux de 1,1 mg… pour 100 millilitres. Pas mal.

    Mais voilà la tromperie : sur Taillefine, le sodium se mesure en milligrammes pour 100 ml, alors que les autres bouteilles l'affichent en milligrammes par litre. Après traduction, on trouve 11 mg/l, comme dans la très démocratique Cristaline (0,19 euros). 

    Ces infos relevées sur le site Rue 89, prouvent qu'il faut vous méfier des arguments commerciaux trompeurs, dont nous sommes inondés à longueur de journée,  pour vous faire consommer des produits chers, source des monstrueux profits de ces groupes agro-alimentaires...

    Terriens, il est temps de changer vos habitudes d'hyper-consommation, il est temps de retourner vers plus de simplicité et vers les vraies valeurs...

     

  • Pourquoi le bio est plus goûtu...?

    Pourquoi une salade bio est-elle tellement plus savoureuse et goûtue qu'une salade issue de l'agriculture intensive ? Parce que les fruits et les légumes bio poussent plus lentement. Et leurs cellules sont donc plus serrées et contiennent moins d'eau, donc plus de goût. C'est aussi simple que cela ! Il faut laisser le temps au temps. Avec l'agriculture intensive, tout pousse plus grand, plus vite et plus beau, mais c'est tellement bourré d'eau que tout goûte la même chose, c'est à dire rien. En plus, les sols, totalement saturés par les produits chimiques épandus au cours des dernières décennies, empêchent les plantes de synthétiser les minéraux et les oligo-éléments. Vous pouvez donc faire des carences en magnésium (par exemple), même si vous mangez chaque jour des fruits et légumes de saison. Dans le bio, le sol est sain,, et le magnésium est présent dans le légume. Tous les nutriments et vitamines sont présents dans les fruits et légumes bio. Et en plus, cerise sur le gâteau, aucune trace de pesticides dans le bio ! Consommez bio : il y va de votre santé, de votre plaisir à bien manger et du plaisir de retrouver le vrai goût des choses... Terriens, il est temps d'agir...

  • 1,5 litres d'eau par jour... c'est du marketing...

    "Buvez 1,5 litres d’eau par jour, c’est bon pour la santé » ne serait que pure fumisterie. « Ce n’est qu’un argument marketing, transformé en une allégation santé », confirme le professeur Guy Vallancien, urologue à l’Institut mutualiste Montsouris, à Paris. L’eau ne permet pas d’éliminer les toxines, comme on l’entend souvent. « Les reins éliminent les toxines, consommer plus d’eau va générer plus d’urine, mais pas plus de toxines dans cette urine », explique Guy Vallancien. L’eau n’a pas non plus de vertus amincissantes. « On n’a jamais vu quelqu’un perdre du poids en buvant de l’eau. Le seul résultat, c’est d’être davantage dérangé par des envies d’aller aux toilettes ». Ni de bienfaits sur le teint, ni d’effet sur les migraines, … ou autres arguments farfelus inventés par les publicitaires. Selon le spécialiste français, l’apport d’eau journalier nécessaire est apporté à 80% par notre alimentation. « Même la viande est composée d’eau », souligne-t-il. Excédé par les injonctions abusives faites au public, il dit ne pas vouloir chiffrer une quantité idéale de consommation mais tient à mettre en garde les publics fragiles. « Seules les personnes souffrant de calculs rénaux ont besoin de consommer davantage d’eau. De même, il faut surveiller les bébés, qui ne peuvent pas réclamer, et les personnes âgées, qui perdent la sensation de soif ». Cette étude m'arrange : moi qui considère que l'eau, c'est pour les poissons ! Et une fois de plus, le con-sommateur a été berné par des groupes agro-alimentaires qui font un bénéfice mirobolant en commercialisant des milliards de bouteilles d'eau (soi-disant de source... elle doit être immense cette source, comme les chutes du Niagara)! En fait, toutes ces eaux sont traitées par osmose inverse, c'est-à-dire filtrées, et donc pas trop naturelles. Mais cela, c'est encore une autre histoire...

  • 290 milliards de litres d'eau...

