danger

  • Mercure, arsenic, cyanure et amiante : quel beau cocktail pour les générations futures...

    En une minute et demie, la cage d'ascenseur du puits Joseph avale les 550 mètres de profondeur dans un grincement de ferraille et de bois. Lampe frontale sur le casque, autosauveteur à oxygène en bandoulière, les mineurs parcourent les 100 km de galeries de l'ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin). Direction non pas la taille de sel mais les cavités où dorment du mercure, de l'arsenic, du cyanure et de l'amiante. Là, 44 000 tonnes de déchets industriels ultimes, non recyclables et hautement toxiques, gisent dans un centre de stockage unique en France, StocaMine.

    Autant dire un casse-tête environnemental. Après onze ans d'inactivité, le site doit aujourd'hui être définitivement fermé. A partir du 1er avril, une partie de ces déchets sera remontée à la surface tandis que le reste sera confiné. Alors on s'active sous terre : une immense machine racle les sols, soulevant une épaisse poussière salée, tandis qu'un tractochargeur transporte les minerais et déblais. « Il faut agrandir les galeries, aplanir les sols, renforcer les soutènements, installer des lampes et des téléphones de secours avant de commencer à déstocker, énumère Alain Rollet, PDG de StocaMine. Ces opérations sont dangereuses : le risque minier se cumule au risque toxique, sans oublier que la mine est classée comme épisodiquement grisouteuse. »

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    D'autant qu'il y a urgence : les galeries commencent à s'affaisser, sous l'effet de la pression due au creusage. A certains endroits, les plafonds  se sont effondrés, rendant quasi impossible l'accès aux colis de déchets, dont certains sont probablement percés ou éventrés. D'autres se corrodent sous l'effet de la chaleur.

    « Plus on attend, et plus il sera difficile de récupérer les colis, s'inquiète Yann Flory, porte-parole du collectif Déstocamine, qui fédère ONG et syndicats en faveur du déstockage total. Les experts sont certains que la nappe phréatique la plus grande d'Europe sera bientôt touchée, car l'eau s'infiltre et ruisselle vers les déchets. Le temps presse. »

    Une fébrilité souterraine à laquelle fait écho, en surface, une grande perplexité. Car StocaMine est une bombe à retardement dont la population locale craint à tout moment l'explosion. En décembre 2012, la ministre de l'écologie de l'époque, Delphine Batho, a ordonné le retrait de 11 % des déchets, dont 56 % des éléments mercuriels, et le confinement du reste du site. Mais, sous la pression des élus alsaciens, tous bords politiques confondus, ainsi que des ONG, la ministre a relancé le débat, six mois plus tard, en organisant une procédure de concertation publique. « Une large majorité de la population demande à sortir la totalité des déchets », révèle Henri Watissée, le garant de la concertation.

    StocaMine a ouvert ses portes en février 1999, sous la forme d'une filiale de l'entreprise publique des Mines de potasse d'Alsace (MDPA) et suite à un arrêté préfectoral  qui autorise le stockage pour une durée maximale de trente ans, mais avec la notion de réversibilité. En cas de non-conformité ou d'incident grave, les déchets devront être retirés. En trois ans, 19 500 tonnes de déchets de classe 0, les plus dangereux (mercure, arsenic, cyanure, etc.), sont entreposés au fond de la mine, conditionnés en fûts métalliques de 250 kg et big bags (« gros sacs ») d'une tonne. Pour éviter toute réaction chimique non contrôlée, 24 500 tonnes de résidus d'incinération et d'amiante, de classe 1, sont également descendus dans les alvéoles.

    Mais le rêve de stockage propre tourne court très vite. En septembre 2002, un incendie survient dans le bloc 15. « 472 big bags contenant des engrais et du soufre, hautement inflammables, ont été entreposés sans autorisation », raconte Yann Flory. Il faudra trois jours pour maîtriser le feu et trois mois pour évacuer les émanations toxiques. Alors que 74 mineurs sont intoxiqués, le PDG de l'époque est condamné à quatre mois de prison avec sursis, et StocaMine à 50 000 euros d'amende. Elle ne s'en relèvera pas : le centre, qui n'a jamais été rentable, ferme ses portes en 2003, emportant avec lui les MDPA. Il n'aura embauché que 24 personnes.

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    La confiance de la population est brisée. « On ne peut plus les croire », déplore Raoul Schmitt, qui vit depuis toujours dans la cité ouvrière Graffenwald, à deux pas de StocaMine. Dans ce quartier, tout le monde ou presque a un parent mineur. L'accident, les habitants l'ont ressenti jusque dans leurs chairs. « J'avais des maux de tête, puis j'ai vu une colonne de fumée verte et bleue qui sortait des puits. Quand j'ai demandé ce qu'il se passait, on m'a répondu qu'il n'y avait pas de danger, que des palettes brûlaient, dit-il avec amertume. Au même moment, mon beau-frère était au fond. » Depuis, ce mécanicien plaide en faveur du déstockage total des déchets, à l'instar de ses voisins.

    « Je serais rassuré si on enlevait tous les déchets et qu'on dépolluait le site », confirme François Elsaesser, l'un des plus anciens habitants du quartier, en pointant les chevalements de la mine à travers ses baies vitrées. Tandis que son dernier enfant, âgé de 4 ans, s'amuse dans le salon, il dit craindre des « émanations toxiques » mais surtout « le risque de pollution de la nappe phréatique ». 

    En 2010, après des années de statu quo, le ministère de l'écologie relance finalement le dossier, en commandant des rapports sur la fermeture et en mettant sur pied un comité de pilotage (Copil) composé de treize experts. Les scientifiques mettent au jour les dangers du stockage.

    « On a mesuré que 100 000 m3 d'eau rentrent chaque année par les parois extérieures des quinze puits, explique Jean-Claude Pinte, chef de projet StocaMine pour l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). D'ici trois cents ans, l'eau noiera la mine, avant de parvenir à la nappe phréatique, chargée en éléments toxiques. » Dans le même temps, les parois, le plafond et le sol des galeries se referment à raison de 2 cm par an.

