culture

  • Week-end à Lyon...

    Voilà bien un ville française qui mériterait d'être plus connue. Il n'y a pas que la Fête de la Lumière : c'est une ville tranquille, magnifique, culturelle et gastronomique.

    J'ai passé 2 nuits dans la vieille ville entre la Place des Jacobins que voici : 

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    et la Place des Terreaux, dont voici également la fontaine, tout aussi magnifique.

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    Puis, cette presqu'île, cernée par le Rhône et la Saône, nous offre des rives superbes :

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    Avec, dans l'ordre, le bâtiment des impôts (on aurait peur d'y être convoqué...), une façade en trompe-l'oeil faisant apparaître au balcon les personnalités lyonnaises dont Paul Bocuse, et enfin l'Ile Barbe.

    En parlant de Bocuse, on évoque évidemment la gastronomie lyonnaise, avec les fameux bouchons (trop axés sur la cochonnaille à mon goût) et autres brasseries et restaurants présents dans tous les quartiers. 

    J'ai fort apprécié le Comptoir des Marronniers, dans la rue du même nom, pour son ambiance rétro qui a traversé les années, mais surtout pour l'assiette et la carte des vins. Une magnifique quenelle de brochet artisanale (qui goûte vraiment le brochet, ce qui devient très rare) et sa sauce homardine, accompagnée d'une superbe Côte Rôtie de Clusel-Roch. Un grand moment. Quenelle Sibilia à acheter aux Halles.

     

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    L'Omble Chevalier était délicieux aussi, tout comme la tarte au citron déstructurée. Grand moment.

    J'ai trouvé Pléthore et Balthazar (Rue Mercière) assez moyen, mais sans doute en raison du peu de choix de poissons à la carte. Magnifique Trévallon 2004 néanmoins.

    L'Institution, plus classique, m'a bien plus également au niveau de l'assiette. Par contre, le Saint Joseph Le Berceau de Bernard Gripa présentait trop de notes d'élevage, pour un vin vanté sur le fruit par le sommelier. Mais bon moment quand même, dont une magnifique sole meunière de 600 grammes...

    Enfin, hier soir, Le Sud (Place Antonin Poncet), énorme, avec des salles et arrières-salles à n'en plus finir, mais très correct et avec un rapport qualité/prix qui explique pourquoi l'endroit est bondé. La Provence, pas fort éloignée est dans l'assiette : soupe du pêcheur, rouille et croûtons, et magnifique bar grillé au fenouil, accompagné d'un superbe Château Rasque Pièce Noble 2011 en Côtes de Provence.

    Pour achever la soirée, l'Eden Rock Café m'a semblé parfait, tant au niveau ambiance, cocktails et concert à l'étage. Hier soir, c'était le groupe Sheraf que j'ai vraiment apprécié. Cela déménageait pas mal, sur des titres que j'adore.

    Quitter Lyon sans s'être rendu aux Halles de Lyon est un crime. Toutes les spécialités lyonnaises vous y attendent et c'est un véritable plaisir ! Quant aux quenelles de brochet, je préfère celles de Sibilia à celles de Giraudet, au niveau du goût. Et j'ai pourtant acheté celles qui contenaient le plus de brochet...

    Bref, si vous avez l'occasion d'y faire un saut, ou une étape lors de vos voyages estivaux, Lyon est une ville à découvrir.

     

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  • A défaut de dégustations du lundi, le Cercle des Vieilles Copines...

    Les dégustations du lundi ne reprenant réellement qu'à la rentrée, je suis allé voir chez les autres comment cela se passe ! Et c'est donc de cette façon que j'ai découvert le très sérieux "Cercle des Vieilles Copines", qui organise des dégustations mensuelles.J'y ai assisté à une dégustation Off.

    Première différence : ils sont 10 à 15 une fois par mois, alors que nous sommes 5, une fois par semaine.

    Seconde différence : ils amènent chacun leurs propres verres et carafes et repartent avec. Nous, on laisse tout le bordel là-bas...

    Troisième différence : ils s'arrangent pour amener, chacun, quelque chose à manger après la dégustation. L'un fait une terrine, l'autre une petite verrine, le troisième quelques fromages, le quatrième de la charcuterie de haut vol, etc... Nous, rien n'est prévu... et notre hôte se débrouille comme il peut, quand c'est possible...