    Sous la pression du lobby écologiste WWF, Coca-Cola s'est engagé à réduire sa consommation d'eau pour la production de ses fameux sodas et à participer à son retraitement. Or, il faut savoir que le géant d'Atlanta a utilisé l'an dernier la bagatelle de… 290 milliards de litres du précieux liquide. Plus de la moitié de la consommation d'eau du groupe en 2006 a été consacrée à des tâches telles que le rinçage, le chauffage et la climatisation, et non à la production directe de boissons. La conversion aux problématiques environnementales du numéro un mondial du soft drink a de quoi surprendre. Elle comportera cependant un volet financier : Coca-Cola versera 20 millions au WWF. Chaque bien produit devrait être traduit en « eau virtuelle », c’est-à-dire le nombre de litres d’eau nécessaires pour produire un litre/kilo de ce bien. L’utilité de cette méthode est de se doter d’un ordre de grandeur. Ainsi, il est intéressant d’apprendre que le Coca a un « équivalent eau » de 9 (9 litres d’eau nécessaires à la production d’1 litre de Coca), l’essence 10, l’éthanol à base de canne à sucre 90, l’éthanol à base de maïs entre 400 et 1 500 selon les régions, le kilo de blé 1 160, et le bœuf... entre 4 000 à 15 340 selon les modes de calcul ! Face à la pénurie annoncée du liquide le plus vital sur terre, il va falloir commencer à compter ! Me concernant, je n'en bois pas, et je mange du poisson, qui ne boit rien... Blague à part, si vous voulez tout savoir sur l'eau et sur ce qui nous attend dans fort peu de temps, lisez le remarquable article publié sur Agora Vox (voir lien dans colonne de droite, en bas). C'est édifiant, et cela fait froid dans le dos...

  • Première guerre de l'eau... en Europe !

    La sécheresse qui frappe plusieurs régions espagnoles, dont la Catalogne, a déclenché une "guerre de l'eau" en Espagne, où les zones les mieux approvisionnées refusent d'aider les moins arrosées. Le déficit de précipitations depuis 18 mois a provoqué une sécheresse sévère dans la partie méditerranéenne du pays, "la pire depuis 1912", selon Jaime Palop, chef de la direction générale de l'eau, qui dépend du gouvernement. Sur toute l'Espagne, "on peut parler de la situation de sécheresse la plus importante depuis 40 ans, si on prend en compte la période écoulée depuis le début de l'année hydrologique, le 1er octobre dernier", a déclaré à l'AFP Angel Rivera, porte-parole de l'Agence espagnole de météorologie (AEM). "Il a plu 40% de moins qu'il aurait dû" pendant cette période, a ajouté ce responsable. Les réserves d'eau du pays ont baissé à 46,6% de la capacité totale des barrages. La situation est particulièrement critique en Catalogne (nord-est), où les barrages sont à 19% de leur capacité, près du seuil de 15% en-dessous duquel l'eau est jugée inutilisable car elle brasse le fond vaseux des retenues. S'il ne pleut pas de manière conséquente dans les prochains mois, Barcelone et sa région pourraient connaître des problèmes d'approvisionnement cet été et des restrictions cet automne, selon les autorités régionales. "Or, les prévisions pour les trois mois à venir ne sont pas optimistes. On s'attend à des précipitations normales, voire légèrement en-dessous de la moyenne", explique Angel Rivera. Alarmé, le gouvernement régional catalan cherche des solutions pour ne pas mettre en péril l'approvisionnement de cette région très peuplée (7 millions d'habitants) et touristique. L'une d'elles est l'acheminement d'eau par navires citernes depuis Marseille (sud de la France) et Tarragone (nord-est de l'Espagne), mais elle est jugée trop chère par ses détracteurs, ou encore par train. Une autre, moins chère mais plus polémique, est le transvasement d'eau depuis un affluent du fleuve Ebre, le Segre. Cette solution défendue localement par les socialistes au pouvoir en Catalogne a été rejetée par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, globalement hostile aux transvasements des cours d'eau. Les Catalans reprochent à l'Aragon de vouloir garder ses réserves d'eau pour des projets polémiques comme la construction en plein désert d'un "Las Vegas européen" avec casinos, hôtels et golfs. Pour les agriculteurs, le temps presse. "S'il pleut dans les prochains jours, les cultures peuvent être sauvées, sinon la situation peut devenir catastrophique", a déclaré à l'AFP Andrés del Campo, président de la Fenacore, une fédération réunissant des milliers de cultivateurs. "Des zones comme le Levante (est) risquent de ne pas pouvoir approvisionner en fruits et légumes le marché extérieur, qui représente 60% de leur activité", a-t-il souligné. La Catalogne espère pour sa part que la mise en marche d'une usine de désalinisation d'eau marine, prévue pour 2009, permettra de produire 60 millions de m3 annuels d'eau potable, l'équivalent d'environ deux mois de consommation. Bref, c'est parti : le sud de l'Europe va, dorénavant, devoir contrer ce problème majeur qui s'annonce au niveau mondial ! En Afrique, faute de moyen financiers, ce sera la désertification et la mort... En Espagne, les moyens et les solutions techniques existent : ne nous inquiétons pas trop ! Mais, où que ce soit, des bouleversements majeurs sont en cours, et il va falloir s'y habituer et vivre en conséquence. Et la biodiversité va encore en prendre un coup... Mais où allons-nous ?

