decouverte

  • Dégustation du lundi 284

    Encore un grand Clos ce lundi soir, dans le nouveau repère classé du plus barbu d'entre-nous, dont la table était nappée de carreaux rouges et blancs, comme il se doit.

    Mise en bouche : Bâtard-Montrachet 2000 en Grand Cru de Blain-Gagnard. Un vin à la robe ocre, au nez d'Overnoy et à la bouche oxydative de vin jaune sur des noix et des noisettes. Quand on su que ce n'était pas jurassique, on se replia sur un Chardonnay classique en vieux bourgogne dont beaucoup sont comme cela. Belle structure et côté crayeux en finale. Mais ce côté oxydé gâche un peu le plaisir.

    Second blanc : Un Bout de Chemin 2014 en Vin de France du Domaine PZ, de S. Przezdziecki. Je vous défie de prononcer ce nom, même à jeun ! Robe paille et nez sur les agrumes et les feuilles vertes, les fougères. En bouche, c'est rond, nordique, avec un peu d'amertume et un côté salin. Manque de fruit en finale, pas très vivant. On le trouve plus gras et plus riche qu'un Chablis. On évoque le Rhône et un Saint Joseph pour ce Chenin de Loire...

    Le rosé qui suivi, à la robe rubis clair, blairait bien. Un vrai nez de vin nature qui fouette. Heureusement, gros problème de piqûre en bouche. La présentation de cet Anglore italien sera pour une prochaine fois.

    Enfin les rouges, avec un Grands Echeveaux 2001 du Domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée en Côte d'Or. Bouteille n° 07237. Robe rubis foncé au disque marqué par l'évolution. Nez peu engageant. Par contre, en bouche, du Pinot à mourir, de la fraîcheur, de la jeunesse, un peu sévère ou austère, mais une longueur incroyable avec le fruit qui revient en fin de bouche. Tout en dentelle.

    Cava Amethystos 1999 Regional Red Wine of Drama, un vin grec, à la robe foncée et au nez propre, généreux, goudronné, pas confit. En bouche, c'est souple, frais et fin. Il y a de la puissance, mais elle est retenue par une belle fraîcheur. Notes de goudron et de cacao, belle acidité. Pour certains, excès de richesse, surmûr. Ils ont évidemment évoqué Bandol, mais ce n'en était pas un...

    Château Montrose 2004 en Saint-Estèphe. Robe noire, alcool au nez, sécheresse acceptable en bouche pour un bordelais. Serré, boisé, mais pas mal.

    Peyre Rose Clos des Cistes 1995 en Coteaux du Languedoc. Robe évoluée, sucrosité au nez puis des notes de lard grillé et d'olives. Bouche chaude, sud, classique, sur des notes de garrigue, de menthol et de cumin. Nous apprécions l'absence de notes boisées (élevage en cuves), mais c'est un peu grossier.

    La Reine des Bois 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine de la Mordorée. Robe noire et bouche un peu austère pour ce vin droit, précis, classique. Friand et vivacité pour certains, lourd et chaud pour d'autres.

    Cuvée de mon Aïeul 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Pierre Usseglio & Fils. Robe foncée et nez frais, légèrement mentholé sur des fruits noirs. Fraîcheur et vivacité en bouche, puis ennuyeux et fatigant.

    Dixième et dernier flacon de la soirée : Château Châlon 2001 Vin de Garde du Domaine Macle Jura. Robe paille, nez tourbé, bouche très noix, très vin jaune ou Arbois, avec une belle générosité du fruit. Fort bon, mais en-dessous du Tissot dégusté dernièrement. 

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 282

    Encore une dégustation du Clos, à 4 et chez moi, ce lundi soir. Avec un blanc à la robe paille comme mise en bouche. Nez sur les agrumes et belle fraîcheur, et bouche franchement agréable, vive et fraîche qui nous mène dans le nord sur un Sauvignon. C'est très citronné en finale avec un petit côté salin très agréable. Ce n'est pas un Sancerre, mais on n'est pas loin : Les Blanchais 2012 Menetou-Salon de Pellé.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe rubis et au nez qui rend perplexe sur la région. En bouche, un vin jeune, boisé, avec un côté pas mûr du Pinot Noir, si cela en est. C'est en tout cas le beau travail d'un vigneron qui arrondi bien les angles. Nous ne sommes pas en Bourgogne mais en Beaujolais, sur un Gamay de compétition : Les Moriers 2011 Fleurie de Jules Desjourneys La Chapelle de Guinchat.

    Le second rouge, avec sa robe noire et son fort beau nez nous offre une bouche un peu trop fraîche (t° de service) mais très bonne. C'est sanguin, fumé, fondu, sur une belle longueur, riche et élégant. Il y a une belle complexité, de la finesse, de la fraîcheur et c'est très racé, sur une très belle attaque. Seul petit défaut : un petit côté papier en fin de finale. Inutile de vous dire que personne ne trouva le vin : Bandol, Côte Rôtie, Bordeaux, Roussillon, France, Espagne  Italie, Europe, Etats-Unis, Amérique du Sud, Afrique, Océanie, Australie, Nouvelle-Zélande, tout y passa, en vain... Pétales d’Osoyoos 2012  BC VQA Okanagan Valley Canada (Second vin d’Osoyoos Larose). Le Canada : une première au Clos. Merci Vinatis, pour cette belle découverte.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de vin nature, sur du noyau de cerise et du fruit. On est en Cabernet Franc ou Sauvignon de Loire. Bonne buvabilité, fin de bouche un peu fluette et légère qui tombe à rien. C'est l'entrée de gamme de ce vigneron qui fait toujours dans la dentelle : Jours de Vigne 2013 Domaine de Cazanban en Vin de Pays des Côtes de Lastour.

    Le cinquième flacon de la soirée est très bon, sur du jus de cerises. Certains le situent dans le Nord à côté du précédent, d'autres plus au Sud : La Sagesse 2013 Gramenon en Côtes du Rhône.

    Le sixième, dont le bouchon s'est désintégré en 4.277 morceaux est imbuvable et c'est dommage : Bonnes Mares 1979 du Domaine Drouhin-Laroze.

    Heureusement, on acheva cette belle dégustation sur un Domaine des Baguiers "Cuvée Gaston Jourdan" 1998 en Bandol, un vin agréable, net, qui se laisse boire. Robe étonnamment noire malgré l'âge. Certains évoquèrent le fait qu'il attaquait un peu les gencives ou quelques traces de sécheresse en finale, mais, à cette heure de la dégustation, faut-il encore porter crédit à ces commentaires ? D'autant plus que j'achève le fond de bouteille ce soir. Et bien, je suis d'accord. Dont acte. Mais qu'est ce que c'est quand même fort bon et jeune !

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Bonne semaine à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 277...

    Une toute belle dégustation du Clos ce lundi soir pour fêter un anniversaire. Et dans les règles, ce fût : 9 flacons à 5, et quels flacons.

    On débuta par trois vins rouges servis en même temps, à la robe très similaire : foncée, mais au disque évolué. Le premier n'est pas fort plaisant au nez et on y préssent un bordeaux (rive gauche) boisé. Ce qui se confirme en bouche : amertume, rafle, boisé, et une finale sur le noyau de cerise. Il gagne un petit peu à l'aération et devient plus sympa, mais c'est un vin sur la fin qui ne progressera plus.

    Le second est fort similaire, mais avec plus de fruits, plus de sucre et un boisé provenant plus des tannins du raisin que de l'élevage en barriques.

    Le troisième présente un nez plus expressif, plus concentré, sur des notes de moka. En bouche, il semble plus jeune, plus puissant, plus long, rond, fin et élégant, avec des tannins enrobés. C'est le meilleur des trois, mais toujours pas l'effet Waaouuw...

    Château Lynch Bages 1992, 1990 et 1989, Grand Cru Classé à Pauillac. 89 et 90 restent terriblement jeunes :  cotés 99/100 par Parker, nous n'avons toutefois pas retrouvé la texture et le plaisir qu'on avait il y a 15 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez d'alcool volatile, puis de confiture sur de la fraîcheur, avec des notes de liqueur de cassis, d'épices et de chocolat. En bouche, c'est plus sucré (le fruit a du mal à s'exprimer), sur du massepain, des amandes, de la vanille et avec cette rafle en finale dont l'acidité bienvenue contre l'excès de sucrosité. On évoque un Blockbuster, assez monocorde, pas très libre et qui ne bouge pas, gorgée après gorgée. Ridge 1997  Geyserville California.

    La cinquième bouteille, à la robe plus jeune, et au nez amusant sur de la Worcestershire Sauce et sur des notes viandeuses, puis, sur des fruits rouges, des épices et de la garrigue. En bouche, c'est étonnant, avec une belle acidité, de la matière, une vivacité effervescente assez sympa  : tout l'inverse du précédent. C'est mûr, frais et acidulé, sans la richesse ni la lourdeur d'un vin du Sud. Exubérance et acidité : un vin qui vit. L'un évoque Châteauneuf, l'autre une Syrah du Sud, un troisième Grammenon... Les Cocalières 2011 du Domaine Aupilhac en Coteaux-du-Languedoc Montpeyroux.  Syrah 40%, Grenache 30 % et Mourvèdre 30 %.

    Robe dorée pour le flacon suivant, avec un très beau nez expressif de vin jaune et une bouche de Tissot, assez impressionnante, sur une belle matière, longue et riche tout en étant sec. Petites notes de curry, comme il faut, avec après, du volume en bouche. C'est chaud, avec de l'alcool, ample et riche. Vin Jaune 1999 de Stéphane Tissot en Arbois. 