    Quatrième différence : 16 bouteilles à 10 : ils boivent plus que nous. Mais moins souvent.

    Cinquième différence : ils l'organisent à tour de rôles, chez chacun d'entre-eux. Nous, c'est principalement au Clos, lieu mythique où est situé notre petit vignoble en terrasses, exposées plein sud.

    Sixième différence : chaque dégustation a un thème (Muscadet, tu ne seras pas qu'un petit vin de comptoir/ Bourgogne : mythe ou réalité, etc...). Nous, on apporte chacun une bouteille à l'aveugle, sans thème.

    Septième différence : ils appliquent, de temps à autre, un fee de participation qui couvre les frais des flacons. Cà, on ne l'a jamais fait...

    Vins dégustés :

    Bons Plans, Gros Plant du Pays Nantais d'Eric Chevalier en 2012. Sec, minéral, citronné persistant.

    Chablis 1er Cru Fourchaume Vignble de Vaulorent 2005 de William Fèvre. Magnifique, long et gras, sur du coing.

    Chablis 1er Cru Vaulorent 2008 de Nathalie et Gilles Fèvre. Très bien aussi, en plus jeune et plus acide. Très long.

    Clos des Grives 2009 en Crozes Hermitage du Domaine Combier. Nez de Syrah avec des notes de fumée. Bouche superbe, sur des fruits noirs, avec une belle acidité qui porte le tout.

    Champain le Seigneur de Jean-Michel Gérin en Côte Rôtie. Plus sucré, plus dilué, plus boisé et moins frais.

    Un Jour sur Terre 2008 du Clos d'un Jour en Cahors. Mûres et alcool, mais belle fraîcheur. Pas fort long.

    Côte de Py 2005, Morgon de Louis Jadot, Château des Lumières. On pense à un second Cahors ! Cerises noires, belle matière, volume, alcool soutenu par de la fraîcheur

    Château Haut Bailly 2000 en Pessac Léognan : très beau, sur la finesse, la fraîcheur et le fruit.

    Malartic Lagravière 2004 en Pessac Léognan : très beau aussi : violette, fruits rouges, soyeux, tannins racés.

    Pontet Canet 2002 en Pauillac : belle fraîcheur mentholée, mais asséchant en finale.

    Château du Cèdre Le Cèdre 2002 (pas bouchonné, mais gros problème de piqûre ou de conservation).

    Château Beaucastel 2001 en Châteauneuf-du-Pape : sur du raisin de Corinthe et des épices. Intense.

    Clos des Papes 2005 en Châteauneuf-du-Pape : trop mûr et trop alcooleux.

    Domaine Huet Clos de Bourg 2007 en Vouvray moelleux : longueur et acidité. Précis et mûr.

    Les Petits Boulay 1997 Grande Réserve Moelleux en Mont-Louis  du Domaine Deletang. Sur de la noix.

    Clos Windebuhl 2004 Gewurztraminer du Domaine de Zind Humbrechts. Très pamplemousse. Maturité élevée, mais délicat et bonne acidité.

    Bref une toute bonne soirée passée avec des inconnus fort sympathiques, ne se prenant pas au sérieux, mais essayant, chacun de son côté, de progresser dans l'analyse de beaux flacons servis à l'aveugle.

     

     

     

  • Les moissons du futur, ce soir sur ARTE...

    Ce soir sur ARTE, à 20H50, première diffusion du film  "Les moissons du futur".

    Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie dans différents points du globe. Un film plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire.

    Comment nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050 ? Une émission de télévision a convaincu Marie-Monique Robin de poursuivre ses investigations sur l'urgence de produire autrement. 

    Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire, Jean-René Buisson y affirmait qu'aucune alternative aux pesticides n'était possible et qu'une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies, Olivier de Schutter, lui, prétend exactement le contraire. Qui croire ?

    Enquêtant aux quatre coins du globe, la journaliste a rencontré des paysans qui ont renoncé à ces insecticides et pesticides dont les coûts indirects colossaux — pollution, énergie et santé publique — ne sont jamais pris en compte.

