degustation

  • Dégustation du lundi 287

    Un des pires Clos, à 4, avec, pour moi, 4 bouteilles très décevantes. La première avec du volatile (un défaut majeur), la seconde avec un nez de réduction abominable (un autre défaut, juste opposé au premier), la troisième boisée (alors que celle dégustée il y a 2 semaines ne l'était pas du tout, et était plutôt sur des petits fruits croquants) et la quatrième avec beaucoup trop d'alcool, au nez et en bouche.

    A se demander si le vigneron en biodynamie rencontré ce week-end à Bandol n'a pas raison quand il évoque certains vins nature : le vigneron ne peut forcer le consommateur à faire l'effort que lui-même n'a pas fait.

    Il voulait dire par là que quand on produit un vin nature, c'est pour le vendre et qu'on le consomme. A ce titre, il doit faire en sorte que son vin soit transportable, stockable, et n'ait pas de défauts majeurs.

    Trop facile de mettre, pour certains, n'importe quoi en bouteille et de laisser le consommateur se débrouiller avec ce nez de cour de ferme, cette réduction extrême qui demande une interminable aération, ces bulles gazeuses qui l'oblige à dégazer le vin en le secouant violemment, ou à devoir le conserver au frigo jusqu'à l'ouverture car il n'est pas protégé.

    Je partage tout à fait ce point de vue. Et cela va faire jazzer..

    Dégustation,vins nature,volatile,réduction,alcool

    On fera certainement beaucoup mieux lundi prochain, ce n'est pas fort difficile.

     

  • Dégustation du lundi 286

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    Photo de la dégustation de lundi passé. Les commentaires des 2 dernières dégustations le week-end prochain, ainsi que celle de ce lundi.

  • Dégustation du lundi 285

    Nouvelle dégustation du Clos ce lundi soir, à 6, au grand complet : cela faisait longtemps !

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    Les commentaires, dès que je trouve un peu de temps...

     

  • Dégustation du lundi 284

    Encore un grand Clos ce lundi soir, dans le nouveau repère classé du plus barbu d'entre-nous, dont la table était nappée de carreaux rouges et blancs, comme il se doit.

    Mise en bouche : Bâtard-Montrachet 2000 en Grand Cru de Blain-Gagnard. Un vin à la robe ocre, au nez d'Overnoy et à la bouche oxydative de vin jaune sur des noix et des noisettes. Quand on su que ce n'était pas jurassique, on se replia sur un Chardonnay classique en vieux bourgogne dont beaucoup sont comme cela. Belle structure et côté crayeux en finale. Mais ce côté oxydé gâche un peu le plaisir.

    Second blanc : Un Bout de Chemin 2014 en Vin de France du Domaine PZ, de S. Przezdziecki. Je vous défie de prononcer ce nom, même à jeun ! Robe paille et nez sur les agrumes et les feuilles vertes, les fougères. En bouche, c'est rond, nordique, avec un peu d'amertume et un côté salin. Manque de fruit en finale, pas très vivant. On le trouve plus gras et plus riche qu'un Chablis. On évoque le Rhône et un Saint Joseph pour ce Chenin de Loire...

    Le rosé qui suivi, à la robe rubis clair, blairait bien. Un vrai nez de vin nature qui fouette. Heureusement, gros problème de piqûre en bouche. La présentation de cet Anglore italien sera pour une prochaine fois.

    Enfin les rouges, avec un Grands Echeveaux 2001 du Domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée en Côte d'Or. Bouteille n° 07237. Robe rubis foncé au disque marqué par l'évolution. Nez peu engageant. Par contre, en bouche, du Pinot à mourir, de la fraîcheur, de la jeunesse, un peu sévère ou austère, mais une longueur incroyable avec le fruit qui revient en fin de bouche. Tout en dentelle.

    Cava Amethystos 1999 Regional Red Wine of Drama, un vin grec, à la robe foncée et au nez propre, généreux, goudronné, pas confit. En bouche, c'est souple, frais et fin. Il y a de la puissance, mais elle est retenue par une belle fraîcheur. Notes de goudron et de cacao, belle acidité. Pour certains, excès de richesse, surmûr. Ils ont évidemment évoqué Bandol, mais ce n'en était pas un...

    Château Montrose 2004 en Saint-Estèphe. Robe noire, alcool au nez, sécheresse acceptable en bouche pour un bordelais. Serré, boisé, mais pas mal.

    Peyre Rose Clos des Cistes 1995 en Coteaux du Languedoc. Robe évoluée, sucrosité au nez puis des notes de lard grillé et d'olives. Bouche chaude, sud, classique, sur des notes de garrigue, de menthol et de cumin. Nous apprécions l'absence de notes boisées (élevage en cuves), mais c'est un peu grossier.

    La Reine des Bois 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine de la Mordorée. Robe noire et bouche un peu austère pour ce vin droit, précis, classique. Friand et vivacité pour certains, lourd et chaud pour d'autres.

    Cuvée de mon Aïeul 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Pierre Usseglio & Fils. Robe foncée et nez frais, légèrement mentholé sur des fruits noirs. Fraîcheur et vivacité en bouche, puis ennuyeux et fatigant.

    Dixième et dernier flacon de la soirée : Château Châlon 2001 Vin de Garde du Domaine Macle Jura. Robe paille, nez tourbé, bouche très noix, très vin jaune ou Arbois, avec une belle générosité du fruit. Fort bon, mais en-dessous du Tissot dégusté dernièrement. 

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 283

    Là, on a frappé fort. Un tout grand Clos ! Mémorable.

    Un début tout en douceur, avec un blanc à la robe claire et au nez aromatique et floral sur des notes citronnées. La bouche, exubérante, puissante, chaude et ronde sur des notes d'alcool et de citron nous envoie dans le Sud. On évoque la Roussanne ou la Marsanne pour ce vin 100% Rol (ou Vermentino) : Le Clos St-Vincent 2014 en Vin de Bellet.

    On poursuit avec un premier rouge à la robe foncée et au nez sur le fruit. En bouche, c'est bon, précis, avec un fruité bien tenu : c'est gourmand, fin, structuré et très long. On est dans le Rhône ou le Languedoc. Le Petit Xavier en Vin de France, Xavier La Ciboulette. Un vin de Xavier Vignon, oenologue.

    C'est à ce moment précis que les choses s'emballent et que tout monte, tout d'un coup, de plusieurs crans. Le Clos passe à la vitesse supérieure. Et sans s'être concerté au préalable.

    Tout d'abord avec ce vin à la robe rubis clair et au disque évolué. Très beau nez et bouche admirable, sur le Pinot noir, puissante, âgée, sur de la fraîcheur et de la finesse, pas trop chaptalisée et avec une belle acidité en finale. Magnifique. Chambolle-Musigny "Les Amoureuses" 1999 du Domaine Amiot-Servelle. Pour la petite histoire, c'est la dernière d'une caisse de 6 achetée à l'époque. Les 5 autres, dégustées au fil des années, se sont révélées décevantes à chaque fois. Mais quel plaisir avec celle-ci !

    Ensuite, avec ce vin à la robe rubis et dont le superbe nez, accueillant, laisse présager plein de choses. En bouche, il semble plus vieux que ce qu'il ne paraît, mais c'est vraiment très bon avec son côté lacté, fumé, toasté et ces belles notes de violettes. Mes 4 comparses se perdent à Bordeaux sur un Merlot de la rive droite ou en Rhône méridional et jurent que si c'est un Bandol, ils passent ensembles sous la table. Ce qu'ils firent. Château de Pibarnon 1990 en Bandol. Magnifique aussi.

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    J'ai oublié de noter la robe et le nez du 5ème flacon, tellement la bouche était  dans la même lignée que les 2 précédentes : il a du corps sans en avoir trop, une belle rondeur et une incroyable puissance, sans chaleur, bien mûr et avec une acidité parfaite. C'est aussi sanguin avec des notes de garrigue et la finale de ce vieux vin accompli est magnifique. Torres Gran Coronas Mas La Mana Gran Reserva 1990. Splendide.

    La bouteille suivante, à la robe rubis clair présente un nez de fruits rouges, de fraises, avec quelques notes de volatile. En bouche, une certaine sucrosité, des tannins qui ressortent un peu, un côté mentholé sur des notes de mandarines et d'oranges, et d'autres, chocolatées. C'est très bon également et on est sur Châteauneuf-du-Pape : Clos des Papes 2003 de Paul Avril.

    La septième et dernière bouteille de la soirée avec sa robe foncée et son nez divin nous présente une fort belle bouche bien équilibrée, plus âgée sur des vieux fruits, mais un fruité précis, et c'est fort bon. Il subsiste une fort belle acidité qui nous fait dire que ce n'est pas un vin sudiste. Certains partent en Cabernet, d'autres en Rhône, un dernier à Tavel en vin Nature sur un grand terroir : La Cuvée du Papet 1998 Clos du Mont Olivet en Châteauneuf-du-Pape. Bref une magnifique dégustation ce lundi soir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 282

    Encore une dégustation du Clos, à 4 et chez moi, ce lundi soir. Avec un blanc à la robe paille comme mise en bouche. Nez sur les agrumes et belle fraîcheur, et bouche franchement agréable, vive et fraîche qui nous mène dans le nord sur un Sauvignon. C'est très citronné en finale avec un petit côté salin très agréable. Ce n'est pas un Sancerre, mais on n'est pas loin : Les Blanchais 2012 Menetou-Salon de Pellé.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe rubis et au nez qui rend perplexe sur la région. En bouche, un vin jeune, boisé, avec un côté pas mûr du Pinot Noir, si cela en est. C'est en tout cas le beau travail d'un vigneron qui arrondi bien les angles. Nous ne sommes pas en Bourgogne mais en Beaujolais, sur un Gamay de compétition : Les Moriers 2011 Fleurie de Jules Desjourneys La Chapelle de Guinchat.

    Le second rouge, avec sa robe noire et son fort beau nez nous offre une bouche un peu trop fraîche (t° de service) mais très bonne. C'est sanguin, fumé, fondu, sur une belle longueur, riche et élégant. Il y a une belle complexité, de la finesse, de la fraîcheur et c'est très racé, sur une très belle attaque. Seul petit défaut : un petit côté papier en fin de finale. Inutile de vous dire que personne ne trouva le vin : Bandol, Côte Rôtie, Bordeaux, Roussillon, France, Espagne  Italie, Europe, Etats-Unis, Amérique du Sud, Afrique, Océanie, Australie, Nouvelle-Zélande, tout y passa, en vain... Pétales d’Osoyoos 2012  BC VQA Okanagan Valley Canada (Second vin d’Osoyoos Larose). Le Canada : une première au Clos. Merci Vinatis, pour cette belle découverte.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de vin nature, sur du noyau de cerise et du fruit. On est en Cabernet Franc ou Sauvignon de Loire. Bonne buvabilité, fin de bouche un peu fluette et légère qui tombe à rien. C'est l'entrée de gamme de ce vigneron qui fait toujours dans la dentelle : Jours de Vigne 2013 Domaine de Cazanban en Vin de Pays des Côtes de Lastour.