    Un petit intermède Full langoustines bretonnes, et nous revoilà partis pour les 3 derniers vins liquoreux de la soirée. 

    Le premier, sur le raisin de Corinthe, nous amène en Alsace sur un Riesling ou un Pinot gris, alors que nous sommes sur un Chenin 1997 ! Une caresse. Quarts de Chaume 1997 de Claude Papin, viticulteur, Château Pierre Bise en coteaux du Layon. Très belle bouteille.

    Le second souffre la comparaison avec le précédent : un peu plus fade au nez, pas très long, pas très botyrisé, tombe un peu : Les Bonnes Blanches 2003, Coteaux du Layon Saint Lambert de René Mosse. Première déception avec une Bonnes Blanches...

    Le troisième et dernier flacon présente une robe foncée aux reflets verdâtres, un nez de vin muté  genre Rivesaltes et une bouche pas très libre sur le caramel. Ce vin, mis en bouteille en 2008 a séjourné en fût pendant 49 ans ! Le 1948 va bientôt sortir. Rivesaltes Ambré 1959 du Domaine de Rancy, Vin doux naturel.

    La suite des aventures du Clos, et peut-être les vendanges, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 266

    Et encore une dégustation à l'aveugle du Clos ce lundi soir, au grand complet et avec notre invité de la semaine passée qui est revenu.

    Paisiblement installés, par cette soirée estivale, sur la terrasse qui domine notre petit vignoble en terrasses non désherbé, nous avons à nouveau eu le privilège de déguster quelques rares nectars.

    Mise en bouche avec un vin à la robe orangée et au nez puissant atténué par la température de service trop froide. En bouche, c'est jeune, vif et frais, crayeux, sur des notes de pamplemousse et de levures fermentées. Très bon indice de torchabilité pour ce vin titrant 10°: Grande Charme 2011 en Vin de Pays du Domaine Alice Beaufort (en Côte d'Or, à la frontière de la Champagne). Composé de 75% de Chardonnay et de 25% de Pinot Noir.

    Second et dernier blanc de la soirée, à la robe paille et au nez très aromatique sur de la pêche et de l'abricot. La bouche est beurrée, puissante, ronde et longue, avec des notes d'élevage intégrées et non marquées, et du calcaire. On évoque un Viognier, ou de la Roussanne/Marsanne, alors que je suis en Chardonnay sur un grand bourgogne : Moutonne 2005 Chablis Grand Cru du Domaine Long-Dupaquit (bouteille n° 01726) mis en bouteille par Albert Bichot, négociant. Incroyable pour un Chablis.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au disque évolué. Le nez est classique et la bouche fort belle : c'est mûr, long, chaud, fin, sur des notes de réglisse, de cuir et de viande. C'est plein de fruits, ample et gourmand. Les indécis évoquent Trévallon, un autre une Côte Rôtie, et c'en est une : La Turque 2004 en Côte Rôtie de Guigal. Magnifique.

    Le second rouge présente toujours une robe noire, mais au disque encore plus évolué. Le nez nous promène sur des notes de pruneau, de brûlé et de vanille. En bouche, la rémanence du fruit en bouche est extraordinaire, un superbe fruit noir mûr. Il a la même élégance que le précédent, en plus puissant, avec plus d'alcool et encore un tout petit peu d'astringence en finale : Véga-Sicilia Cosecha 1980 "Unico" en Ribeira Del Douro. Magnum n° 1087 sur 2000 produits. Etonnant, une fois de plus : quel savoir-faire !

    Le flacon suivant a une robe noire de chez noire et un nez de vin nature. La bouche me fait immédiatement penser à un Cahors : c'est puissant, très mûr, très jeune, très bon, sur du fruit (mûre) et des notes de pin : La Marguerite 2011 Cahors de Cosse Maisonneuve. Production : 600 bouteilles. Fort beau.

    On passe ensuite à un vin au disque marqué par l'évolution et au nez de Cabernet 85. L'un d'entre-nous se perd en Loire avant de revenir sur Bordeaux, face à cette typicité extraordinaire, bien que le fruit ne soit plus présent en fin de bouche. Sociando Mallet 1990 en Haut Médoc (Magnum). Un magnifique millésime que je n'avais plus eu l'occasion de déguster depuis longtemps.

    Le vin suivant présente un beau nez fruité et frais. En bouche, tout est là : fraîcheur, fruit, belle matière sur des petits grains fins, et des tannins mûrs sans sécheresse. C'est encore serré, fermé et en culotte courte. C'est tellement bon que peu d'entre-nous évoquent Bordeaux qui nous a tellement déçu à maintes reprises, et pourtant : Château Haut-Bailly 2000 en Pessac Léognan. Vraiment bien.

    Le dernier flacon de la soirée est l'antithèse du précédent : fondu, mûr, souple, rond, concentré, jeune, sur des notes de réglisse avec de la fraîcheur. On évoque de vieilles vignes et un éraflage partiel en 1999 pour ce Pibarnon 2004 à Bandol. Très bien également. Bref une toute grande soirée qui clôture de fort belle manière la fête des 18 ans du Clos.

     

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  • Dégustation du lundi 261

    2 P-Y ce lundi, pour un Clos à 6, avec chacun un rouge et un demi-moelleux, à découvrir à l'aveugle.

    Le premier rouge foncé nous offre un nez fin, distingué et aérien. En bouche, une belle matière sur de la cerise et du noyau de cerise, avec des notes de graphite qui font penser à une Syrah. C'est jeune, très nature, long, sur des tannins fins : Côteaux de Bassenon 2007 en Côte-Rôtie de Jean-Michel Stephan. On est en Serine, Viognier et Syrah.

    Le second présente une robe plus claire et évoluée et un fort beau nez sur des petits fruits rouges, avec quelques notes d'élevage. En bouche, c'est soyeux, fin, avec de la sucrosité, sur du fruit et sans sécheresse. Il y a du boisé, mais il est maîtrisé. Les notes de graphite nous ramènent en Côte-Rôtie de 20 à 25 ans, et personne n'a pensé à la Loire pour ce vin très agréable : Les Varennes du Grand Clos 1990 Chinon de Charles Joguet en Cabernet Franc de pied. Une grande bouteille, dans une grande année.

    La troisième bouteille, à la robe plus foncée, présente un nez assez particulier de fromage, selon un grand connaisseur. En bouche, une fort belle attaque sur le fruit, une matière phénoménale, des fruits noirs sur une belle acidité et un boisé de terroir fondu. La bouche est très ouverte, avec de la fraîcheur, mais c'est moins dentelle et moins long que le précédent. Nous pensons à un grand Château bordelais en rive gauche dans une année chaude, et c'est un rive droite : Château Cheval Blanc 1986 à Saint Emilion. Fort beau vin.

    Le rouge suivant est noir de robe et présente un nez chaud et concentré sur du café moulu et des notes de fumée. En bouche, de superbes fruits noirs, une fort belle matière sans alcool et de l'extraction pour ce vin jeune, fermé pour le moment : Domaine de Trévallon 2007, en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Un des meilleurs millésimes de Trévallon, à regoûter dans 10 ans. Ceux qui ont dit "si c'est Trévallon je passe sous la table" l'ont fait.

    Le cinquième rouge de la soirée, avec sa robe noire et son nez de vernis et de volatile nous offre  une bouche ensoleillée sur de la finesse, de la sucrosité et un peu d'amertume (rafles).Il y a d'abord cette acidité, puis une longue finale sur des fruits noirs : Réserve des Célestins 2009 en Chateauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Un des 2 vins que Chave adore avec Rayas. Point barre.

    Le dernier rouge nous offre également une robe foncée, mais évoluée, et un très beau nez sur de superbes petits fruits mûrs. La bouche, avec sa minéralité métallique, est magnifique, avec une belle longueur sur des fruits. C'est fin, élégant, porté par une belle acidité hyper pointue, fruit d'un terroir ciselé. Cuvée Marie Beurrier 2005 en Châteauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Fantastique.

     

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    On poursuit avec les moelleux (quel courage !) et un premier vin à la robe trouble abricot et au nez discret avec un côté volatile dérangeant. La bouche est explosive, riche sans alcool, avec d'abord un côté malt et tourbe, puis sur de la confiture d'abricots portée par une acidité remarquable. On pense à un Chenin. L'Arcane à Sucre 2010 en Vin de France de Didier Chafardon. Un des plus beaux millésimes de liquoreux  en Anjou, avec un développement intense d'un botrytis parfait. Beau flacon !

    Le second, avec sa robe cognac et son nez tourbé de Whisky, de résineux des Alpes ou de Cèdre du Canada nous laisse perplexe. Il faudra déguster le troisième vin, puis revenir à celui-ci pour se rendre compte qu'on parle de la même chose et que c'est le même vin : Sul Q 2007 de Jean-François Ganevat en Vin de Table dans le Jura.

    La troisième bouteille présente une robe similaire et un nez de caramel et des notes de vernis. La bouche est incroyable, longue et complexe sur des pâtes de fruits mûrs. Il y a un côté café, botrytis, Sauternes (non stéréotypé) : Sul Q 2004 de Jean-François Ganevat en Vin de Table, une bouteille déjà dégustée au Clos. 240 bouteilles produites.

    On poursuit avec un vin à la robe Cognac/Armagnac et un nez de raisin très prononcé (Muscat noir ou Muscat d'Embourg). La bouche part dans tous les sens, c'est moins maîtrisé. On préfère le nez à la bouche : notes d'austérité, de thé, tanniques... On pense à un très vieux Sauternes des années 60 pour ce  Clos Saint Urbain 1993 en Alsace Grand Cru du Domaine Zind Humbrecht.