     

  • Dégustation du lundi 158

    Comme la semaine passée, cinq bouteilles différentes servies en même temps, une par dégustateur.

    Pour ma part, je suis sur un vin à la robe rubis foncé, avec quelques notes d'évolution. Au nez, on est sur des fruits rouges, de la fraîcheur, et quelque chose de fondu. En bouche, une remarquable matière, sur des petits fruits rouges et des tannins nobles, serrés, fondus et intégrés. Je pense à un Bandol, style Tempiers, et ce n'est pas cela!

    Les autres le trouveront beau, puissant et bien fait, avec une belle élégance. C'est costaud, mais n'arrache pas la tronche. Riche, massif, et un peu trop sirop : il manque un peu de complexité. Nous sommes à Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin 2007 à Châteauneuf-du-Pape. Tout grand flacon... et tout grand millésime!

    Second vin, à la robe rubis, et au nez sur des petits fruits. La bouche est chouette, assez serrée en fin de bouche, sur du Pinot noir, non souffré. Erreur : Marcel Lapierre 2000 à Morgon et en Gamay. Le piège habituel...

    Troisième vin, à la robe noire et concentrée. Nez assez classique. En bouche, un fruit pas très mûr, concentré et plus tout jeune (fin 90 ?). Nous le trouvons bien balancé, comme il faut : frais, bien en place, un peu Syrah, sur de la prune fraîche et croquante. Nous sommes deux à lui trouver une finale astreingeante, sur de la raffle verte. Côte-Rôtie Coteaux de Turpin 2005 de Jean-Michel Stéphan. Vin à moitié éraflé, mais bien meilleur que beaucoup de Côte-Rôties caricaturées et trop boisées dont nous ne citerons pas les noms...

    Le quatrième flacon, à la robe noire, présente un problème au nez. C'est un vieux Bordeaux. Nous lui trouvons un nez d'humus, de sous-bois et de miel. En bouche, un assez vieux vin, certes, mais qui se boit encore, avec une finale mentholée : L'Evangile 1970 en Pomerol. Mieux que le Lynch Bages 1970 de la semaine passée, et à la robe incroyablement jeune.

    Le cinquième flacon, bouchonné, était un Château La Fleur 1982 en Saint Emilion Grand Cru. Snif.

    Nous passâmes alors à un Château Beaucastel 2007, justeClos 20111205.jpg pour goûter la différence avec le premier vin dégusté : on est dans le même registre, mais en moins puissant.

    Et pour achever cette dégustation, un vin piège, jamais dégusté, et assez rare. On lui trouve un magnifique nez de pommes et frais, un peu Calvados et Normandie. On est dans les vignes et on goûte la peau des grappes. Par contre, ce n'est pas un vin accompli. C'est très nature, pas traditionnel, intéressant, l'essai d'un vigneron. Nous sommes à Bordeaux, en vin moelleux, en 2005. de Jean Guyaud, si je me souviens bien. Ils sont partis avec la bouteille, sans que je ne la note... en tout cas, ce n'est pas très moelleux, ni vu, ni lu, ni bu, original.

    Lundi prochain, Nowel au Clos, pour terminer l'année en beauté, juste avant les Fêtes.

  • MasterChef sans experts...

    Bon article de JP Géné dans Le Monde de ce week-end, qui dénonce l'attentat à la quiche...

    Il y a sur le plateau un chef trois étoiles, meilleur ouvrier de France de surcroît (Anton), le fondateur de la bistronomie de terroir (Camdeborde) et un cador du journalisme culinaire (Demorand). Comment est-il possible que ces trois lascars cautionnent un tel attentat à la quiche lorraine, qui ne contient pas de fromage dans sa recette originale ?

    Passe encore pour Camdeborde, un gars du Béarn, élevé à la garbure et au foie gras. A la limite, admettons pour Demorand, à l'enfance itinérante et cosmopolite, induit en erreur par les quiches Made in Japan. Mais pourquoi Frédéric Anton se livre-t-il à cette mascarade ? 

    Tous les candidats mélangent allègrement les oeufs, la crème et le gruyère râpé, et pas un seul des examinateurs n'y trouve à redire... Un peu lamentable pour des experts, et surtout fort triste pour la gastronomie française.

