crise

  • L'enfer des citoyens et le bonheur des banquiers...

    Bientôt le dernier jour de l'année 2013, une année dure pour beaucoup d'entre-nous, avec cette austérité européenne, cette peur du lendemain et ces décisions d'investissements retardées en attendant une éclaircie... J'ai donc envie de parler d'autre chose, pour une fois.

    2014 arrive, avec une légère perspective de croissance dans 6 mois au plus tôt. Espérons que cela soit plus que cela, et plus rapide aussi, car beaucoup de PME et d'indépendants vont prendre le bouillon...

    Quand je dis qu'on est étouffé par les impôts et les taxes diverses, certains me répondent que c'est normal de payer des impôts, pour les routes, les écoles, les hôpitaux, la police, les pompiers, etc... Je suis d'accord avec le principe. Mais plus à ce niveau de taxation là !

    Il faut que vous sachiez que vos impôts ne servent qu'à une seule et unique chose : rembourser les intérêts (je dis bien les intérêts) de la dette publique aux banquiers. C'est tout. Et comme l'Etat a quand même besoin de liquidités pour payer ses fonctionnaires et réparer les nids de poules de nos belles routes, il lance de nouveaux emprunts, et accroît la dette... Et là, je ne suis plus d'accord du tout ! Car nous travaillons, nous suons, pour les banques. Uniquement pour elles !

    Je suis taxé à 55%, plus des lois sociales de 12%, soit 67%. Avec les 33% qu'il me reste, je paye mon loyer. Et avec la minuscule somme qui subsiste, je peux vivre ma vie ! Quel bonheur ! Et pour chaque achat, je paye encore la TVA et autres taxes gouvernementales (droits d'accises sur essence, cigarettes, alcool, etc...). Sommes-nous aussi bêtes que des moutons pour nous faire tondre de la sorte, sans REAGIR ?

    Avant, il n'y avait pas d'impôts sur le revenu. Et pas de dette non plus. Il y avait quelques taxes, et quand l'Etat avait besoin d'argent, il frappait sa monnaie. Jusqu'au jour où les banquiers ont fait voter par leurs amis politiciens un loi imposant à l'Etat d'emprunter aux banques (avec intérêt) s'il avait besoin d'argent. Les collusions entre élites politiques et cadres dirigeants de l'industrie bancaire ont souvent amené les gouvernements à faire primer les intérêts des banques sur ceux de leurs citoyens (et c'est toujours le cas aujourd'hui). Et c'est ainsi que la dette est née. Et que l'impôt sur les revenus est né aussi, un peu plus tard, pour rembourser la dette, qui n'a cessé de gonfler. A tel point qu'aujourd'hui, l'Etat ne parvient plus qu'à rembourser les intérêts de la dette. Scandaleux, non ? 

    Les banquiers sont parvenus à mettre les Etats à genoux, et via les Etats, toute la population. Quelle belle arnaque ! Et quand ces mêmes banquiers, au-dessus de toutes les lois, ont frôlé la faillite à cause d'une gestion irresponsable dictée par un appât du gain toujours plus grand, ce sont les Etats, donc nous, qui ont dû les secourir à coup de milliards d'euros. La dette belge était de 80%. Elle est aujourd'hui de 100% du PIB suite à ces sauvetages. C'est encore pour notre pomme...

    Et ne croyez pas un seul instant que ces banquiers se sentent coupables de quoi que ce soit : ils n'ont rien changé à leur façon de faire ni tiré aucune leçon du passé. Ils peuvent retomber en faillite demain. Ce qui me fait rigoler, c'est qu'aucun de ces irresponsables n'a volé en prison, mais surtout que le dernier accord gouvernemental  sur la réforme du secteur bancaire visant à améliorer la situation et les contrôles, a été accueilli très favorablement par le porte-parole des institutions bancaires belges. A se demander qui a dicté les mesures et contrôles imposés dans cet accord...

    La pièce de théâtre continue. Mais plus pour longtemps... La génération Y refusera de prendre en charge cette dette, et crée un monde parallèle, un réseau horizontal mondial, sans intermédiaire, où tout est rapide et gratuit (voir article un peu plus bas). C'est le début de la fin pour les banques.

  • Les océans deviennent acides et meurent...

    Près de 540 millions de personnes qui dépendent de la pêche vont, à terme, souffrir de la disparition des poissons, des mollusques et des coraux. - bien qu'une étude datant de 2007 démontre une relative résistance de ces derniers à l'acidification. Le phénomène n'est pas nouveau mais s'accélère. Depuis la révolution industrielle, l'océan gagne en acidité en raison de l'augmentation des émissions de carbone. Cette saturation empêche désormais les océans d'absorber les émissions aériennes de dioxyde de carbone - ils en absorbent environ un quart, actuellement. Selon les estimations des scientifiques, les océans seront 170% plus acides en 2100 qu'ils ne l'étaient avant la révolution industrielle - l'acidité des eaux a déjà augmenté de 30%, atteignant un niveau inégalé depuis au moins 55 millions d’années. Une évolution qui devrait accélérer la vitesse du changement climatique à venir.

    Les premières espèces à souffrir de cette lente catastrophe sont les organismes qui vivent dans des coquilles dures ou des exo-squelettes coralliens, tels que les mollusques et les crabes. La pêche des mollusques représenteraient à elle seule une perte de 130 milliards de dollars. C'est sur la base de cette estimation que les scientifiques chiffrent à mille milliards de dollars les pertes éventuelles.

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    La communauté scientifique n'est cependant pas en mesure de prédire quelle sera la réaction de l'écosystème face à cette acidification des océans. Il est impossible de savoir quelles espèces vont survivre et lesquelles vont périr. Une chose reste cependant certaine : il sera extrêmement difficile de revenir en arrière une fois ces transformations effectuées. "Si nous arrivons à stopper le phénomène en limitant les émissions de CO2 dès maintenant, il faudrait probablement entre 1 000 et 2 000 ans pour que l'océan retrouve le niveau d'acidité qui était le sien dans les années 1800", estime Jean-Pierre Gattuso.