    Je passe rapidement sur le Château La Tour Blanche 1998 en 1er Cru de Sauternes de la Donation Osiris, sulfité et chaptalisé à mort, sans équilibre en bouche et pas bon. 

    Le dernier flacon de cette soirée de dégustation au Clos nous offre un nez sur des pommes fumées, mais aussi sur de la térébenthine. La bouche est super bonne et gourmande, sans volatile, sur une belle acidité. Goutte d'Or 1990 en Vouvray Moelleux du Domaine du Clos Naudin. 

    L'originalité du Clos Naudin est de produire, lorsque les conditions sont réunies, une cuvée particulière : la Goutte d'Or. Et l'exigence de Philippe Foreau et celle de son grand-père ont conduit le domaine à ne produire cet élixir que deux fois, en 1947 et en 1990. Ce qui en fait le vin le plus rare du monde. 

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. 

  • Dégustation du lundi 258

    Alors là, les amis, une toute toute grande dégustation du lundi du Clos, à 5, mais avec un autre P-Y.

    Un premier vin à la robe or et au nez floral et parfumé, sur du coing. La bouche est minérale et citronnée sur un beau travail d'élevage, avec des notes de noisettes. C'est long, avec une belle tension, de la matière et de la puissance, et relativement jeune. Chablis ou la Côte de Beaune sont évoqués pour ce Clos des Vignes du Maynes 2011 en Mâcon Cruzille de Julien Guillot. Un vin produit depuis 910 (j'ai bien écrit 910 !), Bio depuis 1954 et en Biodynamie depuis 1998. Fort beau.

    On passe aux rouges avec un flacon à la robe légère et claire et au nez pas très expressif, mais avec quelques notes de framboises et de cassis quand même. En bouche, c'est le vin dans la plus simple expression  du terme, sans prétention mais très joli. Que du fruit, délicat et aérien, avec une petite acidité et de la tension, sans artifices. C'est gourmand et on pense être au sud. Mais pas si au sud que cela : Pipeno 2014 Coelemu Itata Valley au Chili. Un vin de Louis-Antoine Luyt, un français établi là-bas.

    Le second rouge présente une robe rubis évoluée : c'est très vieux. Le nez est floral, sur de la violette. Au palais, on a une attaque sur de l'acidité, puis la sucrosité qui arrive. C'est un vin énorme, puissant, magnifique et très très bon. Je pense à une rive gauche avant 1982, d'autres évoquent une rive droite... Domaine d'Ott 1981 en Cuvée Spéciale à Bandol. La classe mondiale. Topissime !

    Le rouge suivant a une robe foncée et un fort beau nez mentholé, herbacé, avec des notes de tabac et de pruneau confit. Pas trop de richesse en bouche, une belle rondeur mais de la structure aussi avec du fruité. Encore un peu jeune aussi avec sa finale fort plaisante malgré quelques légères notes d'astringence. Belle gourmandise qui balance bien : on n'est pas dans la caricature. Concentration et bel ensoleillement, c'est chouette, jeune et bon : Moulin des Costes 1993 en magnum du Domaine Bunan à Bandol.  Magnifique !

    Le cinquième vin de la soirée présente une robe foncée et un somptueux nez sur un énorme bourgogne. En bouche, le Machu Pichu ! C'est gourmand, plein de fruits, sans traces d'élevage. Il y a une dynamique géniale dans ce pinard : la pleine maturité d'un raisin par rapport à son climat. Cela explose. On évoque un Grand Cru en Côte de Nuit, en 98 ou 99 pour ce Lavaux Saint Jacques 1999 1er Cru en Gevrey-Chambertin du Domaine Denis Mortet. Assurément la meilleure bouteille de la soirée.

    La bouteille suivante est noire de robe et nous offre un nez agréable, commun et bulldozer (je pense même à un vin hors France). En bouche, hyperconcentration, très confit, "parkérisé", riche à mort. Il y a un très beau fruit mais qui est sur des rails et qui ne bouge plus : la fraîcheur originelle n'est plus là. Fort jeune, pas trop chaud et aucun défaut pour ce Mas Julien 2010 en Terrasses du Larzac.

    La dernière bouteille de la soirée présente également une robe noire et un nez discret sur une belle fraîcheur. C'est concentré, avec de l'alcool, mais avec de la fraîcheur aussi. Classique, balance bien, tannique, animal, et rafraîchi bien la bouche après tout ce qu'on a bu. Cette bouteille, débouchée au dernier moment, aurait mérité d'être carafée pour être appréciée à sa juste valeur : un nez sauvage, fruité, aux arômes de garrigue et un palais riche et charnu, mais souple, sur de la framboise, de la mûre, avec des notes de lavande, des tannins soyeux et une finale longue et épicée. On est tout à fait passé à côté de ce Grand Grenache 66 2010 du Domaine Santa Duc en Gigondas, et celui qui l'a amené, est injustement passé sous la table...

    La suite des aventures du clos lundi prochain, et la taille des ceps par Polo le 16 mars. Qui vivra verra.

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  • Dégustation du lundi 252

    Dernière dégustation du Clos pour 2014 ce lundi soir, à 4. A fêter, avec pour commencer un vin blanc à la robe claire et au nez serré, classique, sur du Chardonnay. La bouche est grasse, citronnée, avec des notes d'élevage fondu et une belle fraîcheur. Il y a de la puissance, de la tension et de la minéralité : Meursault Clos des Bouchères 2011 Monopole du Domaine Roulot. C'est le premier millésime travaillé par Jean-Marc Roulot (très connu pour ses grands vins blancs de Meursault) sur cette parcelle qu'il vient d'acquérir. 2011, en Bourgogne, est un millésime qu'il faut snober, et plutôt acheter 2008/2009 et 2010.

    Le second blanc présente une robe jaune, et un nez de vin nature sur du pain grillé, du foin et un côté perlant. En bouche, une certaine richesse, mais aussi de la vivacité. Il est moins racé que le précédent, mais plus complexe, avec son petit côté Cantillon, et la fraîcheur apportée par le perlant : Clos Champ Bernard, Savagnin 2011, de Jean-François Ganevat. Un Savagnin vert, dans le Jura, dont on ignorait l'existence...

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    On passe aux rouges, avec 3 bouteilles servies en même temps, et présentant la même robe rubis clair. Le nez du premier est sur les tomates confites et la ratatouille, celui du second est plus floral, avec des fruits noirs plus marqués, celui du troisième est toasté, fumé, sur des notes de soufre d'allumettes juste éteintes.

    En bouche, le premier est classique, sur une finale de cerises croquantes et de noyaux de cerises (amertume). Le second est encore plus sur le fruit, avec de l'alcool et des tannins plus présents mais pas dérangeants. Le troisième est énigmatique, viandeux, avec de la réduction.

    Les trois bouteilles proviennent du même vigneron, sur la même parcelle et dans 3 millésimes différents, et c'est fort intéressant : Clos des Porrets St-Georges, Monopole en Nuits-St-Georges d'Henri Gouges, en 2007, 2009 et 2010. Le 2009 est le favori de 3 d'entre-nous, tout en dentelle.

    La sixième bouteille de la soirée et le quatrième rouge, est noir de robe.Le nez est très beau, directement dans le fruit, mûr, noir et sur du noyau. En bouche, on repart sur la finesse et l'élégance, avec des tannins bien enrobés qui portent le vin. Il n'y a pas de sucre. C'est le travail d'un bon vigneron dans un bon millésime, avec le parti pris de bien faire. L'un est sur une Syrah, l'autre sur une Grenache pour ce Muntada 2011 en Côtes de Roussillon Villages du Domaine Gauby. J'avais annoncé 30% de Grenache, 30% de Syrah, 30% de Carignan et 10 % de Mourvèdre, mais en fait, pour cette cuvée, on est à 45% de Grenache noir, 45% de Carignan, 5% de Mourvèdre et 5% Syrah. Très beau flacon.

    On termina la dégustation avec un vin moelleux de circonstance, à la robe dorée et au fort beau nez. Par contre, en bouche, c'est pas mal, mais on ne s'envole pas : le goût est bon, le côté Corinthe précis, mais décevant au niveau de la sucrosité, un peu aqueux, manque de gnac, flagada et banal : Gewurtztraminer Grains Nobles 1989 de Trimbach en Alsace.

    La prochaine dégustation du Clos en 2015, lundi prochain. Qui vivra verra ! En attendant, bonnes fêtes de fin d'année à tous !

  • Dégustation du lundi 247

    On poursuit la série des dégustations à l'aveugle, toujours à 5, avec une magnifique dégustation ce lundi soir. Que du plaisir...

    Premier blanc, à la robe claire et au nez pas Chenin, mais plutôt Chardonnay pour nos amis très portés sur La Loire. En bouche, c'est vif, frais, citronné, avec un petit côté minéral. C'est bon, super précis, génial : un grand vin pas cher. Chenin "Les Noëls de Montbenault" 2010 en Vin de France (Anjou). Un vin de Richard Leroy, un gars qui ne se fout pas de la gueule du monde, lui !

    Second blanc, à la robe aussi claire, et au nez plus classique, sur du Chardonnay et de l'élevage. La bouche est moins vivante que le précédent, avec un peu d'amertume et une finale un peu courte. Il y a du citron, avec un peu de boisé, mais il manque la tension à laquelle ce vigneron nous avait habitué : Meursault 1er Cru La Goutte d'Or 2011 d'Arnaud Ente.