    Le cinquième flacon de la soirée est très bon, sur du jus de cerises. Certains le situent dans le Nord à côté du précédent, d'autres plus au Sud : La Sagesse 2013 Gramenon en Côtes du Rhône.

    Le sixième, dont le bouchon s'est désintégré en 4.277 morceaux est imbuvable et c'est dommage : Bonnes Mares 1979 du Domaine Drouhin-Laroze.

    Heureusement, on acheva cette belle dégustation sur un Domaine des Baguiers "Cuvée Gaston Jourdan" 1998 en Bandol, un vin agréable, net, qui se laisse boire. Robe étonnamment noire malgré l'âge. Certains évoquèrent le fait qu'il attaquait un peu les gencives ou quelques traces de sécheresse en finale, mais, à cette heure de la dégustation, faut-il encore porter crédit à ces commentaires ? D'autant plus que j'achève le fond de bouteille ce soir. Et bien, je suis d'accord. Dont acte. Mais qu'est ce que c'est quand même fort bon et jeune !

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Bonne semaine à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 280

    Petite dégustation du Clos ce lundi soir, pas que les flacons n'étaient pas à la hauteur, mais plutôt le contenu...

    Un vin blanc pour mise en bouche, à la robe claire flashy, et au nez de Chardonnay du Jura.Pas mal en bouche : tranché, belle acidité, notes d'agrumes, petit côté perlant, vraie minéralisé avec un côté salin, incisif, sans boisé. On évoque Ganevat et on est en mâconnais : Clos des Vignes du Maynes 2010 en Mâcon Cruzille de Julien Guillot.Un Domaine qui existe et produit du vin depuis 910 ! Que de générations de vignerons...

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au nez sur le fruit avec des notes de macération carbonique. Le côté bonbon caricatural s'efface vite après aération. La bouche balance bien sur des notes de garrigue et d'épices fumées, mais aussi un beau fruité présent jusqu'en finale et de la fraîcheur. Tannins présents mais pas asséchants. La Glacière 2013 du domaine de La Glacière. Un Vin de Pays (Nature) en Côtes du Rhône sud, composé de Carignan, Grenache et Syrah. Pas mal.

    Et c'est ici que les choses se compliquèrent. D'abord avec ce Château du Hureau 1995 "Cuvée Lisagathe" en Saumur Champigny de Philippe et Georges Vatan. Bouchonné.

    Puis avec ce Ribeira del Douro Reserva Tinto Valbuena 3 Cosecha 1987, Bodegas Y Vinedos Vega Sicilia, sec, mentholé et boisé à mourir. 

    Enfin, avec ce vin au nez de fromage et à la bouche asséchante également et des tannins persistants jusqu'en finale : Château Pradeaux 2000 à Bandol. Je ne connais pas l'origine de cette bouteille que je n'ai pas amené, mais Pradeaux 2000 est bien meilleur que cela, et tout à fait autre.

    Comme on était un peu restés sur notre soif, on déboucha encore un Domaine Hauvette 2011 "Le Roucas" en Baux de Provence, au très beau nez net et précis sur des petits fruits, mais, en bouche, un peu coincé et trop d'élevage (boisé) sur des noyaux. Peut-être un problème de jeunesse ? A regoûter dans quelques années...

    Espérons seulement que cela aille mieux lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 279

    Toute belle dégustation à l'aveugle ce lundi soir, comme on s'y attendait, pour fêter un anniversaire. Même si ce jour fût assombri par les drosophyles Suzuki qui osèrent piquer nos magnifiques grappes, laissant présager une vendange 2015 très maigre et peu qualitative, une piquette, quoi...

    Champagne pour débuter, avec un nez fin et délicat sur des noisettes et de la pelure de noix, avec un très léger côté oxydatif. Puis en bouche, on part sur le citron, finement toasté/boisé, juste comme il faut. C'est très bon : on dirait une enveloppe de Pinot Noir avec un coeur de Chardonnay. C'est un Selosse, mais en Pinot Noir, fait par un gars qui la touche bien, avec un travail intelligent d'élevage. Krug ou Bollinger ? Bollinger R.D. 2002 Extra Brut Grand Cru, composé de 60% de Pinot Noir et de 40% de Chardonnay et dégorgé le 22 octobre 2013. Tout beau.

    Premier rouge, à la robe évoluée assez claire et au nez de cuir et fruits rouges. En bouche, très agréable, encore jeune pour son âge, sur des notes de cuir rond, des notes bordelaises sans sécheresse, du cacao. Belle buvabilité bien qu'un peu maigre, avec un manque de corps et de concentration. Loire en vin nature pour moi, et trop fluet. Racines Les Cailloux du Paradis 1999 de Claude Courtois en Vin de Table Français à 12°45, en Sologne (près de Cheverny et Blois). Un des vignerons à l'origine des nouveaux vins Nature. Boire un Vin Nature de 16 ans d'âge est une première au Clos.

    Le second rouge présente également une robe évoluée et un nez sur l'amande. En bouche, toujours l'amande, avec un élevage présent mais assez d'alcool pour porter le vin. Alcool bien tenu et belle longueur pour ce Vosne-Romanée Aux Brûlées 1994 en Premier Cru du Domaine Méo-Camuzet.

    Le suivant, à la robe plus foncée, vive et éclatante, mais au disque évolué, présente un nez floral et sucré. La bouche, concentrée et sucrée nous dirige vers un millésime chaud, avec cette sucrosité qui revient en finale. Mais c'est sec, avec les fruits et tannins qui commencent à se fondre, grande puissance et manque d'un peu d'acidité. Le Gréal Hermitage 1999 de Marc Sorrel à Tain l'Hermitage.

    Déjà la cinquième bouteille avec ce vin à la robe noire et au disque légèrement évolué. Un nez de Côtes du Rhône luxuriant, avec de la vanille qui ressort à l'aération. Bouche : matière élaborée, chaleur, boisé qui ressort en finale, mais sur un beau fruité qui hélas disparaît à l'aération. Pendant que les autres se perdent en Tannat ou en Languedoc, je reste en Rhône : La Turque 2000 en Côte Brune Côte Rôtie de E. Guigal. Un peu déçus..., même beaucoup.

    On passe au suivant, à la robe noire et au nez animal avec des notes de pruneau. La bouche est très amusante, avec une attaque super riche, serrée, dense et tannique, mais aussi des fraises des bois et des fruits noirs, et du sirop de griottes. Clos Saint Jean 2009 en Châteauneuf-du-Pape.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe cognac et au nez très parfumé sur des notes de moutarde, de curry, de miel, de tomates, de pain d'épices, de tabac, de cannelle, et d'un brin de sauce Worcester... Une explosion olfactive. En bouche, c'est bon et long, avec de l'oxydation en fin de bouche. Mais on est perdus : vin muté ? Non. Vin jaune ? Non. Vin blanc évolué ? Non. Un vin rouge non muté de plus de 60 ans, produit que dans les tous grands millésimes : Conterno Vino Monfortino 1952 Giacomo Conterno Monforte d'Alba Piemonte d'Alba (bouteille n° 3869). Total respect, même si le plaisir en bouche n'était pas énorme.

     

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, et des nouvelles de la vendange 2015 du Clos aussi.

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 278

    Petite dégustation fort sympathique à 4 ce lundi soir, et à Uccle pour changer.

    Un vin blanc pour débuter les festivités au nez alsacien parfumé. En début de bouche, un peu perlant, du sucre résiduel qui s'efface en finale car le vin est vif et tranchant. Belle minéralité et fort belle longueur, de la tension et une acidité vachement impressionnante : Keller 2006 Riesling Trocken Westhofen Brunnenhäuschen Rheinhessen.

    On passe aux rouges - et pas facile après un tel blanc - à la robe foncée et à l'agréable nez multiple, varié, pas coincé, sur la finesse avec des notes de garrigue. En bouche, c'est animal et sauvage, sur du noyau de cerise et du réglisse en finale, avec de la fraîcheur. On hésite entre Grenache et Mourvèdre. L'un part en Languedoc, l'autre sur Faugères, et le troisième, me connaissant, sur Bandol : Domaine de la Bastide Blanche 1990 cuvée Estagnol à Bandol. 25 ans le gaillard !

    Le flacon suivant s'avère bouchonné. Dommage : Cornas 1994 de René Balthazar.

    Son remplaçant vite trouvé, vite débouché, présente un très beau nez assez massif sur les fruits noirs, les fruits rouges, la prune. En bouche, cela balance. Pas de bois, que des tannins. Il y a des notes de fruits, de café, un petit côté métallique, de l'élégance et de l'alcool, et des notes salines qui poussent à en reboire : Cornas "Les Vieilles Fontaines" 1996 d'Alain Voge. Densité, sapidité, une des plus grandes Syrah du Rhône, à ce qu'on dit...

    C'est alors qu'on repasse aux blancs avec un vin jaune, au nez de Jura, un peu bourru avec un côté cassonade. En bouche, de la noix. C'est frais, fluet, avec ce côté caricatural de cassonade, puis acidité et longueur. Un côté curry un peu lourd et moins d'harmonie et moins équilibré que le Tissot de la semaine passée, dans un millésime un peu mou. Non, 1991 ! Château Chalon 1991 Vin de Garde de Jean Macle dans le Jura.

    La dégustation de ce lundi aurait très bien pu s'arrêter là si certains n'avaient pas dégainé de nouvelles cartouches...

    On dégusta donc dans l'ordre, et le désordre :

    Une Cuvée de la Reine des Bois 1998 du Domaine de la Mordorée de Delorme, propriétaire récoltant, en Châteauneuf-du-Pape. Au nez abouti, envoûtant et magnifique sur une belle envolée de fruits bien mûrs et délicats : du bonheur ! 

    Le Blanc de Coume Majou 2013 de Luc Charlier en Côtes du Roussillon. 

    Un Madiran Montus 89 Cuvée Prestige. Pas très sexy.

    Un Domaine de La Grange des Pères 2000 Vin de Pays de l'Hérault.

    Et, pour finir, une mythique La Mouline 1990 en Côte Blonde Premier Cru de E. Guigal, partie en vrille et qu'on ne récupérera jamais.

     

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    Lundi prochain, encore un anniversaire à fêter, et aussi la découverte d'un Châteauneuf-du-Pape à dominante Syrah qu'un architecte de renom devrait amener... Qui vivra verra.

     

  • Dégustation du lundi 277...

    Une toute belle dégustation du Clos ce lundi soir pour fêter un anniversaire. Et dans les règles, ce fût : 9 flacons à 5, et quels flacons.

