disparition

  • GSM et disparition des abeilles...

    Les Indiens Sharma et Kumar l'ont fait tout simplement : ils ont installé deux téléphones portables dans une ruche... Les résultats époustouflants de leurs travaux scientifiques viennent d'être publiés dans la revue Current Science.

     Quelle était leur méthode ? Les deux téléphones GSM 900 ont été mis dans la ruche près des abeilles, et ensuite différents paramètres ont été mesurés. 

    Les colonies d'abeilles ont reçu 8,549 microwatts par centimètre carré d'ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile, et ceci durant combien de temps, me direz-vous ?

    Deux fois par semaine de février à avril, les abeilles ont été soumises, deux fois durant ces deux jours-là, à une exposition ayant duré chacune 15 minutes.

    La surface du couvain a été mesurée, ainsi que l'activité de ponte de la reine, l'activité des butineuses, et la croissance de la colonie, tant dans les ruches contrôle que dans les ruches soumises aux téléphones portables.

    Et les résultats ? Catastrophiques !

    Dans les colonies irradiées et uniquement dans celles-ci (dans les colonies contrôle, on observe le contraire, une légère augmentation) :

       - l'activité de vol des abeilles a baissé durant l'exposition aux téléphones portables, puisque la sortie des butineuses de la ruche a baissé de 33 % (passant de 34,1 à 22,8 sorties par minute) ;

       - de plus, le retour à la ruche des butineuses a été perturbé (diminution de 22 %) ;

        - par ailleurs, la collecte de pollen par les abeilles butineuses a diminué de 27 %.

    Mais hélas, ce n'est pas fini :

        - les colonies irradiées ont vu leur nombre de cadres diminuer de 7 à 5, tandis que dans les ruches contrôles, ils ont augmenté, passant de 7 à 9 ;

        - la surface totale du couvain a diminué, dans les colonies irradiées, de quelque chose comme 75 % (passant de2866 à 760 centimètres carrés), tandis que dans les ruches contrôle, la surface de couvain était pratiquement stable (1975 versus 2073 centimètres carrés) ;

        - la surface dévolue au stockage du miel a été divisée par huit dans les colonies irradiées, passant de 3200 à 400 centimètres carrés ;

        - idem pour le stockage du pollen : diminution de 30 %.

    Quelle est la conclusion de cette étude ? Elle est for simple :

    Comportement_des_abeilles_Parkash_et_Kumar_2010_conclusion

    ... concevoir des stratégies non seulement pour sauver les abeilles, mais la vie des méfaits de ces champs électromagnétiques.

    Albert Einstein disait :"si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre, plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes".

    Alors, GSM ou abeilles ? Car il va bientôt falloir choisir...


     

     

  • L'extinction des espèces...

     

    La plus grave crise d'extinction des espèces depuis la disparition des dinosaures est en marche, selon des experts réunis à partir de ce dimanche à Barcelone sous l'égide de l'Union mondiale pour la nature (UICN). Quelque 8.000 participants - scientifiques, ministres de l'environnement, militants, représentants d'ONG - sont attendus à ce 4ème congrès du plus vaste réseau de collecte d'informations sur l'environnement, du 5 au 14 octobre. Le déclin accéléré de la biodiversité provoqué par l'homme, directement ou indirectement, sera au centre des débats. Globalement, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en danger. Au total, 785 espèces sont déjà éteintes et 65 survivent seulement en captivité ou à l'état domestique, selon l'UICN. "Le nombre d'espèces diminue sur terre et la vitesse de leur disparition augmente très rapidement ce qui fait qu'on parle de la 6ème grande extinction", indique Jean-Patrick Le Duc, du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). La précédente extinction massive remonte à la disparition des dinosaures. Selon les experts, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1.000 fois supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur des centaines de millions d'années. Les défenseurs de la biodiversité plaident pour le salut d'un maximum d'espèces en vertu du principe de précaution. "Aucune espèce n'est banale, chacune est le produit de millions d'années d'évolution et joue un rôle dans l'écosystème", souligne Wendy Foden, responsable du programme changement climatique et espèces à l'UICN. Les scientifiques plaident pour la création de vastes espaces naturels préservés. En France, la création d'une "trame verte et bleue", constituée d'aires protégées et de corridors les reliant afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, est à l'étude. L'érosion de la biodiversité est provoquée à la fois par l'étalement urbain, la pollution, le changement climatique, les conflits armés ou encore à la surexploitation des ressources. Nous devons absolument changer radicalement notre façon de vivre, de consommer, de polluer, et être beaucoup plus respectueux de l'environnement qui nous entoure et dont nous faisons partie. Tout le système actuel doit changer. Voilà encore un beau boulot ! Terriens, il est grand temps d'agir... et je n'arrête pas de le dire...