    Mais les gouvernements ne semblent toujours pas prêts à agir : "Ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la politique à mener, principalement en raison des problématiques économiques. Un pays comme la Chine, qui est le principal émetteur de gaz carboniques, refuse de limiter ses émissions car l'Occident ne l'a pas fait au moment où il s'est développé. On voit d'ailleurs que les seules périodes de stagnation ou de diminution des émissions de CO2 se font au moment de crises économiques. Ce sont deux problèmes complètement liés". Entre pertes immédiates et pertes futures, les dirigeants semblent pour le moment avoir fait leur choix. La communauté scientifique, elle, ne perd pas espoir mais considère que la conférence de Paris sur le climat, organisée en 2015, sera celle "de la dernière chance".

    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-acidification-oceans-pourrait-terme-couter-milliards-euros-planete-ecosysteme-ecologie-928209.html#IGD9f6a9kL5JBYSf.99

  • 64% des jeunes grecs sont au chômage. Et si on les aidait ?

    Les derniers chiffres du chômage au Portugal et en Grèce mettent une nouvelle fois en exergue les limites de la rigueur exigée par les créanciers internationaux. L’austérité se traduit par une récession endémique et des destructions d’emplois. Et ce sont les jeunes qui sont le plus touchés.

    Ainsi, au premier trimestre, le chômage a atteint, au Portugal, le taux record de 17,7%. Les plus touchés sont les 15-24 ans. 42% d’entre eux sont au chômage, contre 36% au premier trimestre 2012. Le gouvernement s’attend à ce que le taux de chômage dépasse les 18% cet année et l’an prochain, alors que 30.000 postes vont être supprimés dans la fonction publique. C’est un cinquième des effectifs.

    La Grèce, qui vit au rythme de l’austérité imposée par la troïka depuis son premier plan de sauvetage au printemps 2010, voit elle aussi ses files de chômeurs augmenter, alors que le pays est dans sa sixième année de récession.

    En février, le taux de chômage a continué de grimper, touchant désormais 27% de la population active. Comme au Portugal, les jeunes payent le plus lourd tribu à la crise. Plus de 64% des 15-24 ans sont sans emploi, une proportion inédite. Les mesures ciblées censées relancer les embauches des jeunes -comme la baisse du salaire minimum pour les moins de 25 ans – ont été vaines. Source Euronews.

    Il serait donc sympa de choisir ces pays comme lieu de vacances, afin d'aider la population à trouver un emploi saisonnier. Un afflux massif de touristes européens en Grèce, au Portugal et en Espagne pourrait améliorer le sort peu enviable des ces millions de jeunes européens désespérés et sans avenir professionnel à court et moyen terme. Seul le tourisme peut relancer quelque peu l'austérité ambiante de ces pays pourtant magnifiques.

    Pensez-y en réservant vos vacances d'été !

     

     

     

  • Accrochez-vous, c'est pas fini...

    "Outre ces défis américains, le monde entier a également de nombreuses épreuves à traverser. Là encore, ce sont avant tout des défis économiques. Ce sont notamment le Japon et le Royaume-Uni, éléments clés de la sphère d'influence américaine, qui luttent pour leur survie, tous deux en récession, avec des dettes insoutenables, une épargne des ménages au plancher et sans perspective de solution à court terme. Nous examinerons en détail ces deux pays dans la suite. Mais c'est également une économie brésilienne au ralenti, des taux d’inflation difficiles à gérer dans les puissances émergentes, le dégonflement de la bulle immobilière au Canada, en Chine et en Europe, etc… 

    Les défis sont également d'ordre géopolitique : pour ne citer que trois exemples, les conflits africains au nombre desquels bien sûr l’intervention de la France au Mali, les conflits et la confrontation indirecte des puissances au Moyen-Orient autour de la Syrie, d'Israël et de l'Iran, ainsi que les tensions territoriales autour de la Chine que nous examinerons lors de notre analyse du Japon ci-après. 

    Tous ces facteurs, économiques, géopolitiques, américains, mondiaux, convergent vers le même moment : le deuxième trimestre 2013. Notre équipe a identifié la période allant de mars à juin 2013 comme étant explosive, à l'issue notamment des négociations aux États-Unis sur le plafond de la dette et sur la fiscal cliff. La moindre étincelle mettra le feu aux poudres, enclenchant la seconde phase d'impact de la crise systémique globale. Et des occasions de faire des étincelles, on l'a vu, il y en a beaucoup. 

    Quels sont alors les conséquences et le calendrier de cette seconde phase d'impact ? Sur les marchés d'abord, une chute significative s'étalera jusqu'à fin 2013. Les économies étant toutes interconnectées, l'impact va se propager à la planète entière et entraîner l'économie mondiale en récession. Néanmoins, grâce au découplage des autres pays que nous mentionnions précédemment, tous les pays ne seront pas affectés de la même manière. Car, bien plus qu’en 2008, des opportunités existent pour les capitaux en Asie, en Europe, en Amérique Latine, notamment. Outre les États-Unis, les pays les plus touchés seront donc ceux de la sphère américaine, à savoir Royaume-Uni et Japon principalement. Et, tandis que ces pays se débattront encore en 2014 avec les conséquences sociales et politiques de l'impact, les autres régions, BRICS et Euroland en tête, verront enfin la sortie du tunnel à cette époque-là." Extrait paru dans le Le GEAB N°71 (Global Europe Anticipation Bulletin), un organisme d'experts indépendants.

    Bref, s'ils disent juste, on n'est pas encore sortis de l'auberge... Une année 2013 maussade au niveau mondial, avec un deuxième trimestre explosif pour les USA, l'Angleterre, le Japon et Israël. L'Europe sera, heureusement, moins touchée, bien que la situation est quand même dramatique dans certains pays (Grèce, Espagne, Italie, etc.). Et le bout du tunnel annoncé pour 2014. Courage, plus qu'un an à tenir ! En remerciant chaque jour les banques et le monde financier irresponsables dans leur gestion et leurs pratiques plus que douteuses, d'avoir provoquer cette crise qui aura duré 5 ans... Si tout va bien...

     

     
  • La crise ? Quelle crise ?

    Nous ne sommes pas en période de crise : nous sommes en période de mutation profonde.