    Troisième blanc (et oui, il y a des lundis comme cela...), à la robe plus foncée, or, et au nez plus intéressant, en vin nature pour moi (tout un débat : c'est quoi un vin nature?). Bouche ample, pleine, complexe, très mûre, un peu huileuse sur de l'abricot confit, et avec un peu d'alcool. A noter : un côté légèrement perlant qui disparaît assez vite pour laisser une certaine tension. Les Chalasses Marnes Bleues 2009 en Côtes du Jura. On est sur un Savagnin ouillé, et on en boit très rarement.

    Enfin les rouges, avec un quatrième flacon à la robe foncée et au nez de noix de jambon fumé d'Ardennes (pour moi), et de graphite, fumée et violette pour d'autres, non végétariens. La bouche est fort belle : franche, fine, puissante, sur une belle matière, avec de la fraîcheur, racée sur des fruits mûrs. On pense à une Syrah et c'est presque cela : Côte-Rôtie Côteaux de Bassenon 2007 de Jean-Michel Stephan. On est en Serine (qui est de la Syrah), Viognier et Syrah.

    Second rouge, à la robe plus claire et au nez un peu mentholé et pas exubérante. En bouche, c'est fin, délicat, avec des petits grains bien rôtis par le soleil. On a la finesse en bouche, puis la précision du fruit, puis, cela part sur la chaleur, dans une grande finale très plaisante. Noblesse, harmonie, charme et souplesse : Barbe Rac 2008 Châteauneuf-du-Pape de Michel Chapoutier. Vachement en dentelle par rapport à un Beaucastel ou à un La Gardine...

    Le troisième rouge présente une robe noire et un beau nez, en vin nature pour moi (et re-débat). En bouche, petits fruits, longueur, délicatesse et justesse incroyables. Le côté fruit est privilégié : on est dans l'aérien. C'est fin, élégant et mûr et on pense à une Syrah. Mais on se trompe quand même sur le pays : ni en France, ni en Europe, ni aux Etats-Unis, ni en Amérique du sud : Tommy Ruff Barosa Valley Shiraz Mourvèdre 2011 Australia. Une fort belle bouteille.

    La suite de nos aventures, lundi prochain. Si tout va bien.

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  • Dégustation du lundi 243...

    Fort belle dégustation à 5 ce lundi soir, avec 4 blancs et 4 rouges servis à l'aveugle. On fête un anniversaire, et le niveau des bouteilles s'en ressent. Et c'est tant mieux.

    Première mise en bouche avec un vin pétillant, à la robe rosée, orangée et au premier nez fort pétillant et plein de gaz. La bouche est vineuse, fort belle et fraîche, sur une magnifique finale. C'est très beau, pas écoeurant, bien équilibré et génial : Champagne Lamandier-Bernier Rosé de saignée 1er Cru en extra-brut. Si on enlève le pétillant, on est sur un petit Pinot noir, tout en finesse. Vraiment bien.

    On passe au flacon suivant, avec une robe miel et un nez sur les abricots et la pêche. Par contre, en bouche, c'est un peu lourd et manque de vivacité. Le Blanc du Grand Crès 2010 en Languedoc. Un vin de Pascaline et Hervé Leferrer, ancien Maître de Chai de la Romanée Conti, établi dans le Languedoc depuis 1990. Ses rouges sont bien meilleurs.

    Troisième bouteille à la robe or blanc et au nez (pour moi) sur de la noix et de l'élevage. Certains trouvent la bouche très Chardonnay, mais avec un côté très minéral aussi, le tout sur une belle fraîcheur. D'autres sont dans le Jura. C'est explosif, puissant et dense, sur du citron confit : Sous la Roche, Les Chalasses Marnes Bleues de Jean-François Ganevat. Un Savagnin 2009 en Côtes du Jura, encore plus artistique que les Tissot.

    Dernier blanc à la robe plus claire et au nez de Chardonnay, encore. La bouche est plus gourmande, très citronnée aussi et sur une magnifique fraîcheur également. Fort semblable au précédent, juste moins vif et un peu moins digeste. Le Ganevat est au-dessus. Moi qui pensait être dans le même registre que le précédent, c'est raté : Arnaud Ente Le Clos des Ambres 2009 en Meursault. Beaucoup de fruit et pas de boisé pour ce flacon assez cher.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au disque légerement marqué par l'évolution. Au nez, du vrai Clos Rougeard, un magnifique cabernet franc de 2003, selon l'un d'entre nous. En bouche, un vin qui a vu le soleil, avec des notes de réglisse, mais gentil et un peu court. Il y a un bon fruit, à maturité, mais cela manque de finesse et de fraîcheur. On adore l'attaque, puis en bouche, c'est assez végétal : on bouffe de la rafle : Clos Rougeard 2003 "Le Bourg" en Saumur Champigny des frères Foucault.

    Le sixième flacon de la soirée présente une robe plus foncée et un nez libre, vachement bon. En bouche, des notes de Bordeaux comme on les aimait autrefois (avant 1990), une belle matière élégante, un élevage maîtrisé et un bel équilibre entre le fruit et les tannins fondus. Rien de dérangeant en finale les amènent sur un beau Trévallon, sauf pour un qui ne voit pas ce vin en France mais plutôt en Espagne : Cabassaou 2000 du Domaine Tempier à Bandol. Topissimo pour la majorité.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez épais, riche, vanillé et assez jeune, présente une bouche de Cabernet du Languedoc. C'est massif, vanillé, pas très complexe et un peu court : Vega Sicilia Valbuena 5° 2009 (ce qui signifie 5 années de fût : il vient donc de sortir), Ribeira Del Douro (bouteille n° 001755). Déception.

    Voilà déjà le huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe orangée digne d'un Yquem. Au nez, c'est digne de l'Yquem 1988 dégusté récemment. En bouche, un côté salin incroyable, mais on n'a pas l'acidité qui porte le vin. C'est très sucré et très propre. Et nous ne sommes pas à Bordeaux : Carbonifera 1997 de Philippe Delesvaux en Coteaux du Layon dans le Val de Loire. Une magnifique bouteille.

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 242

    Nouvelle dégustation à l'aveugle du Clos, à 4 ce lundi soir, avec 7 vins au programme : un blanc et six rouges.

    Le blanc, à la robe claire, présente un nez fort expressif, qui s'affine au fur et à mesure de la dégustation. La bouche est riche, mûre, du sud. C'est gras et long, mais pas assez frais : il manque cette pointe d'acidité qui change tout. Clos Magdeleine 2012 à Cassis. C'est LE Cassis emblématique, original, toujours fait à l'ancienne, que les restaurants étoilés s'arrachent. Pourtant, il doit bien en avoir un avec plus de fraîcheur...

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe rubis, au disque marqué par des notes d'évolution, et un nez de vrai bordeaux, ou de vrai cabernet de Loire. En bouche, c'est long, rond, avec un boisé intégré, sans notes sudistes ni de sécheresse. Via Veliu Basavin Cabernet 2009 Fabricat in Moldova. Une surprise pour ce flacon en Limited Editon (7.215 bouteilles).

    Le second rouge présente une robe rubis écarlate et un nez sur des fruits rouges, avec un côté lacté et crémeux. La bouche est ronde et fruitée, avec moins d'alcool que le présumerait le nez. On est sur des noyaux de cerises, avec ce qu'il faut d'acidité et de tannins naturels pour porter le vin. On propose la Suisse, l'Italie ou l'Autriche pour ce Terras Do Demo Reserva 2009 Tavora-Varosa au Portugal.

    Le suivant présente une robe évoluée et un fort beau nez sur une certaine évolution, avec des notes animales, du cuir, du tabac, de la prune et de la cerise. En bouche, certains sont sur un bordeaux avant 1990, moi plutôt sur un cabernet mais pas à Bordeaux. C'est fondu, avec un côté Cabernet classique, et plaisant : Chinon 2009 en Coteau de Noiré de Philippe Alliet. 100% de Cabernet franc. Pas mal cette rondeur et cette concentration pour un Chinon...

    Le cinquième flacon de la soirée presente une robe rubis et un nez jeune, mentholé, sur du cumin, avec des petits fruits rouges qui apparaissent à l'aération. En bouche, c'est bien fait : expressif, long, rond, fin et délicat, avec de la fraîcheur sur de la fraise et des noyaux de cerises. C'est fort jeune, mais une jeunesse qui plaît, un ravissement : la finesse du fruit, et pas le soleil ou les fruits mûrs. Les Cocalières 2011 Montperoux en Languedoc du domaine D'aupilhac de Sylvain Fadat. Très belle bouteille à re-goûter dans les mois et les années qui viennent...

    Le vin suivant présente une robe plus foncée et un nez vert de rafles (non égrappé). En bouche, il est moins rond et harmonieux que le précédent, plus jeune, moins abouti et moins plaisant. La verdeur de la rafle se retrouve en finale, mais apporte une belle fraîcheur. Terre des Galets 2012 du Domaine Richaud en Côtes du Rhône. Un vin qui nous a quand même plu, à tout petit prix.

    On termine cette dégustation avec un vin à la robe rubis clair et au nez puissant, riche et sévère, sur des notes de fumée et de cabernet. En bouche, on est sur un cépage bordelais avec un côté bourguignon... C'est souple et assez spécial, difficile à trouver. Charmes Chambertin Grand Cru 2010, Lou Dumont (alias Koji Nakada), négociant à Gevrey. C'est l'histoire d'un sommelier japonais assez brillant qui a voulu connaître la quintessence du Pinot noir et est passé à l'acte : négoce (achat de raisins) et vinification. 95 % de sa production est exportée au Japon...

    Prochaine dégustation du Clos, lundi prochain. Qui vivra, goûtera...

     

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  • Dégustation du lundi 239

    Nouvelle dégustation du Clos, hier soir, entre 5 compères en pleine forme.