    En dépit de ces certitudes, la bataille fait rage entre les experts sur les modalités de fermeture. L'Ineris se prononce en faveur du confinement illimité des déchets. Pierre Toulhoat, son directeur scientifique, explique : « En posant des bouchons de bentonite devant les puits, on retarde de sept cents ans la sortie de la saumure contaminée. Les éléments les plus dangereux, notamment le mercure, atteindront la nappe à un débit très faible, ce qui permettra d'avoir des concentrations inférieures aux normes réglementaires. »

    Selon l'institut, le déstockage total présente à l'inverse des risques importants : intoxication des travailleurs, contamination atmosphérique, accident pendant le transport et pollution autour du centre de stockage allemand – les déchets de StocaMine doivent rejoindre le site de Sondershausen, dans l'est du pays.

    « Il est possible d'assainir un site sans mettre en danger les travailleurs », rétorque Marcos Buser, géologue suisse et spécialiste reconnu des déchets spéciaux et nucléaires. Cette voix dissidente du Copil assure l'avoir fait à Saint-Ursanne, dans le Jura helvétique, et se targue d'être le seul expert sur le dossier StocaMine à jouir de cette expérience. « Mais il est impossible d'établir des modèles crédibles sur l'ampleur de la pollution de la nappe phréatique à long terme, dit-il. La sécurité n'est pas garantie pour les générations futures. »

    Ces convictions, qui résonnent positivement à l'oreille des populations, élus et ONG, suscitent l'agacement et un brin de condescendance des autres experts. « Les déchets étaient moins dangereux et la mine, du calcaire, et non du sel. Cela n'a aucun rapport », lâche un ingénieur. « C'est dangereux, idiot et surtout cher de vouloir tout sortir, renchérit Alain Rollet, le PDG de StocaMine, polytechnicien et ancien directeur des Charbonnages de France, que l'Etat a tiré de sa retraite pour liquider le centre de stockage. Je propose à l'Etat le scénario le moins cher. Car, au final, c'est vous, contribuables, qui allez payer. » (Extraits d'un article d' Audrey Garric dans Le Monde).

    C'est fou, ce vieux retraité, qui opte pour la solution la moins chère, sous prétexte que c'est nous - le contribuable- qui allons payer la note. D'abord pourquoi nous et pas les multinationales qui ont produit ces déchets ? Ensuite, c'est facile : on enterre tout et c'est réglé ! Alain Rollet ne sera peut-être plus de ce monde quand les premiers fûts rouillés et percés contamineront la nappe phréatique, ou quand des gaz toxiques s'échapperont de la mine et pollueront toute la région et plus encore. Ce seront alors des milliards d'euros qui devront être dépensés pour assainir eau et sols... Tout cela parce que les dirigeants actuels n'assument pas leurs responsabilités. Pas très sympa pour les générations futures, une fois de plus...

    Ceci prouve également que l'enfouissement des déchets nucléaires n'est vraiment pas la bonne solution non plus. Et reporter le problème à quelques dizaines d'années, en faisant l'autruche aujourd'hui, n'est vraiment pas une attitude responsable ! Il faut tout d'abord arrêter de produire tous ces déchets toxiques et les traiter au fur et à mesure, aux frais des firmes qui les produisent, et plus aux frais du contribuable, qui a déjà assez contribué comme çà ! Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Nucléaire belge : tout va bien...

    A la question de savoir si le risque associé à l'énergie nucléaire est encore acceptable, le Directeur de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), Willy De Roovere a répondu qu'il opterait aujourd'hui pour d'autres sources d'énergies. Revenant sur la catastrophe de Fukushima et les problèmes de micro-fissures découvertes dans les cuves de certains réacteurs des centrales de Doel et Tihange, il a rappelé que nous ne devons pas nous faire d'illusion: il en va toujours ainsi avec une industrie, il y a un risque résiduel.

    Selon le directeur de l'AFCN, "on doit accepter l'existence d'un risque résiduel qui, à de très mauvais moments, peut conduire à une catastrophe". "Alors se pose la question de savoir si un tel événement est acceptable pour la population. Je crois que cela est très difficile à cette époque", a poursuivi Willy De Roovere, qui sera remplacé la semaine prochaine à la direction de l'AFCN par Jan Bens. Ce qui explique sans doute sa soudaine liberté de parole...

    Quant à la nomination de M. Bens, elle a suscité les critiques des écologistes car elle constitue un signal catastrophique pour l'indépendance et la crédibilité de l'organe de contrôle nucléaire dans le sens où c'est l'ex-directeur de Doel qui devra décider du sort des fissures apparues sur le réacteur nucléaire de Doel 3. Le contrôlé devient donc le contrôleur, ont dénoncé les écologistes.

    L'AFCN doit remettre à la mi-janvier au gouvernement des rapports sur les cuves des réacteurs Doel 3 et Tihange 2.

    Pour rappel, si un problème devait survenir à Doel, ce seront plus de 900.000 personnes à évacuer et à déplacer... A quand des indépendants, non soudoyés par le cartel nucléaire, pour décider, en toute neutralité, du futur énergétique de la Belgique ?

  • Le vent tourne pour Monsanto et les OGM au Brésil...

    Royalties illégales, obligation d'étiquetage et publicité mensongère, la justice brésilienne sanctionne l'industrie sur les OGM. Les règles du jeu pourraient changer dans le pays, deuxième producteur mondial de cultures génétiquement modifiées.

    Au Brésil, plusieurs procès sur les OGM opposent les industriels aux agriculteurs et aux consommateurs. Et la justice donne surtout raison aux deux derniers. Sur le paiement des royalties versées à Monsanto d’abord, les agriculteurs du Rio Grande do Sul multiplient les plaintes contre le géant américain. Dans cet État, premier producteur de soja OGM, des dizaines d’organisations agricoles contestent les redevances sur leurs cultures. Ils ont eu gain de cause dans un premier procès, où Monsanto a été condamné à rembourser aux agriculteurs le double des royalties prélevées, au motif que ses brevets étaient expirés depuis 2010. En juin 2012, la Cour suprême a étendu ce verdict à l’ensemble du territoire brésilien.

    Mais la bataille est loin d’être terminée. Pour les agriculteurs, l’enjeu est d’arrêter de payer deux fois des redevances, au moment de l’achat des semences et au moment de la vente des récoltes. Cette « double peine » s’explique par l’histoire des OGM au Brésil. Les premières semences OGM étant entrées illégalement depuis l’Argentine, Monsanto n’avait pas pu recevoir des royalties sur la vente des graines. La compagnie décide donc de taxer un pourcentage de la récolte de soja, autour de 2-3%. C’est seulement après 2005 que le soja Roundup Ready est légalisé et qu’un marché des semences « soja RR » est formalisé. Mais la double redevance est maintenue. Pour les agriculteurs, Monsanto n’a aucune raison de continuer à se payer sur le volume de leur récolte.  D’autant que celui-ci peut être lié à leur travail ou à d’autres facteurs indépendants des semences. Ils dénoncent également la pratique consistant à tester les récoltes et taxer celle contenant des OGM, les contaminations entre leurs cultures OGM et non-OGM étant inévitables.