     

  • La température augmente et la biodiversité diminue...

    Entre 200 et 600 millions de personnes supplémentaires souffriront de famine et entre 1,1 et 3,2 milliards d'habitants manqueront d'eau d'ici 2080 en raison du réchauffement climatique, indique une étude du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Sept millions d'habitations pourraient être inondées. En Australie, la Grande Barrière de corail, plus grand organisme vivant au monde (qui s'étend sur plus de 345.000 km2), pourrait complètement disparaître d'ici quelques décennies (provoqué par une hausse des températures de l'eau ainsi que des pluies acides), écrivent les experts, selon des extraits du rapport publiés mardi dans le quotidien The Age. L'étude doit être publiée dans les mois à venir, venant complèter le quatrième rapport du Giec qu'il rendra public vendredi lors de sa réunion à Paris. Le Groupe concentre l'expertise optimale sur le réchauffement climatique sous l'égide des Nations unies. La température du globe s'est déjà accrue de 0,7 à 0,8 degré depuis 1900. Si l'augmentation atteint deux à trois degrés, toujours par rapport à leur niveau de 1900, c'est jusqu'au système forestier de l'ensemble de l'Amazone qui est menacé. Les "Alpes australiennes" (sud-est), un système fragile en raison du manque d'eau chronique dont souffre le pays-continent, seraient quant à elle "complètement perdues". Pour la planète, il s'agit d'une "perte de biodiversité énorme", souligne le rapport. Le coût humain et économique est lui aussi très lourd, en particulier dans les pays les plus pauvres, comme en Afrique, et dans les régions situées à fleur d'eau, comme le Bangladesh et les îles du Pacifique, avertit l'étude. Inutile de se voiler la face, inutile de nier ce qui se passe, ou de le relativiser... La situation est grave, et en attendant que les gouvernements ne prennent, enfin, des décisions drastiques afin d'inverser les tendances désastreuses de consommation effrénée actuelle, et de pollution y étant liée, agissons tous, chacun à notre niveau, pour respecter cette planète qui ne tourne plus rond... et qui le montre... Et n'oubliez pas ce jeudi, de tout éteindre chez vous entre 19h55 et 20h00 ! Juste pour montrer qu'il faut que cela bouge. Même la tour Eiffel s'éteindra.... Alors, pourquoi pas vous ?

  • La Mer du Nord du Sud

    La température de la mer du Nord a augmenté en moyenne de 2,4 degrés en octobre 2006 par rapport à la période 1968-1993, conséquence indirecte du réchauffement climatique, a-t-on appris mardi auprès de l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg (nord). En octobre, la température moyenne de la mer du Nord était de 14,2 degrés, soit 2,4 degrés de plus que la moyenne calculée pour ce mois entre le début des mesures en 1968 et 1993 (11,8 degrés), et plus d'un degré de mieux que le précédent record mesuré en octobre 2005. Ce record est dû notamment aux épisodes caniculaires qu'a connu le pays en juillet, où la température de la mer a grimpé de 4,1 degrés. Les mois d'août et septembre, très cléments, n'ont pas permis à l'eau de retrouver une température normale.La mer du Nord se trouve depuis 1988 dans sa phase de réchauffement la plus longue et la plus intensive de l'histoire des relevés, débutés en 1873, explique l'Office allemand. Cette phase de réchauffement, généralement longue de 5 à 15 ans, n'a pas été suivie par la période de refroidissement prévue au maximum à partir de 2003, indique l'étude, qui s'inquiète des conséquences sur l'écosystème de la mer du Nord. 2,4°, c'est énorme (et ce, malgré la fonte des glaces aux pôles) ! On va assister à l'arrivée de plantes et de poissons habituellement présents dans des régions plus chaudes comme le Golfe de Gascogne, et à la disparition des espèces habituelles ! Elle avait pourtant beaucoup de charme, notre Mer du Nord...