crise bancaire

  • Après l'immigration, l'émigration...

    Cela sent de plus en plus le roussi en Europe...

    En avril dernier, quatre immigrés clandestins originaires d’Espagne ont été débusqués par les gardes-côtes algériens sur la façade maritime Ouest, selon le quotidien algérien Liberté du 17 avril 2012.

    Ces jeunes espagnols comptaient se diriger vers Oran, en espérant etre embauchés par une des multiples sociétés espagnoles qui s’y trouvent. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie. Aujourd’hui, en Espagne, il n’existe pas de problème d’immigration mais plutôt un problème d’émigration. Lorsqu’on regarde la balance migratoire du pays, on voit bien qu’il y a plus de personnes qui s’en vont du pays que de personnes qui entrent.  

    Les Portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Afrique. Leur terre de prédilection : l’Angola,  ancienne colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers.Leurs visas ayant été jugés falsifiés, les autorités angolaises les ont ensuite renvoyés vers Lisbonne. De son côté, l’Observatoire portugais de l’Émigration signale que le nombre d’expatriés portugais en Angola est passé de 21.000 en 2003 à 91.900 en 2010, soit une croissance de plus de 400% en l’espace de 7 ans. 

    Du côté de la Grèce, que peut-on espérer d’un pays où le taux de chômage atteint les 22% (un chiffre qui a quasiment doublé en deux ans, depuis le début de la crise de la dette), celui des 15-24 ans dépassant les 50%? Là aussi, l'émigration vers des cieux plus cléments bat son plein non par envie, mais par nécessité...

    Pendant ce temps, les pays en dehors de la zone euro commencent à redouter une éventuelle faillite de la Grèce et une augmentation du flux des immigrations. Certains comme le Royaume-Uni réfléchissent déjà à une façon de se prémunir contre d’importants mouvements potentiels de personnes en recherche d’avenir à l’étranger. 

    Parallèlement à tout cela, un nouveau phénomène de déplacement des populations apparaît également : les migrations internes. Après l’exode rural des cinquante dernières années, on assiste au phénomène inverse, le retour à la terre. Les familles qui ne possèdent plus rien en ville (travail, argent) la quittent pour retrouver leur village d’origine. Les prix y sont moins élevés, ils y développent des cultures différentes de celles du passé. Selon les résultats d'une étude réalisée par l'institut de sondage Kapa research, 1,5 million de Grecs envisageraient de retourner vivre en province ou à la campagne.

    Et, pour couronner le tout, on signale dans ces pays en crise des vols à la tire, des vols de sacs à l'arraché, des vols de bagages, des vols avec agression et d'autres activités criminelles dans les endroits fréquentés par les touristes et à bord des transports en commun. Il faudra désormais être vigilant et éviter de faire étalage de richesse dans tous les pays touchés par cette crise bancaire sans fin qui devrait toucher l'Europe entière...

    Dans ces conditions, ne faut-il pas prévoir d'émigrer vers des régions plus prospères?

     

     

     

  • La guerre des générations...

    Intéressante chronique économique d'Amid Faljaoui sur Classic 21, aujourd'hui, à propos de la crise financière actuelle en Europe.

    Des ménages se sont endettés au-delà du raisonnable, en Espagne et en Irlande. Ces dettes ont ensuite été transférées aux banques, qui elles-mêmes les ont transférées aux Etats. Mais ces dettes sont toujours là : elles ont simplement changé de poches...

    Va-t-on transférer ces dettes aux contribuables, c'est-à-dire à vous et moi, sous forme de taxes, de hausses d'impôts et-ou de diminutions de prestations sociales ? Ou va-t-on transférer ces dettes à la prochaine génération ?

    La crise actuelle, qui est une crise financière qui s'est mutée en crise économique, puis en crise sociale pourrait bien se terminer par une crise des générations...

    Voyez la révolte des étudiants britanniques, pour ne citer qu'un exemple, pour manifester contre la hausse des droits d'inscriptions n'est que le symptôme de cette guerre des générations. Dire à un jeune britannique qu'il va devoir s'endetter pour pouvoir étudier, mais qu'il pourra rembourser ses frais d'inscriptions en une trentaine d'années n'est sans doute pas la meilleure manière de lui donner de l'espoir dans l'avenir...

    Surtout quand le taux de chômage les touche en premier lieu et que leur date de départ à la retraite sera sans doute prolongée de quelques années. La guerre des générations nous pend sous le nez en Europe. Autant le savoir.