    Un premier vin à la robe très claire et au nez aromatique de Granny Smith et d'agrumes sur une touche minérale. La bouche est exubérante : alcool, pêches, abricots, réglisse et anis. Un peu lourd et pas très désaltérant. Un vin qui aurait dû nous diriger, à l'aveugle, vers Chablis, selon la vendeuse. C'est tout à fait raté ! Château Barbeiranne Cuvée Vallat-Sablou 2013 en Côtes de Provence. C'est un Rol 100%.

    Le suivant présente une robe ambrée et un nez de rancio et d'oxydation. La bouche présente de la fraîcheur, de la vivacité, une belle acidité et de la longueur, sur de la noix et du rancio. Bouche divine pour certains, mais pas pour moi. Arbois Pupillin 2005 de Pierre Overnoy dans le Jura. On est en 100% Savagnin.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe rubis léger et au nez de vin nature. La bouche est joviale, agréable, délicate, fraîche et légère, avec juste une amertume dérangeante en finale (tannins sans astringence) : Cheverny Les Ardilles 2011 d'Hervé Villemade en Tourraine. 80% Pinot noir et 20% Gamay.

    Second rouge de la soirée, avec un flacon à la robe rubis et un nez sur la rondeur, la maturité et le fruité bien mûr. La bouche est juteuse, mûre, ronde et bien faite. C'est un bon jus, goûtu et très équilibré, ni trop extrait, ni caricatural. Certains lui reprochent un manque de caractère, mais celui-ci se développe au fur et à mesure de la dégustation; La Boda 2011 du domaine d'Aupilhac en Montpeyroux Languedoc, et en Bio. On est sur du Mourvèdre et de la Syrah, avec un peu de Carignan et de Grenache.

    La cinquième bouteille présente une robe noire et un nez plus frais, plus Syrah et plus poivré que le précédent. La bouche est ronde et enjôleuse, mais plus courte, moins dense et moins racée. C'est un peu mou et facile : Les Vignes oubliées 2012 en Terrasses du Larzac. Syrah et Carignan.

    Le suivant présente une robe rubis, un nez de fruits rouges et une bouche de beau jus sur des fruits croquants. Tous apprécient ce Rock & Ros 2012 Vi Natural Finca Troc d'En Ros Colera (Emporda) d'Espagne, produit à 300 bouteilles, et à l'étiquette tout à fait décalée. Sans SO2.

    On repasse à plus sérieux avec la septième bouteille, à la robe noire, et au nez frais et ample, sanguin, sur des fruits mûrs. La bouche, poivron à mort, présente une superbe matière sur des petits grains serrés. C'est vraiment bon. Certains se perdent à Bordeaux, moi dans le Rhône, pour ce Mas de Daumas Gassac 2007 en Vin de Pays de l'Hérault, dans la Haute Vallée du Gassac.

    La huitième et dernière bouteille de ce lundi soir présente une robe foncée avec un disque marqué par l'évolution. Le nez extraordinaire de Cabernet mène les bordelais du précédent sur Véga Sicilia. La bouche est grandiose, portée par une belle acidité. Et malgré son côté "Vin de garage", il est encore plus fin que le précédent : Mas de Daumas Gassac 2007 Cuvée Emile Peynaud en Vin de Pays de l'Hérault. Bouteille n° 000694 sur 1.600, en Cabernet Sauvignon 100%.

     

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, et un bel anniversaire la semaine d'après.

     

  • Dégustation du lundi 236

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    Avec 24 heures de retard, le compte-rendu de la dernière dégustation du Clos avant les vacances, à 3, avec 5 flacons dont un blanc. Un blanc à la robe claire et au nez de calcaire et de pierre de fusil. En bouche, un côté riche et gras, bien balancé par un côté salin. Une bouche minérale et gourmande sur une pâte de fruits confite de citron et quelques notes de coing, de mangue et de pomme bien mûres. Foudre à Canon 2010 Arbois-Pupillin du Domaine de La Borde (savagnin). On était tombé, il y a quelques semaines sur un 2011 bouchonné.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis foncé et au nez réduit à mort, qui, après aération, nous offre un nez plus agréable de Syrah/Carignan. En bouche, une fort belle matière, une belle richesse, et un vin qui est délicat, aérien, léger et frais, malgré ses 14,5° ! Les derniers états d'âme du Mas Jullien en 2011, Terrasses du Larzac. C'est la petite cuvée du Mas Jullien, et c'est vraiment très bon.

    Le troisième flacon nous présente une robe grenadine foncée et un nez de ferme, qui pourrait bien être un bon Pinot noir...  En bouche, on voit trop les défauts par rapport à la précédente : il aurait fallu la déguster avant. Il y a de la douceur, une petite gourmandise, un peu de sécheresse en finale : c'est gentil, mais pas un grand vin. On est dans le même domaine que le premier vin dégusté : Ploussard 2012 Côte de Feule en Arbois Pupillin de Julien Mareschal.

    La quatrième bouteille, à la robe claire également, est un vin trop travaillé et trop barriqué. C'est un Bourgogne militaire, à l'ancienne. Le vin va se tasser, sur un fruit non préservé. On n'est pas fan : Champ Lalot 2012 Givry 1er Cru du Domaine Masse Père & Fils.

    On acheva cette dégustation par un vin de vacances, avec ses arômes de violettes, d'olives et de garrigue. C'est vraiment atypique et génial, avec un beau fruit mûr, de l'alcool de prunes, mais aussi de la fraîcheur et un côté salin apporté par la grande bleue toute proche. La Courtade 2009 Domaine de la Courtade Côtes de Provence. On est sur l'île de Porquerolles et cela se sent et se goûte. Un délice estival. Bonnes vacances à toutes et tous.

  • Dégustation du lundi 227

    Nouvelle dégustation à l'aveugle, ce lundi après un week-end épuisant partagé entre les Play-Off Hockey et les 10 ans de Classic 21.

    Le premier vin présente une robe foncée et un fort beau nez sur des fraises bien mûres et des Quetsches en compote. En bouche, toujours ces fruits mûrs, sans grande complexité, et avec cette petite note poivrée nous amenant sur une Syrah. Belle finale aussi, non asséchante et avec une imposante acidité qui revient : Le Domaine de Lucie 2010 en Crozes Hermitage Aux Racines de Saint Jean, de Lucie Fourel. Fort agréable.

    Le second flacon, à la robe également foncée, présente un nez concentré. La bouche est d'abord massive et imposante, avant que tout ne tombe très vite pour laisser place à un élevage trop marqué, avec une finale boisée et asséchante. Dommage, car j'attendais tout autre chose de ce vin : de petits fruits tout en dentelle...La Ciaude 2010 en Minervois du Domaine Anne Gros et Jean Paul Tollot.

    Le troisième vin, à la robe rubis présente un beau nez et une bouche mature, sur la finesse, avec une pointe d'alcool. C'est une belle bouteille, qui s'ouvre à l'aération : Terrebrune 2004 en Bandol. Je vais arrêter d'amener des bandols à ces dégustations car les compères s'y attendent tous les lundis, et ne cherchent pas plus loin...

    La quatrième bouteille présente une robe noire et un nez assez fermé pour le moment. La bouche est riche, sud, colorée et charpentée, avec un petit côté lacté avant que les tannins non encore fondus rendent la finale asséchante. Ce vin, composé de 80% de cépages plutôt épicés et tanniques est bu trop jeune : Clos Baquey 2011 (bouteille 6141 sur 8.000) en Côtes du Marmandais, dans le sud-ouest.

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    Bref, rien de vraiment transcendantal ce soir, si ce n'est le Led Zep écouté en fin de dégustation. La suite des aventures du Clos lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 222

    Encore une toute grande dégustation du Clos ce soir, avec un invité très sympathique et connaisseur de la chose...

    Un  seul vin blanc, ce soir, à la robe claire et au nez beurré, citronné, minéral, herbacé qui évoque la Loire ou la Bourgogne. La bouche est fraîche, avec un petit côté levuré. L'attaque est agréable, mais c'est assez mou et court, avec une bonne torchabilité quand même : Château Thébaud Clos des Morinnes 2009 de Marc Ollivier et Rémi Branger en Muscadet de Sèvre et Maine. 2009, millésime solaire, qui explique peut-être le côté mou du flacon, habituellement plus tendu. C'est un Clos Communal (ce qui représente 1% de l'appellation).

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    On passa ensuite aux rouges, toujours dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe rubis foncé et au nez de petits fruits rouges croquants. La bouche présente une belle fraîcheur sur de beaux petits fruits, mais c'est assez simple, avec une finale assez légère sur des tannins mûrs et bien enrobés : Ante Phylloxera Clos de Maulévrier, Franc de pied en 2009, en Touraine. Nous sommes un peu déçus par les pieds pré-Phylloxéra de 150 ans d'âge... dont on espérait plus...

    Le troisième flacon présente une robe rubis évoluée et un nez de vieux vin sur des notes de sous-bois et d'humus. En bouche, on retrouve ces arômes tertiaires, mais aussi du fruit, une acidité intéressante, avec derrière, plein de choses qui se passent... Ce n'est ni asséchant, ni tannique, et on pense à Bordeaux avant 1990, et comme d'habitude avec ce vin, on se trompe : Vega-Sicilia Riserva Especial Unico en Ribeira del Douro (bouteille n° 010014). Il s'agit d'un assemblage des millésimes 85, 90 et 94, commercialisé en 2001.