    Au lieu de tout voir en noir et d'en devenir déprimé, voyons plutôt le côté positif des choses et toutes les opportunités qui naissent et arrivent suite à ce changement profond des mentalités et de la société dans laquelle nous vivons.

    Gérer les banques comme il y a 40 ou même 5 ans, c'est fini. Gérer l'agriculture mondiale de façon intensive et polluante, ou avec des OGM, c'est également fini : personne n'en veut plus. Travailler et faire carrière dans une seule boîte toute sa vie, c'est aussi fini. 

    Se laisser raconter n'importe quoi à la télé ou dans la presse, c'est fini. Avaler toute la malbouffe des industries agro-alimentaires, c'est fini aussi : on veille au goût et à la qualité nutritionnelle de nos aliments. Croire que le nucléaire n'est pas cher et pas dangereux, c'est fini. Dépendre de Monopoles d'état pour l'électricité ou le téléphone, c'est fini.

    Le service militaire obligatoire, c'est fini. Ne pas pouvoir divorcer pour le quand dira-t-on, c'est fini. Et devoir aller à l'église, c'est bientôt fini aussi. Et devoir faire les études que les parents imposent à leurs enfants, c'est fini.

    Bref, on n'a jamais été aussi libre de faire ce que l'on veut de sa vie. La planète est toute petite et tous les pays sont accessibles pour y vivre son rêve. Le monde est plus ouvert que jamais et les possibilités sont infinies. En plus, on est tous connectés, en direct, ce qui facilite encore les choses !

    Il n'y a plus, pour un jeune d'aujourd'hui, que de réfléchir à ce qui le passionne vraiment dans la vie. Puis d'examiner comment et où il pourrait assouvir cette passion. Ensuite, contacter les bonnes personnes aux bons endroits et s'y rendre. Il faut juste le vouloir, c'est tout. Et quand on veut vraiment quelque chose, et qu'en plus on est passionné, on y arrive toujours.

    Plagiste au Brésil, Hôtelier en Birmanie, Agriculteur Bio en Provence,  Apiculteur là où il n'y a plus d'abeilles, pêcheur en Ecosse, Pisciculteur en Bretagne, Bûcheron au Canada, Gardien d'une réserve naturelle au Kenya, travailler pour une ONG dans un pays lointain, tout est possible, même liquidateur à Fukushima ! Alors, qu'est-ce que vous attendez pour vous remuer ? Allez-y, foncez ! Et vivez votre vie, comme vous l'aviez rêvée !

  • Dexia - Belfius : amnésie collective des moutons...

    Les négociations sur le budget 2013 à peine entamées, voilà que le gouvernement pourrait aussi être amené à se repencher sur son budget 2012. Car un nouveau foyer d'inquiétude ressurgit : le groupe Dexia, franco-belge, qui devrait bien nécessiter une recapitalisation dans les prochaines semaines.

    La publication des résultats trimestriels de Dexia est attendue le 7 novembre. On devrait alors connaître le montant qui sera nécessaire pour la recapitaliser. Selon les chiffres qui circulent, il faudrait entre 5 et 7 milliards d'euros.

    Il s'agirait donc pour le fédéral de réinjecter des fonds dans ce holding dont il garantit les dettes à hauteur de 60,5% (pour 36,5% à la France et 3% au Luxembourg). Si le groupe venait à faire faillite et que ces garanties devaient être activées, ce seraient des dizaines de milliards que l'Etat belge serait amené à débourser.

    Pour rappel : "Lors du démantèlement du groupe franco-belge Dexia, l'Etat belge a repris Dexia Banque Belgique. La banque recherchait depuis lors un nouveau nom. Belfius faisait partie des vingt-cinq noms enregistrés ces dernières semaines auprès de l'Office Benelux de la propriété intellectuelle. "Cette annonce anticipée prouve la curiosité et l'intérêt des médias et du public dans ce changement de nom", indique une porte-parole. "C'est aussi la preuve que chacun se rend compte que la banque doit se défaire de son passé. C'est désormais ce que nous entendons faire." Dexia a retiré lundi les logos de son siège principal à Bruxelles.

    L'avantage suprême du changement de nom, c'est d'arriver à se construire un nouvel avenir au prix d'une petite amnésie collective. Les «valeurs» du passé s'avérant plus handicapantes que gratifiantes, autant faire table rase plutôt que de tenter de révaloriser une marque plombée de souvenirs encombrants. Et pour le même prix faire coller une nouvelle stratégie avec une nouvelle image. 

     (Article paru sur la rédaction en ligne Le Soir du mercredi 29 février 2012, 19:51).

    Et pourquoi, à nouveau, c'est l'état Belge (donc nous) qui devons éponger des dettes bancaires privées ? Pourquoi ne mettrions-nous pas Belfius en demeure de rembourser ces montants astronomiques, héritage assez récent de la mauvaise gestion bancaire de Dexia dont Belfius est issu ?

    C'est trop facile de redémarrer une activité bancaire sous un nouveau nom, avec le même personnel, et de laisser à l'état la partie pourrie des actifs foireux générés par une gestion irresponsable. Nous avons déjà suffisamment payé pour cette dette privée transformée en dette publique. Arrêtons d'être les dindons d'une farce qui commence à s'éterniser. D'autant plus que Belfius dégage certainement de très beaux bénéfices, comme toute banque qui (ne) se respecte (plus).

     

     

     

  • Il va falloir construire beaucoup de prisons...

    Avec la crise bancaire et les mesures d'austérité gouvernementales qui suivirent-et qui vont encore se poursuivre un bon bout de temps-, de plus en plus de monde est touché. La situation est même franchement désespérée dans certains états comme la Grèce et l'Espagne. Et d'autres vont suivre...

    Les manifestations se multiplient donc, en Grèce, en Espagne, mais aussi en Italie, au Portugal, en France, et en Belgique, mais aussi ailleurs sur la planète, car, en fait, c'est le monde entier qui est touché.