    On débuta par trois vins rouges servis en même temps, à la robe très similaire : foncée, mais au disque évolué. Le premier n'est pas fort plaisant au nez et on y préssent un bordeaux (rive gauche) boisé. Ce qui se confirme en bouche : amertume, rafle, boisé, et une finale sur le noyau de cerise. Il gagne un petit peu à l'aération et devient plus sympa, mais c'est un vin sur la fin qui ne progressera plus.

    Le second est fort similaire, mais avec plus de fruits, plus de sucre et un boisé provenant plus des tannins du raisin que de l'élevage en barriques.

    Le troisième présente un nez plus expressif, plus concentré, sur des notes de moka. En bouche, il semble plus jeune, plus puissant, plus long, rond, fin et élégant, avec des tannins enrobés. C'est le meilleur des trois, mais toujours pas l'effet Waaouuw...

    Château Lynch Bages 1992, 1990 et 1989, Grand Cru Classé à Pauillac. 89 et 90 restent terriblement jeunes :  cotés 99/100 par Parker, nous n'avons toutefois pas retrouvé la texture et le plaisir qu'on avait il y a 15 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez d'alcool volatile, puis de confiture sur de la fraîcheur, avec des notes de liqueur de cassis, d'épices et de chocolat. En bouche, c'est plus sucré (le fruit a du mal à s'exprimer), sur du massepain, des amandes, de la vanille et avec cette rafle en finale dont l'acidité bienvenue contre l'excès de sucrosité. On évoque un Blockbuster, assez monocorde, pas très libre et qui ne bouge pas, gorgée après gorgée. Ridge 1997  Geyserville California.

    La cinquième bouteille, à la robe plus jeune, et au nez amusant sur de la Worcestershire Sauce et sur des notes viandeuses, puis, sur des fruits rouges, des épices et de la garrigue. En bouche, c'est étonnant, avec une belle acidité, de la matière, une vivacité effervescente assez sympa  : tout l'inverse du précédent. C'est mûr, frais et acidulé, sans la richesse ni la lourdeur d'un vin du Sud. Exubérance et acidité : un vin qui vit. L'un évoque Châteauneuf, l'autre une Syrah du Sud, un troisième Grammenon... Les Cocalières 2011 du Domaine Aupilhac en Coteaux-du-Languedoc Montpeyroux.  Syrah 40%, Grenache 30 % et Mourvèdre 30 %.

    Robe dorée pour le flacon suivant, avec un très beau nez expressif de vin jaune et une bouche de Tissot, assez impressionnante, sur une belle matière, longue et riche tout en étant sec. Petites notes de curry, comme il faut, avec après, du volume en bouche. C'est chaud, avec de l'alcool, ample et riche. Vin Jaune 1999 de Stéphane Tissot en Arbois. 

    Un petit intermède Full langoustines bretonnes, et nous revoilà partis pour les 3 derniers vins liquoreux de la soirée. 

    Le premier, sur le raisin de Corinthe, nous amène en Alsace sur un Riesling ou un Pinot gris, alors que nous sommes sur un Chenin 1997 ! Une caresse. Quarts de Chaume 1997 de Claude Papin, viticulteur, Château Pierre Bise en coteaux du Layon. Très belle bouteille.

    Le second souffre la comparaison avec le précédent : un peu plus fade au nez, pas très long, pas très botyrisé, tombe un peu : Les Bonnes Blanches 2003, Coteaux du Layon Saint Lambert de René Mosse. Première déception avec une Bonnes Blanches...

    Le troisième et dernier flacon présente une robe foncée aux reflets verdâtres, un nez de vin muté  genre Rivesaltes et une bouche pas très libre sur le caramel. Ce vin, mis en bouteille en 2008 a séjourné en fût pendant 49 ans ! Le 1948 va bientôt sortir. Rivesaltes Ambré 1959 du Domaine de Rancy, Vin doux naturel.

    La suite des aventures du Clos, et peut-être les vendanges, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 276...

    Trois blancs et trois rouges ce lundi soir, à l'aveugle, pour une belle dégustation du Clos.

    Premier vin à la robe claire et aux reflets verts et au nez alsacien sur du Riesling. En bouche, c'est fort jeune, minéral, mais il manque d'ampleur et de matière. Il est aussi trop mordant (trop d'acidité) et donc déséquilibré. Riesling Vielles Vignes 2013 en Alsace de Charles Frey. Un vin vinifié depuis 1709 et désormais en Bio.

    Le second, à la robe dorée et au nez oxydé semble peu soufré  En bouche, c'est bien plus mûr, riche, tendu, mais avec de l'ampleur. On est un peu perdu : c'est bon mais on n'a pas de spécificité du Riesling. C'est gourmand - mais ce n'est pas la première chose qu'on demande à un Riesling - et cela manque un peu de nervosité. Riesling 2008 Vignoble de Katzenthal d'Audrey et Christian Binner en Alsace.

    Le dernier blanc, avec sa robe claire et son beau nez beurré et fumé sur des notes d'élevage, présente une bouche grasse, toastée, grillée, sur des notes d'agrumes (citron/orangette) et d'autres de confiture d'abricot, sans le sucre. Belle fraîcheur, longueur magnifique et belle finale acide et fraîche. C'est top : Corton-Charlemagne Grand Cru 1990 de Bonneau du Martray. Une splendeur de Bourgogne !

     

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au disque évolué. Le nez est sur des fruits mûrs, des herbes et du menthol. Moi je suis fort sur la cerise, avec le petit côté chimique d'un sirop pour la toux. En bouche, c'est rond, fondu, mûr, sucré, toujours sur la cerise. Il y a un côté sanguin, un bel équilibre entre le fruit et le bois, et une droiture qui rappelle la Côte Rôtie pour certains, le Cabernet Franc pour d'autres. Muntada 1996 Côtes du Roussillon Villages du Domaine Gauby. Très beau. Grenache 45%, Carignan de 120 ans 45%, Syrah et Mourvèdre.

    Le second rouge, à la robe noire et au nez jeune, concentré et extrait présente une bouche ronde et soyeuse sur un beau fruit avant que les tannins ne débarquent en finale. C'est riche, sur du pruneau intense et collant. C'est démonstratif et dans l'excès, mais pas caricatural, avec de l'acidité malgré tout. Petit côté commercial et pas agréable aujourd'hui : V.I.T. 2011 Côtes du Roussillon Villages Latour de France Domaine de Bila-Haut de Michel Chapoutier. 65% de Grenache et 35% de Syrah.

    Le dernier flacon de la soirée, avec sa robe orangée tuilée d'au moins 20 ans et son nez de vieux Bordeaux rond et chaud sur du pruneau, nous présente une bouche évoluée, vieille et fragile sur le cèdre et le tabac avec un bel équilibre et un petit peu de dépôt. Total respect pour ce Château L'église Clinet 1975 à Pomerol. 40 ans !

    Cela fait d'ailleurs penser à lundi prochain, qui sera un grand lundi soir, puisqu'on fêtera l'anniversaire de l'un d'entre nous. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 275

    Nouvelle dégustation à l'aveugle au Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au nez de vin d'Arbois, mais plus doux que le dernier dégusté. Fumée en bouche, sur une belle acidité et une belle vivacité en finale. Mais Arbois, ce n'est point : Domaine de Chevalier Blanc 1989 en Pessac Léognan. On s'est royalement tous plantés sur ce vin. 70% de Sauvignon et 30% de Sémillon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au remarquable nez, typé, grandiose, sur du fruit et du cèdre. La bouche est fort belle aussi, sur un Cabernet Franc bien mûr (Chinon ?). C'est fin, délicat, abouti, fondu et moelleux, sans planche à bois, sur des notes de fruits, de tomates, de tabac et de cuir. Très élégant : La Conseillante 1985 à Pomerol.

    Second rouge à la robe rubis foncé et au nez animal, sanguin, faisandé, tout en étant assez fin et discret, avec quelques notes d'herbes coupées. La bouche est très agréable sur un fruit croquant et de l'alcool, avec une belle acidité. C'est fluide, structuré, long et sur un bel élevage. Je pense à une Grenache, d'autres à une Syrah ou à une Côte rôtie bien nordique. Et on s'est à nouveau bien tous plantés : ni Rhône, ni Bandol, ni Provence, ni Bordeaux, mais un Pinot Noir 1990 ! Quelle jeunesse ! Nuits Saint-Georges Premier Cru "Les Saints Georges"1990 du Domaine Henry Couges.

    Le troisième vin, qui aurait dû passer avant, fait pâle mine : une robe noire, un beau nez de vin évolué, mais une bouche assez plate dans un millésime qui manque de maturité. Ce vin qui a quelques heures de vol est sur le déclin : Lafran Veyrolles 1987 à Bandol. Mais n'exagérons rien : on acheva quand même la bouteille. Et pour un Bandol de 28 ans, dans un petit millésime, c'est quand même pas mal.

    Rien à voir avec le rouge suivant, noir de robe, au nez étranger et chimique (je me comprends). La bouche est terriblement ronde et toujours chimique. C'est riche et sans plaisir. Pas terrible et pourtant, le meilleur rapport qualité prix mondial selon Robert Parker... Tres Picos Borsao Garnacha 2013. Avec 15° d'alcool.

    On acheva cette belle soirée sur un vin Jaune, à la robe dorée, au nez très sec sur de la noix et à la bouche très Sherry. Du caractère et de la richesse, sur un raisin bien mûr. Certains le trouvent plus traditionnel que le Tissot de la semaine passée, d'autres pas assez gourmand pour être un Ganevat. Vin Jaune 2006 "En Spois" de Bénédicte et Stéphane Tissot en Vin d'Arbois.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

     

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  • Dégustation du lundi 274

    A nouveau une belle dégustation à 5, après avoir posé les filets pour protéger notre trésor des oiseaux et autres renards. Le Clos est désormais protégé des prédateurs et le raisin très sain : un très bon millésime s'annonce donc, sauf accident... Ici, un rang de Pinot Noir. Que c'est beau !

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    La dégustation de ce lundi soir débuta, pour l'occasion, et toujours à l'aveugle, avec une de nos bouteilles, à la belle robe et au superbe nez bourguignon pour certains et de Rayas pour un autre. La bouche est décevante par rapport au nez, mais pas mal quand même, avec une belle acidité. Clos de Rouge-Cloître 2013 à Bruxelles.

    On poursuivi avec un vin blanc à la robe très claire et au nez de pommes, abricots et pêches blanches. En bouche, ce vin de soif est frais et rafraîchissant, avec son petit côté perlant et fermentaire sur la pomme. On pense à la Provence ou au Rhône et on est en Ardèche : Q Blanc, La Vrille et le Papillon 2014 de Meryl Croizier en Ardèche, en vin nature, sur de l'Ugni Blanc.