    Pour la multinationale, la redevance sur les récoltes doit être maintenue au motif que les agriculteurs replantent illégalement les semences de soja GM d’une année sur l’autre sans payer les royalties. La nouvelle variété de soja RR2 lancée par Monsanto pour la saison 2012-2013 a mis de l’huile sur le feu, les royalties étant cinq fois supérieures. Les syndicats agricoles sont ainsi en procès contre Monsanto pour supprimer cette deuxième redevance.

    Malgré leur défiance à payer des royalties, les agriculteurs brésiliens ont largement adopté le soja RR qui résiste à l’herbicide Roundup. Cet OGM représente près de 70 % du soja brésilien, dans les exploitations familiales et les grandes entreprises. Pour Gabriel Bianconi, responsable du dossier OGM à l’ASPTA, une l’ONG brésilienne dédiée l’agriculture familiale, le succès des OGM auprès des agriculteurs est principalement lié au fait qu’il n’y ait rien d’autre sur le marché. « Dans l’État du Rio Grande do Sul, de nombreux agriculteurs nous disent que, s’ils avaient le choix, ils retourneraient aux semences conventionnelles, pour éviter les royalties mais aussi les nombreux problèmes de résistances des mauvaises herbes au Roundup», explique pourtant Gabriel Bianconi. L’Embrapa, l’Inra brésilien, a en effet identifié près d’une dizaine d’espèces sauvages devenues résistantes au glyphosate, l’agent actif du Roundup, dans les zones de production de soja. L’ONG ASPTA est d’ailleurs en procès contre l’industrie sur des enjeux de biosécurité. « Mais nous avons beaucoup plus de mal à faire valoir nos arguments , regrette Gabriel Bianconi, malgré les évidences de la dissémination incontrôlée des OGM dans l’environnement ».

    Si les OGM vont continuer à dominer l’agriculture brésilienne, la coexistence entre cultures GM et conventionnelles devient un véritable enjeu, selon John Wilkinson, spécialiste des questions agricoles à l’Université fédérale rurale de Rio. La demande grandissante de soja non-OGM, en particulier du marché européen, change en effet la donne. « Certains gros acteurs du secteur se mettent à promouvoir les cultures conventionnelles », explique  l’expert. Dupont et Bunge ont en particulier créé la compagnie Solae qui fabrique des produits diététiques et pour bébé à base de soja sans OGM.

    Deux autres jugements récents concernent la défense des consommateurs. En aout 2012, Monsanto a été condamné à payer 200 000 euros pour publicité mensongère pour avoir affirmé que l’utilisation conjointe du soja RR et du Round up était bénéfique à la préservation de l’environnement. En aout encore, un autre verdict a renforcé l’étiquetage des produits contenant des OGM. Depuis 2004, le Brésil impose de signaler la présence de plus de 1 % d’OGM dans un produit par un T dans un triangle jaune. L’industrie a mis plusieurs années à se soumettre à la règle, mais aujourd’hui le sigle trône dans les rayonnages. Or, le tribunal fédéral vient de durcir encore les règles en imposant un étiquetage mentionnant le pourcentage d’OGM, même s’il est inferieur a 1 %. L’industrie agro-alimentaire a fait appel. Source Novethic Magali Reinert .

    Sigle

     

     

     

     

     

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  • Les risques de la vaccination...

    Alors que l'Allemagne va incinérer environ 16 millions de doses de vaccin anti-grippe H1N1 inutilisées (coût : 150 millions d'euros d'achat, plus les frais de conservation, auxquels s'ajoutent maintenant les frais de traitement de déchets ...), les nouvelles campagnes de vaccination vont être lancées. Pour la grippe saisonnière, mais aussi pour la grippe H5N1 dont on reparlera fort bientôt dans vos médias préférés.

    Moins de 10% de la population allemande avait accepté de se faire vacciner en raison notamment d'une grande méfiance à l'égard des vaccins. Et avec raison, quand on lit les résultats des dernières études...

    Dans un rapport rendu public ce premier septembre par les autorités sanitaires finlandaises, des chercheurs de l’Institut national finlandais pour la santé et le bien-être (THL) ont confirmé qu’il existait un lien entre le vaccin contre le virus de la grippe A (H1N1) Pandemrix® des laboratoires GlaxoSmithKline et l’accroissement de cas de narcolepsie chez les enfants.

    D’après l’étude menée au sein de la population finlandaise, la prise du Pandemrix, au cours de l’hiver 2009-2010 chez les 4 à 19 ans, multiplierait par 12,7 le risque d’être atteint de ce trouble grave du sommeil. 

    A cela s'ajoutent les dangers des sels d'aluminium, utilisés comme adjuvant dans la plupart des vaccins. On sait aujourd'hui qu'ils provoquent des dégénérescences dans le cerveau (en bloquant des connexions entre neurones et en provoquant des pertes de mémoires). Je suis également convaincu, pour ma part, qu'ils sont à l'origine de l'apparition des capsulites rétractiles (blocage de l'épaule piquée). Sans parler des suspicions de cancers.

    Malgré ces études fiables, contestées par les multinationales pharmaceutiques et ignorées par les états (les enjeux financiers étants énormes), les médias (qui appartiennent en grande partie à ces multinationales) et certains gouvernements vont semer la terreur et inciter, à nouveau, la population à se faire vacciner... Pour le plus grand bonheur des 4 multinationales produisant ces vaccins, dont l'innocuité est aujourd'hui encore plus contestée...

  • Tout va bien...

    Tepco avoue enfin que les réacteurs 1, 2 et 3 sont en fusion et que les cuves de confinement des réacteurs sont percées. La situation est vraiment préoccupante et grave. Et personne ne sait comment régler le problème, ni quelles seront les conséquences, ni combien de temps encore Fukuschima contaminera la planète.

    On apprend également que les taux d'iode 131 qui ont traversés l'Europe le 22 mars étaient bien supérieurs à ceux annoncés officiellement par les organismes étatiques, censés protéger la population. Comme à l'époque de Tchernobyl... Heureusement, cette fois-ci, les taux réels ne présentaient pas de danger. Tout va bien.