    Ne voilà-t-il pas que, dans ce contexte difficile, le code pénal espagnol vient d'être réformé afin de criminaliser certaines activités... Vous occupez pacifiquement une succursale bancaire ? 3 à 6 mois de prison ! Vous interrompez des transports publics ? 2 ans de prison ! Vous résistez envers l'autorité ? 4 ans de prison ! Appel à manifester via Facebook ? 1 an de prison ! N’importe quel acte de désobéissance ou de résistance au cours d’une manifestation peut être désormais puni d’une peine de prison ! J'imagine déjà les abus de certains robocops...

    Et, à propos de crise bancaire et de prison, le seul à avoir été condamné est le pauvre trader de la Société Générale, Jérôme Kerviel. Il vient d'être condamné, en appel, à 3 ans de prison et au remboursement de 4.915.610.154 euros à son ancien employeur (c'est risible!). Il ira en cassation. Par contre, aucun banquier, aucun président, aucun administrateur, aucun responsable de ces faillites bancaires n'a été, ne fût-ce que inquiété ! Elle est belle la justice... et fort indépendante aussi.

    Quant à moi, si je n'écris plus sur ce blog, c'est que j'aurai été emprisonné. Car ce n'est pas bien d'en vouloir aux banques, à Monsanto, au lobby nucléaire et de critiquer les multinationales agro-alimentaires et les multinationales pharmaceutiques, ni de prôner un retour au Bio et aux énergies renouvelables... Terriens, il est temps d'agir... Tiens, ce n'est pas un appel à manifester, çà ?

  • Grèce, Espagne, Italie, Irlande, Grande-Bretagne : la révolte gronde...

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    Photo parue à la Une du quotidien hollandais ND 

    Les mesures d'austérité imposées par les gouvernements sous la pression du FMI et de la CEE ne passent plus auprès de la population. Mesures d'austérité principalement dues à l'augmentation de la dette publique de tous les états, suite au financement public des banques privées en faillite. Ou comment transformer une dette privée en dette publique, à supporter par le peuple...

    Ces mesures d'austérité drastiques, qui empêchent toute relance économique et font monter le taux de chômage, poussent la population dans ses derniers retranchements. Et les manifestations s'enchaînent, les unes après les autres, que ce soit en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande du Nord, en Grande-Bretagne, mais aussi bientôt en France et en Belgique. Images et vidéos choquantes de ces armées de Robocops, frappant à l'aveugle des manifestants venus dire qu'ils n'en peuvent plus. 

    Il suffira d'une étincelle, d'une seule bavure policière, pour que tout explose, comme en Tunisie. L'hiver risque d'être chaud, à moins que les gouvernements "démocratiques" ne changent radicalement de cap.

  • Le monde bancaire colonise le monde politique...

    Inside Job de Charles H. Ferguson est le premier film qui s'essaye à une analyse exhaustive de la crise financière mondiale qui a émergé en 2008. Selon le réalisateur, celle-ci était évitable, car, pour que la crise de 1929 et la Grande Dépression ne puissent se reproduire, « des mécanismes avaient été mis en place, qui ont protégé les États-Unis de toute crise financière jusqu’en 2008 »1. Mais, «  avec la dérégulation progressive du secteur financier, les années 80 ont vu l'émergence d'une industrie de plus en plus criminelle, dont les « innovations » ont provoqué une succession de crises financières. Chaque crise étant pire que la précédente, et pourtant, au vu des enjeux d'enrichissement et du pouvoir croissant de l'industrie, chacune a envoyé très peu de gens derrière les barreaux ». C. Ferguson fait ainsi remarquer qu’en dépit «  des fraudes qui ont provoqué des milliers de milliards de pertes, personne n'est allé en prison ». Le film donne la parole à l'ensemble des protagonistes, dont des experts qui avaient annoncé la crise, et qui à l’époque n'avaient pas été écoutés ou jugés être des cassandres. Selon la présentation du film faite par Sony Pictures, Inside Job révèle « l'émergence d'un business dénué de tout scrupule et expose les relations scandaleuses qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire ».

    Cette crise est la plus importante depuis celle « la Grande Dépression » de 1929. Son coût a été estimé à plus de 20 000 milliards de dollars. Elle a causé la perte d’emploi pour des millions de gens, qui ont aussi perdu pour certains leurs retraites, maisons et économies. Elle a menacé d'effondrement l'ordre financier mondial.

    Le film s’appuie sur une recherche exhaustive et de nombreux témoignages, présentés sous forme d’extraits d’entrevues avec les principaux initiés financiers, politiciens, journalistes et universitaires réputés, spécialiste de ces questions. Ainsi le spectateur peut-il entendre les réponses ou commentaires de Nouriel Roubini, Barney Frank, George Soros, Eliot Spitzer, Charles R. Morris, Dominique Strauss-Kahn, Christine Lagarde et d'autres. On voit aussi les réponses embarrassées, cafouilleuses ou vite agressives de lobbyistes qui ont défendu ou défendent les banques.

    En particulier, le film éclaire le lien incestueux d'universitaires prestigieux (en particulier des universités de la Ivy League : Harvard, Columbia, Berkeley et d'autres qui, du fait de la réputation de sérieux scientifique, ont fourni une garantie (articles, rapports à la chambre de commerce d'Islande) mais ont été rémunérés (grassement) et on fait, ou font encore, partie des conseils d'administration de grandes entreprises financières mises en cause : Banques financières (Merrill Lynch, Morgan Stanley, Lehman Brothers, assurances (AIG), agences de crédit immobilier (y compris gouvernementales: Freddie Mac & Fannie Mae) et agences de notation financière (Standard & Poor's, Fitch Ratings, Moody's).

    Et le pire dans tout cela, c'est que nous voyons maintenant ces mêmes bandits prendre le pouvoir politique dans certains pays, catapultés à ces postes par le FMI ou la CEE. Cela fait froid dans le dos... Car ils doivent toujours servir la finance et le cartel bancaire, plutôt que la population de l'état dont ils ont la charge, conflit d'intérêt oblige. Vous savez quoi ? On est mal barre ! Va falloir réagir sérieusement et ne pas les laisser faire...

    Inside Job, à voir sur http://leweb2zero.tv/video/mattlouf_134d7e6865367dd

     

  • L'économie, c'est avant tout la confiance et l'optimisme...