    Second blanc, à la robe or, et au nez de vin d'Arbois sur la noix. La bouche est remarquable avec ces notes de citron confit, de noix et noisettes beurrées qui reviennent à fond la caisse sur une superbe longueur.Seulement voilà : ce n'est pas un vin d'Arbois : Vin Jaune 2003 de Jean-François Ganevat, dans le Jura. Fort belle bouteille pour celles et ceux qui apprécient ce type de vin.

    On passa alors aux rouges avec un premier flacon à la robe noire et au nez de baba au rhum. En bouche, c'est mûr et fin, mentholé, avec un beau fruit. Tout est là, sans défaut. Mais c'est jeune. Trop jeune. Certains évoquent une Grenache sur Châteauneuf, d'autres une bête de course en Languedoc, d'autres un Rhône Sud pour ce magnum de Lafran-Veyrolles 2011 Longue Garde à Bandol. Intéressant de le déguster jeune, et à regoûter d'ici 10 à 20 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire mais au disque évolué, nous offre un nez de noyaux de cerises/prunes, sur une petite touche de Porto. En bouche, c'est plus fruité et moins concentré que le précédent, avec des tannins encore bien présent et une petite astringence en finale. On évoque la Grenache ou Bordeaux pour ce Chinon Coteau de Noiré de Philippe Alliet. 14° quand même !

    La bouteille suivante présente une robe foncée mais fort évoluée. Un petit défaut au nez gâche une belle matière sur le fruit et sur la noix. En bouche, on est sur des arômes tertiaires de sous-bois et de tabac, une belle rondeur, un côté lacté et aucune agressivité. On est à Bordeaux en rive gauche, et c'est juste : Château Lynch Bages 1975 à Pauillac. On est tous bluffé par la jeunesse de ce vin.

    Le huitième et dernier flacon de la soirée, à la robe noire semble être 20 ans plus jeune que le précédent. C'est bon et long, sur le fruit et des notes de violette et de menthol. C'est sud et chaud, mais sans excès, avec un côté crémeux et un beau fruit : Château Jean-Pierre Gaussen 1998 Longue Garde à Bandol. Et je suis assez déçu de ne pas l'avoir reconnu. Mais les vieux Bandols évoluent tellement bien que c'est fort difficile. La suite lundi prochain. 

     

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  • Dégustation du lundi 273

    Dégustation du Clos à 5, avec le thème difficile des conserves de poissons, après avoir goûté les vins. Et, étonnamment malgré le thème, un blanc et quatre rouges ce soir, pour mon plus grand plaisir.

    Le vin blanc, à la robe or très soutenu et au nez poivré sur de la pomme et du cidre. Pas de lourdeur ni de réduction en bouche : c'est propre, rafraîchissant sur de la pêche blanche et une finale sur la tranche de pomme. Finesse, acidité, jeunesse, très plaisant avec ses plusieurs degrés de lecture. Quand le chat n'est pas là, Riesling Nature 2012 du Domaine Rietsch en Alsace. Une bouteille expérimentale avec une petite carbo. Bravo.

    Premier vin rouge à la robe foncée et au nez mûr et compté sur des fruits noirs. Bonne bouche longue et puissante avec des notes végétales sans amertume et du réglisse, et de la fraîcheur. Domaine de l'Ile Margaux 2010 Grand Bordeaux supérieur. Une île de 1000 mètres sur 300, habitée par une personne, le vigneron, qui s'occupe de ses 14 hectares de vignes. Original.

    Second rouge, à la robe évoluée et au nez bordelais. En bouche, on est reparti sur un rive gauche 85/90, très Cabernet tout en finesse. Apprenant que nous n'étions pas à Bordeaux, on évoqua Bandol, Trévallon, Chinon et même Véga-Sicilia... Clos Rougeard 1997 Le Bourg en Saumur Champigny. Pas fiers... Très belle bouteille.

    Le suivant est noir et jeune de nez sur un cassis très brut. Belle matière et beau moelleux en bouche, sur des notes de myrtilles, de laurier, de menthol et de cumin. Un beau vin en devenir : Moulin des Costes 2011 Bandol. A attendre encore quelques années, mais déjà fort bon.

    Déjà le dernier flacon, à la robe noire également, et au nez sur des fruits noirs, puis de la confiture. L'attaque est moelleuse, et la finale plus virile, sur le réglisse. C'est libre, ouvert et très beau, avec une salinité en fin de bouche, mais aussi de l'alcool. La Cuvée du Papet 2005, Clos du Mont Olivier, en Châteauneuf-du-Pape.

     

    Des Sardines Millésimées de plusieurs marques et années, du Thon Blanc à l'Huile d'Olive extra-vierge, de la Brandade de Morue, de la Soupe de Poissons de Roches et Rouille du Pêcheur (de la Conserverie du Bec Fin de Cogolin), du pain maison et des croûtons poêles à l'huile d'olive et frottés à l'ail violet de Provence clôturèrent cette belle dégustation.

    Lundi prochain, pose des filets sur le vignoble afin d'éviter la mésaventure de 2014 (les oiseaux avaient tout mangé, et donc ni vendanges, ni vin !).

     

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  • Dégustation du lundi 271

    Belle soirée à 4 ce lundi soir, pour une dégustation du Clos, organisée chez moi. Un blanc et cinq rouges dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe claire et au nez de Chardonnay et d'agrumes. La bouche est mûre, équilibrée, sèche et minérale, pas du tout marquée par l'élevage, longue, avec de la tension : il y a tout. Petites notes de citron tout en suçant le caillou. Un Chardonnay dans un style bien droit et très précis. Meursault-Porusots Premier Cru 2012 du Domaine des Comtes Lafon. En biodynamie. Très bien.

    Le premier rouge présente une robe rubis et un nez peu jovial (style petit Bordeaux de m....). En bouche, il n'y a rien sinon du chimique, du matraquage, de la violence. Vraiment pas bon. Crozes Hermitage 2012 de Yannick Alléno et Michel Chapoutier. On comprend celui qui a amené ce flacon car l'étiquette et les noms sont alléchants. Mais c'est raté.

    Le second rouge présente une robe foncée et un nez profond sur des fruits rouges mûrs. La bouche est très jeune et le vin encore sur la réserve. Mais il est fait pour courir, c'est un vin de fumeur de Havane. Belle matière, très long, plein d'épices (origan, fenouil, thym et laurier), très garrigue. En finale, des notes de violette et de myrtilles, ainsi qu'un petit côté fumé. Ils se dirigent vers un vin composé de Carignan, Cinsault et Mourvèdre, avec très peu de Grenache et de Syrah pour ce Evangelo 2010, un vin Grec élaboré avec 92% de Petite Syrah et 8% de Viognier. Beau flacon et belle bouteille.

    Le troisième rouge est noir de robe et présente un nez de vin nature. En bouche, cela pétille un peu, sur des notes d'épices et de fruits. Des fruits bien mûrs, mais sans le côté sucré/sud. On se dirige vers un vin du nord, bien mûr et on est plein sud : Mas Del Périé La Roque 2012 Marbec. A Cahors. Pas mal.

    Le cinquième flacon de la soirée présente une robe noire également et un beau nez de fruits qui pétillent. En bouche, un vin nature, sur un beau fruit, une belle matière, juste à boire, vachement aimable, mais un peu pute en fin de bouche : la sucrosité est trop belle pour être vraie. A Pascal S. 2004 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône.

    La dernière bouteille, noire de robe, présente un nez sur les fraises, les groseilles et les violettes. La bouche est vraiment bonne sur un beau petit fruit pas trop mûr, avec un côté sanguin. Chaud mais très fin et juste bien extrait : Domaine de Trévallon 2010 en Vin des Alpilles.

    Prochaine dégustation du Clos à déterminer selon les présences des uns et des autres en cette période estivale.

     

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  • Dégustation du lundi 270

    Dernière dégustation du Clos, au grand complet, avant les départs estivaux des uns puis des autres. 

    Un premier vin blanc de mise en bouche s'avéra bouchonné. Il fût remplacé illico-presto par un second, à la robe or et au nez de vin nature sur de la pomme et du cidre. En bouche, vivacité, fraîcheur sur des notes exotiques, d'agrumes et végétales (fenouil). C'est bon et long, très aromatique, et avec des notes de noix en finale. Excellent : Cour-Cheverny "La Porte Dorée" 2007 en Val de Loire du Domaine Philippe Tessier. Cépage : Romorantin.

    On passe aux vins rouges avec un premier flacon à la robe noire et au nez de vin nature (notes de réduction) sur du curry, avant que ne reviennent ces notes de coccinelles écrasées. La bouche est typée Cabernet pour certains (juste un beau jus pour moi), sans beaucoup d'alcool, ce qui nous dirige au nord. Belle matière granuleuse, mais une pointe d'amertume et de sécheresse en finale, qu'on aurait préférée plus fruitée et plus longue. On n'est pas en Cabernet, mais en Grolleau (ou Groslot) : Le Gros 2011 Anjou d'Agnès et René Mosse.

    Le rouge suivant est encore plus noir, mais avec une évolution du disque. Au nez, je suis le seul à Bordeaux, pendant que les autres se perdent en Rhône ou dans le Languedoc ou le Sud Ouest. La bouche est sur des notes réglissées, d'humus et de feuilles mortes, de goudron et de brûlé (vins italiens ou espagnols). C'est un peu cuit, sur du café et de la barrique, mais aussi mûr, fondu et fin, avec du fruité en fin de bouche, mais avec une petite sécheresse aussi. On est perdus, et encore plus quand on apprend qu'on est à Gevrey ! Qui c'est qui peut faire un truc ainsi ? Charmes-Chambertin Grand Cru 1999 de Bernard Dugat-Py, propriétaire à Gevrey Chambertin. Impossible de deviner le Pinot Noir !

    Le suivant présente un petit problème au nez et un gros problème en bouche. La loi des séries : bouchonné aussi. Je suis bien triste pour ce Trévallon 2003.

    Le vin suivant, à la robe foncée et au nez de vin nature sur le fruit présente une bouche boisée, austère, sèche, body-buildée, avec des notes d'élevage (sécheresse en finale), fatiguante. L'Equilibre 2011 Villa Symposia, en Grand Vin du Languedoc. On est sur de la Grenache, de la Syrah et du Carignan, en reconversion Bio.

    Le dernier vin de la soirée aurait mérité plus d'égards de notre part si nous ne nous étions sustentés de diverses charcuteries, terrines et fromages à ce moment précis... Robe foncée, bouche de Syrah/Cabernet qui nous a parue courte et diluée. Un vin à re-déguster sans manger : Trévallon 2004 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. "Enfin au début de son apogée, ce millésime 2004 n’a rien perdu de son fruité savoureux (nez de framboise, de myrtille, de groseille qui évolue vers la figue), tandis que sa matière robuste et concentrée montre à présent des tanins tout en finesse et une longueur admirable. Un rouge impressionnant, sans concession, encore prêt à vous émouvoir sur les dix prochaines années." (Wine Advocate).

