crise economique

  • La guerre des générations...

    Intéressante chronique économique d'Amid Faljaoui sur Classic 21, aujourd'hui, à propos de la crise financière actuelle en Europe.

    Des ménages se sont endettés au-delà du raisonnable, en Espagne et en Irlande. Ces dettes ont ensuite été transférées aux banques, qui elles-mêmes les ont transférées aux Etats. Mais ces dettes sont toujours là : elles ont simplement changé de poches...

    Va-t-on transférer ces dettes aux contribuables, c'est-à-dire à vous et moi, sous forme de taxes, de hausses d'impôts et-ou de diminutions de prestations sociales ? Ou va-t-on transférer ces dettes à la prochaine génération ?

    La crise actuelle, qui est une crise financière qui s'est mutée en crise économique, puis en crise sociale pourrait bien se terminer par une crise des générations...

    Voyez la révolte des étudiants britanniques, pour ne citer qu'un exemple, pour manifester contre la hausse des droits d'inscriptions n'est que le symptôme de cette guerre des générations. Dire à un jeune britannique qu'il va devoir s'endetter pour pouvoir étudier, mais qu'il pourra rembourser ses frais d'inscriptions en une trentaine d'années n'est sans doute pas la meilleure manière de lui donner de l'espoir dans l'avenir...

    Surtout quand le taux de chômage les touche en premier lieu et que leur date de départ à la retraite sera sans doute prolongée de quelques années. La guerre des générations nous pend sous le nez en Europe. Autant le savoir.

  • Et si on faisait bouger les choses ...?

    C'est devenu une évidence : nous vivons une période charnière.
    L'incroyable conjonction des crises financière, économique, politique, sociale, écologique et climatique va profondément bouleverser le monde actuel. Or c'est précisément dans ces périodes de crise que s'esquisse le monde de demain.

    Pour le citoyen lambda que nous sommes tou-te-s, l'ampleur des forces en jeu pourrait paraître inaccessible et encourager à se cantonner au statut d'observateur plus ou moins averti. Ce serait une erreur tragique, car, au moment où tous les pouvoirs en place s'arc-boutent pour sauver ce qu'ils peuvent d'un système déjà obsolète, au moment où leurs empires financiers,médiatiques et militaires s'enfoncent chaque jour un peu plus vers une déroute annoncée, c'est étonnamment celles et ceux qu'on ne voyait plus, qu'on n'entendait plus, auxquel-le-s on ne demandait même plus leur avis, qui émergent peu à peu de l'ombre et du silence et commencent tranquillement, humblement à construire l'avenir au milieu des ruines. Les plus puissantes armées ne peuvent souvent rien face à un peuple libre et déterminé. De la même manière, les centaines de milliards qui sont mobilisés aujourd'hui ne pèseront pas bien lourd face à un pouvoir tellement insignifiant qu'il a été oublié, un pouvoir que chacun de nous ou presque détient, un joli grain de sable dans une si belle mécanique : changer de banque.

    Cela n'a l'air de rien, c'est pourtant probablement l'acte le plus révolutionnaire qui soit aujourd'hui.

    La façon dont est utilisé votre argent détermine ce qui sera financé ou pas aujourd'hui, donc ce qui existera ou pas demain. Ce pouvoir énorme, vous le confiez aujourd'hui à un intermédiaire, votre banque. Êtes-vous bien sûr de, c'est le cas de le dire, partager les mêmes valeurs ? Ce choix a un impact énorme, parce que, non, les banques ne sont pas "toutes les mêmes".

    En France, deux d'entre elles sortent tellement du lot qu'on ne peut même pas dire qu'elles fassent partie du même monde. En tout cas, elles ne financent pas le même : ce sont la NEF et le Crédit Coopératif. Très concrètement, la NEF (20 000 clients/sociétaires, environ 150 millions d'euros d'actifs) conviendra aux "activistes pour la planète et l'humanité", le Crédit Coopératif (200 000 clients, 1,5 milliards d'actifs) convenant mieux à toute personne "responsable", concernée par l'avenir du monde, mais souhaitant retrouver les mêmes produits et services qu'ailleurs (en réalité, vous en trouverez même un peu plus qu'ailleurs).

    Si, pour des raisons qui vous regardent, vous avez quelques réticences ou difficultés à quitter purement et simplement votre banque actuelle, ouvrez un deuxième compte et basculez petit à petit. Mais faites-le, c'est fondamental.

    Et le plus vite possible. Nous sommes à un moment clé : le secteur bancaire "destructeur" est en crise, les banques alternatives sont arrivés à un bon degré de maturité et développent des réseaux et synergies à toute allure. Chaque euro va compter double. Non seulement, vous le confiez à des gens bien, mais en même temps, vous l'enlevez aux autres ! En France, les Amis de la Terre viennent de sortir leur guide des banques, le Crédit Coopératif vient de lancer une campagne d'envergure et des hommes et des femmes libres ;-) commencent à disposer des média pour faire passer le message... (Propos recueilli sur le blog Activart.com)