    Amusante et symbolique, cette zone interdite de 30 km autour de la centrale. Alors que l'eau et le sol de Tokyo sont contaminés. Mais il y a encore plus grave : lait radioactif à Hawaii (situé à 6.216 km de Tokyo) et lait radioactif en Californie (située à 8.286 km de Tokyo). Quand le lait est contaminé, cela signifie que l'herbe l'est aussi, et donc les légumes et tout ce qui pousse... Nous sommes situés à 9.500 km de Tokyo : tout va bien.

    Surtout que nous pouvons vraiment compter sur plein d'organismes officiels qui veillent sur notre santé et nous avertiront directement à la moindre alerte... Tout va bien.

    Il est amusant de voir comment la progression d'un nuage de cendres volcanique peut être suivi en live sur le net, avec une précision remarquable, alors que pour un nuage radioactif, les données sont éventuellement transmises des mois ou des années plus tard. Tout va bien.

  • Un OGM illégal dans nos aliments...

    Greenpeace a fait tester 18 produits contenant des graines de lin et un produit s'est avéré contenir des traces d'OGM illégal : la farine All-In Mix Pain foncé 9 Céréales de Soubry, acheté en décembre dernier chez Delhaize. Ce cas de contamination démontre une fois de plus que l'unique manière de garantir une alimentation sans-OGM, est l'interdiction mondiale des cultures OGM.

    Les graines de lin entrent dans la composition de nombreux produits de consommation courante : pains multi-grains, muesli, biscuits mais aussi vinaigrette ou préparations pour bébés... Elles sont appréciées pour leur apport en Oméga 3 et leur action bénéfique sur la digestion. Elles sont donc synonymes de bien-être et d'alimentation de qualité. Pour de nombreux consommateurs, un aliment de qualité suppose une production non-OGM. Or, cette garantie ne semble plus exister pour les graines de lin.

    Comme beaucoup d'autres plantes transgéniques, le lin a été génétiquement modifié pour résister à un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques. Cet OGM, développé par une université canadienne, est connu sous la dénomination de Triffid. Son histoire est un parfait exemple de l'impossible co-existence entre les filières conventionnelles, bio et transgéniques.

    Cet OGM a été autorisé au Canada en 1998 pour ensuite être retiré trois ans plus tard, toujours par le Canada. Pourquoi ce retrait ? Les agriculteurs canadiens - qui sont les plus gros producteurs de graines de lin au monde - redoutaient de perdre le marché européen peu favorable aux OGM...

    C'est l'Allemagne qui a signalé pour la première fois la présence de graines de lin contaminées en utilisant le système prévu à cet effet par l'Union européenne. De nombreux pays ont alors réalisé des tests et les exemples de produits contaminés se sont multipliés. On a trouvé des traces de Triffid dans une vingtaine de pays européens et quelques pays asiatiques comme la Thaïlande.

    Strictement parlant, la présence de cet OGM est parfaitement illégale en Europe. Aucune autorisation n'a jamais été demandée. Au delà de cela, la contamination des graines de lin par un OGM officiellement retiré du marché depuis près de dix ans illustre ce que peuvent être les « dégâts collatéraux » des cultures transgéniques. Si la contamination persiste, la grande distribution risque ne pas pouvoir satisfaire les exigences de ses clients et les fabricants seront forcés de tester leurs produits avant commercialisation. Les cultures transgéniques ne profitent qu'aux multinationales qui les imposent à tous.

    En Belgique, des tests ont également été réalisés mais aucune information quant à la contamination n'a filtré. Pour Greenpeace, le consommateur a le droit de savoir. C'est pourquoi 18 produits ont été achetés dans des grandes surfaces belges et envoyés dans un laboratoire spécialisé en Allemagne. Une fois les résultats connus, Greenpeace a averti Soubry et Delhaize. Fabricant et distributeurs sont dans ce dossier plus « victimes » qu'autre chose. Comme les consommateurs, ils ont été mis devant un fait accompli.

    L'attention de Greenpeace se porte dès à présent sur la réaction des autorités compétentes. Les produits incriminés doivent être retirés des rayons, plus d'analyses doivent être effectuées et dans un cadre plus large, la Belgique doit s'opposer à toute nouvelle autorisation d'OGM en Europe.

  • Vous en mangez, sans le savoir...

    Et oui, vous êtes opposé aux OGM, et vous n'arrêtez pas d'en manger, sans le savoir ! Reprenant le document de Greenpeace, dont vous trouverez le lien dans le précédent article, voici quelques produits que vous consommez tous les jours et qui en contiennent, à votre insu !

    Jambon d'Aoste, Cochonou, Croq'sec, Herta, Justin Bridou, Winny (Cora), Rosette de Lyon sont bourrés d'OGM. Au niveau lait : Bridel, Candia, Lactel, Président, Régilait et Viva en sont bourrés aussi. Et au niveau beurre, les marques Candia, Célia, Bridel, Bridelice et Bridelight (Lactalis), Carrefour, Cora, Elle & Vire, Fleurette (Yoplait), Primevère (Lactalis), Président et Winny (Cora) ne font pas mieux !

    Quant aux Actimel, Activia, Danacol, Danao, Danette et Dany (Danone), ils en sont bourrés également, tout comme Bonne Maman (Andros), Fjord, Carrefour et Cora ! Sans parler de Flanby, Frutos, Gervita,Gloria, Ile Gourmande, Jockey, Kido, La Laitière, P'tit Gourmand, Paniers de Yoplait, Perle de Lait, Petits Filous, Senoble, Sveltesse, Taillefine, Terre et Saveur et même Yop !

    Pour les crèmes glacées, évitez Ben & Jerry (Unilever), Bounty, Snickers, Twix et Mars glacés (Masterfoods), Brossard, Carte d'Or et Cornetto (Unilever), Gervais (Danone), Häagen-Daz, La Laitière (Nestlé), Miko, Mystère et Winny (Cora).

    Au niveau sauces, oubliez Amora et Maille (Unilever), Buitoni et Maggi (Nestlé), Lesieur (Campbell), et les sauces Uncle Ben's (Masterfoods). Et au niveau soupes, faites-en autant avec Royco minute soup et Liebig (Campbell) et Maggi (Nestlé).