    La robe de la quatrième bouteille est rubis foncée. Le nez est frais et complexe sur des fruits rouges, du balsamique et de la tomate confite. La bouche est superbe, sur une fort belle matière, à nouveau une belle acidité, et une incroyable longueur. On pense évidemment au même type de vin et on a raison : Vega-Sicilia Cosecha 1983 Unico en Ribeira del Douro (Bouteille 26308 sur 44.000). Le climat de ce vignoble d'altitude (6 mois d'hiver et 3 mois d'enfer) expliquent cette superbe acidité.

    Le flacon suivant présente une robe noire et un nez de lard caramélisé et épicé (cumin). La bouche est harmonieuse, sans être aussi complexe que le précédent. On est sur un vin fin du Sud, puissant, mentholé, animal, avec des notes de ratatouille et une petite pointe d'alcool en finale.On trouve également des prunes pas assez mûres et des notes d'amandes dans ce Moulin des Costes 2001 en Bandol. Une fort belle bouteille qui peut encore attendre quelques années sans aucun souci. Bouteille achetée à la première vente aux enchères à Bandol, en décembre passé, au profit du Téléthon.

    La robe du septième flacon est tout aussi foncée. Le nez nous offre du réglisse et un côté confit. La bouche est plus massive, plus intense et plus volumineuse que le précédent. Belle bouteille que certains situent à Châteauneuf ou en Italie : Château de Pibarnon 2001, à Bandol, achetée aux Caves de la Poste à Bandol.

    On achève cette dégustation avec un dernier flacon à la robe foncée et au chouette nez évolué, confit, lacté et sur un peu d'alcool. La bouche présente une très belle évolution sur le fruit. C'est un très beau vin : élégance, vérité, plaisir pour ce Château de Beaucastel 2001 en Châteauneuf-du-Pape, composé de Mourvèdre, Grenache et Syrah.

    La suite des aventures du Clos de Rouge-Cloître lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 220

    Nouvelle dégustation du Clos, à 5, ce lundi soir, avec 2 blancs et 4 rouges, à l'aveugle, comme il se doit.

    Premier vin, à la robe dorée et au nez assez simple, sur de la pomme tiède. La bouche s'avère beaucoup plus intéressante, massive, fine et vive à la fois, avec une belle nervosité sur du coing, saline et une toute belle longueur. Il y a un rien de résiduel qui nous porte sur l'axe Alsace-Loire, mais vu le flacon, on écarte l'Alsace. Et on découvre le flacon et le millésime : Arena, Mosse 2010 en Savennières. C'est très beau.

    Seconde bouteille, à la robe rosée et au nez de vin moelleux sur une concoction d'abricots. La bouche est pétillante au début (re-fermentation du vin en bouteille), fraîche, légèrement oxydative et huileuse. L'attaque est sucrée, puis tout devient sec, sans être très long. On pense à la finale d'un vin du Jura passé sous voile pendant 3 ans, et on se trompe : Riesling Bildstoecklé 2006 de Gérard Schueller & Fils. Pas mal.

    On attaque les rouges avec une troisième bouteille à la robe noire et au nez de cassis frais, de notes fruitées vives. En bouche, un vin qui a vu le soleil, mais qui n'est ni rôti, ni confit. Certains évoquent un Carignan du Roussillon pour ce vin rond, sur un très beau fruit, sans astringence, juste bien fait : La Deuxième 2009 (Seconde micro-cuvée de Syrah/Grenache) AOC Côtes du Ventoux, produite à 993 bouteilles. Un très beau flacon acheté sur Vins Etonnants, en vin nature.

    Pour suivre, un quatrième flacon à la robe noire et au nez un peu étranger pour moi. Pas de défauts en bouche, mais pas de grand intérêt non plus : il y a des fruits, de l'alcool et une longueur honnête : Domaine Grande Bellane 2009 Valréas en Côtes du Rhône Villages, et en Bio. En Syrah.

    Cinquième bouteille de la soirée, à la robe rubis fondue et au nez de rhum vanillé. En bouche, une belle matière sur des prunes vertes, du fruit qui croque sur une fort belle fraîcheur, mais avec un peu de sécheresse en fin de bouche. Planètes de Nin 2011 En Priorat (Catalogne). Partida "Les Planètes" Vi de la Vila Vorrera 2011 Familia Nin-Ortiz. Je suis si précis parce que Marcel connaît Esther, la gonzesse : une bombasse, un avion de chasse... Après vérification sur le net, je dois bien conclure que nous n'avons décidément pas les mêmes goûts. A ce sujet-là, en tout cas...

    Dernier flacon de la soirée à la robe plus légère et au nez génial. La bouche est, hélas, beaucoup moins intéressante, sur l'amertume et c'est dommage. Saint Romain "Sous Roche" 2009 du Domaine de Chassorney. Nous l'avions dégusté il y a 15 jours, et c'est toujours décevant...

    Pas de Clos lundi prochain (2 en Ecosse en kilt pour faire la fête, et 2 autres en Loire pour faire la fête). Rendez-vous dans 2 semaines pour une nouvelle dégustation à 4, avec pour thème : Mac. Qui vivra, verra...

     

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  • Dégustation du lundi 219

    Certains préférant le Salon de l'Auto en nocturne, c'est donc à 4, que nous attaquèrent ce lundi du Clos, en commençant par éliminer les dernières lies fines de notre nectar, reposant toujours en tourille. Un soupçon de souffre après cette belle oxygénation, et voilà notre vendange 2013 prête à être mise en bouteilles. Il manque juste des bouchons de qualité, que nous allons nous efforcer de trouver.

    Quatre vins rouges, ce lundi soir, avec un premier flacon à la robe rubis clair et au nez assez discret sur de la prune. En bouche, une attaque trop confite, trop riche sur des pâtes de fruits et de la chaleur, immédiatement suivie d'une astringence assez marquée, jusqu'en finale, avec de l'alcool. Singulier 2009 Trousseau en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot. Fort déçus par ce vin, titrant 14 degrés, qui nous avait beaucoup plu il y a quelques temps...

    Second flacon, à la robe plus foncée et aux reflets écarlates, et au nez de fruits et de végétal, avant de tourner vers de la colle au scotch. En bouche, une fort belle matière sur le fruit et des tannins fins et fondus, avant qu'une finale, astringente à nouveau, ne prenne le dessus et gâche cette belle attaque fruitée à souhait. C'était tel que je pensais que le raisin n'avait pas été égrappé, alors qu'il l'est. Le Rouge d'Herbel en Vin de France. On est à Anjou sur du Cabernet Franc, en 2010, un millésime difficile.

    Troisième flacon à la robe noire et au nez expressif, parfumé et mentholé sur du cassis et de la crème de cassis, avec également un côté sanguin et de la tomate confite. La bouche est puissante, fondue et fraîche et évoque une Syrah de soleil. C'est un vin de dégustation et pas de repas car un peu passé de mode au niveau extraction. Ceci dit, c'est un superbe jus de cassis très bien fait et sans boisé. Chloé 2010 (Vieilles Vignes Merlot, Haute Vallée de l’Aude en Languedoc), en appellation Limoux de Jean-Louis Denois. Acheté sur "Vins Etonnants".

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée et au nez chaleureux, avant de tourner vers un très beau fruit. La bouche est puissante, sur un joli fruit, une belle matière et de la fraîcheur. C'est propre et net. On est sur une Syrah. C'est encore un vin de gastronomie, de fin de repas. Domaine Elodie Balme 2011 Champs Libres en Côtes du Rhône Villages.

    Toujours pas de photo de la dégustation. Ce sera pour lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 216

    Et voilà, déjà la dernière dégustation 2013 du Clos à 5 ! Que le temps passe vite...

    Premier flacon à la robe paille et au nez léger sur le fruit. En bouche, c'est bon, très libre et très fruit, sans lourdeur. On hésite car pas de Chenin au nez, et pas de Sauvignon en bouche. C'est pourtant bien un Chenin, mais jeune : Un Bout de Chemin en Vin de France (Anjou) non filtré de PZ. Pour les non-initiés, PZ = S. PRZEZDZIECKI. On devrait d'ailleurs dire PZZZ...

    Second vin, à la robe rubis et au nez nature assez spécial, serré, sur des épices. En bouche, toujours cette typicité du vin nature, mais fine, élégante, aérienne, sur des fruits rouges (framboises), un vin qui coule tout seul. On hésite à nouveau : une Grenache bien tendue, un Gamay, ou même, un Pinot noir? Morgon 2011 Côte du Py de Jean Foillard.

    Troisième flacon, à la robe cuivrée et évoluée et au nez de vieux vin sur de l'humus et du terreau, avec des végétaux en décomposition. En bouche, on pense être sur un vieux bordeaux, avec aucun déplaisir. Il y a ce côté caricatural de fleurs d'oranger, puis d'humus, puis de fruits, et puis tout qui revient, avec un côté sud ou chaptalisé. Hermitage 1987 de Jean-Louis Chave. Un millésime médiocre et difficile.

    La quatrième bouteille semble beaucoup plus jeune, avec une robe rubis et un disque cuivré. Au premier nez : une queue de boeuf, du chou et de la tomate ! Le second nez est plus sympa, sur des fruits et de la fraîcheur. La bouche est vraiment magnifique, sur des fruits, de la tomate et du cèdre en finale. Sécheresse existante mais bien enrobée. Léoville Barton 1985 en Saint Julien. Côté 94/100. Ceci nous conforte dans le fait qu'avant 1990, il y avait de grands bordeaux. Des bordeaux qui se livrent comme cela, cela n'existe quasi plus...

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    Cinquième flacon à la robe plus claire et au nez fumé d'élevage. Second nez sur du lard brûlé. Pas terrible en bouche, sur un fruit sucré puis l'élevage qui revient, avec la sécheresse. La bouche est très acide, avec du citron qui ressort : Hermitage 1983 de Jean-Louis Chave. Côté 94/100, aussi...