    J'ai bien aimé le petit mot du 19 janvier 2012 sur Classic 21  d'Amid Faljaoui :

    "La crise de la zone euro ne sera pas résolue sans un retour de la croissance. C’est ce qu’a déclaré ce mercredi, à Strasbourg, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso : «La stabilité est indispensable mais avons aussi besoin de croissance. De plus en plus, nos partenaires, les investisseurs internationaux, posent la question suivante : quelles sont les perspectives de croissance à moyen et à long terme pour l'Europe ?»

    La question est d’autant plus importante qu’elle s’inscrit dans une inquiétude générale. Souvenez-vous de la déclaration tonitruante du ministre Paul Magnette, qui disait qu’avec les plans de rigueur actuels, nous étions partis pour 15 années de récession. C’est bien entendu un peu excessif, mais c’est vrai qu’à force de ne parler que de la crise et des manières de se serrer la ceinture, il y a un risque de désespérer les chefs d’entreprises et les consommateurs. 

    Alors, comment faire pour ramener la croissance en Europe ? Selon le président de la Commission européenne, "il faut élargir le marché intérieur, investir dans les projets innovants", mais aussi mettre en place "des marchés plus flexibles, plus compétitifs et un meilleur accès aux financements pour le PME". 

    Le président de la Commission a surtout rappelé qu'il y avait en Europe 33 millions de chômeurs et 23 millions de PME. Retenez bien ces deux chiffres : 33 millions de chômeurs et 23 millions de PME. Ils veulent dire que, si l’Europe met en place les conditions pour que chaque PME crée en moyenne un seul emploi, nous aurons trouvé le moyen de régler la question du chômage. 

    Ce discours optimiste rejoint en quelque sorte ce que j’avais entendu hier de la bouche de plusieurs patrons belges. Si leurs carnets de commandes se portent encore relativement bien malgré la crise, ils ne veulent plus lire ou écouter les nouvelles car ils trouvent ces informations trop négatives et trop pessimistes. Or, disent-ils, l’économie, c’est avant tout de la confiance et de l’optimisme."


  • Restons optimistes...

    "Je raisonne en Investisseur. Pour moi, l'Etat n'a rien à faire avec la Finance. Et il n'aurait jamais dû mettre le premier doigt dans l'engrenage du "sauvetage" à tout va. Maintenant, c'est trop tard : le risque de faillite s'est déplacé des banques vers les Etats.

    Voyez-vous, mon point de vue est que les Etats-providence ont signé leur arrêt de mort le jour où ils ont décidé de venir en aide aux banques en employant des stratégies inefficaces : politique des taux bas et émission monétaire. Vous avez là le cocktail de choc pour gonfler la masse monétaire avec de l'argent-dette -- des promesses -- sans avoir aucune garantie quant au remboursement de toutes ces dettes !

    Dans la tête d'un banquier central, 1 $ de dette produit 1,5 $ de croissance. A ce rythme en effet, le remboursement ne devrait être qu'une simple formalité... en théorie. Mais voilà ce qu'il s'est passé en pratique : les banques centrales ont baissé les taux d'intérêt pour permettre aux banques de contracter des crédits sans entrave et irriguer l'économie d'argent virtuel. Manque de chance ou de flair, l'argent a inondé massivement les marchés des matières premières et les émergents -- peu ou pas l'économie réelle. Un coup pour rien.

    Puis elles ont lancé les fameux Quantitative Easing I et II -- assouplissements quantitatifs. La première passe consistait à sauver les banques, en leur proposant d'une part des crédits à taux ridicules pour éponger leurs bilans et d'autre part de récupérer leurs actifs pourris. Avec 1 700 milliards de dollars tout frais dans le circuit, les banques ont repris du poil de la bête -- mais les marchés ont très vite boudé la qualité des obligations émises par les Etats.

    Retournement de situation : le sauveur commence à regretter sa bravoure...

    Les banques centrales ont alors décidé d'imprimer encore plus de billets de manière à payer leurs dettes avec encore plus de dettes -- 1 000 milliards de plus pour le Quantitative Easing 2. Le résultat : ces milliards de dollars sont sortis de la planche à billets sur la seule bonne foi d'une reprise de l'économie... un jour ou l'autre. Le bilan de cette politique économique est simple : en 2010, les Etats-Unis ont connu une croissance de 2,9%. Le PIB américain a augmenté de 541 milliards de dollars.

    Cela signifie que 1 700 milliards de dettes (du QE1) ont permis de produire 541 Mds de croissance. Je vous épargne le calcul : 1 $ de croissance = 3,14 $ de dette. Je le répète, cette situation est intenable.

    Aujourd'hui, nos Etats sont au bord de la faillite, avec une dette astronomique 14 746 milliards de dollars rien qu'aux Etats-Unis, avec un taux de chômage de 9,1% ! C'est ce qui a conduit l'agence Standard and Poor's à dégrader la note des Etats-Unis début août 2011 : fini le "triple A" ! Maintenant à qui le tour ?

    Sachant que le ratio d'endettement des pays du G20 est supérieur à 100% du PIB... que le taux de chômage en Europe tourne autour de 10% et que la croissance est en berne : pensez-vous que les Etats vont rembourser un jour ? Bien sûr que non ! Leur seule solution : laisser filer l'inflation... pour éponger les dettes.

    C'est là que s'achève l'histoire de l'Etat-providence sauveur des banques et des citoyens. Il va se faire oublier pendant un temps. Notamment de ses créditeurs qu'il ne remboursera pas -- et de tous les retraités qui vont payer l'addition. Eh oui... parce que cette opération va frapper plus particulièrement ceux qui n'ont pas de salaires ajustables... et qui ne sortiront pas dans la rue pour sauver leur pouvoir d'achat !"

    Extrait d'un article de Simone Wapler, qui travaille dans la presse financière depuis 10 ans.

    Depuis le passage à l'euro, notre pouvoir d'achat fond comme neige au soleil, et les nouvelles mesures gouvernementales de taxation ne feront qu'accroître cet état de fait. Sans parler de l'inflation et de la hausse des prix des matières premières...