    Je terminerai avec les céréales, bourrées, elles aussi, d'OGM : Cheerios, Chocapic, Crunch et Fitness (Nestlé), Spécial K et Smacks Trésor (Kellogg's). Même le Nesquick (Nestlé) en contient ! Et les chocolats et confiseries After Eight, Carambar, Crunch,, Côte d'Or, Ferrero Rocher, Galak, Kinder, Kit-Kat, La pie qui chante, Lion, Lutti, Milka, Nutella, Quality Street, et Smarties.

    Je passe tous les autres secteurs alimentaires (fromages, plats préparés, surgelés, poissons, aliments pour bébés, etc.), car c'est la même constatation : les multinationales agro-alimentaires nous inondent d'OGM, sans que nous puissions le savoir, puisqu'elles ont obtenu l'autorisation des autorités de ne pas le faire figurer sur la liste des ingrédients ! Et la consommation d'OGM n'est pas anodine : les expériences animales le prouvent.

    Sachez que le cahier des charges de l'agriculture biologique exclut les OGM à tous les stades. Par contre le Label rouge, n'exclut pas systématiquement l'utilisation de produits OGM. Vérifiez au cas par cas sur le site de Greenpeace. A noter que de nombreux fromages AOC et volailles fermières sont sans OGM.

    Plus que jamais, appliquons le principe de précaution, et tournons-nous vers les produits naturels et bio, Terriens, il en va de votre santé. Et il est temps d'agir...

  • Comment éviter de consommer des OGM sans le savoir ?

    Nombre d'animaux d'élevage sont nourris avec une part plus ou moins grande d'aliments génétiquement modifiés. Pour les producteurs, cette pratique est d'autant plus facile qu'aucun étiquetage n'est obligatoire en la matière, empêchant de fait le consommateur de pouvoir faire un choix en connaissance de cause. Or, on estime à 80 % la proportion de viande, œufs, lait, etc. issus d'animaux ayant consommé des OGM ... 

    Face à ce déficit d'information, Greenpeace publie un
    guide des "produits avec ou sans OGM", depuis 1998. Ce document classe les marques selon trois catégories : vert, orange ou rouge, attribuées respectivement aux fabricants garantissant ne pas utiliser de produits nourris avec des OGM, avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l'alimentation animale, n'apportant aucune garantie en la matière ou n'ayant pas répondu aux enquêteurs de l'association. 

    Jusqu'alors
    ce 
    guide était téléchargeable ou directement consultable sur Internet, et, à défaut de l'imprimer pour le consulter au moment de faire ses courses, son usage demeurait incertain. Avec la démocratisation des smartphones et la démultiplication de leurs possibilités au travers du téléchargement d'applications indépendantes (iPhone et depuis peu Androïd), plus rien n'empêchait ce guide OGM de devenir plus facilement consultable et utilisable. Cela n'a visiblement pas échappé à Greenpeace, l'association proposant dorénavant une application dédiée

    Mise à jour en temps réel, cette dernière recense les produits par catégories alimentaires (poisson, viande, crémerie, fromage, épicerie salée/sucrée, plats préparés, aliments pour bébés, aliments pour animaux domestiques), tandis qu'une recherche par marque est également possible. Bref, la simplicité est au rendez-vous, et si vous avez un téléphone compatible, il serait dommage de s'en priver. 

     

  • La disparition des abeilles...

    "Le Titanic apicole-la terreur pesticides" , film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles?

    C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson: «Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison?»

    Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis.

    Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes…

    Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides. 

    Et nous, que pouvons-nous faire, à notre niveau ? Je commence à me demander sérieusement si nous ne devrions pas tous voter pour une Europe Ecolo...? Ce serait le moyen le plus rapide pour que la Commission européenne réglemente immédiatement l'usage de tous ces produits et les interdise. En espérant que les écolos ne soient , à leur tour, corrompus par les lobbies des multinationales agro-chimiques... Ce qui serait un comble ! Terriens, il est temps d'agir ! Les élections approchent et vous avez le pouvoir de changer les choses. Alors, changeons-les !

  • Les produits anti-cholestérol...

    Les phytostérols et phytostanols sont des substances végétales qui aident à diminuer le taux de mauvais cholestérol. Ils sont obtenus par procédé industriel à partir de colza, de tournesol ou de pin. Leur structure est proche de celle du cholestérol. Cela leur permet d'interférer dans l'absorption du cholestérol au niveau de l'intestin. Les bénéfices des phytostérols se mesurent surtout chez des sujets souffrant d'hypercholestérolémie et sous traitement médical. Cependant, il n'y a aucune preuve que ces substances qui diminuent la cholestérolémie de 10 à 15%, aient un quelconque effet sur la prévention des accidents cardio-vasculaires et des décès. Par contre, leur consommation présente un risque pour les personnes ne souffrant pas de ces problèmes, les femmes enceintes et les enfants. 
    Certains cardiologues s'interrogent sur les implications de ces stérols végétaux à long terme dans des problèmes de calcifications des artères.

    Conclusion : Si ces produits peuvent constituer une aide dans le cadre d'un traitement pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang, la consommation de ces produits pour prévenir des accidents cardio-vasculaires est non prouvée à ce jour. Ils ne doivent en aucun cas être consommés sans avis médical. Rappelons ici qu'un excès de cholestérol peut être dû à une association de mauvaises habitudes - alimentaires et d'hygiène de vie - qui doivent être remises en causes si on souhaite un résultat à long terme. En outre, ces produits peuvent être contre-indiqués à certains consommateurs et vu la multiplicité des aliments en contenant, il existe un risque de surconsommation dont on ne connaît pas les effets réels sur la santé (risque d'accidents cérébraux, de carences en vitamines A...).

  • Produits light ou vitaminés...

    Grâce aux produits "light", tout excès serait désormais autorisé. L'ambiance des rayons ne prête guère à confusion : le consommateur pourrait manger à volonté chips, charcuteries, glaces, desserts, chocolat... à condition qu'ils portent la mention LIGHT. Et les mentions sur l'étiquette "0%" ou "seulement x% de matière grasse" ne cessent d'induire en erreur car le tableau d'analyse nutritionnelle révèle bien souvent que l'allègement en graisse est compensé par un dosage plus important des sucres (pour le goût) qui annule l'effort fait sur les graisses et qui donne in fine un produit hypercalorique !

    Conclusion : Le jeu n'en vaut pas la chandelle, surtout que ces produits light sont chers. Et le consommateur va les payer parfois plus du double des produits équivalents non allégés!