    La suite des aventures du Clos selon les présences durant cette période estivale qui débute sur une belle canicule. Bonnes vacances à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 269

    Clos à 5, sans celui qui doit maigrir suite à quelques abus, et à Saint -Josse pour changer, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de Rhône. Nez floral et bouche riche, mais qui manque de tension et de vivacité. Il y a de l'alcool et une amertume assez dure en finale. Par contre, pas de notes boisées ou de vanille et une belle minéralité. On hésite entre Bordeaux et Languedoc. On évoque un Calcinaires de Gauby pour ce Mas Julien 2011 en Vin de Pays de l'Hérault.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe rubis foncé et au premier nez de framboises, qui passe ensuite sur le chocolat torréfié, en gardant le premier en parallèle, pour terminer, en troisième nez, sur un Pinot Noir travaillé. En bouche on retrouve ce parallélisme, sur un vin nature : framboises et épices. On évoque un mono-cépage (Grenache ?), pour ce vin assez long, sans artifices, qui manque de complexité avec la même chose du début à la fin de bouche. Tommy Ruff Barosa Valley Shiraz Mourvèdre 2011.

    On poursuit avec un vin à la robe plus foncée et au nez de vin nature, un peu réduit. En bouche, un style Gamay sur le fruit, intense, avec de la fraîcheur et de la vivacité qui fait qu'il passe au-dessus du premier. Pour moi, c'est juste un bon jus. Un vin qui s'exprime, pour les autres, en légèreté et sur le fruit : Montebruno 2012 Pinot Noir Kathken Vineyard en Orégon aux USA.

    La quatrième bouteille de la soirée présente une robe noire et un nez très torréfié, mais aussi fruité sur de la groseille et de la mûre. En bouche, c'est bon, généreux, frais et fin, sur le fruit. Pas de notes d'élevage boisées, beaucoup de fraîcheur, une verdeur intégrée, une certaine densité et une petite sucrosité plaisante à l'attaque. Bluffant quand on apprend d'où il provient : L'Hospitalitas 2012 (bouteille 5350 sur 8206) en Coteaux du Languedoc La Clape de Gérard Bertrand. Un gars qui produit 15 millions de bouteilles par an, nommé Wine Maker of the Year en 2012, mais qui a quand même 300 hectares en Biodynamie... Quoiqu'il en soit, le meilleur Gérard Bertrand goûté jusqu'à présent. 

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    Cinquième flacon de la soirée, à la robe noire avec des notes d'évolution et au nez classique sur de la compote de cassis, du noyau de cerises et du tabac. La bouche est fort belle, avec son petit côté mentholé, sans notes d'élevage (tout est fondu), une belle matière extraite et concentrée avec des notes de cabernet et de merlot sur de la cerise. C'est magnifique et somptueux : Château Beauséjour 2000 en Saint Emilion Grand Cru des Héritiers Duffau-Lagarosse.

    On acheva cette soirée de dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe foncée mais beaucoup plus évoluée que la précédente. Je suis toujours à Bordeaux, bien qu'il ai plus de notes épicées et de garrigues que dans le précédent, mais aussi un très beau fruité à l'attaque. On pense à un 1982 et on est en 1971 (le dernier bon millésime avant 82). Château Mouton Rothschild 1971 à Pauillac. Une fort belle bouteille et plein de respect pour son grand âge.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 268

    Belle dégustation à 5 ce lundi soir, sans le sixième larron, à qui nous rendrons d'ailleurs visite lundi prochain.

    Deux vins blancs pour débuter cette dégustation à l'aveugle du Clos, avec un premier flacon à la robe ambrée claire et au nez oxydatif sur la noix et l'oranger. La bouche se révèle riche, sur des fruits exotiques, et avec quelques notes oxydatives et d'autres de surmaturité. Le nez d'un Sauvignon et la bouche d'un Chenin pour ce vin composé de Grenache gris, Grenache blanc, Carignan blanc and Macabeu : Tabula Rasa 2012 en Côtes Catalanes du Domaine des Enfants.

    La seconde bouteille de blanc présente une robe champagne et, pour moi, un nez de Chardonnay. En bouche, une belle maturité, une belle acidité, une certaine minéralité (notes de calcaire) et une belle amertume en finale. C'est trop tendu pour être un Chenin : Oppidum 2013 en Limoux du Château de Gaure. 75% de Chardonnay, 20 de Chenin et 5 de Mauzac.

    On passe, avec grand plaisir, aux rouges, avec un premier vin à la robe noire et au nez racé, sanguin sur des fruits noirs arrondis par l'alcool, avec des notes de pain grillé. Tout cela nous rappelle les bons vins que l'on dégustait auparavant... La bouche nous offre des notes de réglisse, de noyaux de cerises, des tannins mûrs sans sécheresse d'élevage, et se termine en fraîcheur (élégante et racée) sur un fort beau fruit et des notes de cuir et de cognac. Ils partent sur une Syrah, ou sur un Cabernet, puis sur Trévallon. Cuvée Natouchka 2007 en Côtes de Provence du Château Miraval. Fort beau flacon. Cabernet Sauvignon.

    Le quatrième vin de la soirée présente également une robe noire. Nez de vin nature sur des fruits rouges et noires et bouche souple et fine, qui tient la longueur par rapport au précédent, sans avoir sa matière. La finale va crescendo et c'est fort plaisant. On part sur une Syrah du nord, faite différemment, sans lourdeur et bien maîtrisée. On évoque un Croze-Hermitage pour ce Brise Cailloux 2012 en Cornas de Matthieu Barret. 100 % Syrah, évidemment. A retenir.

    Déjà la dernière bouteille, à la robe plus évoluée et au nez bordelais comme on l'aimait. En bouche, c'est équilibré et suave comme l'étaient les bordeaux d'avant 1990, sur le fruit avec ses notes de pruneau, mais aussi de cuir et de sous-bois. Un vin qui se boit facilement et qu'on apprécie : Montrose 1990 en Saint-Estephe. Souvenirs, souvenirs...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, pas au Clos.

     

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  • Dégustation du lundi 267

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    Et revoilà les dégustations du Clos, après une trêve de congés, de fêtes et d'anniversaire. Un Clos à 4, l'un étant bloqué volontairement en Provence et le second bloqué involontairement à Saint-Josse.

    Robe claire, nez floral et mielleux pour le seul vin blanc de la soirée. La bouche est grasse mais vive, malgré qu'elle soit riche, ronde, sucrée (sucre résiduel ?) et mûre. Frais comme un Muscadet et gras comme un Chardonnay, mais cette fraîcheur s'efface assez rapidement et il ne faut pas trop tarder à le boire : Magic of Ju-Ju 2014 d'Agnès et René Mosse en Vin de France. Vin de négoce : parcelle de Melon Bio plantée en Anjou.

    Robe pourpre et nez de beau vin nature pour le second flacon, avec une explosion de fruits en rétro-olfaction. En bouche une belle matière bien mûre, du velours, sur une belle trame, une belle acidité et un beau fruit rouge, mais un peu tannique. Moulin à Vent 2013 d'Yvon Métras à Fleurie.

    La troisième bouteille présente une robe rubis moyen et un nez de yaourt nature aux cerises industriel. J'ignore si c'est un vin nature, mais ce n'est pas loin. En bouche, je pense à un Pinot noir ou un Gamay. Il y a un côté tannique, mais aussi un beau fruité qui plaît aux membres du Clos présents : The Hayward Cardinal 2013 Pinot Noir Stajerska Slovenia Sumo.

    La suivante, à la robe noire, présente un premier nez de crème de cassis, puis un second plus complexe. En bouche, des fruits crémeux sur un élevage discret sans bois neuf. L'alcool présent nous emmène au Sud. C'est mûr et rond. On pense au Rhône ou au Languedoc et on est dans le Gard : Les Rouliers en Vin de France d'Henry Bonneau & Fils. Grenache et Cinsault, et mélange des millésimes 2005 et 2007 pour ce flacon très plaisant.

    Le dernier vin de la soirée présente également une robe noire. Le nez, je ne sais plus. Mais en bouche, c'est sanguin, confit, tomaté, viril, sans boisé ni astringence. Fort agréable, sur le fruit. On évoque une Côte-Rôtie ou un Rhône pour ce vin du Roussillon : L'Esquerda 2012 du Domaine de Bila-Haut en Côtes de Roussillon Village de M. Chapoutier.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 266

    Et encore une dégustation à l'aveugle du Clos ce lundi soir, au grand complet et avec notre invité de la semaine passée qui est revenu.

    Paisiblement installés, par cette soirée estivale, sur la terrasse qui domine notre petit vignoble en terrasses non désherbé, nous avons à nouveau eu le privilège de déguster quelques rares nectars.

    Mise en bouche avec un vin à la robe orangée et au nez puissant atténué par la température de service trop froide. En bouche, c'est jeune, vif et frais, crayeux, sur des notes de pamplemousse et de levures fermentées. Très bon indice de torchabilité pour ce vin titrant 10°: Grande Charme 2011 en Vin de Pays du Domaine Alice Beaufort (en Côte d'Or, à la frontière de la Champagne). Composé de 75% de Chardonnay et de 25% de Pinot Noir.

    Second et dernier blanc de la soirée, à la robe paille et au nez très aromatique sur de la pêche et de l'abricot. La bouche est beurrée, puissante, ronde et longue, avec des notes d'élevage intégrées et non marquées, et du calcaire. On évoque un Viognier, ou de la Roussanne/Marsanne, alors que je suis en Chardonnay sur un grand bourgogne : Moutonne 2005 Chablis Grand Cru du Domaine Long-Dupaquit (bouteille n° 01726) mis en bouteille par Albert Bichot, négociant. Incroyable pour un Chablis.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au disque évolué. Le nez est classique et la bouche fort belle : c'est mûr, long, chaud, fin, sur des notes de réglisse, de cuir et de viande. C'est plein de fruits, ample et gourmand. Les indécis évoquent Trévallon, un autre une Côte Rôtie, et c'en est une : La Turque 2004 en Côte Rôtie de Guigal. Magnifique.

    Le second rouge présente toujours une robe noire, mais au disque encore plus évolué. Le nez nous promène sur des notes de pruneau, de brûlé et de vanille. En bouche, la rémanence du fruit en bouche est extraordinaire, un superbe fruit noir mûr. Il a la même élégance que le précédent, en plus puissant, avec plus d'alcool et encore un tout petit peu d'astringence en finale : Véga-Sicilia Cosecha 1980 "Unico" en Ribeira Del Douro. Magnum n° 1087 sur 2000 produits. Etonnant, une fois de plus : quel savoir-faire !

    Le flacon suivant a une robe noire de chez noire et un nez de vin nature. La bouche me fait immédiatement penser à un Cahors : c'est puissant, très mûr, très jeune, très bon, sur du fruit (mûre) et des notes de pin : La Marguerite 2011 Cahors de Cosse Maisonneuve. Production : 600 bouteilles. Fort beau.