  • Pauvres tétards...

    Les têtards mâles peuvent devenir des grenouilles femelles sous l'effet de polluants de type oestrogène présents dans leur milieu naturel, a révélé une expérimentation menée dans un laboratoire suédois. Ce phénomène pourrait contribuer à expliquer pourquoi près d'un tiers des espèces de grenouilles vivantes dans le monde sont actuellement menacées d'extinction, indique cette étude qui sera publiée en mai dans le magazine américain Environmental Toxicology and Chemistry. Deux espèces différentes de grenouilles ont été exposées à des niveaux d'oestrogène similaires à ceux constatés dans les eaux d'Europe, des Etats-Unis et du Canada. Les résultats ont été édifiants: alors que l'on comptait moins de 50% de femelles pour chacune des espèces, cette proportion a changé de façon significative pour les grenouilles réparties en trois groupes exposés à des niveaux différents d'oestrogène. Les têtards exposés à la plus faible concentration d'hormones dans un des trois groupes ont été deux fois plus nombreux à se transformer en femelles.Dans les deux groupes exposés à des niveaux plus élevés d'oestrogène, les grenouilles sont devenues des femelles à 95% dans le premier cas et à 100% dans l'autre.Ces résultats sont tout à fait alarmants : on a constaté ces changements spectaculaires en exposant les grenouilles à une seule substance, alors que dans la nature, il peut y en avoir de très nombreuses autres présentes ensemble. Il est prouvé que les pesticides et d'autres substances chimiques industrielles peuvent agir comme des oestrogènes dans le corps, ce qui a poussé à mener cette expérience. Parmi les grenouilles ayant changé de sexe, certaines sont devenues des femelles capables de procréer tandis que d'autres avaient des ovaires mais pas d'oviductes, étant ainsi stériles. Si toutes les grenouilles deviennent des femelles, cela pourrait avoir un effet destructeur sur leur population. Le seul remède dans l'immédiat serait d'améliorer le traitement des eaux dans les zones où les grenouilles pourraient être affectées, en filtrant les concentrations d'oestrogène provenant des pilules contraceptives et des polluants industriels. Quant aux effets de cette pollution sur l'être humain, je vous laisse deviner, bien que rien ne soit encore prouvé à ce niveau !

  • Dégustation du lundi (18)

    Voilà une dégustation du lundi (hors Clos) qui débutait on ne peut plus mal : 3 bouteilles de Spa Reine sur la table et 5 verres d'eau ! Du jamais vu en 10 ans... Et cela se poursuivi dès le début de la dégustation, puisqu'il nous fût offert (imposé) de goûter les Rolls des Trappistes, dans les verres ad hoc ! Une Westvieleren (10°2), suivie d'une Rochefort 10 (10°). Après quoi, on pu enfin en venir aux choses sérieuses : la dégustation de vins, avec hélas des verres noirs... Des verres que je n'apprécie pas du tout dans le sens où le plaisir de voir le vin, d'étudier sa robe, d'admirer ses larmes est absent. J'estime donc être volé d'un plaisir qui fait partie intégrante de la dégustation (bien que dans ce cas, les sens olfactifs sont peut-être plus développés...). La dégustation débuta avec un Riesling 95 Clos Saint Hune de Trimbach (nez corinthe et pétrole, bouche verte, fraîche et fort acide pour son âge). Suivi un vin épicé, alcoolisé, avec du fruit et une petite astringence en finale, que tout le monde affirma être une syrah ou une grenache, alors qu'il s'agissait d'un Côtes de Nuit ! Un Morey Saint Denis 1er Cru 2002 "La Forge". Du pur Pinot noir... Suivi alors un trio de flacons magnifiques, vraiment bien appréciés : La Fleur Petrus 98 en Pomerol, Léoville Las Cases 2003 en Saint Julien et La Mouline 2001 en Côte Rôtie de E. Guigal : magnifiques tous les 3 ! Puis, on goûta alors enfin cette fameuse cuvée spéciale en Sancerre 95 de Cotat "Les Monts Damnés" (plaisant, mais trop soufré, selon un vigneron enrhumé qui s'était échoué à notre table). Pour terminer avec un Vin de Voile 96 de Robert Plageoles à Gaillac, qui me fît fort penser au premier vin de la dégustation... mais c'était déjà la fin de cette soirée, ce qui explique peut-être cela... La suite lundi prochain.