    L'adjonction de vitamines et de minéraux n'est permise qu'à condition de respecter certains dosages. En effet, en trop faible quantité, ils n'ont pas d'effet et en trop forte dose, ils peuvent être nuisibles pour la santé. Ces ajouts de vitamines et de minéraux se font pour plusieurs raisons. Pour restituer la teneur initiale en ces substances lorsque celle-ci a été réduite pendant les processus de fabrication, de stockage ou de traitement ou, pour donner à des aliments une valeur nutritionnelle plus intéressante pour des populations ciblées qui peuvent souffrir de déficiences. 
    La présence de vitamines et de minéraux incite souvent les consommateurs à l'achat, même si elle ne présente aucun intérêt particulier pour le consommateur en général. Bien souvent, aucune indication ne précise que ces aliments sont destinés à une population spécifique, et, si la mention existe, il faut une loupe pour la déchiffrer.

    Conclusion : Les produits avec adjonction de vitamines et de minéraux ne présentent qu'un intérêt très limité et ne méritent pas une consommation sans avis médical.

     

  • Quand on joue à l'apprenti sorcier...

    Le LHC est un monstre de technologies : cet immense anneau, de 27 kilomètres, enterré sous cent mètres de terre cumule ainsi les records. En son sein, un tube à vide - plus vide que celui qui règne entre les planètes du système solaire - où les physiciens injecteront simultanément 3 000 «paquets» de cent milliards de proton, soit deux nanogrammes d’hydrogène, par jour. Ces protons vont circuler à 99,999 999 1 % de la vitesse de la lumière et parcourront plus de 11 000 tours d’anneau à la seconde. Ce niveau d’énergie jamais atteint suppose des technologies sans égales. Le LHC est constitué de près de 10 000 aimants supraconducteurs en niobium-titane. Refroidis à -271,3°C, tout près du zéro absolu, par un système cryogénique à hélium superfluide, ce qui en fait le congélateur le plus froid du système solaire. Ces aimants guident les trajectoires des protons, accélérés par des appareils à radiofréquence. Contraints par les dimensions du tunnel préexistant, les ingénieurs européens, ont eu l’audace de pousser à des limites extrêmes les technologies à leur disposition. Un pari risqué  avec ses dangers potentiels d'expérimentation et les risques d'accident nucléaire, sans parler des multiples pannes déjà survenues et à venir...  Le mois d'avril 2009 risque d'être très chaud (date de remise en état du monstre après sa première panne, survenue après 24h de fonctionnement). Quand on joue à l'apprenti sorcier...

  • A 2 doigts de la cata...

    Un avion-cargo de la compagnie américaine Kalitta Air s'est brisé en deux avant le décollage, dimanche, vers 13 h 30, à Bruxelles National, en bout de piste 20. Il n'a pas eu le temps de survoler Bruxelles. Quatre des cinq personnes à bord – l'équipage, américain – ont été très légèrement blessées. Le Boeing 747 transportait 76 tonnes de matériel et faisait route vers Bahreïn. Un plan catastrophe a été déclenché et un périmètre de sécurité tracé afin de colmater une fuite à l'un des réservoirs qui laissait échapper du kérosène. Les pompiers et polices des communes voisines ont été sollicités mais, selon le gouverneur du Brabant flamand, Lode De Witte, la sécurité des populations n'a pas été menacée. Ce serait arrivé 1.000 mètres plus loin, on aurait alors parlé de catastrophe nationale... Dimanche, le secrétaire d'Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe, a déclaré que rien ne pouvait mettre en cause la piste de décollage et qu'il fallait attendre les résultats de l'enquête du parquet. Les appareils de Kalitta Air sont connus pour leurs avaries à répétition. De bonne source, on a indiqué que « l'avion, ancien, trop chargé, avait dû utiliser en côte, comme c'est le cas pour tout autre décollage le dimanche de 6 à 17 h, la piste 20, la plus courte (2.000 m) et la moins bien équipée ». Jusqu'à l'entrée en vigueur du « plan Anciaux » de dispersion des vols, en avril 2004, cette piste 20, secondaire et « de secours » depuis 1958, ne servait pas au décollage, de jour. Sa dangerosité a été pointée à trois reprises par le Conseil d'Etat. Et l'étude commandée par Biac au bureau AAC révèle que « l'utilisation de cette piste, au décollage, réduit dangereusement les marges de sécurité à Bruxelles National ». Plus longue (3.000 m), la piste 25 R est plus confortable et mieux équipée. « Mais les avions qui l'utilisent, ironise un proche du dossier, survolent le jardin de Bert Anciaux », l'ex-ministre, auteur du plan qui porte son nom. Les cinq bourgmestres de l'est de Bruxelles et les associations de riverains exigent de leur côté qu'on mette fin à « toute utilisation abusive, illicite et dangereuse de la piste 20 ». Anciaux, Schouppe et consorts ont eu beaucoup de chance : ils ont failli voler en prison. Les bruxellois ont aussi eu beaucoup de chance, eux qui subissent la forte pollution de ces décollages et atterrissages au-dessus de leur ville verte, sans parler des nuisances sonores... Dernière question : qui autorise un vieux Boeing de 30 ans, d'une compagnie aérienne connue pour ses problèmes techniques, de décoller de Zaventem et de survoler la Capitale ?

  • Ils s'en foutent tous...

    J'ai l'impression que tout le monde s'en fout, et ce n'est pas bon signe. Pas vous, les internautes, mais tous les autres : les chefs d'entreprises, les politiciens, les juges, les euro-députés, etc. Le monde va mal, tout le monde le sait, et rien ne bouge : ils s'accrochent tous au pognon, au fric, aux résultats financiers et n'en n'ont rien à cirer de ce qu'il se passe au niveau planétaire... Plus personne ne prend ses responsabilités : s'il se passe quelque chose, ce sera la faute d'un autre. Et du citoyen lambda, on s'en fout, mais à un point, vous pouvez pas savoir... Faudra-t-il vraiment attendre qu'il n'y ai plus de poissons dans la mer, faudra-t-il attendre que le niveau des océans soit monté d'un mètre cinquante (et c'est pour plus tôt qu'on ne le pense!), faudra-t-il attendre qu'il n'y ai plus d'abeilles pour polléniser les fruits du globe, faudra-t-il attendre qu'on meure tous d'un cancer dû à la pollution des incinérateurs, des moteurs diesels (70% des véhicules dans le monde, et dont seulement 1% est équipé de filtre à particules, qui laisse néanmoins passer les plus petites et les plus dangereuses), des traces de pesticides sur les fruits et légumes ou des ondes électromagnétiques nocives qui nous cernent de plus en plus (et je peux continuer sur 10 pages). Tous le monde s'en fout : après moi, le déluge ! Et nous, pauvres terriens, dont même les résultats électoraux ne sont pas respectés (dans un pays pourtant démocratique), subissons, contre notre gré et souvent à note insu, tout ce qui nous arrive... Il ne nous restera plus qu'à faire une grande révolution mondiale pour remettre au pas les décideurs, ou nettoyer ce monde de pourris et corrompus, et leur faire vraiment comprendre que l'humanité va à sa perte. La planète, elle, s'en sortira. Pas de soucis. Mais pour nous tous, çà, c'est une autre histoire ! Les prédictions alarmistes des experts sont sous estimées : les changements s'accélèrent et sont exponentiels. Terriens, il est grand temps d'agir ! Vraiment grand temps !