    On passe ensuite à un vin au disque marqué par l'évolution et au nez de Cabernet 85. L'un d'entre-nous se perd en Loire avant de revenir sur Bordeaux, face à cette typicité extraordinaire, bien que le fruit ne soit plus présent en fin de bouche. Sociando Mallet 1990 en Haut Médoc (Magnum). Un magnifique millésime que je n'avais plus eu l'occasion de déguster depuis longtemps.

    Le vin suivant présente un beau nez fruité et frais. En bouche, tout est là : fraîcheur, fruit, belle matière sur des petits grains fins, et des tannins mûrs sans sécheresse. C'est encore serré, fermé et en culotte courte. C'est tellement bon que peu d'entre-nous évoquent Bordeaux qui nous a tellement déçu à maintes reprises, et pourtant : Château Haut-Bailly 2000 en Pessac Léognan. Vraiment bien.

    Le dernier flacon de la soirée est l'antithèse du précédent : fondu, mûr, souple, rond, concentré, jeune, sur des notes de réglisse avec de la fraîcheur. On évoque de vieilles vignes et un éraflage partiel en 1999 pour ce Pibarnon 2004 à Bandol. Très bien également. Bref une toute grande soirée qui clôture de fort belle manière la fête des 18 ans du Clos.

     

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  • Dégustation du lundi 265

    La dernière dégustation du Clos s'est déroulée chez moi lundi passé, à 6, sans notre campagnard, mais avec un invité. Désolé pour le retard de transcription sur ce blog, mais j'ai été assez occupé ces derniers temps...

    Beaucoup de beaux flacons ce soir-là, pour fêter entre nous les 18 ans du Clos. Avec un absent, ce qui nous force à le refaire lundi prochain...

    Nous avons donc dégusté un Peyre Rose Clos Syrah Leone 2002 en Coteaux du Languedoc, qu'on a trouvé trop évolué et trop court par rapport à ce que c'est d'habitude, malgré qu'il soit plaisant, facile, généreux, avec beaucoup de goût et complexe (fruits/épices/bois brûlé).

    Ensuite, un Echezeaux Grand Cru 2002 du Domaine Charlopin-Parizot, vigneron à Gevrey Chambertin. Au nez, des notes d'élevage, de caramel mou, de rhum, de vanille, de fruits (fraises écrasées), de vieux vin et de cerises à l'alcool. Cela fait beaucoup... En bouche, il est plus harmonieux que le premier, et plus cohérent : on a une matière sans lourdeur, sur des noyaux de griottes, avec un côté évolutif intéressant. On pense à un gars du sud dans la retenue, plutôt qu'un gars du nord qui pousse le soleil. Ou alors, à un bourgogne 2002 chaptalisé. Et on trouve le vin.

    Puis vînt un Hermitage 1997 du Domaine Jean-Louis Chave au très beau nez et à la bouche de Syrah du nord, sur une fort belle acidité qui porte le vin, tout en délicatesse malgré la puissance. Belle longueur, harmonieux, abouti, très fin, assez jeune, sur de la cerise et du noyau de cerise en finale. C'est très bon, avec élégance et finesse, et pureté du fruit.

    On continue avec un Trévallon 2009 à la robe foncée et évoluée en même temps et au nez sur des fruits très rouges et un petit côté herbacé positif. En bouche, des fruits croquants, une belle matière sur des petits grains et une belle finale. Il a été servi un peu trop frais, ce qui lui donne un petit côté monolithique et moins complexe que les précédents.On le trouve malgré tout fort beau.

    La suite avec un Clos des Papes 2007 de Paul Avril. Une bouche sucrée qui nous amène dans le sud, mais c'est très très très bon. C'est volumineux, démonstratif, riche, jeune sur de l'olive et de la garrigue, avec un peu d'alcool qui ressort. 15°, côté 99/100 par Bobby. Vin trouvé également.

     

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    Grosse déception avec un Terrebrune 1987 à Bandol, tout à fait passé et imbuvable, malgré qu'il ai été fort bien conservé : cela peut arriver, mais on aurait bien aimé pouvoir le goûter...

    On termina avec un Vouvray Cuvée Constance 1995 de Huet. Super beau, superbe botrytis, mais trop sucré et pas trop équilibré. On est dur quand même. Quelques fois. J'ai oublié, repas oblige, de prendre la photo des flacons, mais on va essayer d'arranger cela.

     

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    Lundi prochain, c'est à dire demain soir, rebelote  mais au complet cette fois-ci. Le thème : 2 bouteilles ou un magnum antérieurs à 2006.

  • Dégustation du lundi 264

    Nouvelle dégustation du Clos à 6 ce lundi soir, avec un premier vin blanc à la robe dorée et au nez floral sur des notes de pamplemousse, de pomme et de pêche blanche. C'est fort bon en bouche, avec une superbe attaque sur la finesse, bien que ce soit riche, mais porté par une belle acidité. Et une incroyable longueur pour ce vin mûr, déclassé car trop atypique par rapport à l'appellation : "Je suis viré" 2011 en Vin de France de Philippe Valette. On est en Viré-Clessé, en Bourgogne.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe grenat et au nez de Beaujolais sur une fermentation carbonique. En bouche, il y a un côté chaud assez déplaisant à l'attaque : c'est trop riche et chaptalisé, avec quasi un soupçon de banane en finale. On aurait préféré un bon jus. Raisins Gaulois 2014 en Vin de France de Lapierre.

    Le second rouge présente une robe foncée mais évoluée et un nez de vieux bordeaux pour moi. En bouche, on est sur des notes de Cabernet Franc, sur un élevage fondu, mais sans le poivron, ce qui amène certains vers Chinon, alors que d'autres évoquent un bourgogne ou une vieille Grenache... Les Varennes du Grand Clos 1996 en Chinon du Domaine Charles Joguet. On est ici en Cabernet Franc de pied.

    Le troisième rouge présente une robe identique mais avec un superbe nez lacté sur des notes de cuir, de cigare et de viande séchée. En bouche, c'est un peu chaud, mais pas mal du tout : on est sur le cacao, le menthol, la réglisse et le lard fumé, avec des tannins fondus. Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu 1990 à Bandol. Un grand flacon acquis sur place en décembre à la vente aux enchères de la Fête du Millésime.

    On passe au flacon suivant, et sa robe foncée. Son nez, avec un soupçon de coccinelle écrasée, nous amène naturellement en Loire. En bouche, c'est fort jeune mais très plaisant avec un beau fruit. Personnellement, j'ai un petit problème en finale avec un côté rafles asséchant, alors que les autres évoquent des tannins enrobés... Grappes entières 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 

    Les sixième et septième flacons sont servis en même temps afin de mieux pouvoir les comparer. Et ce ne fût pas aisé ! Le premier a une robe plus claire que le second. Le nez du premier, floral avec des notes de miel, évoque la Bourgogne pour l'un, Morgon pour l'autre. Le nez du second est tout à fait différent et évoque une autre région. Le premier est bon, fin et long, avec du velouté en finale. Il est plus fruits rouges et bourguignon que le second. On évoqua alors un Languedoc pointu. Le second est plus sur les fruits noirs, les pruneaux, les prunes fraîches, avec une élégance absolue malgré le côté épicé. Il paraît moins souple et moins accompli que le premier, avec une finale moins agréable. Mais tous les 2 sont sur la fraîcheur et la finesse. La Rouge Arbin 2011 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en Vin de Savoie et La Brova 2009 Arbin, toujours de Louis Magnin en Vin de Savoie. Juste pour info, la Mondeuse est le seul cépage rouge admis en Arbin, et Louis Magnin vient d'arrêter de produire ses vins...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec chacun un très grand flacon pour célébrer, au Clos, nos 18 ans. Qui vivra verra... 

     

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  • Dégustation du lundi 263

    Une superbe soirée, hier soir, pour fêter les 18 ans du Clos, chez Bon bon. Et pour fêter également l'arrivée de Junior, dit Le Doc, admis comme invité permanent aux dégustations à l'aveugle organisées tous les lundis. Pas de commentaires sur les vins dégustés, l'attention majeure étant portée sur le contenu des assiettes... La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 262

    Nouvelle dégustation du Clos, à 4, dont le second P-Y, et chez moi, pour changer. Cinq vins rouges à l'aveugle ce soir, avec un premier flacon à la robe de vin jeune et au nez de vin nature. La bouche est perlante, sur un beau jus que l'on voit en Cahors (Malbec), sans trop de tannins. C'est jovial et gentil : Les Amis 2013 en Coteaux d'Aix-en-Provence, de Karina et Guillaume Lefèvre. On est en Syrah/Grenache.

    Le second vin présente une robe plus évoluée et un nez d'alcool, de goudron et de fruits. En bouche, on retrouve le tout : goudron, alcool, et des fruits sur des tannins encore présents et pas tout à fait fondus. Il y a de la puissance, de la rondeur, un beau fruit jusqu'en fin de bouche et des notes d'élevage pas dérangeantes : Valinière 2008 en Faugères du Domaine Léon Barral. 80% de Mourvèdre et le reste en Syrah.

    La bouteille suivante présente une robe évoluée également. Le nez est fruité et le début de bouche admirable : une attaque impressionnante sur une explosion de fruits. Hélas, un petit côté asséchant en milieu de bouche interrompt tout cela. On lui trouve des notes de cacao et une belle acidité. L'un en Rhône Nord sur une Syrah, le second à Bandol et le troisième sur du Merlot, à cause du côté crémeux (yaourt aux fruits), mais c'est trop riche. Cressaïa 2008 en Vin de Table du Domaine du Grand Crès. On est en Corbières, dans le Languedoc Roussillon.

    Le flacon suivant est problématique, avec sa robe claire, son nez de Bordeaux et sa bouche pas sexy : il y a un problème, bien qu'à l'aération, quelques fruits rouges apparaissent. Domaine Méo-Camuset, Premier Cru Nuits-Saint-Georges Aux Murgers 1995. Fort dommage pour ce qui aurait dû être un très grand Bourgogne...

    On termina la dégustation avec un vin à la robe noire et à la bouche très légèrement perlante, sur des arômes de champignons et d'humus, avec un côté métallique et frais. C'est minéral, très beau et assez jeune. On évoque une Syrah en Crozes Hermitage ou un Rayas pour cette Cuvée des Lauves 1998 du Domaine La Suffrene, en Bandol. Une fois de plus : quel potentiel de garde, ces bandols rouges ! Et quel plaisir ! Une bouteille acquise à la vente aux enchères de la Fête du Millésime de Bandol en décembre dernier.

    La suite des aventures du Clos après les vacances de Pâques. Patience...