  • Les pieds dans l'eau...

    Un climatologue de la Nasa a commenté le réchauffement de la planète qu'il étudie :"Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période interglaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12.000 ans", a-t-il indiqué. "Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux" alors que les gaz à effet de serre comme le C02, le dioxyde de carbone, sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, a mis en garde ce climatologue américain."Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons", a-t-il ajouté. "La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d'aujourd'hui, selon les estimations", a encore souligné l'expert de l'agence spatiale américaine. Ca, c'est prévu pour 2050. Les Pays-Bas et la Flandre seront les pieds dans l'eau chaude, infestée de méduses et autres requins... Quant à nous, à l'Altitude 100, on aura encore le temps de voir venir... Mais où allons-nous ?

  • Si j'étais étudiant...

    Je me lancerais dans des études concernant les énergies renouvelables : pompes à chaleur, éoliennes domestiques, panneaux solaires, panneaux photovoltaïques, puits canadiens, fours solaires, recyclage des déchets, isolations des habitations construites écologiquement, chaudières à basses calories evec systèmes de récupération de chaleur, système de récupération des eaux pluviales, minis centrales d'épuration d'eau, etc., car l'avenir proche - très proche : on y est - sera de construire uniquement des habitations passives, autonomes en énergie et ne rejetant que de l'eau claire. Ces habitations pourraient même produire un excédent d'énergie qu'elles pourraient revendre. Cela existe déjà, et ce sera la norme dans quelques petites années. Il faudra donc plein de spécialistes en la matière, des bureaux d'études, des ingénieurs, des entreprises et des ouvriers, spécialisés dans ce domaine pointu. Travail assuré, dans un domaine passionnant et respectueux de l'environnement, et du protocole de Kyoto ! C'est le bon plan !

  • Fumer tue, respirer, manger et boire aussi...