    Sixième bouteille à la robe noire et au nez de petit canard (le morceau de sucre imbibé de Poire) et d'amandes. En bouche, de l'alcool de cerises, des fruits confiturés et surmûris, avec des notes de caramel en finale. Un massepain à la prune pour l'un, une belle fraîcheur par rapport à l'alcool pour un autre, un vin confit (et pas cuit) et propre, avec du fruité en bouche. Bref, avis partagés pour ce La Ténébreuse 2012-2 La Sorga en Vin de Table achetée sur "Vins Etonnants".

    Septième et dernier flacon de la soirée, à la robe rubis foncé et au très beau nez. En bouche, un beau jus de fruits, une belle matière, des grains fins, mais ce n'est que du jus. Le Clos Neuf des Archambaults "L'Arpent du Mitan" 2005 en Touraine (Cabernet Franc).

    La suite des aventures du Clos en 2014. Bonnes fêtes à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 213

    Nous revoilà, à 3 sans les 2 fermiers, pour une nouvelle dégustation du Clos. Nous avons pressé le Merlot et mis la vendange 2013 (Pinot et Merlot) en tourille : 15 litres de nectar pourpre qui donneront 30 bouteilles de 50cl... Quand on vous dit que la production de ce petit Clos bruxellois est confidentielle...

    On attaqua ensuite la dégustation avec 2 vins : Nowat 2009 en Côtes de Provence, du négociant Dupéré Barrera. Un vin rubis foncé, au nez avenant et franc et à la bouche fruitée sur une belle matière. On a envie de se re-servir et de vider la bouteille, tranquille. C'est à lui également qu'on doit le Bandol Cuvée India 2009 que je déguste ce soir. Elu négociant de l'année en 2010 par la RVF, pas pour rien.

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    Le second vin de la dégustation présente une robe beaucoup plus claire et un nez typique de vin nature, avec un côté poivré prononcé. Je pense donc à une syrah, bien que cela pinote en bouche... Un autre est dans le Jura, alors qu'on est en Loire... Pas facile, ces vins nature, qui se ressemblent et cachent leur origine. Le Verre des Poètes en Vin de France. Millésime inconnu (lot 0011-1). Cépage : Pineau d'Aunis.

    On passa ensuite à la dégustation de 3 millésimes du Clos de Rouge-Cloître : 2005 (sans défaut, style bourgogne 1970, à la texture agréable mais prématurément vieux), 2002: (chaud, mais se boit. Style bordeaux des années 70), et un millésime inconnu et raté, sur la noix. Heureusement, il nous reste du 2009, impeccable. Et bientôt, le 2013 ! La suite, lundi prochain, à 5.

  • Dégustation du lundi 211...

    A force de boire trop de vins naturels, on se retrouve alité ! C'est donc à 4 qu'on passa cette petite soirée tranquille, après avoir passé quelques temps dans la cave (notre Chai) où se prépare secrètement la cuvée 2013 du Clos.

    Après avoir goûté un petit essai de Merlot du Clos pressé en blanc il y a 4 jours, on passa à la dégustation proprement dite, avec un premier vin à la robe rubis et au nez de vin nature frais. En bouche, un bon petit jus sur du Pinot pour certains, en Loire pour moi, avec de l'acidité et du fruit en finale. Ce n'est ni extravagant, ni une explosion de bonheur, mais c'est un cabernet franc bien fait et mûr : Francs de Pieds Chinon 2006 du Château de Coulaine en vin Bio.

    Second vin, à la robe très claire et au nez de vin d'orange, de rafles, de cèdre, avec un peu d'amandes et de Grand-Marnier. La bouche est très légère, mais n'en souffre pas trop. On est en Poulsard, ce qui explique la robe légère : Poulsard Vieilles Vignes 2011 Arbois (Jura), de Bénédicte et Stéphane Tissot, en vin nature. Ils gèrent 100 hectares dont la moitié en négoce (Les caves de la Reine Jeanne).

    Troisième flacon à la robe noire et au nez de fruits noirs mûrs, de cassis et d'herbes. En bouche, du soleil, mais aussi une superbe fraîcheur. Justesse du fruit, acidité en fin de bouche qui porte le tout, et une belle finale fruitée. Champs de la Truffière Domaine du Deffends 2007 en Coteaux Varois en Provence. Un vin que j'apprécie.

    La dernière bouteille de la soirée présente une robe tout aussi noire et un nez bizarre. Elle est bouchonnée... Fort dommage pour ce Les Creisses 2011 en Vin  de Pays d'Oc de Philippe Chesnelong que je voulais faire découvrir à mes comparses. Le chouchou des sommeliers à en croire le site Vinatis. Ce sera pour une prochaine fois...

  • Dégustation du lundi 195...

    Nous revoilà, au grand complet, après des vacances de Pâques prolongées par un troisième lundi sacrifié pour cause de  mondanités, pour fêter, avec une semaine de retard, les 16 ans du Clos ! Un événement.

    Mise en bouche avec un gentil vin blanc à la robe paille claire et au nez de Chardonnay. La bouche, très aromatique, fondue et chaude, nous pousse vers le Sud (Rhône, Trévallon ou Simone). C'est riche, gras, opulent, traditionnel (pas libre) et on s'est bien plantés : SUVLA Grande Réserve, Roussanne Marsanne 2011, Gallipoli Peninsula, Single Vineyard Bozokbag, Turkey. Premier vin turc dégusté au Clos.

    On passe aux rouges, avec un second flacon à la robe rubis présentant des notes d'évolution, et un nez classique bordelais. La bouche est celle d'un vieux bordeaux, sur du chocolat et de l'animal, avec une belle finesse sur du cuir et du caramel, et avec encore un peu de tannins en fin de bouche. On s'est à nouveau bien plantés : on n'est pas à Bordeaux ! Aloxe Corton 1er Cru 1999 Clos des Maréchaudes Monopole Domaine du Pavillon d'Albert Bichot.

    La troisième bouteille présente une robe rubis légère et un nez de vin nature, avec de la levure et du ferment. Personnellement, je trouve la bouche molle, nature, qui évolue ensuite sur un jus de raisin, avant que la verdeur des rafles ne prenne le dessus. Les autres évoquent une structure, de la dentelle, de la finesse sur un très beau fruité..., tout en admettant qu'il est un peu court sur sa richesse : Saint-Romain "Sous Roche" 2009 du Domaine de Chassorney en Côte d'Or. En vin Bio.

    Quatrième bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez frais, fin, accompli, abouti et mûr. En bouche, on est sur une belle grenache bien faite, ciselée, qui ne vire pas sur la lourdeur malgré l'opulence et la richesse, mais toujours en dentelle. D'autres sont sur une belle Syrah, avec une belle attaque en puissance et en plaisir, tout en élégance et en complexité. Concentration, acidité bien balancée, longueur et fraîcheur pour ce Clos des Papes 2004 en Châteauneuf-du-Pape.

    Cinquième bouteille à la robe noire également, et au nez imposant (pour moi, sur de la rafle et de la verdeur). En bouche, une bombe, comme on les aimait il y a 10 à 15 ans : du fruit, de la vanille et du boisé fondu, monolithique, style international tasting, représentant un goût, mais qui n'a ni la maturité, ni la complexité du précédent. Certains seront plus positifs en évoquant la fraîcheur du fruité lui évitant d'être lourdement marqué par le soleil : Domaine Gramenon "La Papesse 2011" en Vinsobres. Un vin certainement bu trop jeune.

    La dernière bouteille de la soirée reste dans l'esprit de la précédente, avec sa robe noire, sa concentration, mais avec plus de fruits et moins de bois/vanille, un vin de plaisir : Gaure Campagne 2011 en Vin de France de Pierre Fabre. On est ici en Syrah et Carignan.

    A mon humble avis, nous re-fêterons ce 16ème  anniversaire du Clos lundi prochain, pour diverses raisons. Même s'il n'y en a pas.

  • Dégustation du lundi 192...

     

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    Nouvelle dégustation à 6 ce lundi soir au Clos, avec 5 vins rouges au programme, dont le premier présente une robe pourpre et jeune et un nez de noyaux de cerises sur de l'alcool, avec un peu de réduction et du vieux carton. La bouche s'avère plaisante, ronde, simple, sur du gamay et de la cerise du nord. Mais cela tombe court. Ce vin manque d'ampleur partout, avec un petit boisé en finale. Canon "Les Améthystes" 2011 en Morgon, de Michel Guignier.

    Second vin, à la robe rubis, plus claire, et au nez de Pinot pas très expressif. Par contre, très belle attaque en bouche, sur le fruit. Beaucoup plus dense et lourd que le précédent, malgré la robe plus claire. C'est bien fait et enjoleur, mais sans charme. Le vin précédent est plus plaisant à boire. On est bien sur du Pinot, mais pas en Bourgogne : Salgesch Salquenen Grand Cru 2010 en AOC Valais. En Suisse, quoi.

    Les troisième et quatrième flacons sont servis en même temps. Robe rubis pour les 2, avec un côté plus écarlate pour le dernier. Magnifique nez sur le fruit, les épices et le poivre, avec du graphite et du fumet pour le premier,  et un nez moins expressif, mais très beau, sur des petits fruits et de la fraîcheur pour le dernier. La bouche du 3ème est ample et puissante, sur une très belle matière noble, mais avec une finale astringente, peut-être due au non égrappage. La bouche du 4ème est identique mais moins expressive, plus aqueuse et moins ample, mais d'une magnifique buvabilité : c'est frais et c'est bon ! Je suis le seul à être en Rhône et c'en est : Côteaux de Tupin 2008 en Côte-Rôtie de Jean-Michel Stephan et Côteaux de Bassenon 2008 en Côte-Rôtie, toujours du même Jean-Michel Stephan. Pas mal du tout !