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  • Dégustation du lundi 261

    2 P-Y ce lundi, pour un Clos à 6, avec chacun un rouge et un demi-moelleux, à découvrir à l'aveugle.

    Le premier rouge foncé nous offre un nez fin, distingué et aérien. En bouche, une belle matière sur de la cerise et du noyau de cerise, avec des notes de graphite qui font penser à une Syrah. C'est jeune, très nature, long, sur des tannins fins : Côteaux de Bassenon 2007 en Côte-Rôtie de Jean-Michel Stephan. On est en Serine, Viognier et Syrah.

    Le second présente une robe plus claire et évoluée et un fort beau nez sur des petits fruits rouges, avec quelques notes d'élevage. En bouche, c'est soyeux, fin, avec de la sucrosité, sur du fruit et sans sécheresse. Il y a du boisé, mais il est maîtrisé. Les notes de graphite nous ramènent en Côte-Rôtie de 20 à 25 ans, et personne n'a pensé à la Loire pour ce vin très agréable : Les Varennes du Grand Clos 1990 Chinon de Charles Joguet en Cabernet Franc de pied. Une grande bouteille, dans une grande année.

    La troisième bouteille, à la robe plus foncée, présente un nez assez particulier de fromage, selon un grand connaisseur. En bouche, une fort belle attaque sur le fruit, une matière phénoménale, des fruits noirs sur une belle acidité et un boisé de terroir fondu. La bouche est très ouverte, avec de la fraîcheur, mais c'est moins dentelle et moins long que le précédent. Nous pensons à un grand Château bordelais en rive gauche dans une année chaude, et c'est un rive droite : Château Cheval Blanc 1986 à Saint Emilion. Fort beau vin.

    Le rouge suivant est noir de robe et présente un nez chaud et concentré sur du café moulu et des notes de fumée. En bouche, de superbes fruits noirs, une fort belle matière sans alcool et de l'extraction pour ce vin jeune, fermé pour le moment : Domaine de Trévallon 2007, en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Un des meilleurs millésimes de Trévallon, à regoûter dans 10 ans. Ceux qui ont dit "si c'est Trévallon je passe sous la table" l'ont fait.

    Le cinquième rouge de la soirée, avec sa robe noire et son nez de vernis et de volatile nous offre  une bouche ensoleillée sur de la finesse, de la sucrosité et un peu d'amertume (rafles).Il y a d'abord cette acidité, puis une longue finale sur des fruits noirs : Réserve des Célestins 2009 en Chateauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Un des 2 vins que Chave adore avec Rayas. Point barre.

    Le dernier rouge nous offre également une robe foncée, mais évoluée, et un très beau nez sur de superbes petits fruits mûrs. La bouche, avec sa minéralité métallique, est magnifique, avec une belle longueur sur des fruits. C'est fin, élégant, porté par une belle acidité hyper pointue, fruit d'un terroir ciselé. Cuvée Marie Beurrier 2005 en Châteauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Fantastique.

     

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    On poursuit avec les moelleux (quel courage !) et un premier vin à la robe trouble abricot et au nez discret avec un côté volatile dérangeant. La bouche est explosive, riche sans alcool, avec d'abord un côté malt et tourbe, puis sur de la confiture d'abricots portée par une acidité remarquable. On pense à un Chenin. L'Arcane à Sucre 2010 en Vin de France de Didier Chafardon. Un des plus beaux millésimes de liquoreux  en Anjou, avec un développement intense d'un botrytis parfait. Beau flacon !

    Le second, avec sa robe cognac et son nez tourbé de Whisky, de résineux des Alpes ou de Cèdre du Canada nous laisse perplexe. Il faudra déguster le troisième vin, puis revenir à celui-ci pour se rendre compte qu'on parle de la même chose et que c'est le même vin : Sul Q 2007 de Jean-François Ganevat en Vin de Table dans le Jura.

    La troisième bouteille présente une robe similaire et un nez de caramel et des notes de vernis. La bouche est incroyable, longue et complexe sur des pâtes de fruits mûrs. Il y a un côté café, botrytis, Sauternes (non stéréotypé) : Sul Q 2004 de Jean-François Ganevat en Vin de Table, une bouteille déjà dégustée au Clos. 240 bouteilles produites.

    On poursuit avec un vin à la robe Cognac/Armagnac et un nez de raisin très prononcé (Muscat noir ou Muscat d'Embourg). La bouche part dans tous les sens, c'est moins maîtrisé. On préfère le nez à la bouche : notes d'austérité, de thé, tanniques... On pense à un très vieux Sauternes des années 60 pour ce  Clos Saint Urbain 1993 en Alsace Grand Cru du Domaine Zind Humbrecht.

    Je passe rapidement sur le Château La Tour Blanche 1998 en 1er Cru de Sauternes de la Donation Osiris, sulfité et chaptalisé à mort, sans équilibre en bouche et pas bon. 

    Le dernier flacon de cette soirée de dégustation au Clos nous offre un nez sur des pommes fumées, mais aussi sur de la térébenthine. La bouche est super bonne et gourmande, sans volatile, sur une belle acidité. Goutte d'Or 1990 en Vouvray Moelleux du Domaine du Clos Naudin. 

    L'originalité du Clos Naudin est de produire, lorsque les conditions sont réunies, une cuvée particulière : la Goutte d'Or. Et l'exigence de Philippe Foreau et celle de son grand-père ont conduit le domaine à ne produire cet élixir que deux fois, en 1947 et en 1990. Ce qui en fait le vin le plus rare du monde. 

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. 

  • Dégustation du lundi 260

    Ceps taillés ce lundi dans le vignoble (merci Polo) et 2 anniversaires à fêter pour cette 260ème dégustation à l'aveugle du Clos, exceptionnellement à 5 + 3 invités.

    Après avoir dégusté un cabernet sauvignon vinifié par nous en 1998 (premier essai de vinification), qui se goûte encore fort bien, on entama la soirée avec un vin à la robe rubis clair, et au nez de petits fruits rouges qui pinotent. En bouche, c'est fruité avec des notes de rafle, mais c'est rond, mûr et long, et stylé à l'ancienne : Clos des Vignes du Mayne, Cuvée Auguste 2009, Bourgogne de Julien Guillot. Un vin du nord mâconnais, en biodynamie depuis 1998.

    Etrangement, on passe alors aux blancs avec un premier flacon à la robe claire et au nez de pêche de vignes. En bouche, des notes d'agrumes, une fort belle acidité et un beau vin de soif. On évoque la Rousette et c'est de l'Altesse : Argile Blanc 2013 du Domaine des Ardoisières, en Vin des Allobroges de B. Omont à Saint Pierre de Soucy (en Bio).

    Le second blanc présente une robe paille et un fort beau nez de pierre à fusil et d'abricot mûr du sud. La bouche est très minérale, puissante, sur des notes de beurre noisette et avec un beau côté salin. C'est fort beau mais un peu lourd et fatiguant pour certains : Bananti Pietramarina Etna 2004 en Bianco Superiore, Sicilia.

    On repasse aux rouges avec une bouteille au nez bourguignon avec une petite charge boisée. La bouche est assez classe, mais aussi assez marquée par l'élevage, ce qui nous plaît moins : Fixin 1er Cru Clos Napoléon 2010 en Monopole, Grand Vin de Bourgogne du Domaine Pierre Gelin.

    Si je lis les commentaires laissés il y a un an sur le site La Passion du Vin à propos du flacon suivant, cela donne ceci : "La robe est foncée, le disque légèrement tuilé. Le nez riche sur la cerise griotte très très complexe avec un coté viande mais pas gibier, un coté 4 épices. L'attaque en bouche est équilibrée, ronde, presque suave et les tanins sont d'une exceptionnelle douceur, très ronds. Le coté un peu viril du mourvèdre a totalement disparu ce vin est tout en finesse. La finale est enlevée avec une belle tension presque agrume. Superbe vin." C'est beaucoup plus juste que ce que j'ai entendu (trop riche, trop boisé, pas assez de finesse, servi trop chaud, au suivant). Ce magnifique flacon fût achevé entre connaisseurs et en gagnant encore à l'aération : Pibarnon 2000 à Bandol.

    Le vin suivant est noir et présente un nez chimique (pour moi). Il y a de l'alcool, de la colle au scotch et un volatile assez élevé. Par contre, la bouche est fort belle, sur une magnifique matière. C'est très concentré, mais il gagne à l'aération : Pour mon Père 2013 du Domaine de Gaure en Vin de France. Un vin nature (Carignan 55%, Syrah 30%, Grenache 5% et Mourvèdre 10%).

    On passe rapidement sur les 3 flacons suivants : Matsu El Recio 2011 Toro Tinto, Espagne (boisé, réglisse et vanille : pas bon du tout), Château Laroque 2009 en Saint Emilion Grand Cru (terrifiant, boisé, fluet, sans longueur) et Tre Vie Vino Rosso Italia (volatile, perlant, trop sucré, simpliste et pas très complexe).

    La soirée s'acheva sur un Champagne au nez à dominante de Pinot noir. La bouche est moins vineuse que ne le présageait le nez. Il manque un peu d'ampleur, est posé, assez vieux mais reste sec en finale : Champagne Brut Nature 2006 de Louis Roederer. 2/3 Pinot Noir et 1/3 Chardonnay pour cette bouteille mise en valeur par Starck.

    Je trouve que nous avons été fort durs ce soir. Lundi prochain, retour de l'autre P-Y avec une bouteille de rouge et une demi bouteille de moelleux pour chacun. Qui vivra verra.

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  • Dégustation du lundi 259

    Nous poursuivons ces belles dégustations du lundi, toujours à 5 mais avec un autre P-Y, avec un premier vin à la robe de cidre et au nez de pommes et d'agrumes, puis de craie. La bouche est minérale, grasse, sur la mandarine et avec un côté salin sur la longue finale. C'est vraiment bien malgré une acidité et une tension moyenne. On se croyait en Loire, et nous voilà en Savoie : Le Feu 2012 en Vin de Savoie de Dominique Belluard. Terroir du Mont-Blanc.

    Le premier rouge présente une robe rubis foncé et un assez joli nez mûr sur une belle complexité : très élégant sur les fruits et des arômes tertiaires. La bouche est tout aussi sensuelle que le nez avec la souplesse de l'attaque, un velouté de fruits pour finir sur du noyau de cerise en fin de bouche. On sent la garrigue, l'animal et le soleil, mais les tannins sont beaux et il n'y a pas d'amertume. Les chouettes arômes tertiaires qui apparaissent au cours de la dégustation ne passent jamais au-dessus du fruit, toujours bien présent. On évoque la patine d'une Syrah australienne, puis un Cornas avec une Syrah du Nord pour ce magnum de Château de Pibarnon 2002 Cuvée Jubilé (Bouteille n° 941), à Bandol. Inutile de dire que le magnum fût vidé...