    La malbouffe n'est pas loin si l'on commence à arroser de gruyère râpé tous les plats. Et malbouffe ne rime pas avec MasterChef. Va falloir être beaucoup plus sérieux à l'avenir si l'on ne veut pas tromper les millions de téléspectateurs qui suivent ce genre d'émissions stupides qui foisonnent désormais sur toutes les chaînes.

    Le seul élément positif que j'y vois, c'est que ceux et celles qui n'ont pas eu la chance d'avoir des parents ou des grands-parents sachant cuisiner, vont pouvoir apprendre à le faire. Et c'est magnifique.

    Mais sur de bonnes bases s'il vous plaît...

  • France, douce France...

    S'il est bien un pays que j'adore depuis toujours, c'est bien la France. Paysages très variés selon les départements visités, belles villes et villages en vieilles pierres, plaisirs de la table et produits de qualité, terroirs, population locale accueillante, à l'accent irrésistible. Pays de traditions, pays de culture, pays de vacances, pays viticole et gastronomique, villes énormes ou immenses espaces naturels, la France est tout à la fois. J'ai eu la chance de beaucoup voyager de par le monde, mais la France est toujours restée un cas à part dans mon esprit. Et c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai regardé toutes les photos de "La France vue du ciel" sur le site de Yann Arthus-Bertrand.org (voir le lien). Un vrai plaisir ! Mais ce site est encore plus que cela, puisque Yann, au travers de ses photos, milite pour le développement durable, se bat contre la pauvreté dans le monde, et espère rassembler les terriens et les pousser à l'entraide. Un site à consulter, qui vous fera peut-être prendre conscience de l'état de notre petite planète, de l'urgence à agir, de notre chance de vivre ici, et pas là-bas..., là-bas où les hommes travaillent dur pour pouvoir ramener un peu de pain chaque jour pour nourrir leur famille : il faut savoir que la moitié de l'humanité vit avec moins de 2 dollars par jour, qu'un être humain sur 7 ne mange pas à sa faim, que 97% des teenagers, d'aujourd'hui vivent dans las pays en développement, et que les pays riches, dont nous faisons partie, dépensent 6 x plus pour subsidier leur agriculture que pour aider le Tiers-Monde... Tout cela laisse à réfléchir ! Mais foncez voir les photos : c'est magique !

  • Dégustation du lundi (7)...

    Et voilà un lundi soir de plus qui se termine... Je reviens du vignoble où nous avons vendangé le merlot, le cabernet sauvignon et le cabernet franc. On a égrappé les baies mûres une à une, puis on les a pressées à la main. Le tout est maintenant dans un récipient en verre, muni d'un barboteur, duquel les premiers gaz carboniques vont s'échapper. Nous n'avons rien ajouté : ni levures (les levures indigènes suffisent à faire démarrer la fermentation, ni sucre pour élever le niveau d'alcool, ni sulfite pour protéger le vin de maladies ou attaques quelconques. Que du naturel ! Le pinot noir, plus précoce, a été vendangé le 29 septembre et termine sa fermentation alcoolique. Il a une très belle robe. Nous l'avons pressé samedi, après une macération à froid, afin que tous les tannins et polyphénols colorent le jus et lui donnent de la matière. Peu importe la qualité de ce vin produit à Bruxelles : l'important, c'est de se retrouver tous les 5, chaque lundi depuis bientôt 10 ans, après une journée de boulot crevante et stressante, sur ce petit lopin de terre. On enlève les mauvaises herbes, on aère la terre, on retend les câbles, on taille, on effeuille, on traite à la bouillie bordelaise si c'est vraiment nécessaire, on accroche les branches, on soutient les grappes,...etc. C'est la Nature, et cela fait du bien : on décompresse. Puis, on participe à notre petite dégustation à l'aveugle, pour décompresser tout à fait ! Et c'est grâce à cela que nous avons, tous les 5, pu déguster autant de vins extraordinaires, exercer nos nez et palais, acquérir une culture viticole des vins du monde. Un vrai plaisir ! Cela va faire 10 ans que j'adore les lundis soirs ! Un vrai bonheur...