    Mais pourquoi donc les Etats ont-ils transformés des dettes privées (bancaires) en dettes publiques ? C'est donc dorénavant à vous et à moi de rembourser la mauvaise gestion des patrons des grandes institutions bancaires privées du pays ! Quant à ces patrons, qui n'ont jamais été inquiétés ni poursuivis en justice (pour mauvaise gestion), et dont les biens privés n'ont jamais été saisis (en garantie), continuent de sévir comme si rien ne s'était passé, et de s'octroyer des bonus immoraux, alors qu'ils sont en faillite...

    Tout cela est illogique. A moins que ce soient eux qui gouvernent le monde et que les membres de nos gouvernements ne soient que leurs marionnettes...

    Malgré tout cela, essayons de rester optimistes. Mais soyons vigilants et prêts à nous indigner. Et optons pour des solutions alternatives (petites banques aux pratiques saines et respectueuses).

  • On ne vous dit rien, on vous cache tout...

    On vous cache la vérité sur tout ce qui touche le nucléaire : Tchernobyl, Fukushima, l'état des centrales vieillissantes, la radiation ou l'ionisation des aliments, la non solution de la gestion des déchets nucléaires, le coût réel de l'énergie nucléaire et surtout, la contamination radioactive de la chaîne alimentaire mondiale.

    On vous ment sur l'état de santé des banques du monde entier, sur leur position dominante et leur arrogance, leurs pratiques douteuses à risques, les stress tests, le FMI, la Banque Mondiale, mais aussi sur l'augmentation des prix, l'inflation, la dépression. Et le gros pigeon, celui qui passe à la caisse, quoiqu'il se passe, c'est qui ?

    On ne vous dit rien de Biderberg, du Nouvel Ordre Mondial, du GIEC, de HAARP, des mensonges et des propagandes de désinformation, des ententes politico-industrielles et des raisons de certaines prises de décision au niveau européen, ni sur la vérité sur le 11 septembre et les raisons réelles de l'occupation du Moyen-Orient.

    On minimise et on vous cache la nocivité des additifs et composants industriels présents en masse dans l'alimentation et les emballages ou récipients plastiques, la nocivité des ondes et de l'usage du GSM, la nocivité de certains médicaments, de la qualité de l'eau (bouteilles ou robinet). Idem pour les vaccins et la Fluorisation

    Et, dans votre dos, on tente discrètement de s'accaparer de la biodiversité de la planète, en imposant les OGM, en interdisant de produire, échanger ou vendre des semences à titre privé ou entre agriculteurs, en détruisant les petites exploitations locales ou la forêt et en les remplaçant par des mono-cultures OGM démesurées, dont les traitements en pesticides polluent terre, air et nappes phréatiques, en interdisant l'usage de remèdes à base de produits naturels (au profit des industries pharmaceutiques) et en rendant illégal le métier d'herboriste, et pour finir, en créant un faux label BIO européen (permettant tant d'additifs, produits chimiques et pourcentage d'OGM, qu'il n'a plus rien de BIO !).

    Et on vous raconte n'importe quoi dans les médias et à la télévision, des domaines appartenant aux multinationales industrielles mondiales, on vous désinforme, on vous endort, on vous abruti avec des programmes ridicules et bêtes, avec des sujets sans intérêts, qui ne représentent en rien les véritables sujets d'actualité. Pire, ces mêmes multinationales tentent à présent de contrôler le net et les informations dérangeantes qui y circulent !

    Et on s'étonne qu'il y ai des Indignés qui manifestent, partout dans le monde...

    Le grand changement tant annoncé pour 2012 est celui-là, et il arrive au grand galop : on ne laissera plus faire ces banquiers avides et arrogants, ces politiciens corrompus, ces industriels destructeurs et pollueurs, ces journalistes et chercheurs soumis aux multinationales et cachant la vérité. Terriens, il est temps de changer...

  • La crise a de bons côtés...

    La crise oblige les islandais à réfléchir au sens de la vie, au pourquoi de l'argent, à la manière d'envisager le futur. Et dans ce pays au capitalisme triomphant jusqu'en 2008, l'on voit des idées neuves germer : "La crise nous oblige à repenser la société. Nous avons besoin de nouvelles idées pour avancer. Parce que la théorie d'une croissance qui jamais ne s'arrête n'est pas viable à long terme."

    La crise a rendu les gens plus curieux des autres : le "comment faites-vous pour?" a remplacé le "qu'est-ce que vous possédez?" Les enfants apprennent les valeurs des choses. On crée des potagers, on refait des confitures, et face à la chute de la couronne islandaise, on a cessé d'importer pour privilégier les produits locaux.

    "Le pouvoir en place n'a rien fait pour juger les coupables. Ils n'ont rien compris et ne veulent pas comprendre la crise : c'est comme sur le Titanic, on percute l'iceberg, et puis on sort les violons et le champagne, et on fait comme si on était toujours les plus forts. Or, le système bancaire est devenu criminel. C'est pareil chez vous, en Europe, mais vous ne vous en êtes juste pas encore rendu compte. Collusion des pouvoirs politiques et économiques, opacité des décisions, délits d'initiés : la désillusion financière a débouché en Islande sur une crise sans précédent de la représentativité". Ce qui a fait tomber l'ancien gouvernement...

    La Grèce et l'Irlande ont suivi l'Islande. Le Portugal, le Royaume-Uni, la Belgique et la France risquent de suivre vu les dettes accumulées. C'est exactement le scénario qu'avait prédit Jacques Attali en expliquant que l'on nous mentait sur l'état de santé des banques mondiales, malgré qu'elles aient été renflouées à coups de milliards d'euro. Et il faudra des années aux états et à la population pour rembourser ces dettes et remonter la pente, à coups de grands sacrifices et d'austérité. Alors que les banques, elles, ré-afficheront des bénéfices insolents...

    Espérons seulement que cette crise, comme en Islande, nous fasse réfléchir à un nouveau modèle de société, à l'abandon des principes de la société de consommation à outrance et du jetable. En Islande, étaler ses richesses n'est plus apprécié du tout. Ils disent à ces gens : "Ne sois pas si 2007 !". Le début du changement ?

     

  • Il y a du changement dans l'air...

    Tout d'abord au niveau météo, on va passer des températures estivales de ces derniers jours à des températures dignes d'un mois de mars ! C'est pour dans quelques jours : préparez-vous ! Mais restons optimistes : la chaleur revient après les Saints de glace.