    Le second vin rouge, à la robe noire et au nez torréfié s'avère moins complexe en bouche, plus monolithique. Il y a un beau fruité (cassis) et de la mâche : c'est plus puissant et plus jeune aussi. Mais il y a aussi de l'amertume, de l'astringence et de la sécheresse en finale, et de plus en plus présente au cours de la dégustation. A se demander si cette bouteille n'a pas un problème : Châteauneuf-du-Pape 2008 Cuvée Marie Beurrier d'Henri Bonneau.

    Le quatrième flacon présente une robe foncée au disque évolué et au fort beau nez de vieux bordeaux. Un nez magnifique. La bouche est bordelaise, sur un Cabernet Sauvignon bien mûr. Il n'y a ni boisé ni sécheresse mais une amertume un peu gênante en finale. Nous tombons évidemment à la renverse quand nous apprenons que nous ne sommes pas à Bordeaux et qu'il n'y a pas un atome de Cabernet ni de Merlot dans ce vin... Domaine de l'Horizon Rouge 2010 en Vin de Pays des Côtes Catalanes. Quel beau Carignan !

    On termine la soirée avec un cinquième et dernier vin à la robe foncée et au nez herbacé, sur des cerises à l'alcool et une compotée non sucrée de fruits rouges et de prunes. En bouche, c'est puissant, mais délicat, sur un beau fruit tourbé et une fort belle longueur sans astringence ni sécheresse. Une jeunesse incroyable et un énorme plaisir. Certains évoquent une Grenache fraîche...pour ce Grand Vin de Léoville Las Cases 1982 en Saint Julien. Superbe flacon ! Nous fûmes donc 4 à passer sous la table pour cette terrible erreur de jugement.

     

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    Lundi prochain, Polo et la taille des ceps. Et le lundi d'après, rebelotte avec ce second P-Y et avec un rouge et une demi bouteille de blanc moelleux par personne. Qui vivra verra !

     

  • Dégustation du lundi 258

    Alors là, les amis, une toute toute grande dégustation du lundi du Clos, à 5, mais avec un autre P-Y.

    Un premier vin à la robe or et au nez floral et parfumé, sur du coing. La bouche est minérale et citronnée sur un beau travail d'élevage, avec des notes de noisettes. C'est long, avec une belle tension, de la matière et de la puissance, et relativement jeune. Chablis ou la Côte de Beaune sont évoqués pour ce Clos des Vignes du Maynes 2011 en Mâcon Cruzille de Julien Guillot. Un vin produit depuis 910 (j'ai bien écrit 910 !), Bio depuis 1954 et en Biodynamie depuis 1998. Fort beau.

    On passe aux rouges avec un flacon à la robe légère et claire et au nez pas très expressif, mais avec quelques notes de framboises et de cassis quand même. En bouche, c'est le vin dans la plus simple expression  du terme, sans prétention mais très joli. Que du fruit, délicat et aérien, avec une petite acidité et de la tension, sans artifices. C'est gourmand et on pense être au sud. Mais pas si au sud que cela : Pipeno 2014 Coelemu Itata Valley au Chili. Un vin de Louis-Antoine Luyt, un français établi là-bas.

    Le second rouge présente une robe rubis évoluée : c'est très vieux. Le nez est floral, sur de la violette. Au palais, on a une attaque sur de l'acidité, puis la sucrosité qui arrive. C'est un vin énorme, puissant, magnifique et très très bon. Je pense à une rive gauche avant 1982, d'autres évoquent une rive droite... Domaine d'Ott 1981 en Cuvée Spéciale à Bandol. La classe mondiale. Topissime !

    Le rouge suivant a une robe foncée et un fort beau nez mentholé, herbacé, avec des notes de tabac et de pruneau confit. Pas trop de richesse en bouche, une belle rondeur mais de la structure aussi avec du fruité. Encore un peu jeune aussi avec sa finale fort plaisante malgré quelques légères notes d'astringence. Belle gourmandise qui balance bien : on n'est pas dans la caricature. Concentration et bel ensoleillement, c'est chouette, jeune et bon : Moulin des Costes 1993 en magnum du Domaine Bunan à Bandol.  Magnifique !

    Le cinquième vin de la soirée présente une robe foncée et un somptueux nez sur un énorme bourgogne. En bouche, le Machu Pichu ! C'est gourmand, plein de fruits, sans traces d'élevage. Il y a une dynamique géniale dans ce pinard : la pleine maturité d'un raisin par rapport à son climat. Cela explose. On évoque un Grand Cru en Côte de Nuit, en 98 ou 99 pour ce Lavaux Saint Jacques 1999 1er Cru en Gevrey-Chambertin du Domaine Denis Mortet. Assurément la meilleure bouteille de la soirée.

    La bouteille suivante est noire de robe et nous offre un nez agréable, commun et bulldozer (je pense même à un vin hors France). En bouche, hyperconcentration, très confit, "parkérisé", riche à mort. Il y a un très beau fruit mais qui est sur des rails et qui ne bouge plus : la fraîcheur originelle n'est plus là. Fort jeune, pas trop chaud et aucun défaut pour ce Mas Julien 2010 en Terrasses du Larzac.

    La dernière bouteille de la soirée présente également une robe noire et un nez discret sur une belle fraîcheur. C'est concentré, avec de l'alcool, mais avec de la fraîcheur aussi. Classique, balance bien, tannique, animal, et rafraîchi bien la bouche après tout ce qu'on a bu. Cette bouteille, débouchée au dernier moment, aurait mérité d'être carafée pour être appréciée à sa juste valeur : un nez sauvage, fruité, aux arômes de garrigue et un palais riche et charnu, mais souple, sur de la framboise, de la mûre, avec des notes de lavande, des tannins soyeux et une finale longue et épicée. On est tout à fait passé à côté de ce Grand Grenache 66 2010 du Domaine Santa Duc en Gigondas, et celui qui l'a amené, est injustement passé sous la table...

    La suite des aventures du clos lundi prochain, et la taille des ceps par Polo le 16 mars. Qui vivra verra.

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  • Dégustation du lundi 257

    Reprise des dégustations du lundi après cette semaine de vacances pour certains. Chez moi, à 3.

    On débuta les hostilités avec un vin rouge à la robe rubis et au nez de vin nature civilisé. En bouche, un bon petit vin d'attaque, léger et sur le fruit. Perlant aussi. On évoque un Gamay. Y'a bon The Canon 2013 en Vin de France, une cuvée de négoce d'Anne et Jean-François Ganevat. Un Gamay importé du Beaujolais mélangé à 17 autres cépages oubliés du Jura.

    On passe aux choses sérieuses avec un vin blanc à la robe or et épaisse et au nez de vin ouillé du Jura sur des notes de noix fumées, de citron doux et de fleurs. En bouche, on est sur un fruit gourmand sans que les notes de noix ne prédominent. C'est très beau : Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy en Arbois. La cire jaune sur la bouteille indique qu'on est en Savagnin. 9 ans et demi d'élevage pour cette bouteille, et la même chose à patienter avant de la boire selon Pierre Overnoy, soit en 2022 !

    On poursuit dans le sérieux avec un vin rouge à la robe foncée et au disque évolué. Un nez de vieux Bordeaux, très parfumé (groseille, framboise, rose et cerise/kriek) avec encore du fruit ! En bouche, du vieux cèdre et un boisé contenu sur de la groseille et des boutons de rose. Et plus il s'aère, plus il passe de vieux vin à un très bon vin, sans aucune lourdeur et avec un belle vivacité. Je pense à un Léoville Las Cases 1982, le second évoque un Mission Haut Brion 1985, et on n'est pas à Bordeaux ! Sassicaia 1983 Tenuta San Guido Bolcheri Vino da Tavola. Une copie conforme de Lafite Rothschild au niveau encépagement. Superbe.

    J'avoue avoir fait un peu baissé le niveau de la dégustation avec les 3 flacons suivants, dégustés en même temps. Les 2 premiers ont un robe un peu plus évoluée que le troisième. Le premier présente un nez de vieux vin mais sympa et expressif. Par contre, ce n'est pas fort plaisant en bouche, avec des notes d'alcool de noix : il est passé. Le second est celui qui plaît le plus, avec son petit côté mentholé. Mais très vite, un défaut apparaît : ce n'est pas bouchonné mais il y a un souci... On se rabat donc sur la troisième bouteille, riche, concentrée, opulente sur un beau fruit, tannique aussi sur du pruneau. Ce vin a tout et il en impose, bien qu'il soit bu trop jeune.

    Nous venons de déguster les 2 premiers millésimes du Domaine Castell Ryenoard (1989 et 1990) et Le Clos Castel 2009 du Domaine Castell Ryenoard à Bandol. C'est intéressant de voir le vin normal des premiers millésimes et la magnifique Cuvée Spéciale récente : quel chemin parcouru !

     

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    Et comme on était en forme, on poursuivi avec un Moulin des Costes 2011 du Domaine Bunan, très beau et prometteur avec sa belle matière, et un Val d'Arenc 2011 plus léger et fruité, avec un petit côté lacté. Tous les 2 à Bandol.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain !

     

     

  • Bandols rouges 2011 (suite)...

    Comme promis, voici mes commentaires de 3 autres Bandols rouges sur le millésime 2011. Après Moulin des Costes du Domaine Bunan, Souviou, La Suffrene et Val D'Arenc dégustés la fois passée, voici La Tour de Bon, La Laidière et la Bastide Blanche. Je n'ai pas sorti ici les cuvées spéciales : on parle donc des vins génériques.

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    La Tour de Bon est le Bandol que je suis depuis des années, avec sa Cuvée Saint-Ferréol. Le premier vin du Domaine présente une robe foncée au disque semblant plus évolué que celui de La Laidière. On est sur une fort belle matière déjà fondue et fort agréable. Je suis impatient de découvrir la cuvée spéciale sur ce millésime, mais c'est trop tôt : il va falloir attendre... 15° à nouveau, cela semble être la norme pour les Bandols rouges sur ce millésime 2011.

    La Laidière titre 14,5°. La robe est identique, mais le disque plus écarlate. On trouve également une belle matière, sur des tannins fins qui doivent encore se fondre en finale. Sinon, c'est fort beau, sur des fruits croquants et avec de la fraîcheur. Pas mal du tout.

    Quant à la Bastide Blanche, le Bandol rouge qu'on trouve le plus dans les magasins Bio ici en Belgique, il offre un premier nez de fruits très mûrs et d'alcool (15° aussi), une robe rubis foncé et une bouche sur la prune, l'eau de vie et la garrigue, mais avec une certaine fraîcheur en bouche. Les tannins, très fins aussi, doivent encore se fondre en finale.

    Bref, ce magnifique millésime 2011 en Bandol nous offre des vins très agréables bien qu'assez alcoolisés. Un millésime difficile à rater... Mais seuls les vignobles d'altitude, ou les vins présentant de l'acidité et de la fraîcheur parviendront à devenir exceptionnels dans les 10 à 30 ans qui arrivent. Vivement 2025, qu'on puisse les déguster !