    Si vous avez pu lire le précédent, vous pourrez bien lire celui-ci:Qui est Dominique Belpomme?Il faut commencer par cette question car dans le domaine de la pollution de l’environnement n’importe qui peut écrire n’importe quoi. Malgré son nom l’écologie n’est pas encore vraiment une science. Si beaucoup d’ " écolos " barbus et chevelus se sont pris pour des savants ou des prophètes, ça n’est pas le genre du Pr. Belpomme!Médecin cancérologue, professeur de Médecine, chef de service des Hôpitaux de Paris, fondateur en 1984 de l’ARTAC, le Pr. Belpomme est chargé de mission pour le Plan Cancer qui vient d’être lancé par le gouvernement français. Son livre, paru en mars 2004, montre comment la dégradation de l’environnement par la pollution est maintenant à l’origine de la plupart des maladies et de la pire d’entre elles: le cancer. Le cancer causé par la pollution?Pour le Pr. Belpomme " il faut combattre l’idée fausse mais qui a toujours cours, y compris dans le corps médical, que l’augmentation du nombre de cancers est liée à la vieillesse, autrement dit que le cancer est une maladie de vieillesse. Ce n’est pas parce qu’on est âgé et qu’on a des défenses immunitaires diminuées qu’on a une plus grande probabilité de faire un cancer. C’est en réalité parce qu’on a eu une durée d’exposition plus grande aux facteurs de risque cancérigène présents dans l’environnement. De la même façon, plus on passe de temps sur la route et plus le risque d’avoir un accident est grand. "Tout le monde sait que fumer nuit gravement à la santé et cause le cancer du poumon. Mais " tous les cancers ne sont pas liés au tabac. De très nombreux cancers sont secondaires aux facteurs de cancérisation physiques et surtout chimiques, que nous introduisons dans l’environnement ". Alors que " sur 150 000 morts par an en France par cancer on admet qu’il y a 30 000 morts par cancers liés au tabac. Il reste 120 000 morts à expliquer par des causes autres. Où les trouver, si ce n’est dans l’environnement, pris au sens large, c’est à dire en considérant qu’il inclut aussi notre mode de vie? " Les polluants qui dégradent l’environnement." Hormis le tabagisme, les causes chimiques à l’origine des cancers sont de très loin les plus fréquentes. En deux générations, nous avons déversé plusieurs millions de produits toxiques dans l’environnement, le plus souvent en l’absence de contrôle et de réglementation suffisante ". Seules quelques milliers de ces molécules ont été étudiées pour leurs effets toxiques: " certaines sont mutagènes, d’autres des perturbateurs hormonaux, et un certain nombre d’entre-elles cancérigènes ou tératogènes.Les produits cancérigènes appartiennent à trois catégories: les produits naturels résultant de l’activité humaine; les intrants agricoles utilisés pour fertiliser le sol ou combattre les nuisibles, mauvaises herbes et parasites; les produits synthétiques introduits dans l’alimentation, ou à usage domestique, ou utilisés pour nous soigner. " C’est donc nous qui fabriquons les cancers, soit parce que nous utilisons des produits naturels en trop grande quantité, soit parce que nous les transformons en déchets cancérigènes, soit parce que nous fabriquons de nouveaux produits que nous introduisons intentionnellement dans notre environnement ".Les produits naturels cancérigènes sont produits essentiellement par l’industrie sous forme de fumées et goudrons par la combustion des produits fossiles: pétrole, charbon, gaz naturels. " On les trouve en grande quantité dans les gaz d’échappement des voitures, mais aussi dans ceux des tracteurs et des avions. On les trouve dans les fumées des usines. Ils sont à l’origine de la pollution de l’air et de l’eau dans nos villes et plus particulièrement dans les zones industrielles ". C’est ainsi que le taux de cancers est plus élevé dans les villes qu’à la campagne. Le risque cancer du poumon lié à la pollution atmosphérique serait dû à la présence de fines particules d’hydrocarbures en suspension dans l’air " produites dans les fumées d’usine et par le trafic routier, en particulier les voitures diesel. " Le tabagisme potentialise cet effet ".Les dioxines sont également des produits naturels de la combustion des substances organiques en présence de chlore. Elles sont principalement émises dans l’air par les usines d’incinération des ordures ménagères " et la France détient un triste record: celui de posséder le plus grand parc européen d’incinérateurs, et le plus grand dans le monde après le Japon ". Or, " il est maintenant clairement démontré que les dioxines sont cancérigènes chez l’homme " et " de nombreuses études épidémiologiques ont révélé l’augmentation du nombre des cancers au voisinage des incinérateurs ". Comme les pesticides, " les dioxines sont des composés non biodégradables qui polluent pendant longtemps l’environnement " et " leurs effets cancérigènes ne sont pas les seuls à considérer: maladies du système nerveux, déficits immunitaires et stérilité le sont tout autant ".Bien que certains composants des matières plastiques soient directement cancérigènes, c’est parce qu’on les incinère qu’elles produisent des dioxines et des métaux lourds. " De nombreux métaux lourds, tels que le plomb et le cadmium, mais aussi l’arsenic, le chrome et le nickel, sont cancérigènes ".L’amiante a été très utilisée pour ses propriétés isolantes et ignifuges, en particulier dans le bâtiment. " Dans tous les cas, ce ne sont pas tant les fibres que les poussières d’amiante qui sont à l’origine de cancers, essentiellement de cancers de la plèvre et des poumons. (…) D’ici à l’an 2020 un total de 50 000 à 100 000 morts pourraient être provoqués par l’amiante "!" Les engrais nitratés font partie des intrants