    Au niveau politique ensuite, avec une Belgique qui n'en mène plus large. Tout cela à cause de quelques extrémistes flamands impatients et intransigeants qui veulent imposer leur desiderata sur le BHV sans concession aucune. Voilà donc de bien étranges élections qui se profilent. Voter pour les mêmes, alors qu'ils ont prouvé ne pas savoir gouverner ? Voter pour les verts, qui s'allient au PS ? Voter pour des extrémistes ? Voter blanc, ou ne plus aller voter ? Les résultats électoraux risquent d'être assez surprenants... et dangereux.

    Enfin la crise, qui se profile à nouveau, avec des faillites d'Etats (prédites par Jacques Attali il y a un an : voir sur ce blog), la bourse qui rechute et l'euro qui plonge : tout cela ne présage rien de bon... D'autant plus qu'on ne parle pas d'un Etat, mais de plusieurs... Une toute grosse crise en perspective ? Espérons que non !

    Et pour terminer, au niveau environnement, après l'éruption de ce volcan Islandais, voilà la méga-marée noire américaine (merci BP), auquel les Etats-Unis vont mettre le feu... 800.000 litres de brut qui se déversent chaque jour dans l'océan : une catastrophe d'envergure ! C'est la nature qui va encore casquer, comme d'habitude. Et BP dédommager (ne vous inquiétez pas pour eux, ils ont les moyens). Ce n'est pas comme cela que le taux de CO2 va diminuer !

    Du bon côté, la consommation Bio qui augmente de façon exponentielle, tout comme les potagers privatifs. Les consommateurs semblent enfin avoir compris le jeu des multinationales agro-alimentaires, leurs publicités mensongères (voir Danone et son Actimel et son Activia sur ce blog), et leur but lucratif au dépend de la santé et de l'environnement... Ces multinationales, et les grandes surfaces vont devoir changer leur fusil d'épaule, sous peine de disparaître.

    Et puis la production automobile, qui enfin, va réduire les émissions de CO2, avec de nouveaux modèles hybrides qui vont bientôt sortir en série. Le temps des grosses berlines, et autres 4x4, peu respectueuses de l'environnement est révolu. Une bonne nouvelle aussi. J'attends avec impatience la nouvelle Honda CRZ..., à défaut de pouvoir acheter celle à l'hydrogène, en test aux USA depuis 3 ans...

    Bref, il y a du changement dans l'air. Les choses évoluent, et nos modes de vies vont évoluer et devoir s'adapter.

     

     

  • Jacques Attali et mon figuier...

    Pendant que Jacques Attali raconte que le scénario du pire est le plus vraisemblable, et qu'il faut arrêter de nous cacher la vérité, je rentrais chez moi avec un Figuier pour orner ma terrasse. Tout en l'écoutant raconter que le déficit budgétaire américain est passé de 350% du PIB en janvier 2008 à 500% aujourd'hui, soit 54 trillions de dollars (1 trillion = 1.000 milliards)..., j'ai empoté mon figuier de 2 mètres dans le grand pot qui l'attendait. Jacques continuait avec les encours bancaires mondiaux qui s'élèvent à 84 trillions, alors que les fonds propres des banques ne sont que de 4 petits et malheureux trillions... alors que je remplissais mon énorme pot de 3 sacs de terreau Bio et de graviers. Le système bancaire mondial est en faillite, et les premiers états vont l'être également (Grande-Bretagne, Californie, etc...), poursuivait-il, pendant que j'arrosais copieusement ma nouvelle plantation. Il n'y a plus d'argent : le Golfe n'existe plus tant le prix du baril est bas, et la Chine n'a que 2 trillions de réserves, soit très peu de choses par rapport aux chiffres cités plus haut. Bref, pendant que je déposai de l'engrais au pied de mon bel arbre, il terminait en prédisant une dépression majeure, suivie d'une hyper-inflation majeure elle aussi, et pour des années... Que du bonheur ! Vivement que mon Figuier pousse, que je puisse me mettre à l'ombre de toutes les catastrophes qui vont nous tomber dessus... Si vous voulez déprimer, écoutez son discours sur le lien dans la colonne à droite...

  • Mutation totale obligée...

    "Vous avez dit "crise" ? Chacun s'inquiète en effet, avec un seul souci, de Paris à Washington ou à Francfort : "relancer" la machine. Mais cette crise-là en occulte d'autres. Rappelons-nous : il y a un an, on s'alarmait des famines nées de la flambée des prix alimentaires. En 2007, les projecteurs étaient sur la crise écologique et Nicolas Sarkozy appelait, pour faire face au dérèglement climatique, à une "révolution" de notre modèle social. Un peu plus tard, nous encaissions le choc du baril de pétrole à 140 dollars. Le monde subit des crises multiples, profondes, entremêlées. L'inquiétude et l'agressivité provoquées par ces dérèglements et ces incertitudes forment une sorte de super-crise.

    Ce serait donc un grand tort de concentrer efforts et financements sur la seule crise économique. Ces bouleversements multiples signifient l'effondrement d'un modèle global et appellent des remèdes globaux. On nous dit qu'il faut "refonder le capitalisme" : courte vue ! Comme Barak Obama semble l'avoir entrevu, c'est le fonctionnement entier de nos sociétés qu'il faut refonder : nous avons à conduire la transition vers cet autre modèle de société, celle de la survie organisée, sans attendre que des "révolutions" nous l'imposent.

    Un tel virage est attendu. Les citoyens ont envie qu'on leur parle vrai des menaces qui pèsent sur l'humanité et qu'on leur présente un avenir possible : une société transformée, plus responsable, plus fraternelle. Ils demandent une vision. Ils sont sans doute prêts à répondre à un appel, à une mobilisation générale comme nous n'en avons connu qu'en temps de guerre.

