divins flacons

  • Dégustation du lundi 191

    Belle petite dégustation à 4, pour ce retour de congé de Carnaval, avec un premier vin à la robe assez claire et évoluée et au nez sur de belles notes d'évolution (entre 2003 et 2009). C'est plutôt fin en bouche, malgré une chaleur et une puissance perceptibles. C'est expressif, lisse, rond et fluide sans aucune agressivité, ni aucun côté astringent, sur des prunes, de la cerise et des fruits noirs confiturés. Epatant et très bon : non, ce ne sont ni un Châteauneuf-du-Pape, ni une Côte-Rôtie, mais un San Lorenzo 2007 Etna Rosso Girolamo Ruppe en Sicile. Fort beau flacon.

    Le second vin, avec sa robe noire et évoluée, et son nez très racé de vieux bordeaux en rive gauche, assume. En bouche, c'est beau, tout en étant beaucoup plus classique, avec un boisé évolué bien intégré dans le fruité. C'est intéressant, malgré une bouche en montagnes russes : Château Lagrange 1990 en Saint Julien, un bon bordeaux de repas.

    Troisième flacon de la soirée à la robe claire, et au nez de réduction et de caoutchouc brûlé, avant de passer à un second nez de vin nature plus sympathique. En bouche, il pétille légèrement au début, puis, présente une belle attaque fruitée, fraîche et assez légère. C'est croquant, et l'acidité pousse à en re-boire encore et encore : fort belle buvabilité ! On apprend que c'est du Pinot noir et pourtant, je ne reconnais pas la Bourgogne. Impossible de mettre un terroir sur ce vin... Jean-François Ganevat, Cuvée Julien 2009 en Côtes du Jura.

    Le dernier flacon de la soirée présente une robe un plus foncée, d'un écarlate magnifique avec un nez de cerises et de noyaux de cerises. En bouche, plus de concentration et de matière que le précédent, avec une belle buvabilité aussi. Mais j'ai toujours ce même manque de tannins face à de tels vins. Beaune Toussaints 1er Cru 2009 d'Albert Malot. Personne n'a reconnu le Pinot noir dans ce vin exempt de bois.

    La suite des dégustations à l'aveugle du Clos lundi prochain.