agricoles hautement cancérigènes ". Les champs ne sont plus fertilisés par du fumier d’origine animale puisque la spécialisation des agriculteurs en fait soit des éleveurs, soit des cultivateurs. " L’utilisation des engrais nitratés est aujourd’hui devenue excessive. Or les plantes traitées ne fixent que 10% des fertilisants. Quatre-vingts-dix pour cent des nitrates se dispersent donc dans l’environnement, c'est-à-dire dans les sols et l’eau, et en particulier dans les nappes phréatiques. (…) Et c’est surtout l’eau de boisson contaminée qui apporte à notre organisme des nitrates qui se transforment dans notre gros intestin en produits cancérigènes. "De très nombreux pesticides sont utilisés dans l’agriculture ou à la maison comme herbicides, insecticides, raticides, vermicides, fongicides, etc. Parmi les plus connus: le DDT, l’aldrine, la dieldrine, les dérivés de la thiourée, des thiocarbonates, de l’uréthane. " L’effet cancérigène de plusieurs pesticides est certaine, probable ou possible " suivant les listes publiées par le CIRC et ils persistent dans l’environnement car peu biodégradables. " Le DDT est interdit en France depuis 1972 mais il est toujours décelé dans l’environnement, donc y compris dans l’organisme de nombreux individus. (…) Les effets toxiques des pesticides, comme ceux des dioxines, ne concernent pas seulement l’induction des cancers, mais aussi celle de maladies dégénératives du système nerveux, de malformations congénitales et surtout de stérilité chez les hommes ". Et pourtant… environ 100 000 tonnes de pesticides sont utilisées chaque année en France dans l’agriculture et la viticulture pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros! Et pourtant… la France reste le troisième utilisateur de pesticides après les Etats-Unis et le Japon!Les produits synthétiques utilisés à la maison ou dans l’alimentation forment le troisième groupe décrit par le Pr. Belpomme. " La liste est longue et tous les produits potentiellement cancérigènes ne sont pas connus à ce jour, malgré les efforts de l’IARC. (…) Compte tenu de la multitude de ces produits et de leur mise sur le marché sans que l’ensemble des tests adéquats aient été réalisés ", ils ne sont étudiés qu’a posteriori lorsqu’un drame survient." L’affaire est beaucoup plus grave encore dans l’alimentation, car c’est intentionnellement que l’industrie agroalimentaire ajoute des additifs aux aliments et boissons, afin de les rendre plus attrayants". Ce sont des colorants, des modificateurs de goût, des conservateurs et des antioxydants. Pour ces derniers, le Pr. Belpomme explique que " l’industrie alimentaire dispose de nombreux conservateurs capables de retarder ou d’arrêter la fermentation ou l’acidification des aliments, liées à la pullulation microbienne, et aussi d’autres substances anti-oxydantes, capables de s’opposer au rancissement des graisses. Or, les composés nitrés, bien qu’indiscutablement cancérigènes, sont toujours utilisés en charcuterie. Quant aux antioxydants, la situation n’est pas meilleure. Ceux de la classe des tocophérols et certains dérivés phénolés (…) devraient être retirés du marché ".Dernière catégorie: les médicaments et les matériels médicaux. Un seul exemple: " l’utilisation d’œstrogènes, pour retarder artificiellement la ménopause, multiplie par trois le risque de cancer de l’utérus ". Ces molécules sont classées comme cancérigènes par l’IARC . Sommes-nous des assassins?Le lien entre environnement et santé étant établi, existe-t-il d’autres risques que le cancer? Le Pr. Belpomme répond: " On découvre qu’il y a aussi grave, voire plus grave que le cancer: la fréquence croissante des problèmes de stérilité, en particulier masculine, et celle des malformations congénitales de l’enfant, dans les pays industrialisés. "Des espèces sauvages ont déjà disparu: des insectes, des oiseaux, des poissons et même des mammifères. " Il a été démontré que cette disparition n’est pas naturelle (…) mais qu’elle est causée par les modifications que nous infligeons à la nature, et en particulier par les produits toxiques que nous déversons dans l’environnement. " Des polluants chimiques sont mutagènes, d’autres sont des perturbateurs hormonaux qui modifient le comportement sexuel et induisent des malformations chez les nouveaux-nés ou la stérilité des adultes.Déjà en 1991 la déclaration de Wingspread indiquait que la stérilité et le cancer sont deux menaces importantes pour l’humanité. Bien que signée par des scientifiques américains elle a été ignorée aux États-Unis et étouffée par les lobbies industriels qui ont continué à polluer leur propre environnement. Les goélands ont disparu du lac Ontario pollué par les dioxines.Qu’observe-t-on maintenant pour l’homme? La menace des pesticides sur la santé. Dispersés dans le sol, dans l’eau et dans l’air ils circulent sur toute la Terre, jusqu’au Pôle Nord où ils se concentrent dans les poissons et les phoques, pour contaminer les Esquimaux qui s’en nourrissent. Ceux-ci connaissent maintenant des problèmes de stérilité. Avec le Pr. Belpomme " on est fondé à se demander si les pesticides déversés dans l’environnement ne provoqueront pas à long terme leur disparition pure et simple. "En fait " l’effet féminisant des pesticides et autres substances chimiques à effet œstrogène concerne toutes les espèces, et en particulier l’homme. "Après les goélands et les Esquimaux, ce sera notre tour , celui des habitants des pays fortement industrialisés, car dès aujourd’hui " les stérilités d’origine masculine sont en fréquence croissante. À la diminution de spermatozoïdes s’associe souvent une augmentation de la croissance de leurs malformations. " Allez, là-dessus, chers Terriens, bonne nuit !