  • Numéro spécial "Objectif Terre"

    "Faudra-t-il oublier les neiges du Kilimandjaro? Celles du Fuji-Yama, de l'Aconcagua ou, peut-être, du mont Blanc? Nul ne sait encore. Mais elles fondent à vue d'œil. Ce n'est que la face visible d'un déséquilibre aux conséquences incommensurables que l'homme a provoqué par inconscience. La part invisible est encore plus inquiétante: la température du globe s'élève, la qualité de l'air baisse, le niveau des mers monte imperceptiblement, les ressources halieutiques diminuent au fond des eaux, la stratosphère se dégrade et l'espace est gagné par la pollution des satellites. Le XXIe siècle amorcera-t-il une cohabitation enfin raisonnée entre le genre humain et son environnement? Il annonce en tout cas la fin d'un monde sûr de ses repères météorologiques et le passage à une ère climatique inconnue. Quoi qu'il advienne, le climat changera de manière inexorable. Ce n'est pas sans précédent dans l'histoire de la Terre, mais c'est une révolution dans notre destinée collective. Pour la première fois, le climat se modifie sous l'effet de l'action humaine. A tel point que le rapport Stern, publié en novembre dernier, a pu quantifier avec précision les méfaits des différentes activités économiques. Exemples? De 20 à 25% des émissions mondiales de gaz carbonique (CO2), principal responsable de l'effet de serre, sont dues à la déforestation dans les pays en développement; 14%, à l'ensemble du secteur des transports. Pour la première fois également, dans l'histoire des peurs collectives, chacun de nous peut constater les effets de la dégradation de l'atmosphère sur les plus grands monuments naturels que compte la planète. Hier gigantesques et hors de portée, les montagnes semblent aujourd'hui malades de notre civilisation. Naguère inépuisables et régénératrices, les mers font désormais figure d'eau sale. Nous en sommes tous les témoins sans qu'aucune connaissance scientifique soit nécessaire. Pour la première fois encore, aucun lieu du globe terrestre n'est épargné. Les glaces les plus immaculées sont affectées; des îles parmi les plus reculées risquent d'être submergées; les animaux les plus indomptables finissent par se noyer dans le ramollissement de la banquise. Pour la première fois enfin, toutes les réserves et ressources sont inventoriées, quantifiées, évaluées, et leur épuisement est situé dans le temps. Si bien que nous avons l'impression d'un capital en cours d'érosion. C'était vrai, hier, du charbon ou du pétrole; c'est maintenant vrai de l'eau, de l'oxygène, de l'ozone. La menace d'une catastrophe pèse sur la planète. Les chiffres tombent comme une pluie acide. Les projections et prévisions nous promettent des cataclysmes. Nolens, volens, nous sommes obligés de repenser notre rapport à la nature. Comme une bouteille en plastique flottant au milieu des océans, voici que l'humanité, toute à sa survie désordonnée, est accusée d'être une tache au milieu d'un ensemble supposé pur et parfait. Le procès d'Homo sapiens a commencé devant le grand jury de la nature. Implacable justice qui ne sera pas dite sous un chêne, mais par le chêne lui-même. La revanche des espèces, le carnaval des animaux… car, ce coup-ci, l'homme aussi est menacé de disparition. Par un étrange mécanisme, il aura fallu que nous nous sentions tous coupables, que nous touchions du doigt l'irréversible, pour enfin réagir. Nous étions pourtant prévenus. De longue date. Dès l'Antiquité, les philosophies et les religions ont insisté sur le respect de la nature. Car la question n'est pas seulement scientifique, elle est d'abord éthique. Dans ce numéro exceptionnel, L'Express a voulu donner la parole à la science afin de permettre la pleine appréhension de la situation, sans alarmisme ni pessimisme excessifs. De nombreuses pistes d'avenir sont suggérées et l'engagement des grands témoins que nous avons interrogés apporte la certitude que nous pouvons agir pour limiter les dommages et préserver l'avenir. Objectif Terre: il suffit de le décider! Pour autant, le lien qui nous rattache à la planète dépend également d'une nouvelle morale. Il est temps de le dire, de ne pas laisser le débat aux seules mains des prévisionnistes, de prolonger les droits de l'homme en droits de la nature." Ce texte de Christian Makarian ouvre le dossier "Objectif Terre" publié dans l'Express International (Numéro spécial) que je vous conseille vivement de lire, avant d'agir...

  • José Bové, leader altermondialiste...

    Le propriétaire d'une exploitation agricole cultivant du maïs a ouvert le feu, samedi, en direction de militants anti-OGM qui menaient une opération de "traçabilité " à Lugos, en Gironde. Il n'y a pas eu de blessé. Quelque 150 manifestants, dont José Bové, membres des "Faucheurs volontaires", s'étaient réunis vers 13h sur l'exploitation, située dans le Sud du département. Certains d'entre eux ont alors noyé la récolte de maïs OGM stockée dans des silos en l'arrosant et y ont bombé des sigles "OGM". L'exploitant est alors arrivé sur les lieux et a ouvert le feu sur des militants qui étaient montés sur les silos. Il a très vite été désarmé par les manifestants. L'agriculteur a ensuite foncé avec son véhicule sur les voitures stationnées sur son exploitation, en endommageant trois. "C'est un acte pacifique de neutralisation de 2000 tonnes de maïs OGM que l'on a préalablement fait analyser", a indiqué José Bové. Les faucheurs veulent ainsi dénoncer "qu'en France, les transgéniculteurs (nouveau mot à entrer dans le Larousse, à moins qu'il ne tombe rapidement en désuétude...) sèment des OGM en dehors du cadre légal". Le leader altermondialiste a été placé en garde à vue à la gendarmerie où il s'était rendu en milieu d'après-midi avec une cinquantaine de militants pour y déposer plainte pour "tentative d'homicide". Le gérant a également été placé en garde à vue. Bravo à José Bové, qui malgré des peines de prison fermes, poursuit son (notre) combat contre l'expansion des OGM en France. Et espérons que cela fasse réfléchir les autres agriculteurs, lors de l'achat des semences...