    Au-delà des mesures souvent pertinentes qui se préparent pour les activités bancaires et financières, il est temps d'envisager des pas en avant de nature différente. A titre d'exemple : exiger des banques qu'elles ne financent que des projets ou des entreprises à empreinte écologique réduite ; exiger des HLM qu'ils réduisent de moitié la dépense énergétique de 300 000 logements par an, comme ils l'ont fait après le premier choc pétrolier ; exiger des constructeurs d'automobiles qu'ils repensent la mobilité à échéance de vingt ans et produisent les véhicules de demain ; réformer nos normes comptables et notre fiscalité pour donner à tout bien ou service un prix intégrant ses impacts lointains ; repenser la politique agricole commune avec le souci de la sécurité alimentaire des pays pauvres. D'autres mobilisations devraient concerner la recherche, l'industrie pharmaceutique, l'agriculture bio, la construction, les énergies renouvelables.

    Cette mobilisation appelle un cadrage politique. Bien au-delà de la chasse aux rémunérations abusives, il faut moraliser la démocratie et reconnaître des rôles à la société civile : pas d'économie durable sans le soutien de l'opinion.

    Il ne s'agit pas de programmer une "sortie de crise", mais de lancer la marche vers un modèle de société plus sobre et plus solidaire, moins fragile, respectueux des écosystèmes, plus durable. Un tel appel requiert un leadership exceptionnel. Il poussera chacun de nous à être partie prenante de la mutation. Cette feuille de route devrait s'imposer à nos dirigeants."

    Très juste article de Robert Lion, président de l'association Agrisud International et de Greenpeace France, paru dans "Le Monde" de ce week-end. Juste renflouer les banques et redémarrer comme avant est ridicule et inutile. Ce sont tous les modes de fonctionnement et de production qu'il faut revoir en profondeur, et organiser rapidement cette mutation totale obligée de notre société. Terriens, ...

  • Connards de banquiers...

    Pour en terminer avec mon coup de gueule contre ces banquiers hautains et malhonnêtes, coupables de tout ce qui va nous arriver dans les mois et années à venir, voilà ce que vous devez savoir : ce milieu, qui n'est attiré que par l'appât du gain, a obtenu de l'état, alors que tout allait encore très bien et qu'ils dégageaient des milliards d'euros de bénéfice sur notre dos, de ne pas payer les lois sociales ! De quel droit une entreprise privée peut-elle obtenir un tel avantage ? UN SCANDALE.

    Ensuite, ils ont viré leur personnel, et l'ont remplacé par des selfs banks, pour vous faire travailler à leur place ! C'est évidemment de la main d'oeuvre gratuite, et des bénéfices en hausse. Quant à la clientèle qui persiste à se rendre au seul guichet encore accessible, elle le paye lourd et cher, vu les nouveaux tarifs des opérations guichet... UN SCANDALE.

    Enfin, vient la crise, essentiellement due à cet appât du gain maladif qui caractérise ces banquiers véreux : tout s'effondre et l'Etat doit intervenir ! 20 milliards d'euros ! Ceci signifie que la dette publique (celle que nous devrons tous payer un jour où l'autre), et qui était en baisse depuis 1993, est remontée de 83,9 % du produit intérieur brut à 87% ! On a perdu en 15 jours ce que la Belgique (= nous) a mis 6 ans à économiser ! Et vous croyez qu'ils sont gênés ? Qu'ils ne touchent plus de plantureux salaires ? Qu'on a saisi les biens des responsables et qu'ils sont en prison ? Rien ! Ils sont intouchables. UN SCANDALE.

    Aujourd'hui, ces mêmes banques qui ont été aidées, présentent à nouveau des signes de faiblesse, et certaines pourraient tomber en faillite ! Mais cette fois-ci, l'Etat n'a plus un rond, d'autant plus qu'on annonce une croissance négative pour 2009 (= 3% de recettes en moins pour l'Etat), et qu'il faut absolument commencer à financer le coût du vieillissement de la population dont on commencera à sentir les effets en 2015. Bref, l'Etat est plus que frileux pour intervenir une seconde fois. C'est même mission impossible. En attendant, les banques vont augmenter leur tarifs, augmenter le coût des crédits, et se refaire une santé sur notre dos ! C'est encore pour notre pomme, comme d'habitude ! Et négocier avec le politique des facilités et des exemptions en tout genre, que nous payerons également, au passage ! UN SCANDALE.

    Ce genre de sujet, tout comme les combines politiques me dégoûtent profondément. D'ailleurs je n'irai pas voter. Les partis ont déjà prévu que Verhofstadt serait notre prochain Premier Ministre. Alors, à quoi sert-il d'aller voter, puisqu'ils se débrouillent si bien entre eux, et se foutent absolument de nous. On aurait pu espérer de grands changements, que cette crise nous impose de faire. Et bien non, tout continuera comme avant. L'appât du gain restant le plus fort, et l'intérêt personnel prévalant sur celui de la communauté. UN SCANDALE.

    Voilà, j'ai poussé ma gueulante envers ces personnes que je hais, et vais revenir à des articles plus centrés sur le vrai thème de ce blog.

  • Beau manteau blanc...

    Et voilà : l'hiver frappe à notre porte, recouvrant tout le pays d'un superbe manteau blanc. La joie des enfants, le calvaire des personnes âgées, la hantise des assureurs auto et l'aubaine pour les carrossiers, le sourire du livreur de mazout ou de bûches, le plaisir du photographe et la disette pour les oiseaux. Il semble temps, pour ceux et celles qui ne l'auraient pas encore fait, de protéger les plantes extérieures en pot avec du plastique à bulles, et de penser aux oiseaux en leur offrant des boules de graisses et autres graines. Les 15 prochains jours seront frais (maximum 6 à 7°), mais il est encore trop tôt pour savoir si nous aurons un Noël blanc. Un vrai Noël quoi, comme quand nous étions petits. Cela mettrait un peu de baume au coeur de toutes les personnes au statut précaire, auxquelles s'ajouteront toutes celles touchées par la crise économique que nous commençons seulement de traverser. On est parti pour quelques années de mer houleuse, et il va falloir faire avec... Le temps de remettre sur pied un nouveau système capitaliste mondial, basé sur d'autres valeurs que celle du fric à tout prix. Un retour aux vraies valeurs est inéluctable, et cette fois-ci, en respectant la Terre, notre mère nourricière à tous, si malmenée depuis tant d'années...