crus non classes

  • Dégustation du lundi (76)

    Ce soir, dégustation au Clos, attaqué par le Mildiou, sur le thème des Crus Bourgeois, avec une première bouteille à la robe rubis, et au nez boisé, avec un côté très chaud et, en même temps, un côté pas mûr... La bouche, sur un beau fruit et une longueur moyenne et chaude, présente un peu de verdeur et d'astringence : Château Poujeaux 2003, Moulis-en-Médoc, Grand Cru Bourgeois Exceptionnel. Second flacon, à la robe plus jeune, mais avec des notes d'évolution. Le nez, discret, offre des notes de vieux boisé (sous-bois, terreau, humus). La bouche, métallique, présente un vin assez dissocié, désarticulé, dilué et sec, sur un fruit un peu caché. On proposa un 2003; puis un 2000 pour ce Château La Fleur Milon 1990, Pauillac, Cru Bourgeois. Le troisième vin, à la robe grenat, et au nez de fruits qui tiennent bien et longtemps, offrit une bouche de fruits noirs, mais un peu molle et chaude. Château d'Arche 2001 Haut-Médoc, en Cru Bourgeois Supérieur, de Mähler-Besse, propriétaire de Château Palmer, Margaux. La quatrième bouteille, sur une robe rubis présentant un pourtour tuilé, avec un très beau nez fruité,  boisé, fumé et complexe fît l'unanimité. La bouche, équilibrée, sur du poivron, fondue et d'une belle intensité, offrait un fluidité de l'ancienne école (c'est-à-dire avant que Bordeaux ne vinifie ses vins comme il le fait aujourd'hui : vendanges tardives, petits rendements et bois neuf...). Très beau, ce Château Meyney 1982 en Saint Estèphe, de la maison Cordier. Pour terminer, une bouteille hors thème, à la robe rubis et au nez de cabernet franc et de poivrons, mais aussi très légèrement bouchonnée. Heureusement, pas de bouchon en bouche, une belle puissance sans lourdeur, mais un manque de finesse pour ce Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases, 1993 en Saint Julien. Lundi prochain : les Bandols, avec en vedette, le Mourvèdre, ce cépage si difficile mais tellement bon quand il est à maturité...