  • Un pavé dans la marre...

    Je vais lancer un petit pavé dans la marre : il paraîtrait que le Carrefour d'Auderghem (ancien GB à côté du Brico) est bourré d'amiante. Toute la structure du plafond en est couverte. Et comme dans ce genre de magasin on bricole à longueur d'année (montage de stands, modification de l'éclairage, suspension de pancartes ou de caméras, modification de l'air conditionné, etc.) on touche nécessairement à ce revêtement dangereux et des particules se dispersent dans l'air que les clients respirent... Ceci explique certainement le fait qu'ils aient construit un parking sur le toit sans s'appuyer sur les structures intérieures existantes, comme ils auraient pu le faire, mais en créant une nouvelle structure extérieure, autour du bâtiment existant, sans y toucher ! Ce n'est certes pas le seul bâtiment contenant encore de l'amiante à Bruxelles, mais je m'inquiète surtout du non-respect des procédures en cas de travaux intérieurs : les entreprises appelées à y travailler ne sont pas mises au courant de la situation, et pour peu que les ouvriers ignorent ce que c'est, on va au drame (non seulement pour eux, mais pour l'ensemble des personnes fréquentant le bâtiment) ! Je peux comprendre que désamianter ce bâtiment prendrait énomément de temps et provoquerait une perte énorme de chiffre d'affaire pour Carrefour, mais est-ce que la santé du personnel et de la clientèle ne devrait pas primer ? Et si les travaux ne sont pas envisagés, alors il faut au moins respecter les procédures légales et présenter l'inventaire des matériaux contenant de l'amiante à toute entreprise appelée sur les lieux afin qu'un maximum de précautions soient prises ! Ce qui n'est assurément pas le cas...

  • Rapport Planète Vivante 2006 WWF

    En 2050, l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles : c'est ce qui ressort du rapport Planète Vivante 2006 du Fonds mondial pour la nature, WWF, présenté mardi dernier et qui décrit l'état de la biodiversité au niveau global et la pression sur la biosphère due à la consommation humaine de ressources naturelles. Ce rapport est construit autour de deux indicateurs : l'Empreinte Ecologique, qui mesure l'étendue de la demande humaine sur ces écosystèmes et l'Indice Planète Vivante, qui reflète la santé des écosystèmes de la planète. L'empreinte Ecologique se calcule en évaluant la surface productive nécessaire pour répondre à la consommation de ressources et pour absorber ses déchets.L'humanité consomme trop et hypothèque les ressources naturelles des générations futures. Elle a commencé à dépasser la biocapacité globale dans les années 80. Ce dépassement a depuis augmenté chaque année, avec une demande excédant l'offre d'environ 25 % en 2003 et a atteint 14,1 milliards d'hectares globaux. Rapporté à un individu, cela correspond à 2,2 hectares globaux ! L'empreinte écologique de la France compte parmi les douze plus mauvaises sur les 147 pays référencés. Alors qu'un habitant de la planète devrait utiliser au maximum 1,8 hectare « global » (évaluation moyenne par habitant de la superficie disponible biologiquement productive) compte tenu des capacités de régénération des ressources naturelles, un Français en utilise 5,6 ha. Nous sommes donc débiteurs par rapport à tous ceux qui exploitent moins de 1,8 ha comme c'est le cas d'un Indien, d'un Vietnamien, d'un Péruvien ou d'un Soudanais, souligne le WWF. C'est notre consommation énergétique (énergie fossile et nucléaire) qui pèse le plus lourdement dans notre empreinte (+de 50%). Le palmarès des mauvais élèves de l'empreinte écologique revient aux Emirats arabes unis (11,9ha), aux Etats-Unis (9,6ha) et à la Finlande (7,6 ha). L'autre indice de ce rapport, l'Indice Planète Vivante, mesure l'évolution de la diversité biologique de la Terre. Il utilise les tendances des populations de 1313 espèces de vertébrés - poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères - provenant de tous les coins du monde. Résultat : entre 1970 et 2003, l'indice a diminué de 30%. Cette tendance globale indique que nous dégradons les écosystèmes naturels à un rythme sans précédent dans l'histoire humaine. Ce déclin est également présent pour les indices terrestres, marins et d'eau douce pris individuellement.Le message de ces deux indices est clair et urgent : nous avons excédé la capacité de la Terre à soutenir nos styles de vie pendant les 20 dernières années et nous devons arrêter. Nous devons équilibrer notre consommation et la capacité de la nature à se régénérer et à absorber nos déchets sous peine de dommages irréversibles. Terriens, il est GRAND TEMPS d'agir...

  • Producteurs d'OGM

    ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA sont les noms des multinationales produisant des OGM. C'est bon à savoir, et à boycotter. La production d'OGM dans le monde est passée de 81 millions d'hectares (2004) à 90 millions d'hectares en 2005. Ces millions d'hectares sont cultivés aux USA (49,8), en Argentine (17,1), au Canada (5,8), au Brésil (9,4), en Chine (3,3), au Paraguay (1,8), en Afrique du Sud (0,5), en Inde (0,5), en Uruguay (0,3), et en Australie (0,3).En Europe, l'Espagne (0,1) est maintenant accompagnée de la France, du Portugal et de la Tchèquie, qui commencent à s'y mettre très timidement (inférieur à 0,1). Des études gardées secrètes démontrent des problèmes de santé chez les rats nourris d'OGM, mais le lobbying important de ces multinationales auprès des politiciens passe au dessus. Nous devons absolument tout faire pour éviter l'invasion de l'Europe, et ainsi préserver notre biodiversité végétale existante et les produits bio (qui perdent leur label s'ils contiennent plus de 0,9% d'OGM). Boycottons ces firmes et leurs produits, juste mis au point pour faire du pognon !