coquillages

  • Un coquillage vivant, vieux de 507 ans...

    Lorsque les chercheurs ont ouvert sa coquille, le tuant par la même occasion, ils ignoraient qu’ils étaient en présence d’un spécimen animal extrêmement vieux. Son âge avait par la suite été estimé sur la base des stries de croissance à environ 405 ans.

    Ce chiffre, qui figurait déjà dans le Guiness Book des records mondiaux, vient d’être revu à la hausse. Cette même équipe rapporte dans la revue Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, que l’âge de ce mollusque Arctica islandica est en fait de 507 ans. Autrement dit, cet animal est né en 1499, l’année où Vasco de Gama établit la première liaison entre Lisbonne et Calicut en contournant l’Afrique…

    L’âge nouvellement établi d’Arctica islandica a été déterminé par plusieurs méthodes, notamment géochimiques comme la datation au carbone 14. Selon le biologiste marin Rob Witbaard de l’Institut Royal néerlandais de recherche océanographique, qui étudie cette famille de mollusques depuis une trentaine d’années, cette détermination est tout à fait fiable. « S’il devait y avoir une erreur, elle ne porterait que sur un à deux ans », précise-t-il.

    Les stries de croissance de ce quahorg nordique sont visibles sur l’extérieur et l’intérieur de la coquille. La coquille des bivalves est composée de deux valves calcaires maintenues ensemble par un ligament. C’est sur ce ligament de quelques millimètres de long, également orné de plus de 500 stries, qu’avait porté la datation en 2006. Elle a cette fois été établie sur les stries de la coquille extérieure qui constitue une surface plus large et plus aisément observable.

    Le profil des stries de croissance ne renseigne pas seulement les biologistes sur l’âge du mollusque, il constitue également un témoignage unique sur les conditions climatiques du passé. En effet, en examinant les différents isotopes de l’oxygène au sein des stries de croissance, les chercheurs peuvent déterminer la température de la mer au cours du temps où l’animal a vécu.

    À quoi peut-on attribuer l’extrême longévité de ce mollusque ? Selon Doris Abele, physiologiste animal et biologiste marin à l’Institut Alfred pour la recherche polaire et marine (Bremerhaven, Allemagne), cité par le site web sciencenordic, « sans doute au très lent métabolisme de cet animal, à sa très faible consommation en oxygène, peut-être aussi à ses gènes ». Source : sciencesetavenir.nouvelobs.com

    Donc, la prochaine fois que vous dégustez une moule, une huître ou des pétoncles, un peu de respect, s'il vous plaît !

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