    On termine la soirée avec un cinquième flacon à la robe noire et au fort beau nez de grand vin américain, style Dominus. La bouche est fine, crémeuse et concentrée. C'est travaillé, très beau et super bien fait pour certains, mais fatiguant et parkérisé pour d'autres. Picconero Tenuta Montbello 2007 en Toscane (Tolaini). Une exubérance toute américaine qui est italienne... Ceci dit, c'est la seule bouteille vide, à la fin de la dégustation.

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain. Pour fêter la fin de l'hiver !

  • Dégustation du lundi 138...

    C'est à 5 que nous avons fêté ce 21 mars la venue du Printemps, avec une première bouteille à la robe or soutenu et au nez controversé ("Cela a dû être du vin à un moment", "vieux champagne des années 70"), oxydé, non protégé, mais pour finir, un assez beau nez sur de la pomme. La bouche est nette, pas déviante, mais décevante par rapport au nez. Il y a une belle fraîcheur, une belle acidité, mais cela ne goûte pas grand chose : Champagne "Substance" de Jacques Selosse, dégorgée le 04 décembre 2008. Décevant à ce prix là (91 euro départ Propriété).

    Second flacon, en rouge, à la robe rubis évoluée et au nez frais et étranger, agréable avec un peu de verdeur style cabernet et poivron vert. En bouche, un bordeaux passé. Pas terrible du tout : Arberi 2005 (sur l'étiquette, et 2004 sur le bouchon ç allez savoir !).Kallmet, Albanie. Premier vin albanais dégusté au Clos, en 14 ans de dégustations.

    Troisième flacon, à la robe rubis léger et au nez pas terrible. La bouche, peu expressive, manque de goût et de fruits. C'est passé, vieux, avec l'alcool qui ressort, sans aucun plaisir : Fleurie 2003 du Domaine Chamonard, Le Clos de Lys à Villié-Morgon (Rhône). Dommage pour cette bouteille offerte par Eloïse, une charmante normande, élevée au beurre là où il faut...

    Passons à la seconde partie de cette dégustation, plus sérieuse, avec un quatrième flacon à la robe pourpre et au beau nez frais, laiteux, sur le fruit et les épices en finale. En bouche, un très bon vin jeune, sur une belle matière, la fraîcheur du fruit qui contre bien la chaleur, un beau velouté : tout est là (acidité, tannins, fruits noirs) et bien maîtrisé; Il manque juste un peu de caractère, de personnalité : Mentrida "Bajondillo" 2009, Tolède, Espagne.

    Cinquième flacon à la robe plus foncée et au nez classique (ni moderne, ni naturel), qualitatif et en finesse. Fait penser à un grand bordeaux d'avant 1990. La bouche est bonne, riche, longue, moins bordeaux qu'au nez et assez sucrée : Domaine Richaume 2003 "Les Terrasses" en Côtes de Provence de Hoesch à Puyloubier, au pied du Mont Sainte Victoire, en biodynamie. Belle bouteille.

    Sixième flacon, à la robe noire, et au magnifique nez de tomate confite, avec de la fraîcheur et un soupçon de verdeur. La bouche est très complexe et vivante, avec chaque fois quelque chose de différent : jeunesse, vieillesse, fin de bouche exceptionnelle sur des petit fruits, etc.... Un grand terroir et un gars qui sait l'exploiter, et voilà : Château Trotanoy 1985 à Pomerol. En 90% merlot et 10% Cabernet franc. Très belle bouteille.

    Dernier flacon de la soirée, et retour aux blancs, avec une robe or et un nez de chenin sur schiste. En bouche, des agrumes et du coing, de l'ananas sirupeux, un peu de menthe pour la fraîcheur et de la richesse : Mosse "Initials BB" 2009 en Anjou, d'Agnès et René Mosse. Belle bouteille qui passa sans problème derrière tout le reste et accompagna à merveille le dîner japonais qui suivi.

    Lundi prochain, toujours à 5, et autour de St jacques à la Cancallaise  suivies d'un poulet de Bresse au vin jaune et aux morilles, uniquement de bonnes bouteilles de 2003 ou antérieures. Qui vivra verra...

     

  • Dégustation du lundi 130

    Belle dégustation à 4 ce lundi, avec 4 bouteilles dont la première, à la belle robe foncée, offrait un nez expressif et charmeur sur des fruits mûrs et sur un léger boisé. La bouche, bordelaise, est ronde, sur du fruit, mais avec un petit côté asséchant en finale. Magrez Tivoli Médoc 2002 de Bernard Magrez. Ce vin expérimental (67% de merlot en rive gauche) et côté 91% par un certain Parker, ne remporte pas nos suffrages. Cependant, il irait bien sur un magret de canard, ou un pigeonneau caramélisé.

    Seconde bouteille, à la belle robe pourpre, et au superbe nez fruité (pruneau mûr) et sur une fine touche de cèdre. En bouche, une matière magnifique, puissante, longue et ronde, mais astreingeante en finale. Nous pensions être à Bordeaux, et nous voilà en 100% Syrah, sans être en Côtes du Rhône ! On est donc en Languedoc : Domaine Peyre Rose Syrah Leone 2003 en Coteaux du Languedoc, de Marlène Soria. Ce vin s'accorderait parfaitement avec la seconde moitié du magret de toute à l'heure...

    Troisième bouteille, à la robe noire, et, pour moi, au nez pas français. C'est puissant, sur de la mûre et de la violette. En bouche, une suavité incroyable, de la richesse et de la chaleur, une superbe longueur de fruit, qui perdure. Il y a aussi ce côté crémeux, ce boisé totalement intégré dans le fruit (on le cherche), et cette belle acidité fort marquée : tout est là.  Vina El Pison 2007 Rioja Vinedos Lacalle Y Laorden Espagne, un vin en biodynamie, côté 98% par ce même Parker, et à boire entre 2010 et 2025.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe ambre, et au nez de bruyères, puis de poires, avant de finir sur l'abricot. Un bon parfum floral figé, avec aussi un peu de lavande. En bouche, de la lavande, puis de l'abricot. C'est fluide mais cela manque de nervosité et d'acidité. C'est long, mais simple et facile, assez monolithique. Carole Bouquet Sangue d'Oro 2008 Passito Di Pantelleria Sicile. Bouteille dédicacée "A la santé du Clos" par Carole Bouquet, rencontrée vendredi soir. Je préfère son huile d'olive Lacrima d'Oro, une pure merveille, qui n'est hélas plus commercialisée...

    Il y a 10 ans exactement, nous dégustions au Clos : François Paquet Saint Véran 96 (Chardonnay) (4)
Chassagne Montrachet 98 Morgeot 1er cru (Blain Gagnard) (7,5)
La Courtade 98 Côtes de Provence (7,5)
Château Gruaud Larose 96 Saint Julien (8)
Côte rôtie 91 Guigal (5,5)
et Châteauneuf-du-Pape 88 Domaine du Vieux Télégraphe (6,5).

    Mardi prochain, nous fêtons la Noël au Clos, avec un invité. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 112

    Sur le thème "ils font du vin là-bas?", dégustation mitigée à 5, avec en mise en bouche, un mousseux à la robe rose/orangée et à la bouche sur de la pêche de vigne, avec de l'acidité. C'est naturel et c'est pur : Moussamoussettes, Vin de Table français d'Agnès et René Mosse, en brut de cuve.

    La seconde bouteille de la soirée offre une robe rubis foncé au contour évolué. Le nez est boisé, sur des notes de gibier. En bouche, une belle matière mûre, mais aussi beaucoup de bois, et un côté légèrement pétillant. C'est chaud et trop boisé : Grover Vineyards, Cabernet-Shiraz, Nandi Hills 2006 en Inde. "Produit sous la stricte surveillance de Michel Rolland, oenologue français de réputation mondiale". Pas besoin de le noter sur l'étiquette : cela se goûte !

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez réduit. La bouche est poivrée, très tannique et sur des épices. Beaux tannins de fruits mûrs, mais avec de la sécheresse en finale : Le Pech Abusé 2005 de Magali Tissot (la soeur de l'autre) et Ludovic Bonnelle. C'est un Buzet, en vendanges manuelles.

    Quatrième bouteille à la robe rubis aussi, et au nez étranger et floral. En bouche, un vin léger, neutre, sans défauts, et à la finale un peu rêche : La Rouge, Arbin 2005 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en vin de Savoie.

    Cinquième flacon, à la robe foncée, quasi noire et au nez concentré, profond et expressif. La bouche, ronde et fondue, présente une belle montée de fruits en rétro. Belle matière et finesse, avec un côté mûr/Sud compensé par une belle fraîcheur : Le Clos des Fées 2006 d'Hervé Bizeul en Côtes du Roussillon villages. Ce vin titrant 15° nous a surpris car il a changé : beaucoup moins extrait qu'auparavant et donc beaucoup plus agréable...

    Sixième et dernier flacon de la soirée à la robe orangée et au nez d'abricot (le vrai, frais et vif). Assez exceptionnel. En bouche, les superlatifs ne manquent pas : superbe longueur, magnifique acidité, vraiment très bon ! Tout le monde pense au Jurançon ou au sud-ouest et on est au Canada : Vidal Icewine 2006 Limited Edition VQA Niagara Peninsula Magnota Ontario Canada. Superbe bouteille de 50 cl, en vente chez Rob.

    Thème de lundi prochain : "Le bonheur est dans mon verre." Cela promet d'être assez varié... Qui vivra verra.